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Gérer ses émotions

Jalousie
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NiouNiou08

le mardi 22 octobre 2019 à 11h34

Bonjour,

Je reviens parmi vous avec un nouveau post, besoin de vider mon sac avec des personnes compréhensives et qui auront sans doutes des conseilles avisés.
Merci à vous par avance, je suis venue ici souvent avec des questions et vous avez toujours su me répondre avec bienveillance.

Pour que vous compreniez bien, je suis avec ma compagne depuis 4 ans et demi, relation exclusive au départ, puis il y a quelques mois, j’ai commencé à ressentir quelques choses pour quelqu’un d’autre, cela n’a pas donné grand chose et s’est fini tragiquement avec cette autre femme mais cela a au moins ouvert la discussion dans mon couple.
On a parlé beaucoup, on s’est dit que finalement l’essentiel c’est que l’on s’aime, on s’est pacser, on a changé de ville pour des questions de boulot, ça a été compliqué car on a été sans logement pendant quelques moi..
On a fini par se retrouver un chez nous, on finit de vider les cartons là.. Y’a 15 jours ma femme m’avoue avoir rencontré quelqu’un qui lui plait, avec qui elle se sent bien et pense qu’il peut se passer quelque chose. Sachant que j’ai vécu la même chose, il y a quelques mois, je lui dis que je serais là pour elle, qu’il faut qu’elle aille au beau de tout ça, je veux juste son bonheur...
En fait, au départ cette discussion m’a plutôt rendu heureuse, elle a fait preuve d’une grand honnêteté, elle a su me rassurer..
Et pourtant malgré tout ça, je suis profondément jalouse, le bon côté de cela c’est que je l’aime encore plus, je recommence à lui faire des cadeaux comme au début, plein de choses que la routine avait un peu écorné..
Mais le problème c’est que par moment, j’ai aussi des phase down pas cool du tout.. Malgré toute la compréhension dont je fais preuve, j’ai une peur panique de la perdre... Ajouter à ca mon manque chronique de confiance en moi, la dynamique autodestructrice dont je fais preuve quand j’ai mal et vous avez mon état actuel..
Dés moment où le monde est tout beau tout rose et d’autre ou j’ai l’impression que tout s’effondre..

Donc j’ai essayer de me changer les idées, j’ai repris contact avec d’ancien ami, j’ai rencontré des gens et puis il y a eu cette fille, je la connais depuis très peu mais elle a un truc, je sais que ça ne durera qu’un temps.. J’en ai discuter avec ma femme, elle me dit qu’on peu vivre nos trucs chacune de notre côté, que cela ne changera rien à notre relation.
Et honnêtement, j’ai envie d’y croire, je sais qu’il s’agit de la personne avec qui j’ai envie de faire ma vie.
Pourtant, la c’est compliqué pour moi, j’ai été éduquée dans un concept où la fidélité est primordial est bien que je comprenne que c’est pas fait pour moi, que mes vrais valeurs sont l’amour, la sincèrité et la communication. Il est difficile de s’en détacher..
Donc en clair, le fait que ma femme a quelqu’un d’autre en tête continue de me faire mal malgré la bonne volonté que je met pour faire évoluer la situation et l’autre femme qui a commencé à entrer dans ma tête à moi me fait terriblement peur car j’ai l’impression que si je cède, je fou tout en l’air et même ma femme n’arrive pas à ma convaincre du contraire..

Bref j’suis un peu beaucoup paumée et j’ai besoin de vos conseils..
Merci

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bonheur

le mardi 22 octobre 2019 à 13h15

Bonjour NiouNiou08,

J'aurai une simple question : te projettes-tu ?

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NiouNiou08

le mardi 22 octobre 2019 à 14h06

Salut bonheur,

C’est à dire si je me projette?
Désolée j’ai du mal à saisir le sens de ta question..

