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Leolu

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Albi (France)

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Discussion : Apprentissage, encouragements, différences : le chemin d'un mono pour suivre sa femme poly

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Leolu

le mardi 30 juin 2020 à 20h15

J'ai coutume de dire que pour bien vivre le polyamour, il faut partir sur l'idée que le couple est mort.

Et qu'il faut construire autre chose.
Avec la même personne ? Sous de nouvelles règles ? Re-construire autrement ? Pourquoi pas ?
Mais ne surtout pas croire qu'un passage fluide entre exclusivité et polyamour est possible ! (si, mais rare)
Il faut une cassure.
Pour un meilleur redémarrage.

La cassure, ça peut être une séparation momentanée, ou l'établissement de nouvelles règles équitables (polyamour des deux côtés, ou temps personnel accordé égal des deux côtés).
L'idée de la séparation nocturne n'est pas mal... On pourrait y ajouter la règle qui impose à la polyamoureuse d'avoir l'initiative des retrouvailles sexuelles, pour la responsabiliser sur sa réelle volonté de POLYamour, et non d'aventures égoïstes.
Bref, il faut mettre de la distance pour de meilleures retrouvailles.

Il faut devenir
soit poly-acceptant serein (avec une femme qui montre bien qu'elle l'aime vraiment, son n°1),
soit polyamoureux désirable (avec une femme qui met tout le monde au même plan, même celui qui a les contraintes de l'intendance et qui subit le poids du passé)

Deuxième idée : on aime la personne qu'on admire, pas celle qui a besoin d'être aimée.

Devenir soi-même un polyamoureux libre qui accorde son temps à sa polyamoureuse préférée, et non l'amoureux transi qui attend son retour (à chaque fois... ou définitivement si possible !)

Certaines femmes adorent avoir un mari toujours présent, complice, stable, aimant, accueillant, bon père, un ami pour la vie, qu'elles ne quitteront jamais. Et elles le récompensent pour cela.

D'autres femmes ont besoin d'avoir à reconquérir leur mari, d'admirer sa liberté et sa personnalité, de craindre son départ ou son éloignement ou son indifférence, elles ont besoin de ressentir une pointe de jalousie pour faire des efforts à son égard...
Elles ont besoin de séduire et d'être séduites.
Et c'est justement pour ça qu'elles se lancent dans l'aventure du polyamour.
Pour retrouver ce plaisir du doute, du combat psychologique, de l'apprivoisement...
Le petit jeu du "fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis".

Quand on a compris ça... beaucoup de choses peuvent redevenir possibles !

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Discussion : Couple PA / non PA

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Leolu

le vendredi 27 décembre 2019 à 21h09

Caramba ! Encore Raté !

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Discussion : Couple PA / non PA

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Leolu

le vendredi 27 décembre 2019 à 21h06

Je vais essayer de faire court, sur une base perso :

- c'est une rupture.
- il faut s'en aller.
- la souffrance, d'abord.
- une maison solitaire.
- obligation de sortir, de chercher une autre compagne.
- échecs, re-tentatives, re-échecs...
- apprentissage : la vie est faite de rebondissements. La stabilité n'est qu'une pause. Paradoxalement, ce fatalisme nouveau me rassure.
- enfin, une autre compagne.
- la vie reprend son cours...
- jusqu'à quand ?

- ce n'est pas une rupture.
- elle m'aime quand même ! Pourquoi ?
- elle veut me garder avec elle.
- elle m'aime vraiment. Est-ce possible ?
- MAIS elle en aime un autre...
- et donc : rupture.
- ce n'est plus elle qui me quitte, c'est moi qui pars.

- ce n'est pas une rupture.
- je l'aime profondément.
- je ne peux pas m'imaginer sans elle.
- elle m'aime, je l'aime.
- MAIS...

- mais une partie d'elle est déjà partie.
- cette partie ne reviendra plus.
- j'ai perdu cette partie.
- l'autre partie d'elle est encore avec moi.
- notre vie, notre quotidien, nos habitudes...
- notre amour.
- notre amour qui n'est plus exclusif.
- mais amour quand même.
- confiance, dialogues, sexe, sentiments...
- SAUF...

