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Polyamoureuse et borderline ?

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Popol (invité)

le mardi 15 mai 2012 à 21h44

Ca m’étonnerait que afleurde peau ait posé son diagnostic tout(e) seul(e)…
Les personnalités borderline, la plupart du temps, ont des comportements de mise en danger assez sérieux pour se retrouver en service de psychiatrie, le temps de poser ce très délicat diagnostic, et ça peut être long.

Y’a pas de médoc pour soigner ça… et c’est pas un symptôme, un médoc.

Pas se compliquer la vie, ben voyons, c’est si facile, hein. La vie d’un borderline peut être une longue douleur ponctuée d’épisodes encore plus douloureux. Automutilations, actings violents divers, et j’en passe.

Quand à cette supposée superforce du polyamoureux, alors là, au vu de ce que je lis ici depuis que le forum est ouvert, je peux du coup poser comme vérité vraie que désormais, en plus des œufs de poule et d’autruche, c’est officiel : les rhinoféroces pondent. Si si, le diagnostic vient d’être officiellement posé à l’hôpital Gallinacé, ça s’est passé près de chez vous.

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LuLutine

le mardi 15 mai 2012 à 22h00

Apsophos
[...] estimons-nous heureux que personne n'ait (encore) décidé de nous soigner)

(+) ^^

Manquerait plus que ça, tiens... ;)

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yellow

le mercredi 16 mai 2012 à 00h06

@ Popol,
Oui c'était maladroit, toutes mes excuses (je savais que je serais pas claire...). Médicaments ne sont pas symptômes évidemment, j'avais raccourci pour dire que si il /elle prenait des médicaments ça voulait dire symptômes dont tu parles (je connais aussi). Et bien sûr que c'est très douloureux, je ne minimise pas!
Mais quand on lit ce site on voit bien que le polyamour (au moins à ses premiers essais) est tout sauf facile.
Donc dans le cas d'un borderline, je me disais juste, sans certitude, que ce serait bien compliqué d'aller vers le polyamour pour tenter de trouver un équilibre de vie (nécessaire à l'atténuation des fameux symptômes.. et là je crois pouvoir affirmer)
Et je finissais en disant que si c'étaient plutôt des tendances borderline, sans prise de médicaments, sans diagnostique peut-être, eh bien... tout le monde avait le droit de chercher son équilibre et de tenter d'autres choses. Qui sait si la clé de nos folies n'est pas parfois dans ce-que-la-société-nous-impose ...
Voilà. promis je le referai plus.
:P

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bouquetfleuri

le mercredi 16 mai 2012 à 00h07

bah... si quelque jolie femme émettait le souhait de me soigner, je pourrais bien être malade, un peu...

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Popol (invité)

le mercredi 16 mai 2012 à 00h30

Yellow, juste un truc. Borderline, on l'est toute sa vie. Alors attendre d'avoir un certain équilibre pour tenter le polyamour qu'est tellement difficile déjà pour les gens équilibrés, boaf.

Afleurdepeau décrit bien comment, justement, le polyamour peut être un truc qui aide à vivre sa situation, déculpabilisant, déjà, et rien que ça, c'est cadeau.Mais le polyamour n'est pas en odeur de sainteté auprès de tous les non-polyamoureux...

Alors déjà que le regard qu'on pose sur sa maladie en alourdit la facture, si en plus elle s'obère du regard posé sur le polyamour, et par les polyamoureux eux-mêmes... quelle voie prendre pour passer au travers de l'existence? Yapuka se saborder, et c'est déjà trop souvent ce que fait une personne borderline.

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yellow

le mercredi 16 mai 2012 à 00h44

On est d'accord alors.
Mais tu admettras que c'est quand même un peu la mode de s'étiqueter/ se faire étiqueter dès qu'on ne se sent pas adapté. C'est dans cette hypothèse-là que je ne ferme pas la porte non plus à quelqu'un qui pose cette question, et de cette façon-là. (d'ailleurs je ne tiens aucune porte...)

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Popol (invité)

le mercredi 16 mai 2012 à 08h59

On est assez d'accord, sur l'ensemble, vrai.

Et même bien plus que tu le crois: j'ai exprimé régulièrement ici depuis l'an dernier ma lassitude devant cette tendance à étiqueter et s'auto-étiqueter... mais bon, d'un autre côté, j'y vois l'évidence que l'être humain a besoin d'appartenir à un groupe.

Et faute que ce soit toujours à un groupe valorisé, si le besoin de démarquage sociétal est fort, alors ce sera à un groupe décrié ou qui se sent juste rebelle.

