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Discussion : Entre laxisme et intransigeance

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sharlin

le samedi 27 février 2016 à 14h54

Gdf : juste, pourrais-tu rajouter un trigger warning stp ? Quelque chose comme "meurtre", "exécution".

Bonheur : Les adultes avec des troubles mentaux (on dit "trouble", pas défaillance, ce sont les objets qui ne fonctionnent pas bien, une voiture par ex, qui peuvent être défaillants), ou sous tutelle, ou même les mineurs d'ailleurs, ont leur propre conscience AUSSI.

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Discussion : Le MOUMOIJE, est-ce bon pour le forum ?

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sharlin

le lundi 15 février 2016 à 12h02

Gdf : Il y a tout de même une différence énorme entre la question de la sécurité routière, et celle de s'assumer en tant que trans (ou homo dans un milieu homophobe/dans la rue, ou bi, etc etc).

C'est que, pour la sécurité routière, les enfants et ados ne se rendent pas forcément compte de l'ampleur des risques. Enfin, iels sont au courant qu'il y a des accidents bien sûr, mais beaucoup pensent que ça n'arrive qu'aux autres etc, enfin ça tu dois le savoir.
Bref, oui il faut faire prendre conscience aux enfants et ados du danger des chauffards.

PAR CONTRE, les personnes LGBTQIAP qui décident de s'assumer publiquement, elles CONNAISSENT les dangers et les problèmes que ça peut créer. En général, elles se renseignent d'elles-mêmes, beaucoup hésitent longtemps avant de s'outer d'ailleurs et y réfléchissent beaucoup...

Bref, dans ta comparaison, entre "dire à un enfant le danger du chauffard" et "dire à un trans le danger du transphobe", tu supposes que le ou la trans n'est pas au courant et a besoin que tu lui APPRENNES ce qu'iel risque. Et que si il n'y avait pas des gens (cis) pour lui rappeler, la personne trans ne pourrait faire son choix en toute conscience des risques.

Autrement dit, c'est nous prendre un peu pour des truites quand même.

De plus : j'insiste, souvent ça se VOIT QUAND MÊME, même quand on ne s'oute pas. Qu'on est trans, ou NB en particulier. Même avec une apparence de "parfait mec viril" ou de "parfaite fille féminine" au niveau vestimentaire et physique par ex, ça ne les trompe pas forcément. Bon bien sûr, iels vont pas identifier direct la personne comme "trans", mais plutôt comme "pédé", "lesbienne", "éfféminé", "garçon manqué"...

Enfin, +1 à LuLutine, concernant le "besoin de reconnaissance" des trans/NB qui s'outent.
La plupart du temps, nous ne sommes pas reconnus. Surtout les mecs et meufs trans qui n'arrivent pas à "passer" pour des mecs et meufs cis (pendant ou après transition), et les non-binaires (puisque nos genres n'existent pas DU TOUT pour la plupart des gens).

Et NOUS LE SAVONS AVANT DE NOUS OUTER (*). Encore une fois, presque personne ne s'imagine, avant un coming-out, obtenir de la reconnaissance, au contraire.
Enfin, on aimerait bien et on est toujours heureuxses quand ça arrive, mais on ne s'y attend pas a priori en général.
Donc là aussi, c'est un peu nous prendre implicitement pour des truites de penser ça.

Les personnes qui s'outent, en général, le font plus pour pouvoir être elles-mêmes, cesser de se déguiser et de faire semblant, et éventuellement ne plus avoir de dysphorie (sur leur apparence par exemple). Pour elles-mêmes donc.
La validation des autres c'est un bonus, mais pas quelque chose d'attendu.

(* je le mets en majuscules parce que c'est vraiment important).

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sharlin

le jeudi 11 février 2016 à 10h34

Je ne sais pas dans quels espaces safe tu étais.

