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J-E

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(France)

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Discussion : Vos techniques pour canaliser l'Amour?

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J-E

le lundi 15 juin 2015 à 12h06

Salut, belle communauté =)
Ça faisait un bout de temps que je n'étais plus venu discuter.
Plus qu'un problème précis, ponctuel et concernant une personne en particulier, c'est un conflit intérieur sur... quelle méthode adopter, qui me traverse en ce moment. Je m'explique.
Il est fréquent, lors d'une rencontre, que je ressente immédiatement quelque chose d'extrêmement fort, une espèce de pur désir d'interaction avec la personne (généralement sur tous les bords: sexuels comme intellectuels). J'ai appris à laisser ça s'épancher, et je "subis" beaucoup moins la non-réciprocité de ce sentiment (on est pas tous hypersensibles, ou pas tous de la même manière).

Pour prendre tout de même un exemple récent:

Une pote très proche m'a récemment présenté une de ses meilleures amies. Cette nana et moi avons passé une nuit à discuter et nous papouiller -sans ambigüité manifeste-. Ce que j'ai vécu comme une source de tendresse très agréable.
Maintenant, moi qui vis l'amour comme une énergie renouvelable qu'on ne peut (ou doit) pas compartimenter, je ressens un flux d'affinité, de connivence avec cette fille, dont la non-mutualité (elle a un coté aromantique) me blesse.
Le polyamour m'a appris qu'on était responsable de ses émotions, et que malgré le rôle qu'elle (cette fille) joue dans cette douleur que je ressens, ce manque d'elle, sans compter le désir qui me meurtri énormément, ne peut lui être inputé de quelque manière qui soit. Ce qui est dans ma tête EST dans ma tête.
J'engagerai avec plaisir le dialogue sur le sujet mais elle est très peu joignable, lointaine, et le dilemme classique de "j'ai peur de foutre une relation en l'air" refait surface...

Alors voilà: cette situation, bien que plus forte que tout ce que j'ai pu vivre jusqu'ici, est l'écho de rencontres similaires faites à travers ma vie, et même si ça s'est amélioré, j'ai toujours du mal à contrôler, canaliser ce torrent d'affection qui me déborde.

Vivez-vous les choses pareillement?
Avez vous développé des techniques?

Je soupçonne parfois le simple manque physique (ma sexualité étant au point-mort faute de partenaire(s) ) d'être à l'origine de cette incapacité à canaliser- le lien corps/esprit étant particulièrement ténu chez moi!

Faut-il s'en remettre au temps pour guérir la plaie narcissique que ça creuse à chaque fois?

Bien à vous, merci d'avance pour vos réponses...<3

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Discussion : Et si il y avait un gène polyamoureux

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J-E

le dimanche 07 décembre 2014 à 21h28

Pour ce qui est de mon message, je n'oppose pas le cerveau poly et le cerveau mono, ce serait complètement incohérent de ma part vu ma vision "monolithe" de l'Humain. Genre, on est réellement, tous 'égaux', au niveau du matériel dont on est équipé, à la naissance. Pas de gène poly dans ce cas. Pas de différence fondamentale non plus entre l'appareillage cérébral d'un amoureux pluriel et celui d'un monogame; Juste une utilisation différente, ce que j'exprimais dans cette idée d'interconnexions plus élevées, hypothétique donc.
Pour schématiser, y'aurait deux "câblages" interchangeables dans le cerveau, un câblage mono, et un autre poly.
C'est un peu réducteur, mais comme je dis, c'juste pour schématiser. Par ailleurs, au nom de la science -la curiosité, toussa toussa-, je trouve pas con d'étudier ça. Et je vous rejoins sur le danger inhérent à cela, l'eugénisme et compagnie.

Et comme toute les generalités, c'est à prendre avec des pincettes; Tout les poly avec qui j'ai pu communiquer démontraient cette ouverture d'esprit, que jusqu'ici, désolé, je n'ai pas retrouvé chez les mono (qui m'entourent, m'ont elevé ou cotoyé depuis des années etc, 'fin, la masse normative). Mon propos n'est effectivement pas du tout de dire "les mono sont moins ouvert d'esprit", point barre. On témoigne d'experiences et d'observations personnelles. Voici la mienne, et j'en fais pas un diktat standard qui representerait la réalité. Et j'aime pas devoir faire un pavé de justification, donc j'm'arrête là.

