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Tout se dire ?

Jalousie
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Fripon

le mercredi 01 février 2012 à 00h35

Bonjour,

J'ai la trentaine et suis moi-même tout nouveau avec cette idée d'amour multiple. Je suis actuellement à me demander si je n'aime pas deux femmes. En revanche, j"ai envie de me sentir unique avec chacune d'elle.

J'ai essayé d'en parler avec l'une et l'autre, mais peut-être que je n'assume pas encore vraiment ou qu'elles n'acceptent pas alors j'ai l'impression que ce n'est pas "bien" de leur proposer de ce mode.

Plus clairement, je n'arrive pas à le dire clairement. Aussi, à sillonner le site, je vois que vous pouvez être très clairs dans votre communication, comme j'ai pu lire que le mari de l'une d'entre vous disait qu'il avait accepté, qu'il avait une "maîtresse" depuis 3 mois et qu'il allait partir au ski 1 semaine avec elle.

Etant donné le choc, les maux de ventre que cela peut vous donner, ne serait-ce pas mieux d'être un peu plus ambigu, de façon à ce que vous vous doutiez de ce qu'il se passe, mais pas que vous vous preniez cette "violence" (notez bien les guillemets) en pleine face ?

Par exemple lorsque jpourmoi-même lorsque l'une m'appelle pour me demander si je peux parler avec elle sur Skype (elle est à l'étranger) et que je rejoins l'autre moins d'une heure plus tard, ne vaut-il mieux pas évoquer un petit mensonge ?

Je sais que ça peut ne paraître pas très éthique, mais toute vérité n'est pas bonne à dire, si ?

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jullien

le mercredi 01 février 2012 à 07h55

Avec mon amie, nous nous disions un peu la même chose quand nous avons commencés à évoquer le polyamour : qu'on ne se poserais pas de question etc etc etc ...

MAIS, dans la pratique, ça s'est passé autrement....

Il était juste impossible pour moi de ne pas demander à mon amie comment s'était passé sa soirée.
Ce qui est étrange ( ce qui m'a paru étrange sur le moment ) c'est que nous avons eu une discussion magnifique, nous étions vraiment très proches, et ça en parlant de son flirt !!!

Mon sentiment est qu'une fois passé les première douleurs ( je suis nouveau aussi hein ! ça fais 15 jours ) plusieurs choses très belles apparaissent, ou se laissent entrevoir:

Entre autre :

1: on découvre chez l'autre une partie de sa personnalité que nous n'avons jamais rencontrés ; Lui-Elle face à sa vie amoureuse actualisée sans cesse ( ce n'est plus le passé lointain et pittoresque de ses anciennes amourettes, c'est présent, c'est vivant )
On a le privilège de partager ( si on y arrive ) ces choses pétillantes avec une personne qu'on aime.
Ce qui m’emmène au deuxième point:

2: J'ai le sentiment que notre relation ( avec mon amoureuse "principale" ) se "déplace":
Nous apprenons à laisser à l'autre un nouvel espace d'intimité ( et à soi aussi ! ) donc quelque part à abandonner quelque chose. Mais je crois que du coup, une nouvelle intimité
se fais jour....

Bref, tout ça pour dire que pour l'instant je ne peux pas imaginer ne pas parler beaucoup avec ma copine, y compris de nos relations "extérieures". Ce serai bien plus dur pour moi de seulement imaginer des choses.... ( arghhhh )

Bon à suivre

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PolyEric

le mercredi 01 février 2012 à 08h33

Fripon
Je sais que ça peut ne paraître pas très éthique, mais toute vérité n'est pas bonne à dire, si ?

La vérité est bonne à dire avec celles et ceux qui ont envie ou besoin de la connaitre.

Perso, je pense que la vérité est toujours bonne à connaitre.
Je fais des efforts importants pour être capable de l'entendre.
Faire tous ces efforts pour n'avoir droit qu'à un petit mensonge minable ?
Il est facile de comprendre que je ne supporte pas qu'on me prive de cette vérité.
Cela dit, je me suis déjà entendu dire que j'étais le seul à avoir envie de tout savoir, y compris dans les moindres détails (même ici, sur ce site, qui prône la vérité).