Mais pour le coup, dans ceux où je suis (qu'ils soient spécifiquement trans/genderqueer, ou féministes, ou sur plusieurs sujets à la fois) :

-il y a des gens outés publiquement (comme trans ou NB ou homos...), dont certains qui rencontrent les problèmes dont tu parles (discrimination, violence et j'en passe).
-il y a aussi des personnes qui choisissent de ne pas s'outer par sécurité. quitte, éventuellement, à attendre d'avoir un boulot stable/plus de diplômes/des économies/un appart/whatever pour le faire. Ou pas (certains n'ont pas prévu de le faire).
-dans tous les cas, on respecte les choix et on essaye de soutenir les personnes dans leurs différents problèmes.
-toutes les histoires tragiques dont tu parles, bah, on en parle aussi beaucoup. Donc peut-être que tu es tombé sur des espaces où les gens racontaient une version un peu édulcorée voire "conte de fées" de la transphobie et de la NB-phobie et refusaient de voir le reste, mais dans les groupes que j'ai fréquentés, c'était clairement pas le cas.

Ensuite, pour ce qui est du corps et du physique, c'est compliqué comme question.

Il y a des personnes qui arrivent à "passer" pour des hommes cis (en étant des hommes trans) ou des femmes cis (en étant des femmes trans) (évidemment, le passing est impossible quand on est non-binaire puisque cette case n'existe pas pour le grand public). Parfois même sans hormones et sans opérations.

Après ça dépend du physique au départ, de quel accès la personne a à des bons services médicaux, etc.

Il y a d'autres gens qui n'y arrivent pas, mais voudraient. C'est ce dont tu parles par "avoir un peu l'air de" sans que ça ne suffise.

Et d'autres gens qui ne veulent pas "passer", et se satisfont de leur apparence hors-normes.

Et d'autres gens qui restent totalement dans le placard, et gardent l'apparence de leur genre assigné (homme si assigné homme, femme si assigné femme). Notamment pour rester en sécurité. Comme toi, du coup.

Ceci dit, ça n'immunise pas forcément des problèmes non plus. Déjà, la dysphorie (qui souvent dépasse le simple "besoin de reconnaissance déférable").
Ensuite, par exemple une personne NB assignée femme, même si elle garde une apparence féminine, risque de passer pour "lesbienne" et "trop masculine", et a l'inverse, si assignée homme, pour "gay", "éfféminé" etc. On a beau garder une apparence physique confirme, les gens la sentent, la différence. Et la follophobie, homophobie, lesbophobie peut aussi mener à des agressions, du harcèlement, de la discrimination etc. Sans doute en moins grande quantité (statistiquement), mais quand même.

Après peut-être que toi, tu arrives à passer pour un homme et en plus suffisamment conforme à la masculinité (en apparence), tant mieux pour toi dans ce cas. Mais c'est pas le cas pour tout le monde.

Ensuite, tout dépend encore de la classe sociale, la couleur de peau, la présence ou non de handicaps, etc.

Bref, on ne peut vraiment pas généraliser, et par ailleurs, il n'y a pas de solution parfaite ou applicable à tout le monde.

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sharlin

le mercredi 10 février 2016 à 21h30

Le retour du prince charmant :
Là dessus on est bien d'accord, je suis le premier à protester contre les injonctions. A se faire opérer, a faire son coming out, à rester discrets, à être soi-même, à modifier son look...

Ce qui posait problème, c'était la formulation de tes propos, qui laissait sérieusement entendre que "être un homme c'est avoir un corps d'homme, cad avec pénis, testostérone etc", et idem pour les femmes.
D'autant que dans tes messages précédents, tu parlais pour tout le monde et pas seulement pour toi-même.

Et aussi, si TOI tu veux te définir comme transsexuel(le) (*), pas de soucis, chacun ses définitions.
Mais pour parler des trans en général, c'est pas hyper-respectueux (puisque justement toustes ne se font pas opérer et hormoner, et n'en ont pas envie ou les moyens).

(* Du coup, il faut te genrer au féminin, masculin, autre ? ).

Bref, c'était peut-être pas ce que toi tu voulais dire (dans ce cas c'était juste très, très mal formulé on va dire).

Ceci dit,
Sur la théorie du genre, c'est surtout Bagheera qui s'en est plaint deux fois, de devoir "s'y conformer".
Ce qui laisse entendre que lui, pour le coup, ça l'emmerde d'adopter un langage respectueux des personnes genderqueer.

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sharlin

le mercredi 10 février 2016 à 17h45

Oui mais vous confondez deux choses, là.

