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Et si il y avait un gène polyamoureux

Bases
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jmmoi

le lundi 01 décembre 2014 à 16h55

J'étais au café poly du mercredi 27 novembre 2014 à Lyon, merci Olivier c'était fort intéressant.

Un mot, une idée un principe peut être, est tombé, Là sans prévenir.
Et si il y avait un gène polyamoureux?

C'est vrais que depuis le temps que j'en parle, il n'y a que les polyamoureux qui accueille constructivement cette façon de vivre. La discussion est ouverte

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Siestacorta

le lundi 01 décembre 2014 à 18h00

Ben... il n'y a que les francophones qui parlent facilement français au quotidien quand on s'adresse à eux dans cette langue, peut-on en conclure qu'il y a un gène du français ?

Par ailleurs, beaucoup de poly ont un passif monogame, et il y en a un certain nombre qui ne considèrent pas impossible de repasser par cette façon de vivre. En gros, même avec une ouverture aux relations non-exclusives, on peut pas considérer ça comme un déterminisme fort de notre nature : de toute évidence on pratique pas tous ça pareil.

S'il y avait une nature poly, individuelle ou humaine, elle ne serait pas suffisante pour parler des polyamoureux, parce qu'elle serait conjuguées à plein d'autres "natures" des mêmes personnes, donc une infinité de variation, et que par ailleurs, elle ne permettrait pas de dire avec qui nos relations seraient bonnes.

Et puis en hérédité, on peut avoir un géne codé dans l'ADN qui s'exprime ou pas à la naissance, ou qui s'exprime pas dans toute une partie de lavie mais plus tard.

Enfin, si quelqu'un cherche à dépister des trucs sur ma nature individuelle avec un examen biologique, il risque d'être très très mal accueilli, parce que je vois pas l'intérêt qu'il y aurait à me classer définitivement.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bohwaz

le lundi 01 décembre 2014 à 20h54

Moi j'ai le gène du sommeil ! :D

Plus sérieusement c'est ridicule comme idée, tout autant que d'affirmer qu'il y aurait un gène de l'homosexualité…

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Lili-Lutine

le lundi 01 décembre 2014 à 21h55

Oh non pas de gêne pas de gêne :-D :-D :-D :-D :-D

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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ScottBuckley

le lundi 01 décembre 2014 à 23h19

bohwaz

Plus sérieusement c'est ridicule comme idée, tout autant que d'affirmer qu'il y aurait un gène de l'homosexualité…

Lors d'une interview avec Michel Onfray (pour Philosophie magazine je crois), un certain Paul Bismuth (un ancien président d'une république bananière) avait déclaré à Onfray que l'homosexualité serait liée à la génétique (sic) .
Il voulait aussi détecter des signes précurseurs de criminalité chez les très jeunes enfants... dès l'âge de 3 ans.
Et dimanche, ce sombre crétin d'homophobe aux multiples casseroles (payé 100.000 euros la conférence) vient d'être réélu à la tête de son parti (à la suite d'une course de PMU). Pour mentir en tout cas celui-là il est sans gène et sans éthique .
( soupir )

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MagentadeMars

le lundi 01 décembre 2014 à 23h50

Comme c'est un peu mon domaine... il y a des gènes pour presque tous... qui n'ont pas le moindre valeur prédictifs.
Par exemple il y a connu environ 75 gènes commun dont des variation modifient le risque de cancer du sein... mais tous ensemble, ils expliquent environ 10% de la risque *familiale* de la maladie, c-à-d ceux cancers qui sont d'origine génétique (oui, c'est un peu circulaire). Il n'y a pas de possibilité de s'en servir pour dépistage. Il peut bien en avoir 2000 qui portent des risques très petites, au point qu'ils soient impossibles à trouver parmi la variation aléatoire... ce qui veut dire 10% de tous les gènes sont liés, légèrement, à la risque de cette seule maladie. Mais bien sûr, parmi ces 2000 gènes, il y en a qui sont responsable de plein d'autre chose : les animaux ne sont pas faits comme un standard de téléphone de 1950 avec un branchement par ligne.

Donc oui, probablement il y a une quantité énorme de gènes qui contribuent aux petites différences de nuances des hormones, ou de comportement, qui ne sont pas de tout de tout déterminant en face des aléas de la vie...

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LuLutine

le lundi 01 décembre 2014 à 23h51

Je pense qu'il peut y avoir des "prédispositions" mais déjà je ne pense pas qu'elles soient uniquement génétiques (y a l'environnement qui joue) et en plus elles sont loin de tout faire.