Quoi qu'il en soit, je trouve que ta question est très mal posée. Je la poserais plutôt comme ça :

"Je sais que ça peut paraître idéaliste, mais tout mensonge est mauvais à recevoir, non ?"

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Tchu

le mercredi 01 février 2012 à 09h42

Je suis d'accord avec cette phrase d'Eric : "la vérité est bonne à dire à ceux qui ont envie ou besoin de la connaitre"

Le week end dernier, j'avais indiqué à un de mes amoureux que je ne serai pas joignable jusqu'au dimanche midi, sans préciser pourquoi (j'ai le sentiment que je n'ai pas de compte à lui rendre sur chacune de mes activités, pour moi, quand on n'est pas ensemble, chacun est libre d'organiser son temps comme il l'entend).

Il m'envoies donc un petit texto dimanche midi pour me demander s'il peut me téléphoner, mais, en vérité, j'étais en train de prendre mon petit déjeuner avec mon autre amoureux, et je lui ai répondu que je le contacterai plus tard.

A mon retour, j'ai du subir un véritable interrogatoire sur la façon dont j'avais occupé ma nuit et ma soirée.

J'aurai pu céder au mensonge par omission en répondre "je n'étais pas chez moi, c'est tout" mais, connaissant le penchant de cet amoureux à se faire des films et à s'inquiéter, je lui ai donc dis la vérité, même si j'avais le sentiment qu'il interférait un peu dans ma liberté d'action.

C'est aussi ce que je lui ai dis, je lui ai demandé pourquoi il tenait tellement à savoir, il m'a expliqué qu'il s'était senti délaissé toute la soirée (pas forcément à cause de moi) et qu'il était un peu mécontent de savoir, rétrospectivement que MOI j'avais passé la soirée à m'amuser ET EN PLUS avec un autre.

Je crois l'avoir rassuré, et je n'ai pas eus l'impression de mentir.

Ma conclusion c'est "au cas par cas".

Pour ton histoire de skype, Fripon, j'aurais tendance à dire à ton amoureuse à distance : "Ok, un petit moment avec toi, mais juste un petit coucou, après, je dois partir." sans préciser d'avantage, sauf si elle le demande, et dans ce cas, prendre le temps de la rassurer "oui, j'ai rendez vous avec X. je te recontacte demain."

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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bouquetfleuri

le mercredi 01 février 2012 à 10h39

Fripon, la vérité (si cela existe) me paraît résider dans ce que tu écris : " j"ai envie de me sentir unique avec chacune d'elle. "
Cela signifie aussi que votre négociation sera différente.
Pour ma part, je suis partisan de la vérité-réalité à tout crin, pensant que la douleur qui peut apparaître çà et là est le symptôme que l'on n'est pas aussi prêt qu'on l'imagine, ou que l'on ignore encore des choses et ces signes nous mettent souvent dans la direction du travail à effectuer.
Cela étant, même si je suis partisan de cette vérité (parce qu'elle n'est pas toujours facile à dire et parce qu'elle est plus confortable pour moi, le mensonge étant toujours une manière d'ouvrir un nouveau livre dans lequel on ne se retrouve pas forcément) je suis d'abord attaché au respect du besoin ou de l'envie de l'autre. Et l'omission me permet souvent de concilier deux approches un peu décalées.
Mais j'aime bien tout savoir, comme la marque de confiance que je peux tout entendre ; un vieux reste de fantasme de maîtrise personnelle, sans doute

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Pinklady

le mercredi 01 février 2012 à 14h02

jullien
Ce serai bien plus dur pour moi de seulement imaginer des choses.... ( arghhhh )

Bon à suivre

Je trouve aussi ... la réalité est tjs plus simple et moins anxiogene. Et puis je te rejoins ds le fait que cela crée des liens uniques avec l'autre.