Tout ça pour dire que la tradition de l'accueil, si elle reste sur le registre uniquement de la consolation, finit par risquer de rater un truc essentiel au soutien: renvoyer à celui qu'on souhaite aider deux-trois choses qui relèvent de la franchise, voire de la politesse d'écoute et de reformulation.

Enfin, perso, je trouve que ça aide tout autant, d'être un peu confronté.

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kerdekel

le mercredi 16 mai 2012 à 12h11

Ne pas vouloir se corriger, ou ne pas vouloir être compris, alors qu'on essaie justement de partager son opinion sur un site lu par des dizaines et des dizaines de gens par jour, donc en gros qu'on tente de communiquer...

Nan mais ça doit être moi, je dois être entrée dans la 29ème dimension sans faire gaffe -suis-je une dinde quand même!!-, c'est ma faute si je pige pas la logique, il DOIT y en avoir une, au temps pour moi, mes confuses...
#ironie

Sinon, @yellow, perso, je suis suivie par un psychiatre, pour bipolarisme (même si ça n'a plus ce nom, je donne ce mot là pour que tout le monde visualise. En plus ça fait penser aux ours polaires c'est amusant). Je vais le voir régulièrement, ça c'est tout un travail en amont. Quand les crises sont trop fortes et ingérables (dues à un mauvais échange des transmissions synaptiques, donc tu vois, c'est même physique, y'a pas de "ah-bah-faut-pas-être-deprimée-faut-sourire-à-la-vie-qui-te-sourira!" qui vaille, c'est de la mièvrerie de gens aussi empathiques que des chaises ça), je suis un traitement médicamenteux (qui agit donc au niveau de cette transmission synaptique et rétabli l'équilibre).
Parfois, t'as des coups de blues. Mais parfois c'est une pathologie psychiatrique, et il te faut de l'aide.
Si jamais ton psy te propose un traitement médicamenteux, ne soit pas effrayée. Mais prends bien garde a aussi avoir un traitement analytique avec lui/elle, en amont. Les médocs seuls ne te soigneront pas.
En revanche, ça n'a rien à voir avec le fait que je sois polyamoureuse. Mais alors RIEN. Quechi, nada, podezob. :) Ma pathologie, je la traite, mais avec qui je couche et qui j'aime ou suis capable d'aimer n'entre absolument pas en ligne de compte!
Ta schizophrénie ou ta bipolarité ou quoique ce soit ton trouble psychiatrique n'a RIEN à voir avec ton orientation sexuelle ou ton polyamour ou que sais-je.

Et pour que ce soit bien clair : (je suppose que ça l'est déjà mais bon) le polyamour n'est pas une maladie, ce n'est pas un symptôme, ce n'est pas une poudre verte magique à tous les maux de la terre non plus, ce n'est pas une girafe ou un chien qui s'appelle Toby, bref, c'est un mode de vie alternatif. Point. Au même titre qu'une relation exclusive ou au même titre que des dizaines de modes de vie différents en fait (dont on ne remettrai même pas certains en question, donc pourquoi celui-là plus qu'un autre, franchement, ça n'a pas de sens, il s'agit quand même pas de vivre en tuant des gens là) :-/
J'espère que ça ne viendrai pas à l'idée de quelqu'un ici de dire à des gens qui vivent par exemple dans une caravane, alors que la grande majorité vit sédentairement, que leur mode de vie nomade est une maladie chez eux, ou symptôme d'une maladie (genre si ils étaient "sains" il vivraient dans un appart ou une maison...) ? :-/
Bon bah voilà, le faites pas pour le polyamour. (+)

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Popol (invité)

le mercredi 16 mai 2012 à 12h53

Ne pas vouloir se corriger, ou ne pas vouloir être compris, alors qu'on essaie justement de partager son opinion sur un site lu par des dizaines et des dizaines de gens par jour, donc en gros qu'on tente de communiquer...

Nan mais ça doit être moi, je dois être entrée dans la 29ème dimension sans faire gaffe -suis-je une dinde quand même!!-, c'est ma faute si je pige pas la logique, il DOIT y en avoir une, au temps pour moi, mes confuses...
#ironie

Alors là c'est moi qui comprends rien de rien... Tenter n'est pas réussir en effet... Tu peux expliquer?

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yellow

le mercredi 16 mai 2012 à 14h14

Perso, Kerkedel, je n'ai connu de près qu'une personne borderline, ce qui m'a amenée à répondre à afleurdepeau. De ce que tu dis je ne pige pas tout non plus, je laisse des plus experts échanger sur ce sujet délicat.

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kerdekel

le mercredi 16 mai 2012 à 14h19

Je revenais simplement sur la confusion avec la maladie.
Le polyamour n'est pas une maladie. Ni mentale ni quoique ce soit.