Les convictions, et le respect DE BASE.

La CNV, le développement personnel, c'est une affaire de conviction. De même que les méthodes pour gérer au mieux la jalousie, ou les rapports entre ses différents partenaires...
Là dessus je suis d'accord avec toi, Bagheera, on n'a pas à faire taire le débat.

Les propos sur la CNV ou le développement perso ne portent atteinte à personne, quels qu'ils soient, et ne participent pas à une oppression, c'est juste une question de désaccords personnels.

Les propos sur "la théorie du genre", par exemple, ce n'est pas une question de convictions, c'est juste du manque de respect pour toutes les personnes genderqueer, parce que ça implique qu'elles se plantent, qu'elles n'existent pas, etc.

Nos identités de genre, nos corps, ce n'est pas un sujet de débat. Rien qu'en débattre quand ça concerne autrui c'est déjà inadmissible en soi.

Bref, dans le premier cas, il n'y a pas de position correcte. Dans le second cas, ce qui est éthiquement correct comme tu dis (j'aime la formule), c'est de respecter les personnes concernées. Dans le cas contraire, ça montre juste qu'on n'en a rien à foutre de l'éthique et du respect (quoi qu'on en dise).

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sharlin

le lundi 08 février 2016 à 23h55

Le-retour-du-prince-charmant
pour les transquelquechose* (désolé, mais vous vous êtes faits avoir: on vous a fait avaler des hormones, subir des opérations, fait balader avec des habits qui ne collaient pas avec votre physique, être l'objet de toute la transphobie de ce monde, avec la promesse que un jour vous seriez devenus des vraies femmes, et vous vous retrouvez à être quelque chose qui ressemble à une femme sans l'être vraiment, et qui met mal à l'aise tout votre entourage...heureusement je me suis tiré de là!).

Bon, du coup, je ne sais pas quelle est ton identité de genre, ni rien sur ta vie d'ailleurs.
Mais de toute manière, quelles que soient ton identité et ton expérience, tu n'as pas à donner ton avis sur celle des autres (ou sur leur corps).
C'est pareil pour tout le monde, même une femme trans n'aurait pas à juger du corps des autres trans par ex.

Les trans ça n'inclut pas que les femmes trans (tu le sais peut-être, mais bon dans le doute je rappelle), il y a aussi les hommes trans et les personnes non-binaires.
(Nous existons).

Ensuite, tous les trans ne sont pas opérés et hormonés. Certains oui, d'autres ne le souhaitent pas, d'autres se réservent le choix de le faire plus tard, et d'autres ne peuvent pas (raisons d'argent, médicales...).
Et on n'est pas moins trans selon qu'on est opéré ou pas, hormoné ou pas.

Et les gens qui souhaitent se faire opérer et hormoner, c'est pas "une arnaque" mais leur choix.
Soit à cause de la dysphorie, pour se sentir bien dans leur corps.
Soit parce que c'est une condition pour un changement d'état-civil.
Mais dans les deux cas, on n'a pas à donner un avis sur ça, ça ne regarde que ces personnes ce qu'elles font de leur corps.

Et les femmes trans SONT DES FEMMES (aussi vraies que les femmes cis). Point. Pas des "personnes qui veulent devenir des femmes", pas des "personnes qui ressemblent à des femmes sans l'être".
Pareil d'ailleurs pour les hommes trans, qui sont des hommes, et pour les agenres, les genderfluid...

Le fait que "ça met mal à l'aise l'entourage", c'est le problème de l'entourage (cis) et de personne d'autre, ce n'est pas aux personnes trans de gérer ça.

Bref, peut-être que ton message se veut ironique, je sais pas trop où tu veux en venir, mais ces propos sont transphobes de toute façon.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Le MOUMOIJE, est-ce bon pour le forum ?

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sharlin

le lundi 08 février 2016 à 13h25

"surdoués, sursensible, suraimant, sursexuel, surconnecté, surattentionné, surbooké".

Psychophobie bonjour.
La surdouance est une VRAIE neuroatypie, pas juste un effet de mode, et idem pour l'hypersensibilité.