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LuLutine

le mercredi 01 février 2012 à 14h32

Eric_49
Faire tous ces efforts pour n'avoir droit qu'à un petit mensonge minable ?
Il est facile de comprendre que je ne supporte pas qu'on me prive de cette vérité.
Cela dit, je me suis déjà entendu dire que j'étais le seul à avoir envie de tout savoir, y compris dans les moindres détails (même ici, sur ce site, qui prône la vérité).

Ben non, tu n'es pas le seul.
Moi aussi.

Enfin, ça dépend ce que tu entends par "moindres détails" : je ne veux pas non plus savoir dans quelle position ils ont fait l'amour, ça fait partie de leur intimité, ça ne me regarde pas (et ça ne m'intéresse même pas en fait) !

Mais savoir, après avoir posé une question, que l'autre sera avec telle ou telle personne, qu'ils vont au cinéma ou faire une randonnée, ou rester à la maison en amoureux, plutôt que de m'entendre juste répondre : "Je ne serai pas libre", ça oui j'apprécie !
Ca prouve qu'on me fait confiance. Au contraire quelqu'un qui ne me fait pas confiance ne méritera pas la mienne (et j'ai tendance à la retirer assez automatiquement, instinctivement, dès qu'on me fait des cachotteries).

A part ça, pour répondre plus globalement à la question de Fripon : "tout" se dire ou un peu ou pas du tout, cela dépend des couples, c'est un accord à déterminer par les deux partenaires. Chacun son mode de fonctionnement !

Certains, au contraire de moi, préfèrent recevoir un simple "je ne suis pas libre" plutôt que "je vais au restaurant avec telle personne"....

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LuLutine

le mercredi 01 février 2012 à 14h47

Rebonjour Fripon,

Trois sujets qui pourront peut-être t'intéresser :

Du mensonge dans les relations.

Progressivité.

Polyamour et secret

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(compte clôturé)

le jeudi 02 février 2012 à 09h09

Ne poser aucune question c'est vraiment difficile. Moi j'aime bien savoir avec qui et de quelle nature est la relation. Après je ne pose aucune question sur le détail des activités, mais je crois que j'aurais du mal à me contenter systématiquement d'un "je sors et je ne suis pas dispo". D'autant que je ne suis pas jalouse, donc ce n'est pas une information que j'utiliserai pour faire une crise ou manipuler/culpabiliser celui qui sort. Disons que c'est de la curiosité et aussi le besoin de voir qu'il me fait confiance et qu'il n'y a pas de tabou là dessus, qu'il sait qu'il peut en parler ; un besoin de normalisation. Pourquoi ne pas le dire si ce n'est pas un problème ?
Je sais que c'est très différent dans les cas où il y a jalousie ou malaise vis à vis de la non-exclusivité. C'est plus délicat de dire "je vois machin/machine pour qui j'ai un petit sentiment" à quelqu'un qui n'est pas à l'aise avec l'idée. Dans ce cas... C'est à chacun de voir où il en est.

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(compte clôturé)

le jeudi 02 février 2012 à 09h28

LuLutine
Enfin, ça dépend ce que tu entends par "moindres détails" : je ne veux pas non plus savoir dans quelle position ils ont fait l'amour, ça fait partie de leur intimité, ça ne me regarde pas (et ça ne m'intéresse même pas en fait) !

Mais savoir, après avoir posé une question, que l'autre sera avec telle ou telle personne, qu'ils vont au cinéma ou faire une randonnée, ou rester à la maison en amoureux, plutôt que de m'entendre juste répondre : "Je ne serai pas libre", ça oui j'apprécie !

