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Problème de compersion et arrivée de la jalousie :-(

Jalousie
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Sylvia (invité)

le lundi 22 janvier 2018 à 12h16

Bonjour à tous,

Je suis polyamoureuse dans l’âme depuis longtemps, du moins en théorie et en pratique depuis peu.
Mon mari et moi sommes d abord passés par une phase libertine (sexe sans sentiments) qui a duré plusieurs années et c est à mon initiative que nous avons décidé d’accepter des relations plus longues et les inévitables sentiments qui vont avec.
Il a eu une amoureuse, tout s est bien passé, j’ai eu un amoureux, de même (même si la fin a été dure car il s est révélé être un connard), tous les deux heureux de ce que vivait l’autre.
Et là je rencontre un homme, cela fait 6 mois, j’ai un gros coup de cœur, tout se passe bien, on se plaît, on passe de supers moments, il a une copine, il se dit plus libertin que polyamoureux (sa copine est libertine aussi).
Tout à coup patatra de mon côté, cela fait 10 jours que je pète un cable, je suis jalouse de sa copine, des moments qu’ils passent ensemble.
C’est une surprise pour moi, d’abord je ne me suis pas comprise puis en analysant ce que je ressentais j’ai compris qu’en fait je ne me sens pas sécure avec mon amoureux, je ne sais pas ce que je représente pour lui, il ne me l’a jamais dit.
Je n’ai aucune jalousie quand il s agit de mon mari car je sais qu’il m’aime et je le suis avec mon amoureux parceque j’ai des doutes sur ce que je représente pour lui.
Pour le moment j’ai discrètement pris un peu de distance avec mon amoureu, (je lui dit ne pas être dispo en ce moment) le temps que je me calme.
Je me raisonne en m’appuyant sur ses actes (il est très attentionné) qui pour moi sont des preuves d’amour plus forts que les mots et je m’efforce de me remettre à ma place mais pour l’instant pas facile.
J’ai envie d’entendre qu’il m’aime et que je suis importante dans sa vie...c’est fou ça ne me ressemble pas.

Est-ce que ce genre de chose vous est déjà arrivé?
Là j’ai l’impression de m’etre menti à moi même et de ne pas être plus évoluée qu’une gamine de 15 ans...me foutrais des claques et me sens totalement nulle

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Profil

Caoline

le lundi 22 janvier 2018 à 14h46

Bonjour,

Mon expérience en la matière est assez limitée car mon compagnon de vie est mono. J'ai malgré tout l'impression que si il devenait poly, j'éprouverai bien plus de compersion que de jalousie car j'ai une confiance totale en lui. Mon autre amoureux lui n'es pas exclusif, en tout cas ne l'était pas lors de notre première relation mais pas réellement poly non plus car la transparence, ce n'est pas sont fort :-( Et bien ne pas savoir ce qu'il vit d'autre, ne pas savoir ce qu'il ressent pour moi exactement, ça me met en grande insécurité qui ne s'exprime pas par de la jalousie car je ne sais même pas si il y a quelqu'un d'autre (si c'est le cas j'espère pour cette personne qu'elle n'a pas envie de le voir souvent car ça doit être très rare) mais j'imagine que ça pourrait l'être si je savais qu'il y a quelqu'un d'autre à cause de l'insécurité que je ressens. Il y a quelques moi quand nous avons commencé à nous revoir je lui ai demandé ce que j'étais pour lui et il m'a dit "mon amoureuse", je tiens grâce à ça mais ça me ferait un bien fou qu'il me le redise ou dise des choses équivalentes de temps en temps.

Le seul moyen de te sentir mieux me semble de lui faire part de ton ressenti, de tes peurs... Mais je comprends que ce soit difficile car si il confirme son absence de sentiment, tu risques de te sentir blesser et que cette relation n'ai plus de sens pour toi... Mais continuer dans le doute risque de ne faire que te ronger.

Bon courage.

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Profil

lepolyamoureux

le lundi 22 janvier 2018 à 16h05

Salut Sylvia,

Tout d'abord, et parce que je pense que c'est le plus important, tu ne dois pas t'en vouloir d'éprouver de tels sentiments.