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Discussion : La pensée arborescente

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J-E

le dimanche 07 décembre 2014 à 21h27

Popol
Un p'tit post juste pour faire remonter ce fil... le dernier paragraphe d'eolemuse, en particulier, pose une passerelle entre le "bulbe" évoqué dans ce fil et la récente discussion sur les affections neuropsys - borderline, troubles bipolaires.

Là, du coup, je me dis que le polyamour peut être une des réponses naturelles à chercher sa voie "autrement", puisque le sentiment d'étrangeté est déjà là. Tant qu'à faire...

+1
Ça résumé mes pensées récentes.

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Discussion : Et si il y avait un gène polyamoureux

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J-E

le mardi 02 décembre 2014 à 20h26

Après quelques recherches liées à ce genre de débat (pas forcément sur le polyamour par ailleurs), j'me demande si, à defaut de gènes, et sans "étiquetter" qui que ce soit (j'aime pô ça non plus) ce serait pas plutôt une histoire de "connexions" cérébrales. Les polys auraient éventuellement des neurones plus reliées les uns aux autres, qui expliqueraient l'ouverture d'esprit etc etc (des neurones plus reliés ne voulant pas dire PLUS de neurones que les mono, ça va de soit).
Chais pas, une idée en passant.

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Discussion : [Paris] le goûter poly sans goûter mais avec des gens

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J-E

le jeudi 13 novembre 2014 à 00h06

Amusez vous bien! (je tombe là dessus trop tard, j'ai une place pour le salon de la photo au même moment!)
Bisous!

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Discussion : Dictature

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J-E

le mardi 28 octobre 2014 à 10h37

Je trouve pas qu'être dans une norme est sale, ce que je trouve sale c'est finalement que l'opportunité d'en sortir eut été si... inaccessible. 'fin, je regrette rien du passé qui m'a construit, mais je projette aussi un peu, je pense, sur les autres personnes qui traverse des crises existentielles sur l'Amour.
Compte tenu d'une jeunesse houleuse en terme d'adaptation, je serais bien en mal de chercher, maintenant que ma place est "acquise" (j'ai des amis, etc etc), à me placer comme "à part". C'est une hantise.

Siestacorta

Par contre, on peut s'arranger pour pas s'imposer plus qu'il n'est individuellement nécessaire (ce qui signifie déjà, à mon sens, s'imposer pas mal, mais pour une bonne cause).

Voilà ce qui fut ma bévue, on me l'a dit d'ailleurs autour de moi, quand j'ai assumé. Je m'imposais, avec ces idées contre-intuitives, et ayant déja contemplé le phénomène chez d'autres, je conçois que ce soit bien lourd, bien chiant. Assagi, désormais. Je quête vraiment personnellement pour aboutir à une capacité de dialogue sur le sujet, qui soit apaisée et juste, et surtout, pas cynique ni 'culpabilisante' ou que sais-je, sur ces amoures alternatives. Et tout vient à point à qui sait s'attendre =) .

Sur ce, bonne semaine/vacances à tous, je me carapate six petits jours loin d'Internet!

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Discussion : Dictature

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J-E

le lundi 27 octobre 2014 à 21h25

Par ailleurs, je réapprend justement à profiter du temps que je passe avec "ces personnes qui font d'autres choix que moi" (BenjaminL), n'étant plus "aveuglé" par ma joie de jeune poly tout juste sorti de l'oeuf

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Discussion : Dictature

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J-E

le lundi 27 octobre 2014 à 21h23

Siestacorta

Thermomètre et amour, pour être efficaces, peuvent parfois passer par des voies surprenantes au premier abord
...
Désolé...

T'excuses plus jamais de ce genre de gag séditieux, je suis hilare! :-D

Merci pour vos réponses. Je prend surtout conscience que mon problème de définition concerne surtout la DICTATURE au final. La "norme" sonne mieux, est moins long et moins emphatique (c'est un peu ma signature, le lyrisme mal placé), et surtout, correspond au final beaucoup plus à ce que je ressens: un écrasement NORMATIF.
Et à vrai dire, ayant passé un très bon temps avec des personnes très très ouverte, le week-end dernier, sur le sujet... Il y a eu un véritable apaisement; Les autres amis qui n'en sont, petit à petit plus, pour d'autres raisons, étaient aussi acteurs dans mon ressenti excessif de cette "norme". Mais comme je dis, je m'en détache.
Pour ce qui est d'être soi et seulement soi, dont parle Siesta, c'est une réalisation qui est venue justement du même coup que le "choix" poly (terme étiquetant, je trouve, qui me rassurait - comme toute étiquette dans une certaine mesure- au début, mais ne me sied guère désormais. Les amoures plurielles me semble plus en phase parce que plus vague, avec ce que je ressens). L'individuation Jungienne, pour rentrer dans les grands mots, est une théorie psychanalytique qui justement me touche très profondément.