Tout pareil.
Quand mes amoureux vont au ciné, à la piscine, au restau, se baladent, font du vélo, etc. ils me le disent parce que ça fait partie des sujets que l'on aborde dans le cadre de nos échanges au quotidien. Ils me racontent de la même manière qu'ils vont dîner, voir un film ou faire quoi que ce soit d'autre avec une de leurs amantes. A mes yeux les activités sociales qu'ils ont avec elles ne sont pas différentes de celles qu'ils ont avec d'autres amis ou parents, je ne vois donc pas pourquoi nous n'en parlerions pas (comme dit Janis, "pourquoi ne pas le dire si ce n'est pas un problème ?"). Pour résumer, nous nous racontons de la même manière nos activités sociales respectives, quelles que soient les personnes avec qui nous partageons les-dites activités.

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PolyEric

le vendredi 03 février 2012 à 00h07

LuLutine
Ben non, tu n'es pas le seul. Moi aussi. ....Ca prouve qu'on me fait confiance.

Voilà qui fait plaisir.
Je me demande comment ça se fait que j'ai plaisir à ne pas être le seul qui aime savoir, voire qui demande à savoir.
En théorie, je devrais m'en foutre d'être le seul ou non, puisque ça ne joue pas réellement sur ma vie, et ça ne change pas vraiment la donnée.
Mais en pratique, le fait de savoir que je ne suis pas le seul, me fait du bien.
Va comprendre.

LuLutine
Au contraire quelqu'un qui ne me fait pas confiance ne méritera pas la mienne (et j'ai tendance à la retirer assez automatiquement, instinctivement, dès qu'on me fait des cachotteries).

Là, il y a une petite différence.

En ce qui me concerne, j'ai tendance, soit à avoir peur, soit à avoir l'impression qu'on cherche à m'emmerder (un peu sadique de me mentir quand on sait que je demande la vérité), soit à avoir l'impression qu'on me me prend pour un "méchant" ou un "salaud" (à qui il vaudrait mieux ne pas parler), soit tout ça à la fois.
Par ailleurs, il me semble que pour moi, l'amour rime avec communication.
Un mensonge (ou une cachotterie) consiste à polluer ou à couper la communication, donc à couper ou à polluer l'amour.

Ce n'est donc pas tout à fait pareil qu'un manque de confiance.
J'ai plutôt confiance. En effet, je suis alors certain de me faire niquer.
Il ne reste que la question de savoir si je me fait uniquement niquer sur la communication, ou si je me fais aussi niquer sur le reste. En général, les deux vont de pair, hélas.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 03 février 2012 à 02h28

"Un mensonge (ou une cachotterie) consiste à polluer ou à couper la communication, donc à couper ou à polluer l'amour. "

Pour moi, la pollution elle commence quand un partenaire veut trop en savoir sur mon emploi du temps.

Refuser de répondre n'est pas une cachotterie, mais faire respecter mon territoire.

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clairobscure (invité)

le vendredi 03 février 2012 à 11h45

Bon, parfois il y a aussi des choses qu'il vaut mieux cacher, par exemple parce que c'est un problème qu'on a à régler soi-même et qui ne concerne pas l'autre et/ou ça l'influencerait inutilement, ou on n'est pas capable d'en parler à ce moment-là, soit parce que c'est douloureux ou on n'est pas sûr de ce qu'on en pense... même s'il est "honnête" parfois de le dire a posteriori en expliquant pourquoi j'ai préféré ne pas en parler avant. A chacun d'être juge de ce qu'on considère comme "honnête" de dire ou non ^^

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Fripon

le samedi 04 février 2012 à 12h20

Tout d'abord merci beaucoup pour toutes vos réponses vraiment éclairées, je trouve que ce forum est d'un niveau très élevé en comparaison de bien d'autres que j'ai pu trouvé concernant la séduction.

Au sujet de ce que tu peux dire, "Eric_49", je n'aime pas tellement la formulation de cette remarque :

Eric_49
"Quoi qu'il en soit, je trouve que ta question est très mal posée."

que tu reformules ensuite en :

Eric_49
"Je sais que ça peut paraître idéaliste, mais tout mensonge est mauvais à recevoir, non ?"