- sauf cette partie d'absence.
- absence, comme son sommeil, ses virées, son emploi.
- une absence de plus.
- un défi contre moi.
- ...ou une liberté pour elle.
- sa personnalité, son individualité.
- cette différence que je ne soupçonnais pas.
- mais qui a toujours été en elle.
- comme une bombe à retardement.
- une bombe qui aurait éclaté de toute façon.
- je n'aurais rien pu empêcher.
- je ne le peux pas.
- elle est partie.

- elle n'est pas partie.
- elle m'aime.
- j'ai le choix.
- avec elle ou sans elle.
- sans elle et sans notre amour.
- avec elle et avec ses "absences".
- d'habitude, les hommes n'ont pas le choix.
- d'habitude, c'est la rupture.
- c'est simple, une rupture, c'est net.
- mais là, ce n'est plus "d'habitude".
- il y a une autre solution.
- elle m'aime, je l'aime.
- d'habitude, elles ne nous aiment plus.
- elle peut partir, même si elle m'aime.
- je peux la quitter, malgré mon amour.
- ce serait injuste.
- pourquoi cette injustice ?
- mais ce serait plus simple.

- une rupture.
- la fin.

- j'essaie ou je n'essaie pas ?
- je l'aime, elle m'aime.

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Discussion : Conseils pour un début de Polyamour (Vée)

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Leolu

le jeudi 26 décembre 2019 à 16h47

Hello @PolySwany ,

Votre petite aventure est géniale, et vous faites bien d'en profiter, sans a-priori ni moralisme.
Pour qu'elle dure, il me semble qu'il faudrait juste éviter de trop formaliser les choses. Comme vous l'avez fait jusqu'à présent.

Pour la petite panne, c'est tout à fait normal et compréhensible. Même chez une personne qui n'est pas du genre "inquiet". C'est juste l'inconscient qui ne sait plus comment réagir face à une situation nouvelle, et qui coupe tout, par précaution. Cela reviendra sans problème avec le temps, mais il faut quand même en tenir compte.

Par exemple, ton copain pourrait ne pas participer activement à vos ébats à trois, juste une fois ou deux, tout en étant présent et plein de tendresse, et puis se l'autoriser la troisième fois.

- Vous pourriez faire d'abord l'amour à deux, juste avant d'accueillir le troisième, lors de la première fois d'inaction, ce qui l'empêcherait d'avoir des raisons d'être inquiet, et lui permettrait d'avoir tous ses esprits lors du trio .
- Et la seconde fois, faire l'amour à deux APRES le trio où il sera inactif, pour retrouver le plaisir de l'excitation... qui sera récompensée après le départ du troisième larron.
- La troisième fois devrait être beaucoup plus simple et naturelle ! Sachant qu'il serait libre d'agir comme bon lui semble (actif ou pas).

C'est en tout cas ce que je ferais...
Voilà. J'espère avoir pu aider ;)

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Discussion : Comment en parler à mon mari?

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Leolu

le jeudi 10 octobre 2019 à 18h14

En effet, cette conversation n'a pas vraiment démarré avec la bienveillance habituelle chez Polyamour.info...
Il y a pourtant eu de nombreux intervenants infidèles, ici, et pas toujours aussi désireux de mieux faire.
Parce que c'est justement ce que recherche @EmmanuelleN : sortir de cette situation désagréable. Et redémarrer sur de meilleures bases.

Pour répondre à la question, personnellement, j'irais par petits pas.

D'abord rappeler tout l'amour que tu portes à ton mari. Encore et encore. Et le prouver par de multiples exemples. Histoire de bien préciser que ça, c'est acquis et définitif. Et ce, sur un temps assez long...

EmmanuelleN
J'ai avoué a demi-mots une aventure l'an dernier. Je n'ai pas aimé le mensonge et le côté "sale" de cette expérience qui pour moi a été géniale !
Je veux faire avancer les choses. Mon mari ( gentil ;-) ) a discuté libertinage avec moi. Cotacotisme. Mélangisme.
Ça m'a enthousiasmé au début.

Ensuite remettre sur le tapis, cette histoire d'infidélité "racontée à demi-mots".