"dites-le mais vérifiez que vous etes feministiquement correct, approuvé par le genre de théorie qui théorise le genre, si le doute s’insinue et que le noir soupçon de l’odieux hominisme pèse sur vous, alors vade retro! rejoignez les cohortes putrides de démons phallocratiques du côté obscur…"

C'est vrai, quoi, les féministes sont tellement méchantes, à empêcher les gens de dire ce qu'ils veulent (des trucs machistes par exemple) tranquillement, et puis tout le monde sait que c'est elles qui répandent le djendeur partout.

Ou pas.

"Le genre de théorie qui théorise le genre".

Un petit message du comité des personnes genderqueer. NOUS EXISTONS, et NOUS NE SOMMES PAS UNE THÉORIE. Nos genres sont nos vies, pas une simple branlette intellectuelle de quelques universitaires/féministes.

Donc, même si c'est pour faire une boutade ou de la provoc ça serait cool de pas reprendre le vocabulaire et l'argumentaire des transphobes et de la Manif pour tous.
Merci.

PS (pour les modos) : normalement je suis plus diplomate et pédagogue mais là, la personne souhaite apparemment qu'on arrête de dire les choses en douceur, donc moi je m'adapte.

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Discussion : [Socio] Sondage sur le polyamour, janvier 2016

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sharlin

le samedi 16 janvier 2016 à 00h49

Honnêtement, j'ai mis "bobo" parce que j'ai souvent entendu des personnes parler du milieu poly ainsi. Autant des poly que des non-poly. Même certaines avouant elles-mêmes être bobo et étant poly.

Et donc, oui certes, le mot n'a pas de sens précis, mais ça n'empêche pas plein de gens de l'utiliser.
Si des gens (et pas seulement 2 personnes dans leur coin) en parlent, c'est que ça a un sens.

D'ailleurs, j'ai laissé la réponse ouverte à cette question (et aux autres) plutôt que de mettre des choix oui/non ou des cases prédéfinies, justement pour laisser les gens s'exprimer.
Et il y a des personnes qui ont répondu "oui le milieu est bobo", d'autres "ça dépend l'endroit", d'autres "non".

Orientation romantique, ben c'est comme l'orientation sexuelle mais pour les sentiments.
Je distingue les deux parce que tout le monde n'a pas la même. Exemple, un mec qui aime sentimentalement les hommes et sexuellement les femmes. (c'est plus fréquent qu'on pense, ce genre de cas, d'ailleurs).

Cisgenre, c'est tout simplement "personne dont le genre assigné à la naissance est bien son genre".
Par exemple, si on t'a mis "femme" sur ton état-civil (en se basant sur tes organes génitaux), et que tu t'identifies comme femme.

Le contraire, c'est transgenre. Personne à qui on aura mis "femme" sur son état-civil, mais qui n'est PAS de genre féminin. (Qui peut être un homme, ou une personne non-binaire du coup).
Ou une personne à qui on aura assigné "homme" mais qui n'est pas de genre masculin (et qui peut être une femme, ou une personne non-binaire là aussi).

Et le but final, c'est d'avoir une idée des profils sociologiques et politiques récurrents dans le milieu poly.

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Discussion : [Socio] Sondage sur le polyamour, janvier 2016

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sharlin

le jeudi 14 janvier 2016 à 18h22

Les gens, un questionnaire en deux parties (pour une étude personnelle) sur la sociologie du polyamour et du milieu.

N'hésitez pas à répondre (à ce que vous voulez) et à faire tourner à vos amis, vos groupes etc.

fr.ze-questionnaire.com/repondre.php?s=71504&d=SP3...
fr.ze-questionnaire.com/repondre.php?s=71510&d=SPS...

Merci d'avance.

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Discussion : Café-Poly - Paris - 27 octobre 2015

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sharlin

le samedi 24 octobre 2015 à 14h08

Oui la question peut se poser pour le polyamour en général c'est vrai, et rejoint pas mal celle de l'engagement.
Après je pense quand même que la problématique est particulière dans l'AR, par rapport au polyamour "classique" (même non-hiérarchique cad sans primaires et secondaires), puisque en poly classique on a quand même des relations "définies", cadrées, avec un mot dessus pour les désigner (couple, maître, copain, gardien etc).