BenjaminL
Je risque de paraitre condescendant. C'est ma journee.

Je ne trouve pas ça condescendant, ton développement sur cette transition, puisque je la vis en temps réel et l'identifie comme telle =)

Y'a toujours une "fierté" que je tais de plus en plus parce qu'elle est mal venue, fierté de ne plus subir cette même norme, évidemment. Comme je dis, j'y travaille, j'ai déja plombé certains avec cette découverte teeeeeeeellement incroyable que "c'était possible", les amoures plurielles. Je me suis excusé auprès d'eux, ce qui est fait est fait..
Merci pour vos réponses

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Discussion : Dictature

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J-E

le samedi 25 octobre 2014 à 14h02

... Du moins, de mon poste de presque vingtenaire, c'est l'effroyable sensation que me renvoie, chaque fois que je les cotoies, les gens de mon âge (generalement sans notions des amoures plurielles, ou au contraire franchement méchants/hostiles au concept).
J'avais posté quand je m'étais inscrit un fil pour savoir si d'autres personne de mon âge avaient eut à faire au polyamour, eh bien je reformule:
D'autres ont ils vécu cela aussi, de se sentir étranger à tous/toutes (les curieux/ses exceptés, mais ils sont rares), de ne plus pouvoir entendre une chanson d'amour à la radio sans lever les yeux au ciel, ne pas pouvoir connecter aux cultes disneys ressassés par ces jeunes adultes nourris à ça dans leur enfance? D'autres se sentent-ils légerement impuissant de ne pas pouvoir parler de cette manière d'aimer si pure et particulière avec ses amis proches? Avec les personnes dont on tombe amoureux?
Je ne me sens pas perdu, mais ça m'intriguerai de savoir si d'autres vivent sous cette "dictature" sociétale, qui est d'autant plus pesante que j'assume un polyamour jeune, et me promet ainsi à une vie fidèle à cet instinct.
Je le ressens petit à petit, je m'éloigne de tout ceux qui ont constitué mes "amis" par le passé; Nous avons d'autres centres d'interêt bien sûr, mais cette différence fondamentale entre eux et moi pour ce qui est de la façon d'aimer reste rédhibitoire. Hostilité, comme je disais. C'est le voyage de la vie, les relations se font et se défont. Je digresse. Mais c'est vraiment ça que je perçois, un système totalitaire de l'amour, suffisamment ancré pour intoxiquer la moindre parcelle de notre culture.

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Discussion : N'être que l'amant/e

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J-E

le samedi 25 octobre 2014 à 13h38

Je n'ai pas autant d’expérience que la plupart des contributeurs de ce fil. Cependant, mes crises existentielles (personnelles, je sais que je peux pas universaliser ce propos vu la variété des histoires) m'ont amené à bâtir une "philosophie de l'autosuffisance"; N'être pas décrit "avec cette étoile dans les yeux" comme tu dis m'aurait fait beaucoup de mal à une certaine époque, mais finalement, poussant la compersion au maximum, ne m'atteint pas plus que ça désormais.
Etre "le principal", "l'officiel", ou le secondaire, tertiaire etc, d'une personne n'est plus une question qui me concerne finalement; C'est plutôt à l'autre de voir si elle a envie de me faire "grimper" dans la hierarchie amoureuse (que je ne partage pas en vérité, d'où l'indifférence. Je la comprend pour ses raisons pratiques, et parceque certain/es en ont besoin).
Peut-être que cette vision demande une pointe de narcissisme, je ne sais pas... En s'aimant beaucoup soi-même, il devient très supportable de n'être pas aimé autant qu'un autre, aux yeux de quelqu'un.

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Discussion : Recherche volontaires pour monter un réseau Couchsurfing Paris

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J-E

le mercredi 24 septembre 2014 à 17h25

Meh, quel frustration d'avoir si peu de place (étudiant!)
Mais l'initiative est biiiiieeeeeen! :D

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Discussion : Vos pseudonymes!

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J-E

le mercredi 17 septembre 2014 à 21h52

J'aime à créer ce genre de fil sur d'autres forums ;)

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Discussion : Pour vous quelqu'un de sexy ressemble à quoi ?