Cela ne me convient pas pour 2 raisons :
1/ Dire "ta question est très mal posée" ressemble vraiment à un jugement de valeur et le superlatif "très" associé à "mal" ne me paraît pas correct,
2/ Ce n'est pas ce que je veux dire. Ma question est vraiment, si tu veux plus de précision,
"Doit-on TOUT se dire, dans les moindres détails, sous prétexte d'être honnête en disant la vérité et tout ce qui nous passe par la tête ?"

Le centre du sujet est pour moi où placer le curseur entre l'honnêteté à laquelle la personne a le droit et l'empathie (le ressenti des émotions de l'autre).
Ce dicton ne me convient pas tellement :

Eric_49
"La vérité est bonne à dire avec celles et ceux qui ont envie ou besoin de la connaitre. "

Parce que qui est-on pour dire qui a besoin de connaître la vérité ?
Je limiterais juste à :


"La vérité est bonne à dire avec celles et ceux qui ont envie de la connaitre. "

C'est quelque chose que je vous dis car j'ai réalisé que dans mes rapports amicaux, un bon ami sous prétexte justement d'honnêteté, d'affirmation de soi (qu'il essaie de développer), me sortait parfois des remarques blessantes pour moi sorties de nulle part, juste parce qu'il considérait que j'avais besoin de le savoir. Ce qui était faux. J'avais besoin d'être écouté. Et je pense que c'est ce qui importe dans le rapport à l'autre. Après il s'agit d'un bon ami, donc nous avons réglé ce différend.

"claireobscure" dit :

claireobscure
"A chacun d'être juge de ce qu'on considère comme "honnête" de dire ou non ^^"

Depuis cette histoire avec mon ami et après avoir fait quelques erreurs moi aussi, je me rends compte, que la personne en face a son mot à dire sur le fait qu'elle se prenne votre "polyamour" "en pleine face" ou non.

Je crois que l'on a vraiment trop tendance à nier le corps et ses réactions aux émotions, et trop intellectualiser. Si le corps fait souffrir c'est qu'il y a un problème et cela ne vient pas forcément de la personne qui souffre. J'ai réalisé dernièrement que dans notre culture occidentale, on néglige énormément les réponses du corps et que l'on cherche constamment à relativiser.

Pour en poursuivre sur l'aspect négligence du corps, j'ai réalisé hier en discutant avec un collègue que c'était valorisant de dire les choses "cash".

"Je te dis les choses "cash"" est souvent synonyme de "je suis franc" donc "je suis quelqu'un de bien", ce qui pour moi est une erreur, et plutôt un point de vue égoïste, avec juste le fait de se dire "je vais lui dire ses 4 vérités" pour se convaincre soi-même d'être quelqu'un de transparent, de bien.

Or qu'est-ce que la vérité ? Souvent il manque des tas de paramètres et nous avons souvent tendance en tant qu'êtres humains à tirer des conclusions hâtives...

Je me retrouve dans les positions de "Shamal" et "lulutine". D'ailleurs je vous remercie car cela me permet vraiment d'apprendre à nuancer. Effectivement pour avoir aussi des relations multiples (peut-être pas du polyamour encore), quand j'entends juste des "Je ne serai pas libre", je n'aime pas.

Ce qui donne lieu à trop d'interprétations, tandis qu'effectivement si j'entends un "je vais au cinéma" ou "en randonnée" ou autre... cela me conviendrait mieux. Comme je ne pense pas être prêt ou peut-être ne pas avoir envie de polyamour un petit mensonge comme "je vais au cinéma avec un ami" ou même "je vais au cinéma entre copines avec unE amiE" me conviendrait mieux car de toute façon on aura convenu auparavant du fait que notre relation n'est pas exclusive et que de toute façon c'est clair entre nous.

Mais qu'elle ne va pas se mettre à embrasser le mec devant moi, dire combien c'était génial quand ils étaient en weekend à Londres, à mettre "en couple" sur le statut facebook, à dire comment il s'appelle, ce qu'il fait comme travail, qu'ils avaient fait l'amour dans un champ et qu'elle a adoré, etc...