Sylvia
" je pète un câble"
" je m’efforce de me remettre à ma place"
"c’est fou ça ne me ressemble pas"
"Là j’ai l’impression de m’être menti à moi même et de ne pas être plus évoluée qu’une gamine de 15 ans...me foutrais des claques et me sens totalement nulle"

S'il y a bien une chose dont presque tout le monde a été témoin direct ou indirect c'est que les sentiments ça ne se contrôle pas. J'entends bien que c'est difficile parfois d'avoir à faire face à certains aspects de sa personnalité et de ses sentiments que l'on ne soupçonnait même pas. Mais après la surprise doit venir la remise en question et la réflexion sereine.
Quand tu dis que ça ne te ressemble pas. Pourquoi pas? Vous avez récemment ouvert votre couple aux sentiments "extérieurs", n'est-il pas normal que tu ressentes de nouvelles choses qui pourraient très bien être révélatrices d'un pendant de ta personnalité?

Dans tous les cas, et selon moi, le polyamour se base sur une poignée de valeurs qui, a mon avis, devrait te rester à l'esprit dans ces moments de trouble et de doute:

Respect:
À commencer par toi. Ne t'en veux pas de ressentir ce que tu ressens. Tout le monde a droit à la faiblesse, ça ne fait pas de toi quelqu'un dont tu dois ni avoir honte, ni mépriser.
Ensuite ton mari. Souvent dans ces périodes difficiles, c'est triste à dire mais on rejette la faute sur les personnes qui nous sont le plus proche et qu'on aime le plus. Quoi qu'il arrive, tu dois préserver ce que, j'ai l'impression, vous avez réussi à merveille à construire.
Ton amoureux. Oui, il est la cause de tes tourments. Sans lui, pas de tels sentiments. Mais si tu éprouves de telles choses c'est que ça doit en valoir la peine. Sûrement n'est-il pas conscient de ton ressenti vis à vis de lui, même si, aussi habile sois-tu, quand quelqu'un met de la distance dans une relation ça se sent.
La copine de ton amoureux. Celle dont tu es jalouse. Je ne sais pas à quel point dans votre relation vous vous trouvez, si elle te connait, si vous vous êtes rencontrées. Mais idem, son seul "crime" est d'être elle aussi amoureuse de ton amoureux.

Honnêteté:
Toujours pareil, d'abord envers toi-même. Tu ne peux pas indéfiniment te mentir et renier tes sentiments pour te "remettre à la place" où tu penses devoir être. Je ne peux que te conseiller de faire le point sur d'où tu viens (sentimentalement parlant) où tu es et ce que tu veux.
Ensuite avec les autres partis. Si ce n'est pas déjà le cas, je pense que c'est sincèrement le genre de choses que tu devrais exprimer à ton mari ainsi qu'à ton amoureux. La vérité c'est que personne n'est dupe et que d'après mon expérience, les "polyamoureux" sont des personnes d'ordinaires assez enclines à sentir les troubles sentimentaux chez les autres. Exprimer ton ressenti de ta propre initiative à ton mari passera bien mieux que s'il a l'impression que tu essayais de le cacher et qu'il ait à te tirer les vers du nez.

Dialogue:
Ceci va clairement de paire avec l'honnêteté. Avec ton mari, il ne suffit pas de lui lancer ça au visage et de conclure avec un "laisse moi gérer ça, ça va passer". Non, discutez-en. Demande lui si de son côté il ne s'est jamais surpris à ressentir ce genre de sentiments. Peut-être pourrez-vous dès lors vous aider mutuellement et ressortir grandis en tant que couple de ces évènements.
Et bien sûr (c'est mon opinion), je pense qu'il est important que tu en fasses part à ton amoureux. Je pense que la stratégie d’enfouir ce que tu ressens derrière une prise de distance n'est pas viable sur le long terme. Au mieux ça te passe mais si tu le recroises quelques jours? Semaines? Mois? plus tard je crains que tu ais beaucoup de mal à garder la tête froide. Au pire, tu mets de la distance, ça ne passe pas, et tu te retrouves sous une montagne de regrets où sa présence dans ton esprit reste quelque chose de douloureux.

Dans tous les cas, je te souhaite bien du courage dans ces épreuves qui amèneront j'imagine leur lot de up and downs. Mais une expérience bonne ou mauvaise doit être prise avec le recule comme un moyen de se construire personnellement ou en couple ou à plusieurs =o.
Bonne chance

PS: Rien à voir mais (au risque de faire diverger la discussion):

Sylvia
une phase libertine (sexe sans sentiments)

C'est vrai?