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bonheur

le mardi 22 octobre 2019 à 14h38

Mon expérience ne vaut que pour moi. Elle n'est pas institutionnelle. Toutefois, j'ai une imagination débordante et une réelle capacité à me projeter. A imaginer un futur. Evidemment, la réalité, enfin ce que je vivrai ne sera pas à l'image de mes projections (souvent j'ai plusieurs imaginaires alternatifs, c'est l'intérêt). Par contre, dans mon imaginaire, mon émotionnel a toujours une grande part. Pour moi, c'est la base de mon vécu et de ce à quoi j'aspire : l'émotionnel entre autres, mais l'émotionnel en particulier.

J'ai lu ton autre post sur le nœud d'autoroute et le fait de tu sois TDAH. Je pense que ma différence réside dans le H, je ne suis pas une hyperactive. Mais TDA, ça oui. Gamine mes bulletins trimestriels le démontrait déjà. Je décroche facilement, ce qui en fait n'implique pas que je ne sois plus dans l'attention demandée. Je suis ailleurs et ici (en toile de fond). Depuis, ben juste je me fais confiance. Je sais que ce qui est en toile de fond, n'est pas moins présent. Mon cerveau est ainsi, je le laisse jongler plutôt à sa guise.

J'en reviens aux projections. Oups, je me suis égarée ! Aucune importance, au final, mon cerveau tu vois était aussi à cela. Il y a un lien entre la TDA et la projection. Ne pas choisir le moment ni la pensée. Ce qui parcours, est. En faire un constat et non un handicap. Par exemple, quand je conduis, je me surprend souvent à "tiens, je suis déjà là dans mon trajet". Est-ce dangereux ? Je dirai non. Il est déjà arrivé qu'un réflexe de freinage ou d'évitement survienne, me ramenant à ma conduite, mais disons, sans moi. J'ai de bons réflexes et ça m'a déjà éviter bien des désagréments. Je me moque de ce qui se passe dans ces moments-là dans mon esprit, mais c'est là, et bien présent.

Tes projections sont à l'identique. Si elles sont présentes (d'où mon questionnement), il faut les laisser. Inutile de provoquer, inutile de contrarier. C'est ma façon de me tranquilliser de l'avenir. Ma crainte est, voir mes peurs, mais j'appréhende mieux en vivant sans le vivre. Je suis une éternelle et indécrottable positive. Aussi, même si mon scenario n'est pas agréable, il sera tout de même beau. Pourquoi ? Parce que mes émotions seront vécues. Je vis aussi une non réalité et m'y accomplis. L'important étant l'accomplissement. Je fais de nombreux "rêves" entre deux eaux : ni réveillée, ni endormie. On pourrait dire engourdie. J'adore ça. Evidemment, je sais que c'est de l'imaginaire. Je fais la part de la réalité et la part d'engourdissement. Quand je lis sur certaines formes de médiations, je reconnais un peu ma démarche, bien que pas complètement.

Ce qui prévaut à mes yeux, c'est de laisser faire. Ce qui est naturel ne peut te nuire. Juste reconnaitre la légitimité et se fier à soi. C'est ma façon de m'aimer et de me faire confiance. Si je me contrarie, rien de bon se présentera à moi. Et puis, la vie est impermanence. J'ai relu tout à l'heure un post de moi vantant les mérites de mon métier. Aujourd'hui, ce métier me mine. J'ai fait la démarche d'opter pour une transition professionnelle. A la base, je craignais que ce nouveau métier, avec la philosophie à laquelle j'aspire l'exercer, m'éloigne du facteur humain dont j'ai encore et toujours à cœur de conserver. Et au final, je m'aperçois qu'avant même d'être dedans, j'ai noué des contacts qui nourrissent en avant première mon envie, mon projet, mon accomplissement. Je débute ma formation le 18 novembre et j'ai déjà des prévisions de rencontres :-D . Je pensais être isolée. J'avais écrit des articles que je pensais non lus… et au final, je ne suis pas seule !

NiouNiou08, fais toi confiance ! Fais confiance à ta compagne ! Fais confiance à ton environnement et si tu projettes, et bien laisse faire.