Par exemple, moi-même, je vais prendre soin de ne pas laisser traîner des bijoux chez moi, enlever les cheveux qui traînent, les diverses affaires personnelles, etc...

Vous voyez l'importance de la nuance dont je parle ?

Je me retrouve aussi chez "Popol" :

Popol
"Pour moi, la pollution elle commence quand un partenaire veut trop en savoir sur mon emploi du temps. "

C'est d'ailleurs ce qui me pousse au mensonge, car je sens que cela implique comme un rapport de force. Notamment ce que j'ai pu connaître avec une fille qui fait semblant d'accepter l'idée des relations multiples, puis qui va fouiller dans mes SMS et me fait la gueule ensuite.

Puis elle va balancer des tas de commentaires sur Facebook, ce que mes amis peuvent voir, parler de moi à sa famille etc et me dire "et toi tu as parlé de moi à ta famille ?" en appuyant la justification sur "moi je n'ai rien à cacher". Or, je n'ai pas envie de parler d'elle à ma famille. Pas encore. Je ne me sens pas assez à l'aise avec ma famille. Est-ce que vous cernez que sous forme de prétendue clarté entre les elle et moi, je me retrouve du coup relativement "victime" d'un rapport de force ?

PS : j'essaie de mettre les formes, mais parfois je peux communiquer de façon un peu violente, j'essaie d'améliorer ça, mais il faut le reconnaître, le sujet dont parle tout ce site Web implique d'apprendre à mettre en retrait son ego... Par ailleurs pour en parler plus clairement ça me fait penser que j'aimerais bien rencontrer des gens parmi vous dans la vraie vie :)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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PolyEric

le dimanche 05 février 2012 à 01h02

Ici, c'est aussi la vrai vie. Mais si tu veux voir des poly en chair et en os, il y a souvent dans les grandes villes, des café poly (qui ne contiennent pas que des poly), il y a aussi le week end poly que j'organise en Juin, et les messages perso pour joindre les gens directement (cliquer sur le pseudo puis sur "envoyer un message").

Fripon
Dire "ta question est très mal posée" ressemble vraiment à un jugement de valeur et le superlatif "très" associé à "mal" ne me paraît pas correct,

Quand je disais que ta question était très mal posée, je n'étais pas sérieux, c'était volontairement provocateur, je ne faisais pas vraiment un jugement. Tu n'es pas le seul à prendre la mouche sur mes propos, et je dois dire que je m'en fou complètement. Dans le cas présent, je cherchais à faire remarquer que l'angle sous lequel on aborde toujours cette question, est quelque peu orienté. A savoir qu'on choisit bizarrement de se demander si la vérité est bonne à dire en toutes occasions, plutôt que de se demander s'il existe des mensonges qui sont bons à dire.

L'utilité d'un mensonge est plus flagrante pour celui qui l'émet que pour celui qui le reçoit. La plupart des gens exigent d'avoir le droit de mentir, mais n'aiment pas qu'on leur mente, signe à mon sens que ce "droit de mentir" est également un "droit de faire du mal". Par suite, ton blabla sur le courage de mentir passe mal avec moi. Le courage consiste à dire la vérité en toutes occasions.

Cela dit, je suis d'accord que si la vérité est utilisée comme une arme de destruction de personnes sensibles, il vaut mieux effectivement ne pas l'employer (on peut quand-même dire qu'on ne dit pas tout, afin d'éviter les sujets qui fâchent, ce qui évite à l'autre, de se faire des idées et de tomber de haut plus tard).

Fripon
...qui est-on pour dire qui a besoin de connaître la vérité ?

Cette fois ci, la question est bien posée. :-)

Et bien, en ce qui me concerne, je suis moi, et j'estime que j'ai une vision non nulle de ce que les gens ont besoin. Certes, je peux me tromper, mais les gens se trompent aussi sur leurs propres besoin.

Je te pose maintenant deux questions en retour :

1) Qui est tu, toi, pour savoir de quoi tu as besoin ?
et
2) Qui est tu, toi, pour savoir que les gens savent très bien de quoi ils ont besoin ?