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Popol (invité)

le mercredi 16 mai 2012 à 14h29

Il me semble que personne n'a jamais dit ça.

afleurdepeau, en parlant de maladie, parlait du trouble borderline. Enfin c'est comme ça que je l'ai compris.

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afleurdepeau

le mercredi 16 mai 2012 à 19h32

oui effectivement je parlais de ma maladie ,diagnostiquée depuis peu ..(merci Popol..)
Je tenais a revenir sur les propos de bouquetfleuri qui a très justement analysé l intérêt que je porte au polyamour ..Il me permet a la fois d atténuer ma souffrance et d'éviter de la transposer a L AUTRE puisqu il y en a plusieurs pour le coup :-)
Alors bien sur vous me direz le polyamour n est pas un remède (euh j crois que ça a été dit!!) ,peut etre! mais je me sens bien quand je suis aimée au pluriel et l amour que je leur porte qu il soit amical ou plus n en n est pas moins sincère ,..Et de toute façon ,je ne suis plus capable de vivre en couple car tôt ou tard je finirai par détruire cette relation

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afleurdepeau

le mercredi 16 mai 2012 à 19h49

sinon quelle voix me reste t il pour aimer et etre aimée :-( ..!?

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Apsophos

le mercredi 16 mai 2012 à 20h23

J'ai vu un certain nombre de psychiatres dans ma vie et je n'ai (presque) plus aucune confiance envers l'institution psychiatrique. Je peux vous assurer que certains pourraient rattacher la non-exclusivité affective à des troubles mentaux reconnus (déficit d'attention par exemple ?) et, oui, "prouver" que c'est un problème purement chimique, un déficit ou un excès dans la production de certains neuromédiateurs ou dans leur dégradation, comme c'est (apparemment, je ne suis pas neurologue) le cas pour les dépressions, les troubles bipolaires, les TDA... (mais à ma connaissance pas pour les schizophrénie ni les troubles du spectre autistique)

Quand on m'explique que mon trouble est de nature chimique identifiée (insistons là-dessus), j'attends que le traitement qu'on me donne montre une efficacité au bout de quelques mois. Et si je fais partie d'un programme de recherche (ce que je me suis mis à penser après quatre combinaisons de médicaments différentes en une année, sans effet bien entendu), j'aimerais en être informé.

Désolé pour la petite diatribe sur la confiance que j'ai dans ces gens bien intentionnés. Bien sûr je me base sur ma propre expérience. Kerdekel si ton traitement t'aide à mieux vivre ton handicap je ne vais certainement pas te conseiller d'y mettre fin.

(petite nuance : ne pas chercher à être compréhensible ne signifie pas que je ne cherche pas à être compris, et même si je ne cherchais pas à être compris ça ne signifierait pas que je ne le désire pas)

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Popol (invité)

le mercredi 16 mai 2012 à 20h53

Boh.

On n'est pas à l'abri d'une surprise, hein... à la suite des travaux d'Ameisen, on prescrit bien maintenant un antispamodique de base (le baclofène) pour guérir les addictions diverses : alcoolisme, boulimie, coke, tabagisme. Ca agit sur les neuro-transmetteurs... rien que ça, mévoui. Un pavé dans le jardin de ceux qui prétendaient que ce n'était qu'un manque de volonté, alors que c'est une histoire de circuit de récompense neurobiologique complètement niqué.

Alors jamais dire jamais...

A part ça afleurdepeau, je trouve ta philosophie tout-à-fait OK. Moi qui n'ai aucun don pour la vie de couple, s'il fallait du coup que je me prive d'amour, benzutalors.

Qué viva Mexico.

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LuLutine

le jeudi 17 mai 2012 à 18h44

afleurdepeau
je me sens bien quand je suis aimée au pluriel et l amour que je leur porte qu il soit amical ou plus n en n est pas moins sincère ,..Et de toute façon ,je ne suis plus capable de vivre en couple car tôt ou tard je finirai par détruire cette relation

Je pourrais dire quasiment la même chose que toi, et je n'ai aucune maladie (ou alors pas détectée ?? ^^ ).
Tout juste une petite intolérance alimentaire (je ne pense pas que ça puisse avoir un lien...).

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Popol (invité)

le jeudi 17 mai 2012 à 19h20

Nous sommes tous des polybordermourlines, na.

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afleurdepeau

le vendredi 18 mai 2012 à 14h01

concernant la force que suppose le polyamour ,je peux vous affirmer qu un bordeline en est capable car la douleur de la perte il la connait par coeur ,il est meme plus endurant a la souffrance que la plupart des gens dits "normaux"

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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afleurdepeau

le vendredi 18 mai 2012 à 14h12

il est un mélange de fragilité et de force

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