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Sylvia (invité)

le lundi 22 janvier 2018 à 17h43

Merci pour vos réponses qui m’ont faite réfléchir.
La mise à distance est temporaire, c était juste le temps que je me calme et me parle (lol).
Quand je dis me remettre à ma place en fait c est plus le remettre à la sienne dans ma vie c’est à dire une amitié amoureuse (qui marchait très bien jusqu à présent).
Je ne connais pas sa copine car nous ne sommes jamais dispo en même temps. Elle c est le week-end et moi je suis dans une autre ville le week-end.
Il nous a rencontré à la même période.
En réfléchissant je me suis rendu compte que je le vois de moins en moins, qu’il partage beaucoup de chose avec elle et très peu avec moi, finalement je crois que j’ai juste peur de le perdre.

Effectivement le respect, l’honnêteté et le dialogue sont mes valeurs de base mais en général avant de dialoguer j’eclairsie mes idées, je dialogue jamais dans l'émotion, je fais d’abord mon monologue avec moi même et après je dialogue. Mon mari a l’habitude que je rentre dans ma grotte (jamais très longtemps) quand quelque chose me tracasse. Il n’est pas là depuis jeudi dernier et je profite de ce moment de solitude pour travailler sur moi.
Pour mon amoureux je ne pense pas lui en parler car ce sont mes peurs qui s’expriment, notre situation est claire c’est moi qui d’un coup a été envahi par mes émotions. C’est vraie que j’aimerai qu’il me dise qu’il tient à moi mais c’est juste pour me rassurer et autant il est très attentionné, très câlin autant il ne dit pas ce qu’il ressent, il est comme ça et je le respecte.
En plus quand il m’appelle, demande des nouvelles ou qu’on se voit cela montre qu’il tient à moi sans avoir besoin de le dire.

Et pour répondre au ps, c’est possible quand on se voit une seule fois ou seulement en trio, dans ce cas il n’y a que de l’attirance les sentiments n’ont pas le temps d’arriver.

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artichaut

le mercredi 24 janvier 2018 à 21h20

Sylvia
Pour mon amoureux je ne pense pas lui en parler car ce sont mes peurs qui s’expriment

La jalousie c'est toujours des peurs qui s’expriment. Dossie Easton & Janet W. Hardy conseillent plutôt d'en parler que de la taire

Je cite (La Salope Éthique, p.167) :
« Lorsque nous faisons part de notre jalousie, nous nous rendons profondément vulnérables. Si notre partenaire réagit en respectant nos sentiments, nous écoute, nous soutient et nous rassure, la confiance qui surgira dépassera ce que nous ressentions avant que le problème ne fasse surface C’est pourquoi nous vous conseillons vraiment de partager vos moments de fragilité. Le lien qui vous unit n’en sortira que renforcé. »

et inversement
« Essayer de vous protéger vous et votre partenaire de la jalousie en la niant est un leurre. Cela ne fera que vous éloigner l’un de l’autre. En tout cas ça ne vous rapprochera jamais. »

Ne pas lui raconter, c'est une manière de la nier, …pour lui.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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calinou696

le mercredi 24 janvier 2018 à 21h33

Certes, mais il y a quand même un travail à faire sur soi-même.

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artichaut

le mercredi 24 janvier 2018 à 21h56

calinou696
Certes, mais il y a quand même un travail à faire sur soi-même.

tout à fait !

mais comme Sylvia disait :

Sylvia
en général avant de dialoguer j’eclairsie mes idées, je dialogue jamais dans l'émotion, je fais d’abord mon monologue avec moi même et après je dialogue.

je me suis dit, que ce n'était pas utile de le préciser…

Message modifié par son auteur il y a un an.

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calinou696

le mercredi 24 janvier 2018 à 22h05

Dak! Très bien!

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Siestacorta

le mercredi 24 janvier 2018 à 23h20

Hello Sylvia.

Je te félicite de la part de travail sur toi-même, déjà. Je sais pas si ça aboutira bien, mais ça fait plaisir de lire quelqu'un qui travaille sur sa responsabilité.
Au point où, quand même, je me questionne un peu sur celle que prend ton amoureux...