(mais c'est vrai qu'élargir peut être pas mal puisqu'au café il y a pas que des AR donc autant que ça parle à plus de gens).

Et le 1er sujet croise potentiellement le 2ème puisque une inégalité "sociétale" entre partenaires (sociale, économique ou de tout type) peut aussi avoir ce genre d'impacts sur la relation.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Café-Poly - Paris - 27 octobre 2015

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sharlin

le samedi 24 octobre 2015 à 11h34

Bon, puisque personne ne propose de sujet ici (ni sur fb), je me lance.

Comment gérer l'anarchie relationnelle sans que l'un des deux partenaires ne soit traité comme un paillasson ?
c'est pas très clair comme ça, mais en gros je parle des situations où la relation se construit sans règles précises ni étiquette ("couple" "amis" etc), et où un des deux partenaires est floué dans l'histoire (parce que de base AR c'est plutôt "traiter ses amis aussi bien qu'on traiterait ses partenaires", puisqu'on fait pas trop de différence, mais certains nivellent plutôt par le bas...).
Et plus généralement comment on construit un équilibre sain pour tout le monde sans un cadre précis ("on est en couple", "X est primaire et Y est secondaire", "Untel est un ami" etc).

Bref, ça serait cool d'avoir des récits d'expériences vécues (et plus de conseils théoriques même si un.e membre du forum qui se reconnaîtra -et des gens externes- m'en ont déjà donné des bons).

Bon et autre propo :
Dans quelle mesure les inégalités sociales et appartenances minoritaires influent sur le polyamour ?
Ça peut être tant "comment gère t-on quand un partenaire est d'une catégorie socialement plus privilégiée, au sens large, que l'autre" (privilégié c'est pas seulement riche mais aussi blanc homme valide neurotypique hétéro mince cisgenre etc etc), ou quand dans une constellation poly il y a de gros écarts sur ce plan,

que comment gère t-on (socialement) le fait d'être poly quand on est déjà dans une ou des minorités (car c'est pas pareil, socialement, politiquement, à tous les sens du terme, d'être poly si on est hétéro ou pas, si on est blanc ou pas, cisgenre ou pas, etc etc).

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Quel est le premier engagement dans vos relations ?

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sharlin

le mardi 29 septembre 2015 à 08h16

Lulutine
Je comprends bien ça, c'est pourquoi (un peu comme ce qu'écrit Tentacara) je donne facilement des secondes chances aux personnes qui reconnaissent (en général avec mon aide) le moment où elles ont agi dans un sens qui m'a blessée, et qui expriment le souhait de ne plus agir de la sorte.

Face à une personne qui a du mal à communiquer, je ne peux pas communiquer à sa place, donc si un événement me blesse, je suis simplement pragmatique, les personnes qui ne sont pas capables de m'écouter (y compris si j'ai du mal sur le moment à être parfaitement calme et claire car je me sens blessée) et de dire "Désolé(e), je ne voulais pas te blesser, si j'avais su j'aurais agi différemment, que puis-je faire pour regagner ta confiance ?" représentent pour moi un risque d'être blessée à nouveau, ce que je ne souhaite pas (aux dernières nouvelles, je ne suis pas maso ou alors pas sur ce sujet-là).
Du coup je m'éloigne pour me protéger. Souvent, je coupe complètement les ponts d'ailleurs (il faut dire que je dénombre très peu de personnes à ce jour n'ayant pas été capables de comprendre, et je précise qu'à mon avis ce ne sont pas spécialement des autistes, plutôt des hypocrites en fait).

Il y a en effet des gens qui comprennent leur erreur et d'autres qui passent leur temps à essayer de se justifier ou à te dire (c'est du vécu) "Si c'était à refaire, je referais exactement la même chose".

Moi-même je peux avoir des difficultés à communiquer et je comprends donc la situation, mais ça ne justifie pas de se laisser piétiner (même par quelqu'un qui n'en est pas conscient).

Si quelqu'un me cause de la souffrance même si c'est en ne pensant pas à mal et même si c'est en pensant bien faire, j'applique donc ce qui me semble être un principe primordial : faire attention à moi en premier lieu.
Si la vie m'a appris une chose, c'est que si je ne m'occupe pas de moi, personne ne le fera.