Bref, à ce petit jeu, on peut aller très loin.

Le fait est, que tu décide comme ça t'arrange, dans tous les cas.
Toi tu décide de mentir de temps en temps, c'est ton droit.
Moi je décide de dire la vérité à chaque fois, c'est mon droit.

Je ne suis pas plus égoïste que toi, ou alors je te pose la question suivante :
Qui es tu, toi, pour savoir qui de nous tous est plus égoïste que l'autre ?

Excuses, en fait, je sais qui tu es. Tu es quelqu'un qui décide seul, que les égoïstes sont ceux qui ne font pas comme toi.

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Popol (invité)

le dimanche 05 février 2012 à 10h16

D’accord avec Clairobscure : tout est dans la nuance, ou plutôt dans l’appréciation, et même l’intention. Suivant les moments, je dirais ou ne dirais pas un truc précis ; ne serait-ce que par ce que si dire va au-delà de dire, c’est-à-dire vise à être entendu, compris, métabolisé, c’est mieux de choisir son moment.

Fripon : j’adhère à tes remarques concernant le manque d’écoute, et le furieux besoin que certains supposés copains ont de nous envahir avec quelque chose qui n’a pas été demandé. Par contrecoup, quand quelqu’un commence à me parler de quelque chose, je lui demande s'il veut juste être écouté et quittancé / s'il veut un coup de main pour formuler clairement ce qui le dérange / s'il souhaite un avis / et en dernier lieu s'il veut savoir ce que moi je ferais dans sa situation.

Par mail, c’est moins évident que de visu ou au téléphone.

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Popol (invité)

le dimanche 05 février 2012 à 10h28

Qui est-on, soi, pour savoir ce dont on a besoin?

Hé bien, soi-même, et je ne vois nul autre de mieux placé pour exprimer ses propres besoins, ce qui est un rude apprentissage et un énorme boulot en soi, et qui dure toute la vie: passer de quelque chose qu'on ressent, à sa formulation. Et le dire à qui de droit, et ne pas se cacher les choses à soi-même, ni confondre les besoins intrinsèques et ceux qu'on finit par croire siens parce que sinon des relations cassent (un peu de co-dépendance avec votre poêlée de légumes, chère madame? :-) ).

Qui est-on, soi, pour savoir que les gens savent très bien de quoi ils ont besoin?

Beeen... Juste quelqu'un de réaliste, qui ne va pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, ni sans y avoir été invité; qui ne croit pas savoir pour quiconque(c'est déjà assez balèze de savoir pour soi-même!), et je crois que ça balance entre une affaire de modestie et de conscience de ce que le pouvoir et la prise de pouvoir peuvent faire comme dégâts dans les relations; surtout quand on bosse dans des milieux où on a effectivement du pouvoir.

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Popol (invité)

le dimanche 05 février 2012 à 10h37

Fripon : "j'ai envie de me sentir unique avec chacune d'elle. "

Tu peux préciser? Je ne comprends pas très bien.

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PolyEric

le dimanche 05 février 2012 à 12h13

Quand on ment, en pensant bien faire, on pense que celui qui écoute a besoin d'entendre un mensonge, donc on décide bien de ce qu'il a besoin.

Personnellement, je ne me rappelle pas avoir demandé aux concepteurs de ce site de créer un site de discussion sur le polyamour, et pourtant j'en avais besoin sans le savoir.

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Popol (invité)

le dimanche 05 février 2012 à 12h36

Ah non Eric... quand je ne dis pas tout, c'est pour me protéger moi, pas pour prétendument répondre à un supposé besoin de l'autre - ce qui serait aberrant d'ailleurs: comment pourrais-je avoir connaissance d'un besoin sans avoir demandé s'il existe, dévoilant par là-même ce que je ne veux pas dire?

C'est en plus très différent de ce que tu décris dans ton deuxième paragraphe: une offre qui par hasard répond à un besoin - ce qui n'a rien à voir avec connaître ou ne pas connaître la vérité.

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