Avant de continuer, j'aimerais faire un point que m'inspire le titre du fil : "problème de compersion". J'ai l'impression de sentir un mélange d'auto-culpabilisation et d'idéalisme souffrant, avec cette expression.
D'abord parce qu'on peut pas que s'en vouloir de pas être le meilleur humain possible tout le temps. On se doit de faire du mieux possible, mais la perfection, ça épuise tout le monde vite fait.
Ensuite parce que la compersion, c'est pas ce qu'on ressent à la place de la jalousie (et encore moins ce qu'on doit ressentir pour être un Poly Parfait™ ). On la ressent parfois, mais ça n'interdit pas du tout de ressentir autre chose, de ressentir aussi de la jalousie, voir de rien ressentir de particulier dans pas mal de cas.
Je sais pas, c'est comme si je disais "j'ai un problème de joie" à chaque fois que je suis pas au mieux de ma forme, en me fustigeant de pas être jouasse tout le temps. Ca va vachement aider, tiens.

Donc je sais pas si ça te parle, mais si tu met tes attentes envers toi-même trop haut, tu peux te décevoir plus souvent qu'à ton tour.

Sylvia

Je n’ai aucune jalousie quand il s agit de mon mari car je sais qu’il m’aime et je le suis avec mon amoureux parce que j’ai des doutes sur ce que je représente pour lui.
Pour le moment j’ai discrètement pris un peu de distance avec mon amoureux, (je lui dit ne pas être dispo en ce moment) le temps que je me calme.

Je trouve que se laisser refroidir le temps de reprendre ses esprits, c'est pas mal, honnêtement, le temps de faire le tri entre les émotions sur lesquelles on aura besoin de soutien et celles qui nous pousseraient à dire des choses à la réalité vraiment trop fugace pour les expédier dans la tête des autres ; mais dès ce passage je pense qu'il faut relever qu'une communication insuffisante entraîne ici vers encore moins de communication.

Sylvia
Je me raisonne en m’appuyant sur ses actes (il est très attentionné) qui pour moi sont des preuves d’amour plus forts que les mots et je m’efforce de me remettre à ma place mais pour l’instant pas facile.

Un letmotiv que je me contrains parfois à observer : dire ce qu'on fait, faire ce qu'on dit. Oui, les actes c'est important, mais les vivre "plus forts que les mots", ça peut mener à voir de l'intensité en manquant la profondeur. Donc, même si ton amoureux "fait" bien, ça ne rend pas la parole inutile.
Maintenant, tu peux aussi t'accorder avec lui sur votre langage amoureux. C'est pas parce que vous ne parlez pas le même au départ que vous ne pouvez pas vous comprendre. Je te suggère une lecture. Le livre auquel la bd faire référence m'a pas mal aidé à comprendre une partenaire, à défaut de spontanément m'exprimer comme elle.

Sylvia
J’ai envie d’entendre qu’il m’aime et que je suis importante dans sa vie...c’est fou ça ne me ressemble pas.

On est pas la même personne dans toute nos relations, et même, pas d'une semaine à l'autre.
L'intérêt du polyamour est aussi de découvrir plusieurs de nos facettes affectives... Alors ça nous fait passer par des moments pas agréables, mais ça nous donne aussi le moyen de "nous cultiver", de mieux se comprendre et de mieux comprendre les autres. Justement au moment où ça pique...

Sylvia
Là j’ai l’impression de m’etre menti à moi même et de ne pas être plus évoluée qu’une gamine de 15 ans...me foutrais des claques et me sens totalement nulle

Ya pas de quoi. Tu sors de ta zone de confort, tu te vois dans une configuration différente et ça fait peur. Mais c'est de la bonne grosse vie bien juteuse, aussi.
Et par ailleurs, cet homme qui parle peu, ben t'as le droit de lui demander de causer, t'es pas coupable d'avoir besoin qu'il t'entende et te réponde. C'est une relation d'amour, pas de la télépathie : alors, on parle.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Sylvia (invité)

le jeudi 25 janvier 2018 à 02h22

Merci pour vos réponses c’est très utile d’avoir la perception d’autres personnes, ça donne des pistes de réflexion.
Quand j’ai mis le post j’etais Totalement dans l’émotion, ça s’est vu je crois. Depuis je me suis calmée et ça va mieux.
J’ai lu la petite bd, très instructif :-)