Je suis d'accord. Ce que j'ai retenu de mon expérience avec mes deux peluches, c'est que, par contre, avec un autiste faut PAS compter sur la communication implicite car il risque fort de ne rien capter. Donc faut (particulièrement) très régulièrement communiquer, et le dire clairement dès qu'il y a un souci. Là il peut en tenir compte (ou pas mais dans ce cas c'est un choix conscient), mais c'est seulement implicite il y a peu de chances. (sauf quand la relation est vraiment de longue date et encore, même là mieux vaut de l'explicite).

Et par ailleurs faut aussi (ça c'est par rapport à MON point de vue, qui ai du mal à dire les choses importantes/"qui fâchent" dans les relations) régulièrement s'assurer que cette personne n'a pas de griefs ou de soucis de son côté. Rien de compliquée, juste poser des questions de temps en temps comme "et toi t'es content ?" ce genre de trucs. (ça mettra aussi cette personne plus à l'aise pour oser dire ce qui lui plaît pas, souvent on n'ose pas parce qu'on sait pas comment le dire, qu'on a du mal à gérer les trop fortes émotions et/ou qu'on est habitués à faire paillasson). Donc on va pas forcément initier la communication explicite (ça c'est selon le degré de confiance en soi) et parfois ça peut mettre mal à l'aise l'autiste au début mais au final ça peut justement le mettre plus à l'aise.
Souvent (pas toujours) on ment ou cache assez mal nos émotions notamment quand on n'est pas à l'aise ou heureux (donc même si un autre autiste verra pas forcément grand chose un NT verra les signes de gêne).

Paradoxalement si tu chopes le truc (dans une relation NT-autiste) de communiquer explicitement (quitte à créer un peu de malaise au début, avec l'habitude ça passe très bien), ça peut être plus simple (qu'une autre relation) je pense, parce que justement il y aura pas tous les sous-entendus, implicites etc habituels, qui sont aussi pas mal source de malentendus.
Par contre, si t'en restes à l'implicite dans une telle relation, c'est un peu se tirer une balle dans le pied (enfin dans celle de la relation du moins).
(par contre si l'autre ne veut pas écouter ou en tenir compte même avec de l'explicite là ça peut être en effet le moment de rompre j'admets).

(sur un sujet connexe, même entre NT la séduction me paraît pas si évidente, parce que c'est plein de codes mais souvent les gens n'ont pas tous exactement les mêmes ou ne les comprennent pas de la même manière, d'ailleurs c'est la base de plein de comédies. si t'enlèves tous ces codes ça simplifie la vie).

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Discussion : Quel est le premier engagement dans vos relations ?

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sharlin

le dimanche 27 septembre 2015 à 11h15

Lulutine : la communication est plus compliquée quand l'un des deux (ou les deux -dans mon cas) sont autistes. Et surtout l'implicite, puisque justement on a tendance à passer à côté.
Avec mon meilleur ami on a mis des années à se comprendre implicitement et encore très imparfaitement (moins bien que des NT l'auraient fait en beaucoup moins de temps). Avec mon copain on se connaît que depuis un an, avec des interruptions (voyages), et c'est beaucoup plus compliqué de communiquer (notamment pour moi de trouver quand et comment lui dire ce qui va pas et ce dont j'ai besoin). Ce qui explique l'unilatéralisme dont je parle souvent en ce moment.

Tentacara : je trouve ton post très juste encore une fois. Après même si je suis pas toujours d'accord avec toi (que ce soit là ou au débat de mardi) au moins ça m'aura bien fait réfléchir.

Et en l'occurrence, je crois que je suis pareil, je suis incapable de décider consciemment de m'éloigner et rompre si j'ai encore des sentiments, MAIS les sentiments en question sont écornés à chaque violation du duo respect/confiance, et donc le détachement me vient naturellement au bout d'un moment.

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Discussion : Quel est le premier engagement dans vos relations ?

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sharlin

le samedi 26 septembre 2015 à 00h28

Comme je disais dans l'autre topic, le bilatéralisme.