Et puis tenter d'expliquer qu'en plus du mélangisme (on n'a rien sans rien ;-) ), tu aimerais aussi faire des choses toute seule, mais sans lui mentir, "façon Polyamour" (et là, sortir toute la doc conseillée ci-dessus)... parce que c'est la séduction qui t'attire, et pas forcément le sexe, etc...

Bien entendu, la partie "libertine" serait très différente de l'autre, plus personnelle : les partenaires ne seraient pas les mêmes ! Les libertins d'un côté, le polyamoureux de l'autre...

Et je ne suis pas sûr que tout le monde veuille tout "savoir" à tout prix. Je pense que ton mari veut juste savoir qu'il y a "quelque chose" de ton côté, que ce n'est pas aussi sérieux que vous deux, et que le fait que tu lui aies dit le rassure sur ce point (les infidélités cachées risque de devenir des divorces).

Ce n'est qu'une idée... qui me semble convenir à votre cas...
Après...

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Discussion : Comment j'ai planté mon couple. Et après ?

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Leolu

le dimanche 04 août 2019 à 00h57

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Discussion : Un polyamoureux ou un monogame engagé avec un polyamoureux prêt à discuter de vive voix avec moi ??

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Leolu

le mercredi 31 juillet 2019 à 00h10

Ninoua28
Mon compagnon souhaiterait que je sois comme lui que je sois poly amoureuse et que nous puissions former un triouple et fonder une famille !!

Mais je n’en ai pas envie. Je lui ai bien dit que je ne l’empêcherai pas de rencontrer des filles d’en tomber amoureux mais il ne faut pas qu’il s’attende à autre chose de ma part du moins aujourd’hui.

Un trouple, c'est d'abord DEUX polyamoureux convaincus, qui se trouvent, par hasard, rencontrer et aimer TOUS LES DEUX une même personne elle-même polyamoureuse.

Le trouple est donc une configuration rarissime, qui ne démarre qu'avec une série de coïncidences exceptionnelles, quasiment jamais de la volonté initiale de ses membres. Il ne s'organise pas, il ne se révèle être une solution que lorsqu'il y a une évidence.

...ou alors il est imposé (j'en ai connu), et il rend donc les gens malheureux.

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Discussion : [Site] poly-empire, Nouveau site de rencontre pour polyamoureux

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Leolu

le mardi 30 juillet 2019 à 22h24

Mark
Désolé, je n'ai pas plus d'infos que @cactus
et pas de retour non plus depuis l'adresse mail de contact que j'avais.

Oups ! Désolé. J'ai cru que tu en étais le responsable... :-D

C'est bien dommage. Il était bien fichu... :-(

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Discussion : [Site] poly-empire, Nouveau site de rencontre pour polyamoureux

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Leolu

le mardi 30 juillet 2019 à 19h58

Mark
Content de lire que tu t'y plais.

200 membres au bout de quelques semaines est un bon début, nous serons plus nombreux dans le temps.

artichaut
Alors merci à poly-empire d'exister et d'être ce qu'il est.

"Ce site est inaccessible"

Des nouvelles ? J'ai loupé quelque chose ? @Mark ?

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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Leolu

le samedi 20 juillet 2019 à 01h09

alinea7
En quoi plonger dans une nouvelle relation permet de se retrouver soi ?
Ça permet de retrouver quelqu'un d'autre, ça permet de mettre une distance avec l'ancien partenaire. Mais soi ?

Je retournerais la question :
"Se lance-t-on dans une nouvelle relation exprès pour faire du mal à son conjoint ?"
Non, bien sûr ! On le fait pour soi.

C'est donc bien pour soi qu'on :
- profite d'une aventure d'un soir
- instaure un cinq-à-sept avec son amant/sa maîtresse
- tombe amoureux d'une autre personne... cause d'un divorce
- tombe amoureux d'une autre personne... et donc trompe son conjoint
- tombe amoureux d'une autre personne... et décide de vivre en polyamour

Le sexe, l'amour, c'est pour le partenaire qu'on fait ça ?
Non, c'est pour soi, et rien que pour soi (en premier).

Alors il se trouve que ces choses fonctionnent mieux lorsqu'on les fait et qu'on les vit à deux (à plusieurs "deux"). Mais le déclencheur premier, c'est son propre désir, sa propre attente, sa propre acceptation qui prouve bien que l'envie était déjà en soi...