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J-E

le samedi 13 septembre 2014 à 21h32

La "spontanéité physique", disons. Une personne, mec ou fille, dont le corps s'exprime par son aise et une sensualité ni dans l'excès ni dans une timidité maladive, à divers degré, je définis ça comme "sexy". C'est plus que juste "bien dans sa peau", c'est une conscience de soi perceptible (qui engage l'esprit aussi, pas juste le corps) par les autres. Des créatures poétiques, vibrant avec l'air autour d'elles.
... Après reflexion, c'est une définition du "naturel", j'ai l'impression.

(Si la question était inverse, qu'est ce qui n'est pas sexy en revanche, j'aurai dit: les cosmétiques labiaux en general, ou les crèmes, poudres et autres baumes à coller sur la chair. beeerk)

MagentaDeMars
Alors qu'une femme mono pourrait bien s'exprimer aussi clairement, je pense que ce soit plus difficile de le dire : effectivement elle serait obligée de dire "j'ai des envies, mais je ne cherche pas à les satisfaire pour la plupart".

+1

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Discussion : Café poly à Paris le vendredi 12 septembre 2014 à partir de 19h > 23h et +

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J-E

le vendredi 12 septembre 2014 à 22h08

(Bon, c'est assez évident à ce point, mais j'ai pas pu m'y rendre; J'ai rejoint le groupe fb néanmoins!)
J'espère que c'était bien =)

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Discussion : Vos pseudonymes!

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J-E

le jeudi 11 septembre 2014 à 23h16

Whawha, cool, plein de réponses!!!
Bon, devant tant de dévoilements, je me dois d'ajouter un brin d'explications à mon propre choix.
Mettre J-E, qui est aussi mon surnom, à la place d'un pseudonyme quel qu'il soit (ce que je fais en ligne dans ms autres activités) était symboliquement une manière de (re)nouer avec moi même après mes plus jeunes années de tergiversations amoureuses. 'signer' le fait que j'assume ma manière d'aimer.
Puis je me suis aussi rendu compte que pour les curieux (plus curieuses, d'ailleurs) à qui je parlais de cet espace de discussion, c'était plus aisé pour me 'retrouver' (je changerai si pour X ou Y raisons, j'ai intérêts à cacher cette demi-identité -ce ne sont que des initiales-).
Vlà.
Ce fil est un trombinoscope en fait.

Hey,Siesta, je vous ai littéralement invité à narcissiser avec ce fil de discussion :-)

Bisous

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Discussion : Vos pseudonymes!

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J-E

le mercredi 10 septembre 2014 à 21h38

Qu'ils soient liés ou pas aux amoures plurielles, nous choisissons tous des pseudonymes sur le net. C'est une de mes lubies de passionné d'étymologie: d'où viennent vos (faux) noms? =)

J-E, ce sont mes initiales dans le 'vrai monde' personnellement!

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Discussion : Café poly à Paris le vendredi 12 septembre 2014 à partir de 19h > 23h et +

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J-E

le mercredi 10 septembre 2014 à 21h33

Y'a plusieurs groupe dediés au polyamour sur facebook, ce serait possible de m'indiquer celui dont vous parlez? Un camarade curieux, et moi même passerions volontiers si nos emplois du temps le permette (foutue rentrée) =)

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Discussion : Citations sur le polyamour

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J-E

le lundi 04 août 2014 à 17h22

J'arrête le hors-sujet après ça (mais euh! Brassens c'est vraiment un père spirituel pour moi): le bouquin en question, c'est Brassens Ou La Liberté, illustré par Joan Sfar. Je l'avais acheté à la retrospective sur sa vie, à Paris y'a un an ou deux.
Et Brassens (le membre qui est intervenu dans le fil ^^) a raison, Brassens etait plus ou moins un poly, mais sans titre du genre, ni une philosophie très développée sur le sujet (du moins, pas explicitée).

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Discussion : Citations sur le polyamour

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J-E

le lundi 04 août 2014 à 00h17

Sa biographie écrite est moins tranchante sur le sujet, d'où mes pincettes ^^. Et je veux bien la référence de ce film si tu as, GCD!

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Discussion : Citations sur le polyamour

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J-E

le dimanche 03 août 2014 à 22h47

Brassens, George
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander
Ta main
Ne gravons pas nos noms
Au bas d’un parchemin

La non-demande en mariage

Le thème m'y fait penser! (:

(Les Passantes aussi ont un petit quelque chose de poly. ... Brassens lui même avait un coté poly, en fait)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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