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NiouNiou08

le mardi 22 octobre 2019 à 16h07

Merci pour ton commentaire bonheur, tu met le doigt sur une grosse problématique en ce qui me concerne, je ne sais pas laisser faire, je suis toujours sur mes gardes, je cherche toujours à quel moment on va me pièger..
La faute à une enfance passer avec un père pervers narcissique pour qui je n'étais rien, jamais assez bien, peu importe mes efforts.. Il avait systématiquement le dessus, toujours une pique un acte blessant en réserve..
J’ai également vécu un truc similaire avec mon ex, sur fond de tromperie de mensonge et de manipulation.. j’avais fini par penser que j’avais un problème.. C’est à cette période en effet que l’on m’a diagnostiqué TDAH (avec H ce qui fait donc que je suis d’une grande impulsivité et donc je cherche toujours le contrôle sur ça.. un peu trop sans doute), on m’a également diagnostiqué HPI.

Bref tout ça pour dire qu’en effet je me projette mais actuellement, je me projette surtout dans mes peurs, parfois j’arrive à relativiser mais actuellement, je passe mon temps a tourné en rond sur les mêmes problématiques. Et le pire c’est que je n’arrive pas à lâcher prise, on m’a tellement demandé d’être parfaite qu’aujourd’hui, j’ai l’impression de reproduire le même schéma.
Toutes mes projections vont vers une peur incontrôlable de perdre ma femme et cela même si rationnellement, il n’y a aucune raison.
Je pense que cela vient d’une vieille blessure à régler, j’ai toujours eu peu de confiance en moi, cela n’aide pas.

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bonheur

le mardi 22 octobre 2019 à 16h50

Nous avons tous à comprendre de notre passé. Il ne faut pas focaliser non plus. Egalement, nous ne sommes pas que notre passé. Nous sommes nous avant tout. Je suis désolée que des personnes n'aient pas su voir qui tu es. C'est le tort de notre société. Nos parents pensent toujours qu'ils font ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants. Le hic, c'est qu'ils font comme s'ils étaient à notre place, ce qui n'est pas le cas.

Par exemple, ma mère, comme j'avais toujours les mêmes remarques sur mes bulletins de notes, qui étaient moyens (ni mauvais, ni bons), me trainaient chez les psys. En effet, comment la fille d'un surdoué, petite fille d'un couple de dentistes et arrière petite-fille d'ingénieur, pouvait être à ce point nulle scolairement ? Incompréhensible. Il faut croire que j'y mettais de la mauvaise volonté :-) . Une certitude, presque. On m'a cherché des poux dans la tête, là où il n'y avait que de l'originalité mais rien de malsain.

J'ai eu une période de ma vie, le début de l'âge adulte (on va dire de 18 à 38 ans) où j'étais une instable mais normale. Mon "instabilité" professionnelle pouvait se justifier par la conjoncture. Toutefois, là encore, c'était juste que je n'étais pas à ma place. Certes, mes acquis me servent encore aujourd'hui. Je n'ai pas perdu mon temps. Dans un parcours de vie, il faut conserver du passé ce qui est bon. Il faut se départir du reste. C'est ce que j'ai appris à faire.

Un principe que je me reconnais désormais. L'apprentissage par la négative. Mon avenir, je l'ignore et bien malin celui qui peut le présumer. Toutefois, quand on me demande ce que je veux, je répond que je ne sais pas exactement, mais que j'ai une idée très précise de ce que je ne veux surtout pas.

On peut toujours trouver des chemins transversaux qui nous conviennent. Par exemple, je ne désire pas faire de thérapie, même si une récente expérience me prouve que certain-e-s psy d'un courant particulier peuvent faire du bien. Pourquoi ? Ben j'ai été trainé chez des psy sans mon consentement. Et tout ça pour entendre au final que je ne souffrait de rien. Il faut évidemment se remettre dans le contexte des années 70 à 80. Aussi, ce genre d'aide extérieure serait purement et simplement contre-productive. Par contre, lire des ouvrages de développement personnel et en recueillir ce qui me convient, ça oui. Bon au final, ces livres sont écrits par des… psy (ou apparenté). Donc, il serait faux de dire que je ne tire pas profit d'eux. Juste la méthode me convient.