Et puis en cours de route, on découvre que faire plaisir nous fait aussi plaisir, que le bonheur de l'autre emplit le nôtre en retour, que l'amour qu'on donne nous est rendu au centuple... et on découvre l'empathie, la compersion, l'abnégation, le sacrifice... qui nous poussent à privilégier l'autre... parce qu'on a le sentiment de créer de l'amour, que donner, c'est aimer... et effectivement, les récipiendaires nous en aiment que mieux (ce qui NOUS profite)...

...jusqu'au jour où l'amoureux trouve normal tout ce qu'on fait pour lui, l'enfant fait caprices sur caprices, l'amoureuse méprise notre faiblesse genre "carpette", etc... et on tombe de haut : on ne reçoit plus, soi, autant qu'on a donné, et on a perdu l'objectif premier du truc : être aimé, admiré, compris, accepté...
...bref, recevoir du bonheur. du bonheur pour SOI !

La question peut aussi porter sur :
"pourquoi aller vers une autre relation plutôt que rester seule ? Si c'est soi-même qu'on veut récompenser, en quittant quelqu'un, pourquoi aller vers quelqu'un d'autre ?"

J'ai connu des femmes trop souvent trahies qui ne voulaient plus former de couples, et même qui ne voulaient plus avoir d'hommes dans leur vie...
Certaines se sont fanées et ont vieilli précocement.
D'autres ont craqué et ont reçu les flèches de Cupidon ;)

Enfin, il y a aussi dans cette question une accusation sous-jacente :
"Mais pourquoi donc faire du mal à un conjoint, en le quittant pour quelqu'un d'autre ? Pourquoi en rajouter en restant avec lui... tout en allant voir d'autres hommes, au vu et au su de tout le monde ?"
(idem avec "avec elle... d'autres femmes")

Et c'est là qu'il faut bien se marteler dans la tête que ce n'est jamais pour faire du mal qu'ils font ça. On a cette impression parce que la douleur est tout ce qu'on ressent, et qu'il existait une autre solution très simple pour éviter cette douleur : que l'autre ne fasse pas ce qui nous fait mal ! Ça marchait très bien comme ça, pourquoi créer douleur, scission et changement d'avenir, là où il n'y avait qu'amour, union et avenir tout tracé ?

...juste parce qu'en court de route, la personne s'était aperçu qu'elle s'était oubliée. Qu'elle avait arrêté de penser à ELLE. Et que ça suffisait comme ça.
Mais c'est tellement difficile à comprendre quand SOI-MÊME, on préférait le NOUS plutôt que le JE. Parce que MOI n'est plus heureux.

On est tout des égoïstes ;) !

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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Leolu

le vendredi 19 juillet 2019 à 23h07

ourscalin
Je vais poser une question cash : poly amour rythme t il avec égoïsme, caché sous le terme compersion ?
(...)
Un des conjoints qui dit à l'autre : je suis amoureux d'un - e autre, laisse moi le vivre j'en ai envie. J'appelle pas ça de l'amour, mais de l'égoïsme pur.

Heu... La compersion ne peut cacher de l'égoïsme puisque c'est totalement l'opposé !
Mais je vois ce que tu veux dire :
1) le polyamour n'est-il pas finalement de nature très égoïste ?
2) le polyamour n'est-il pas un peu beaucoup hypocrite, avec sa compersion de façade ?

Pour moi, lorsqu'il y a 2 personnes en jeu, il faut forcément composer entre 4 liaisons à respecter (je vais prendre un couple hétéro mono pour simplifier) :

- lui avec lui-même (s'aimer soi)
- elle avec elle-même (s'aimer soi)
- lui envers elle (il l'aime, de son côté)
- elle envers lui (elle l'aime, de son côté)

- "S'aimer soi", c'est forcément égoïste (égocentriste), mais c'est nécessaire.
- "Aimer quelqu'un", c'est un peu égoïste aussi : se sentir "en amour", il n'y a rien de plus réjouissant. Mais cela reste à sens unique : on donne notre amour, notre passion. Mais qu'en est-il si cet amour n'est : soit pas réciproque, soit pas aussi entier que le nôtre ?
- "Etre aimé", c'est encore une chose différente... on n'en est pas (directement) responsable : on en profite en le partageant OU on en profite sans le partager OU on le subit. Mais ce n'est pas une volonté, c'est une acceptation (ou non !).