C’est vrai que j'idéalise l’univers polyamoureux et que de toutes évidences j’ai du mal à accepter que je puisse ne pas toujours bien le vivre, peut-être parceque c’est moi qui ai poussé notre vie de couple dans ce sens et que du coup tout doit bien se passer pour rester crédible?
Après c’était la première fois que je ressentais cette souffrance, ça m’a déstabilisée.
Dans l'émotion J’ai été très dure avec moi mais avec le calme je suis beaucoup plus indulgente. Mes lectures et mes réflexions m’ont permis de mettre le doigt sur ce qui est important pour moi dans une relation amoureuse.
J’ai besoin de savoir que je compte, que j’ai une place spéciale.
Mon amoureux ne pourra pas me le dire, il a un gros soucis avec le fait de dire directement ce qu’il ressent par exemple il ne dit pas «  Je pense à toi » mais «  je ne t’oublie pas », il ne dit pas «  je t’aime » mais «  tu me fais du bien », et il le montre par son côté très tactile et ses attentions, c’est ça son langage, je le sais.
Si je suis honnête il me montre que je compte pour lui, cette crise a été provoquée par le fait qu’on passe nettement moins de temps ensemble en ce moment et comme je n’ai pas eu d’explicatIons je me suis sentie évincée, j’ai eu peur de perdre ce qu’on partage et de n’être plus rien pour lui, j’ai eu peur d’une rupture en fait.
Je vais lui dire de ne pas rester silencieux quand on ne se voit pas car ça me blesse. Je rigole en écrivant ça car sincèrement je vais avoir d’un mal à le faire, il est très difficile pour moi de demander quoi que ce soit car ce que j’aime c’est accueillir ce qu’on me propose. Mais bon c’est vrai aussi que l’autre ne peut pas deviner mes besoins et qu’en ne disant rien je l'empêche de me faire plaisir. Et qui a-t-il de plus plaisant que de faire plaisir à une personne qu’on aime? :-)

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calinou696

le jeudi 25 janvier 2018 à 09h13

C'est ca, demander, je pense que c'est rarement une bonne idée.
Par contre, on peut essayer de le déclencher, subtilement.
Si il y a réponse, tant mieux, sinon, c'est que la relation bas de l'aile.
Mon avis.

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Siestacorta

le jeudi 25 janvier 2018 à 09h41

Sylvia
cette crise a été provoquée par le fait qu’on passe nettement moins de temps ensemble en ce moment et comme je n’ai pas eu d’explications je me suis sentie évincée, j’ai eu peur de perdre ce qu’on partage et de n’être plus rien pour lui, j’ai eu peur d’une rupture en fait.

Je vais peut-être tournicoter une lime à ongle dans la plaie, merci de le lire en pensant plus à l'attention sensible, si tu peux...

Son économie de mots, la communication moindre et tes réactions inquiètes, avec ce qu'elles comportent d'intuition, peuvent avoir un sens autre que "c'est un mec gentil mais taiseux ". Pas forcément "il se prépare à partir"... Mais il faut aussi envisager qu'il y a des limites à votre relation, et que vous n'avez peut-être pas les mêmes attentes.

En premier lieu : votre relation l'un pour l'autre n'est pas votre relation primaire. Ca n'empêche pas du tout des sentiments amoureux de se développer, mais c'est un cadre quand même... Ca casse un peu le romantisme nébuleux, mais préciser la place que prend la relation, les temps qu'on peut lui donner, les choses qu'on peut faire, même si se sont des contours sentimentaux et pratiques qui par ailleurs évoluent dans le temps, les désigner peut éviter les déconvenues. Oui, ça limite l'imaginaire ; ça crée aussi les occasions de vivre. Si par exemple chacun sait qu'à telle heure c'est bien pour communiquer et qu'à telles heures c'est plutôt difficile, alors on investit ce temps plus consciemment. Il peut y avoir d'autres temps "en plus", en attendant ça peut être rassurant de se connaître une base.

En deuxième lieu, il se définit comme libertin et ne donne pas beaucoup dans les mots d'amour, quand toi, tu peux les apprécier. Je veux pas te gâcher la fête, mais il a pour le coup exprimé quelque chose, pas seulement sur lui, mais par extension sur sa façon de percevoir la relation. Et tu l'as entendu, puisqu'en réponse tu tends à laisser la relation exister avec ce cadre-là.
De ton côté, tu accueilles, tu respectes sa façon d'être, tu as du mal "à demander quoi que ce soit" et tu valorises le temps passé ensemble, et tu préfères prendre du recul que dire directement ce qui te chiffonne. Je trouve cette façon de faire effectivement respectueuse et écoutante, je tend à la partager, mais elle a un travers possible : ne pas oser confronter ses attentes à ce qui se passe vraiment. Les explications un peu trop précises pourraient casser la magie du moment... Sauf que ne pas parler pour éviter le pouvoir des mots, ça peut aussi empêcher la magie d'agir pour nous ! Et, si des craintes s'avèrent fondées, affronter la réalité "dos au mur" peut être plus difficile que de s'y confronter dès qu'on l'a vue venir... D'autant que le résultat peut être influencé par la prise en charge faite assez tôt (même si ça passe par un moment critique) : on peut soit-même se mettre dans une position finalement meilleure, on peut laisser à l'autre la place de faire de même.