Je pense qu'à la base personne ne part avec les mêmes "cartes" en main, ensuite ce qu'on en fait...dépend de nous.

Bref pas vraiment de déterminisme à mon sens.

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LuLutine

le lundi 01 décembre 2014 à 23h53

MagentadeMars
les animaux ne sont pas faits comme un standard de téléphone de 1950 avec un branchement par ligne.

Ow, tu expliques ça très bien Magenta. (+)

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(compte clôturé)

le mardi 02 décembre 2014 à 08h10

Un excellent bouquin sur le sujet "nature vs culture" : Beyon Human Nature de Jesse Prinz.

Il montre que ce sont les sociétés dans lesquelles nous vivons / la culture dans laquelle nous sommes élevés, et pas nos gènes, qui influencent largement ce que nous pensons et ressentons. Que ce soit en matière de maladies mentales, de préférences sexuelles, d'apprentissage des langues, etc. Et qu'à chaque fois qu'on se dit qu'un comportement est déterminé par un gène, on se trompe à peu près systématiquement.

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J-E

le mardi 02 décembre 2014 à 20h26

Après quelques recherches liées à ce genre de débat (pas forcément sur le polyamour par ailleurs), j'me demande si, à defaut de gènes, et sans "étiquetter" qui que ce soit (j'aime pô ça non plus) ce serait pas plutôt une histoire de "connexions" cérébrales. Les polys auraient éventuellement des neurones plus reliées les uns aux autres, qui expliqueraient l'ouverture d'esprit etc etc (des neurones plus reliés ne voulant pas dire PLUS de neurones que les mono, ça va de soit).
Chais pas, une idée en passant.

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LuLutine

le mardi 02 décembre 2014 à 21h07

J-E
ce serait pas plutôt une histoire de "connexions" cérébrales.

Y a un sujet proche je pense, il est ici :
/discussion/-sl-/La-pensee-arborescente/

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(compte clôturé)

le mercredi 03 décembre 2014 à 09h59

Mais en vrai, c'est quoi l'intérêt d'une telle question ? Et ça servirait à quoi de le savoir ?

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(compte clôturé)

le mercredi 03 décembre 2014 à 10h01

Janis, tu devrais intervenir ici plus souvent <3

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(compte clôturé)

le mercredi 03 décembre 2014 à 10h10

Merci <3 Mais je sais pas si tout le monde serait d'accord avec ça... ;-)

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MagentadeMars

le mercredi 03 décembre 2014 à 11h18

Janis
Mais en vrai, c'est quoi l'intérêt d'une telle question ? Et ça servirait à quoi de le savoir ?

J'aimerais que l'on pose plus souvent ces questions dans le monde de la recherche génétique... :-/

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(compte clôturé)

le mercredi 03 décembre 2014 à 11h42

Janis
Merci <3 Mais je sais pas si tout le monde serait d'accord avec ça... ;-)

Moi j'suis d'accord. Ca ferait partie d'une de ces nombreuses petites choses qui pourraient un peu me donner envie de revenir lire plus souvent.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Siestacorta

le mercredi 03 décembre 2014 à 11h54

Shamal
Janis, tu devrais intervenir ici plus souvent <3

(+)

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(compte clôturé)

le mercredi 03 décembre 2014 à 13h15

Janis
Mais en vrai, c'est quoi l'intérêt d'une telle question ? Et ça servirait à quoi de le savoir ?

A dire lors d'une rupture : "Desole, mais tu sais, on peut pas se comprendre, toi et moi. On est chacun ne d'un cote et de l'autre de la barriere. Notre entente n'est pas genetiquement possible."

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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MagentadeMars

le mercredi 03 décembre 2014 à 13h40

Aie... il y a quelques années je faisais une intervention sur la contribution génétique au tabagisme... en disant qu'elle était beaucoup moins que disent certains. Une personne dans l'assistance m'avait dit que c'était irresponsable, car si les gens croyaient que le tabagisme était déterminé génétiquement, ils auraient moins de difficulté à sevrer.

Le logique m'échappant, j'ai demandé une explication :
"Si on sait que c'est faute à ses gènes, alors on n'en est pas responsable, donc il y a moins de pression d'arrêter, et c'est plus facile d'arrêter s'il n'y a pas de pression".

Allô quoi...

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Anarchamory

le mercredi 03 décembre 2014 à 13h51

jmmoi
Et si il y avait un gène polyamoureux ?

Depuis que j'ai fait la rencontre d'une poly qui possède le même nom patronymique que moi (un nom pas super répandu) et qui doit être une très lointaine cousine que je ne connaissais pas, je me suis posé aussi la question ^^

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