Si on réunit tout ça dans notre couple mono, on peut trouver différentes situations :
- je m'aime peu mais elle m'aime beaucoup, alors ça compense (mais est-ce que je l'aime ?)
- je m'aime beaucoup, et je l'aime peu, mais il m'aime à la folie (c'est très confortable !)
- je m'aime moyen, elle s'aime moyen, on s'aime moyen (mais on ne se pose pas de question)
- je m'aime beaucoup, il s'aime beaucoup, mais il ne m'aime plus (et moi ?)
etc...

Tout ça pour dire que dès lors qu'on ajoute "s'aimer soi" dans la balance, même sans vouloir faire de mal aux autres, hé bien on est un peu obligé de penser AUSSI à ne pas se sacrifier inutilement.

- Alors, oui, on devient égoïste si on ne pense pas à l'autre (quel que soit notre choix : rupture, polyamour, infidélité...)
- Mais on peut s'aimer soi ET AUSSI aimer suffisamment l'autre pour le respecter, et faire de son mieux dans le sens de son bonheur (allant jusqu'à la compersion)
- On peut aussi s'oublier soi-même en permanence, en "aimant" l'autre... et en espérant que l'autre s'oublie aussi elle/lui-même, au point de ne vivre que pour moi.
Sauf que ça n'a qu'un temps. Au bout d'un moment, il y en a forcément un.e qui va avoir envie de s'aimer lui/elle, un peu plus que d'aimer l'autre... voire beaucoup plus. Et là, c'est le clash !

En fait, c'est toujours un peu cet "égoïsme", ce besoin irrépressible à un moment donné de penser à soi, qui fait le malheur des couples monos.
Exemples : je veux vivre à ma façon, je veux re-aimer, je veux recommencer autre chose, je ne veux plus être battue, je veux avoir une aventure, je veux avoir un polyamoureux, etc... Tout ça, c'est très égoïste ! Mais tellement compréhensible, le plus souvent...

Les polyamoureux, eux, ont déjà acquis cette idée que "soi-même" a une grande importance, dans la réussite amoureuse. Ils la gèrent donc en premier, s'arrangeant pour que les partenaires aient aussi cette "liberté" de penser "soi d'abord" (d'où la transparence et la multiplicité), pour éviter justement que le "soi-même" puisse casser gravement leurs amours.

Pour en revenir, donc, à ta double question :
1) le polyamour n'est-il pas finalement de nature très égoïste ?
2) le polyamour n'est-il pas un peu beaucoup hypocrite, avec sa compersion de façade ?

Oui, on peut être égoïste lorsqu'on est un mono en couple qui veut devenir polyamoureux.
Sauf que :
- ça procède d'une envie de se retrouver soi, donc c'est un égoïsme "de survie" (le mot est peut-être trop fort)
- mais surtout : ce n'est pas le polyamour lui-même qui est coupable ! La personne serait tout autant égoïste si elle quittait carrément son conjoint. Non, le coupable, c'est le couple classique qui OBLIGE à faire du mal à l'autre dès lors qu'on cherche à se retrouver soi.

Quant à la compersion, on ne peut la percevoir que si on s'aime soi-même suffisamment pour ne pas avoir peur de perdre l'autre (ou une partie du temps de l'autre)... puisque l'autre est libre d'aimer qui il/elle veut, moi ou un.e autre, et qu'on en foncièrement convaincu.

Hélas, la compersion ne s'exige pas : on ne peut pas dire "soit heureux de me voir dans les bras d'un autre que toi". C'est quelque chose qui doit venir de soi ("je l'aime donc je veux ce dont 'il/elle a besoin : être parfois avec un.e autre, ou même ne plus être avec moi du tout")... et ça n'est pas dans les habitudes mono, bien sûr... surtout du mono "partagé" arbitrairement, à qui, justement, on "exige" cet effort :(
Je peux donc comprendre que la compersion (de CETTE façon-là) en prenne un coup dans la g...