Peut-être qu'en t'exprimant et en lui demandant de s'exprimer, tu vas confirmer des choses que tu crains.
Déjà, peut-être pas...
Et aussi, ça peut ouvrir sur une confiance : se rendre vulnérable en exposant ses sentiments et ses attentes, faire avec un éventuel rejet (ou la "non-fusion" qu'on peut parfois confondre avec un rejet), c'est aussi donner une chance à une confiance mutuelle de se construire. C'est à dire que le libertin pas causant, s'il entend à la fois ton honnêteté, ta vulnérabilité comme la bienveillance envers lui, il peut se permettre de dire pas forcément autant de grandes déclarations que celles dont on se gaverait au kilo quand on aime, mais peut-être quand même plus que ce que lui dicte la prudence d'un libertin qui ne veut pas faire de promesses intenables.

Sylvia
Je vais lui dire de ne pas rester silencieux quand on ne se voit pas car ça me blesse.

Ca, c'est effectivement le début d'une demande pratique, tenable... Il peut l'accepter ou la refuser, mais ça s'inscrit dans un dialogue où il y a moyen de définir ce qu'on se voit faire "sans se forcer", de se proposer des choses. Essentiellement, des façons de s'aimer.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Sylvia (invité)

le jeudi 25 janvier 2018 à 12h43

Pour la petite histoire et clarifier le tableau, nous nous sommes rencontré dans le milieu libertin il y a un peu plus de 6 mois, sa copine aussi.
À ce moment là il avait 2 maîtresses célibataires et il’ voyait deux couples de façon régulière en plus de nous. Au fil du temps il n’est resté que sa copine et moi. Avec toutes les deux il a eu une super entente et immédiatement une complicité comme si on se connaissait depuis longtemps.
On se ressemble beaucoup tous les trois (de ce qu’il m’en dit) sauf sur l’amour, moi j’adore ressentir un élan amoureux car c est très rare et quand je le ressens je le dis, je n’ai jamais eu peur d’aimer. Bon avec lui je peux pas le dire car le mot «  aimer » le fait flipper mais je le dis autrement, (un peu de frustration là aussi).
Tous les deux sont à l’opposé et ont très peur de l’amour, leur grand truc c est «   je tombe pas amoureux(se) et je m’attache pas », sauf que là ça l’a fait.
Je pense qu’en ce moment ils sont en train de se mettre ensemble, qu’ils doivent faire face à leurs peurs et sortir du cul de sac dans lequel ils se sont mis. Il ne me l’a pas dit explicitement, je l’ai déduis de ses derniers messages.
De mon côté je suis contente qu’ils sortent de leur peur j’etais Juste pas prête à être mise à l'écart, maintenant que je me suis calmée j’ai toujours cette petite pointe au cœur mais je suis prête à l’entendre. Et vu ce qu’ils vont devoir affronter c’est normal qu’il n’est plus d’espace pour moi. Ceci dit c est dommage car je pourrai les aider mais c’est leur chemin.
Le livre de Françoise simpère m’a aidé en lisant que pour elle les relations ne sont jamais terminées juste en stand-by.... «  plus jamais d’adieu rien que des au revoir.. » comme dit la chanson.
Pour le moment rien n’est dit donc je laisse venir mais je suis prête (autant que l’on peut l’etre Quand on voit quelqu’un qu’on aime s’eloigner)...comme dit confucius «  prépare toi au pire, attends toi au meilleur et prends ce qui vient »...qui vivra verra. ;-)

En tous cas merci pour votre soutient pour une fois j’ai senti que je n’arriverai pas à passer ce cap toute seule et vous m’avais beaucoup aidé /|\

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Profil

Siestacorta

le jeudi 25 janvier 2018 à 13h24

Je comprend que tu te mettes en retrait pour respecter ce qui se passe en dehors, et que c'est favorisé par le fait que tu as déjà une relation historique...
Et que tu te prépares au pire pour pas être déçue (halala, l'anxiété).