Autrement dit avant de prendre des décisions (même dans sa vie à soi) qui impactent l'autre et la relation on prévient l'autre, on cherche des solutions pour au moins minimiser l'impact négatif sur l'autre, et on discute.

Ça veut pas dire "demander l'autorisation à l'autre", j'ai un du mal avec l'idée de veto.

Et puis on va pas se mettre dans des situations mettant en danger la relation si elles sont facilement évitables. (encore une fois ça rejoint le bilatéralisme).
En gros on fait pas sa vie comme si on était seul en fonction de soi seul, et en présumant que les autres/la relation s'y adapteront sans soucis.

(Problème que j'ai rencontré dans deux relations "mal définies", où aucun label -amour, amitié- ni contrat n'a été mis, mais où du coup l'unilatéralisme a eu toute sa place -systématiquement à mes dépens-, je referais pas l'erreur).

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Discussion : Et le monopolypoly ?

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sharlin

le samedi 26 septembre 2015 à 00h11

Evavita
Laissons bonheur enfoncer des portes ouvertes et passons au coeur de cette conversation que je trouve passionnante.

Ce que tu décrit Tchératom, c'est le truc qui pourrait vraiment faire de moi un être guidé par la peur et la jalousie. Tout mes amoureux savent d'ailleurs que ça serait vraiment me mettre dans une situation d'insécurité profonde qu'ils se mettent à sortir avec un/une mono. Je ne sais pas du coups si ça a joué mais résultat c'est pour l'instant pas arrivé de manière effective (ou presque, une fois on est passé pas loin mais mon amoureux a réagi).

Du coups c'est peut-être une des options : demander à nos amoureux/amoureuse de ne pas aller se coincer dans ce genre de situation. Ca peut faire parti des choses discutés en amont avant que ça n'arrive. On ne choisi pas par qui on est attiré mais on choisi vers qui on se dirige.

En fait, ouais.

Ton dernier paragraphe m'a d'ailleurs fait réfléchir et réaliser que ma prochaine nouvelle relation, faudra lui mettre une forme de "contrat" ou "d'accord" (ce à quoi en bon anarchiste relationnel je suis réticent de base), pour ce point (on sort pas avec des monos) et quelques autres, qui se résument à "on se prévient, on discute et on essaye de trouver des solutions AVANT de prendre des décisions -même purement personnelles- qui impactent lourdement la relation et/ou l'autre". Pas d'autorisation ou de veto mais consultation mutuelle.

(mais c'est un autre sujet -enfin encore que, décider de sortir avec un mono et faire des aménagements pour le mono dans la situation existante comme ça pépère c'est aussi une forme d'unilatéralisme, et c'est un peu moyen aussi).

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Discussion : Rencontre

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sharlin

le vendredi 25 septembre 2015 à 16h24

LuLutine
Les cafés poly ?
OkCupid ?
Amours.eu ?
Dans la rue ?
A Erosphère ?
En allant voir le film Ceci est mon corps ?
Dans un mouvement féministe/végane/autre ?

Parmi des simili-monos-polys-qui-s'ignorent ?

Un peu n'importe où en fait...!

Non ?

P.S. : Il y a tout plein de polyamoureux solitaires.
Si si. Promis.

Dans la rue c'est pas indiqué.
Bon, d'accord, je dis ça à cause d'une très mauvaise expérience (agression sexuelle) et de tout ce que je lis sur le harcèlement de rue.
Bref, selon moi, draguer/aborder dans la rue c'est à éviter, même si c'est "gentil", "pas insistant", "sincère" ou peu importe. Et pareil pour le supermarché et le métro et tous les endroits où les gens n'ont pas choisi d'être mais où ils doivent passer. Parce qu'on a pas forcément envie d'être mis mal à l'aise par des importuns et que beaucoup préfèrent être tranquilles dans l'espace public. (surtout les femmes mais dans le doute autant considérer que ça vaut pour tout le monde).

Bref, sinon je suis d'accord avec Lulutine et Evavita. OKCupid, Amours.eu, la Place des Cordes (il a pas que des poly mais quand même vraiment beaucoup), les groupes facebook autour du polyamour, les goûters poly organisés ici (mais pour ça pareil surtout pas en mode gros lourd).