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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Leolu

le vendredi 19 juillet 2019 à 23h01

dede
Il y a 2 poids 2 mesure : quelqu'un qui est éconduit et se fait étriper vivant doit faire un travail sur lui, un travail de deuil. De l'autre, quelqu'un a qui le plus banal égoïsme est permis au nom de la sacro-sainte liberté.

C'est très violent et injuste.

J'ai essayé là de me mettre uniquement du côté de celui à qui ça arrive. Et de voir comment on pourrait réagir. Je n'ai pas jugé utile de le rassurer en tapant sur celle qui est la cause de son malheur "hou ! la méchante !".

MAIS

Quand je mets en avant le fait que la dame s'éloigne DÉJÀ de celui qui est encore en pleine NRE envers elle, alors que, habituellement, deux amoureux qui viennent de se connaître devraient être à peu près synchrone, en terme de nouvelle passion... hé bien ça montre quand même qu'il y a une sacré différence de ressenti entre l'un et l'autre.

Par ailleurs, il y a cette liaison de parrainage qui peut laisser supposer qu'un polyamour est préférable à une rupture nette et définitive, et il y a enfin ce comportement un peu cavalier et rude envers ce pauvre bonhomme qui fait tous ses efforts pour la comprendre et qui doit tout accepter par amour.

Tout ceci n'est peut-être pas joli joli... (à moins qu'il y ait des circonstances atténuantes, qui sait ?)

Reste qu'il faut quand même apprendre à s'endurcir un peu, pour ne pas se laisser avoir par des étoiles un peu trop idéalisées, ou par des personnalités un peu trop... entières (cashs ? égoïstes ? égoncentriques ?)

...mais ce n'est que mon avis.

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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Leolu

le vendredi 19 juillet 2019 à 00h56

volatile39
je laime sans bon sens, cque jai vecu avec est tellement grand et crois moi jen ai eu des experience dans ma vie, mais des comme celle la jamais, comme si javais attendu toute ma vie une femme comme celle ci,, certe je suis pret a accepter le polyamoure,mon coeur en saigne ,
(...)
mes repere sont perdu,, dailleur je nai ni damis,, ni de confident ni de parenter proche dou je reste, elle ma laisser a moi meme dans tout ca,,

Ce que je lis dans ces mots, c'est un amour éperdu, absolu, indispensable jusqu'à la folie. Une NRE encore bien présente. Un amour fusionnel comme il y en a peu : cette femme est la seule susceptible de pouvoir TOUT apporter, absolument TOUT, à son "chum", qui en a un besoin et une nécessité irrépressible, parce qu'il n'a plus qu'elle. Il n'a personne d'autre qu'elle. Il n'y a plus que le vide lorsqu'elle n'est pas là.

Hé bien, pour moi, c'est mal parti pour un polyamour réussi... :/

Le polyamoureux heureux s'aime d'abord lui-même, et il peut vivre seul s'il le faut.
Il aime aussi (éventuellement) son partenaire de vie, avec qui il a peut-être eu des enfants, acheté une maison, vécu une longue vie... bref construit une relation tellement solide qu'elle ne peut être défaite au moindre amour qui passe.
Et en plus, il lui reste encore assez d'amour pour d'autres personnes. Bien.

Mais le mélange de deux NRE, l'une orientée vers la personne qui justement est en pleine NRE pour une troisième autre, c'est forcément déchirant pour au moins l'une des personnes (l'amoureux de départ).

Surtout si la première personne en NRE n'avait absolument pas prévu de se retrouver en mode "polyamour", ayant désespérément besoin de vivre en couple ultra-fusionnel.

J'ai souvent lu ici, qu'on pouvait passer d'un couple mono vers le polyamour, par étapes progressives, respectueuses et patientes. C'est certainement possible. Pour les vieux couples.

Mais je pense que la première des choses à devoir admettre dans ces cas-là, c'est que l'amour fusionnel est MORT, il faut en faire son DEUIL. Et le mieux, pour moi, c'est de formaliser ce deuil par la perte réelle et effective du couple : une séparation de corps et de biens d'une certaine durée (3 mois, 6 mois...). Au bout de ce temps, on peut enfin admettre que les choses ont changé, que chacun est libre et autonome, et qu'ils peuvent décider de retrouver une CERTAINE intimité à deux. Ce ne sera jamais la même chose, répétons-le, mais le principe réside dans les affirmations suivante :

"J'avais un couple, je l'ai PERDU, réellement, définitivement... mais, par chance extraordinaire, mon ex veut bien qu'on se remette ensemble... tout en gardant l'autonomie qu'on a gagné tous les deux, c'est à dire avec d'autres partenaires."