Mais je crois que cette délicatesse et cette prévoyance de se mettre en retrait devraient être communicantes. Pas pour demander de se voir vite vite, pour dire que se voir garde une valeur, et que tu aimerais ne pas être la seule à mettre des mots dessus.
Pour dire justement que tu comprends bien que leur attachement se développe, mais que tu aimerais que le votre aussi existe et puisse de nouveau exister.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Sylvia (invité)

le jeudi 25 janvier 2018 à 16h43

oui C’est quelque chose que j’ai envisagé de lui proposer si cette situation se présente mais je verrai le moment venu, s’il vient, et je réagirai en fonction de comment il me présente les choses.

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Sylvia (invité)

le vendredi 26 janvier 2018 à 16h27

Voilà l'épilogue de mon psychodrame.
On s’est parlé, il m’a confirmé que sa copine et lui passaient beaucoup de temps ensemble et que de ce fait il était moins dispo mais que ça ne changeait rien pour nous deux, (pour préciser moi je la considère comme sa copine depuis plusieurs mois alors que lui non a cause de leur trip «  on tombe pas amoureux »). Il s est excusé d être resté longtemps dans le silence, on va se voir dans la semaine et il voudrait me la présenter.
Maintenant que la situation est plus claire et que je vois que j’ai toujours une place dans sa vie je me sens nettement mieux et je ressens de nouveau la joie de les voir se rapprocher et du coup’ passer outre leur peur.
J’ai hâte de la rencontrer, très curieuse de parler avec elle.
Cet épisode m’a permis de découvrir un de mes besoins que je n’avais pas perçu jusque là.
Pour être dans l’amour j’ai besoin de me sentir en sécurité, j’ai besoin de savoir que je compte.
Je ne pouvais pas m’en apercevoir avant car dans le milieu libertin on se voit une ou deux fois, on sait que c est du jeu et que personne ne compte pour personne.
Avec mon mari on s’aime tellement, je suis certaine de son amour, je sais qu’on se parle dès que quelque chose ne va pas et qu’on a les mêmes valeurs de l’engagement, je suis en totale sécurité.
Ce n’est qu avec mon amoureux qui ne dit pas ce qu’il ressent que je me suis sentie en insécurité car en fait la place que j’ai dans sa vie je l’ai déduite de ses comportements, il ne m’a jamais rien dit et rien ne me dit qu il n’est pas comme ça avec toutes ses amantes, c’est ce qui m’a donné le sentiment qu’il pouvait me rejeter de sa vie sans rien dire et qui m’a rendu jalouse ou plutôt envieuse de la place qu’elle a.
J’ai aussi compris pourquoi j’ai réagit très violemment (trop). La première relation poly que j’ai eu s est terminé brutalement au bout d’un an dans le silence et l’indifférence.
Du jour au lendemain cet homme est passé de «  je t’aime, si tu n’étais pas mariée je voudrai t’épouser » à plus rien et c est réellement du jour au lendemain, la veille il me disait qu’il m’aimait, le lendemain il ne répondait plus à mes appels et n à plus jamais répondu, j’ai même pensé qu’il avait eu un accident mais non il va très bien (merci Facebook lol).je ne sais pas ce qui s est passé. J’en ai beaucoup souffert, je trouve que l’indifférence est une violence colossale, comme dit la chanson «  tout mais pas l’indifférence... ».
Évidemment cet épisode a réveillé cette blessure qui est récente, d'où ma réaction excessive.

Merci à tous :-) /|\

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Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 17h44

Oui, il n'y a rien de pire que le mutisme. Qu'il soit brutal, ou plus "dilué". Le mutisme dans une relation est l'un des plus grand facteur d'insécurité.

Je n'utilise pas le terme de "silence", car j'aime bien ce mot ;) Il y a une beauté et un bienfait du silence, savoir ne pas parler quand il le faut ( et sur ce point j'ai du boulot XD ), prendre du temps pour soi etc.

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Profil

bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 16h20

Camille_B

Oui, il n'y a rien de pire que le mutisme. Qu'il soit brutal, ou plus "dilué". Le mutisme dans une relation est l'un des plus grand facteur d'insécurité.

Je n'utilise pas le terme de "silence", car j'aime bien ce mot ;) Il y a une beauté et un bienfait du silence, savoir ne pas parler quand il le faut ( et sur ce point j'ai du boulot XD ), prendre du temps pour soi etc.

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