(et trouver des "poly qui s'ignorent" à monoland c'est risqué, faut être prêt à engager une relation avant de se faire larguer parce que finalement l'autre a trouvé une relation mono ailleurs et ce genre de trucs).

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Sujets de débat, Thèmes de discussions, etc

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sharlin

le jeudi 24 septembre 2015 à 20h56

Le sujet sur "être seul quand les chéris sont pas là" me parle pas mal, perso.

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Discussion : Et le monopolypoly ?

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sharlin

le jeudi 24 septembre 2015 à 13h13

Oui je pense aussi qu'accepter que l'autre soit poly c'est être poly. C'est plus (selon moi) une philosophie où chacun.e peut avoir les relations qu'il veut avec qui iel veut, mais si on ne veut qu'une relation, ou si on n'en veut aucune d'ailleurs, on ne cesse pas d'être poly.

Après c'est une question de définitions, l'important étant que en effet il y a des compagnons et compagnes qui acceptent les relations multiples de l'autre même si ils n'en ont pas elleux-mêmes.

Et autre chose, je reviens sur mon post. Où je disais que si la personne mono est là avant moi je m'adapterais avant de m'imposer à elle (qui n'a rien demandé) et que si elle arrive après j'en attends autant d'elle (ce qui empêche pas que je tiendrais compte d'elle, mais je tolèrerais pas qu'elle cherche à s'imposer et à interférer).
Mais en fait c'est pareil pour un métamour même poly, si une personne poly entre en relation avec un de mes copains, j'accepterais pas plus le manque de respect de sa part que si c'était un mono. (Et inversement si je suis le nouvel arrivé dans une polystructure je tendrais à m' adapter).

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Discussion : Et le monopolypoly ?

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sharlin

le mercredi 23 septembre 2015 à 14h28

Alors moi si ça m'arrivait, ça dépendrait. Si la personne mono était là avant moi je m'adapterais parce que si j'accepte de rentrer dans une configuration préexistante c'est quand même d'abord à moi (qui ai choisi) de m'adapter et pas aux gens déjà présents qui ont rien demandé de supporter mes caprices.

Si c'est elle qui arrive après et commence à refuser de s'adapter et faire des histoires et m'emmerder (même -surtout- à distance), alors qu'elle savait tout depuis le départ, là je demanderais une rencontre avec la nouvelle personne histoire de mettre les choses au point, et si elle continue à dépasser les bornes, j'hésiterais pas à demander au partenaire commun d'être ferme avec elle.

(en même temps j'ai zéro patience pour les chichis monoégoïstes en général).

(mais je sais bien que mon avis est ni représentatif ni majoritaire ^^).

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Discussion : Amitié amoureuse mono-poly / besoin d'aide.

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sharlin

le lundi 20 juillet 2015 à 10h47

Perso je le comprends. Je ne rentre JAMAIS dans une relation ou un flirt avec des personnes mono, ou un peu poly mais pas sûr, ou polycurieuses, ou "MOSTLY non-monogamous" (sur OKcupid) etc. Parce que j'ai aucune envie de m'attacher pour qu'un jour la personne finisse par me dire "c'est moi ou tes copains" ou me larguer parce qu'elle a trouvé quelqu'un d'autre qu'elle aime plus et qui veut l'exclusivité. Sortir avec quelqu'un pas 100% poly quand on l'est c'est se mettre sur un siège éjectable.
Et donc ça oblige soit à brider ses propres sentiments, soit à prendre le risque de se faire briser le cœur pour ce type de raisons (or justement si je suis poly moi -et pas mal d'autres- c'est AUSSI pour ne pas se faire "larguer pour un autre" ou truc similaire).

Pour le reste je plussoie les conseils précédents.

Et pour la capote, vu que être poly implique de pouvoir avoir d'autres relations (et même si on se protège ailleurs il peut y avoir un accident, ou on peut se faire contaminer sur un truc "peu à risques", par exemple qui se protège pour une fellation...), la capote c'est pas du luxe. Pas forcément un must absolu (si pas bareback ailleurs) mais pas du luxe non plus.
En plus, là tu stresses à ce sujet, rien que pour que tu te sentes mieux, revenez-y.

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