"Mon couple était mort, et il renaît d'une autre façon"

C'est bien plus satisfaisant que de se morfondre dans des : "j'ai perdu son attention entière et profonde, exclusivement orientée vers moi. C'est horrible. Parce que là, maintenant, je n'arrête pas de voir mon ex avec cette autre personne, de sentir son absence même quand elle est avec moi, de constater la présence de l'autre, même dans mes rêves, etc...".

J'aurais donc envie de dire à @volatile39 que tu as définitivement perdu l'amour fusionnel que tu espérais. Que peut-être même tu l'avais déjà perdu avant même qu'il y ait eu quelqu'un d'autre (puisqu'elle était polyamoureuse dans l'âme). Et qu'avant d'espérer pouvoir retrouver une nouvelle sérénité, dans cette situation nouvelle, il faut d'abord te dire que tu n'es PLUS en couple avec elle.

Une fois que tu auras admis ça, tu compareras "je l'ai définitivement perdue" avec "mais elle revient vers moi et veut bien m'accorder quelques instants avec elle (des soirées, des jours, des fins-de-semaines...)", et tu y trouveras une joie sans borne, car elle est encore là ! Ta star, ta vedette, ta déesse veut bien vivre un peu d'amour avec toi ! Et peut-être arriveras-tu un jour à admettre que c'est une femme LIBRE, qui fait ce qu'elle veut, et que ce qu'elle veut, c'est retrouver ton amour et ta présence. N'est-ce pas magique ? (au passage, il faudra aussi ré-apprendre à vivre seul, les jours où elle n'est pas là).

Ça peut se faire sans prendre un appartement chacun (pendant 3 ou 6 mois). Mais il faudra vraiment apprendre à oublier son absence, à ne jamais y penser, à vivre ta vie à toi, sans elle et sans son influence.

Pour certains, c'est impossible...

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Discussion : Le poly amour est il plus présent chez les femmes ?

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Leolu

le mardi 09 juillet 2019 à 23h47

Lagriffeofficiel
Je pose cette question car j’ai le ressenti (à tort peut être) qu’il y a pas mal de femmes poly alors que les hommes seraient plus dans une forme de liberté sexuelle.

Je ne pense pas qu'il y ait plus de femmes polyamoureuses. Je pense qu'il y en a autant... mais que ça se voit plus, parce que cette liberté amoureuse surprend par rapport à des situations bien connues (sites de rencontres, libertinage...) où les hommes sont majoritaires.

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Discussion : [Lexique] polyacceptant·e (ou poly-acceptant·e) poly-compatible — pertinence et définition —

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Leolu

le mardi 30 avril 2019 à 17h47

C'est vrai que les mots-valises donnent tout de suite un ressenti, positif ou négatif, selon leurs composantes "valises", justement.

Dans le dico, "accepter" signifie autant "Donner son accord à" que "Se soumettre à une épreuve ; ne pas refuser". Et c'est cette deuxième définition que l'on ressent.

Si l'on "accepte", c'est qu'on n'en est pas à l'initiative, qu'on a quand même dû faire un choix, qu'on a balancé entre "oui" et "non", que notre avis peut être biaisé par plein de choses (un refus d'office juste parce qu'on n'avait pas prévu de changer, qu'on est bien comme ça, qu'il n'y avait pas de raison de se poser cette question, ou alors une envie de faire plaisir, de craindre d'être quitté, etc...) et qu'on a dû répondre obligatoirement à la proposition, une non-réponse pouvant être considérée comme un "oui"... ou tout du moins pas vraiment un "non".

Ainsi, on "accepte un vote", même si on n'était pas dans la majorité gagnante. Mais on sait bien que beaucoup l'ont en travers de la gorge, ce principe démocratique ;)

Bref, c'est vrai que poly-acceptant évoque plutôt le côté négatif, "celui qui est mis au pied du mur"

Que pensez-vous du monodupoly = qui fait partie d'un couple monopoly, mais sans jugement de valeur : c'est juste sa situation, sans que l'on sache son degrés d'acceptation ?

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Discussion : [Musique] Chansons, poèmes, divers poly

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Leolu

le jeudi 11 avril 2019 à 11h46

Il y a 42 ans, aujourd'hui, Jacques Prévert disparaissait. Et je découvre sur twitter un extrait de poésie, tellement probant que j'en ai cherché la suite, avec le mot "polyamour". Je ne l'ai trouvée que sur un blog (présentée plus joliment), et pas ici. Alors, je vous la livre :

Chanson du geôlier

Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu'elle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Ou d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin de mes jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour

Jacques Prévert

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Discussion : Polys renommé.e.s, personnalités célèbres, etc

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Leolu

le mercredi 10 avril 2019 à 17h22

artichaut
De ce qui semble, d'après les commentaires des un.e.s et des autres, ça n'a pas l'air de ressembler beaucoup à du polyamour justement
(...)
Le polyamour, au contraire, à plutôt été inventé par des femmes (les hommes, n'ont pas besoin de ça, en système patriarcal : ils ont déjà l'adultère).

Tout à fait d'accord.

On a eu la période des mariages arrangés, avec ses infidélités "traditionnelles", presque codifiées ("Bel Ami").

Puis la période des mariages choisis, mais des divorces interdits, ce qui poussait là aussi à l'infidélité. Infidélités d'autant plus subies que le conjoint avait de pouvoir (Madame ne travaille pas ou Madame possède les 3/4 de l'entreprise).

On aurait donc un peu de mal à faire entrer ces deux catégories dans le strict "code" du polyamour, je pense. Parce que justement, le consentement en est une composante très importante (et ce, même s'il est difficile d'y arriver à 100%).

Donc Mitterand et Bocuse... pas vraiment sûr. Sartre et de Beauvoir, plus justement.

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Discussion : C'est terrible ce polyamour

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Leolu

le mercredi 10 avril 2019 à 16h48

Isabellaa
Cependant je ne suis pas encore prête a voir son autre.

bonheur
Tu vois, par exemple, je n'aimerais pas être qualifiée de "autre". C'est pas top pour elle.

Tiens ? Je n'avais pas ressenti d'élément négatif dans cette expression (ailleurs peut-être mais pas là). J'aurais tiqué, si elle avait dit :

"Cependant je ne suis pas encore prête à la voir, l'autre."

Mais "son autre", c'est juste une question d'altérité, un raccourci pour "son autre amour", "l'autre pendant de son trio".

Question de perçu... :-)

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Discussion : C'est terrible ce polyamour

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Leolu

le samedi 06 avril 2019 à 22h55

Siestacorta
"Fate", en anglais, c'est "destin".

Si on accepte ce qui "doit" arriver, (...), on prend des décisions qui nous mettent moins en contradiction avec la vie comme elle vient.

Je conseille un certain stoïcisme.

Voilà. Du lâcher-prise.

On se fait souvent beaucoup de mal à vouloir que les choses soient "autre", à s'imaginer comment on pourrait les arranger autrement, à s'énerver chaque fois qu'un détail nous rappelle notre malheur, à vouloir changer celui ou celle qui en est la cause, à se rappeler encore et encore combien le passé était doux et simple...

Les choses sont comme elles sont ! Et s'inquiéter n'y changera rien.

Le secret, c'est de profiter de ce qu'on a, de ce qu'on nous accorde, pleinement et sans arrière-pensées, de rester dans cette bulle de confort, et d'oublier tout ce qui est hors de cette bulle (= ce qui se passe pendant ton absence). De segmenter très nettement. Rester dans le présent, dans le plaisir de l'instant, dans le planning prévu (et profiter à fond de son planning solo, aussi !)

Et comme je le disais, je ne pense pas qu'on puisse vivre bien le polyamour, si on n'arrive pas à faire ça...

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Discussion : C'est terrible ce polyamour

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Leolu

le samedi 06 avril 2019 à 21h57

" tu ne sais pas vivre de cette façon" : de la façon "partageuse". Tu serais plus heureuse s'il n'y avait que lui et toi.

Mais j'ai peut-être dit beaucoup de bêtises...

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