Tu comprends, le passé n'est pas une fatalité. On doit s'en départir en apprenant de celui-ci par la négative. J'ai subi des "surdoués" durant mon enfance. J'ignore le mien. Je sais seulement qu'il n'aura rien à voir avec celui de mes ancêtres. J'ai un QE trop développé pour cela.

Cette volonté de contrôle t'a été peut-être inculqué. Si elle est instinctive, alors il faut composé avec. Si elle est imposée et que tu n'arrives pas à t'en départir, alors tu as un travail à accomplir. Celui-ci sera difficile et demandera de l'énergie, de la force de caractère. Tes autres facultés naturelles viendront à la rescousse. Le fait de vouloir devenir ce qui ne t'a pas été imposé, est un bon début. Se départira ce qui doit, restera ce qui doit. Le résultat sera un toi authentique. Le délai, ben il n'y en a pas. On fait de notre mieux et ça prend le temps que ça doit.

Ton entourage t'accompagnera. Je le souhaite en tout cas. Autant que tu accompagnes ton entourage et venir exprimer ici est un début encourageant (+) .

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NiouNiou08

le mardi 22 octobre 2019 à 22h20

Merci, as-tu quelques références en terme de livre de développement personnel? Sachant que j’adore lire et que j’adore tout ce qui traite de l’humain et ses comportements.

En réalité, je pense que ce besoin de contrôle provient essentiellement de mon impulsivité (mieux vaut ne pas me croiser quand je suis en colère, je suis un ouragan) donc j’ai pris le partie d’enfermer tout ça dans une boîte, un moyen de contrôle. J’y ai mis également la douleur et Dieu sais que cette situation me fait mal alors que c’est moi qui ai ouvert la discussion.
Ma femme voit quelqu’un, moi j’ai rencontré une femme avec qui le courant passe très bien, c’est en accord avec ma version du couple et de la vie et pourtant je le vie si mal..
En fait je cherche le contrôle à tout prix parce que je n’ai jamais été moi même, ça me fait peur. Je sais que je me connais pas si bien et c’est comme si le fait de lâcher prise aller faire de moi quelqu’un de moins aimable. Quelqu’un de différent.

Je sais que tout ce qui me fait mal provient de moi, pas de la situation, car après tout c’est moi qui l’ai proposé, seulement je me prends en pleine face toutes mes vieilles blessures..
Moi, j’envisage sérieusement de commencer une thérapie parce que je suis pas sûr d’avancer dans le bon sens seule.
Et aussi parce qu’au final, j’ai assez peu de personnes à qui parler, j’ai ma femme et j’ai une amie (qui ne comprendrait probablement pas mes choix) mais c’est tout.
Donc j’me dis que quelqu’un d’exterieur, d’inconnu mais de bienveillant ça ne peut me faire que du bien,
En tout cas, merci à toi bonheur de me répondre, je pense avoir grand besoin de parler à quelqu’un de bienveillant

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bonheur

le mardi 22 octobre 2019 à 22h51

Oui, on a tous besoin de quelqu'un qui juste écoute et aborde le côté humain avec un regard… différent, particulier, atypique, singulier…

Je peux te recommander des auteurs, mais les livres qui me font du bien ne sont pas obligatoirement ceux qui te feront du bien. Laisse toi guider par ton instinct pour ce choix qui au final doit être tout personnel. Si tu disposes d'un petit budget, n'hésite pas à acheter. C'est ce que je fais. Si un livre ne me plait pas, je le ferme et je me dis "à qui, dans mon entourage, ce livre pourrait faire du bien" et du coup je l'offre en disant que je pense qu'il sera mieux dans la bibliothèque de cette personne que dans la mienne. C'est tout bête et puis comme ça, ben je n'ai pas l'impression d'avoir dépensé pour rien. Déjà, parce que ce livre fait parti de mon apprentissage par la négative (ça ne me convient pas) et aussi parce que je fais plaisir à autrui, finalement.

Parmi les auteurs :

Serge Chaumier
Guy Corneau
Isabelle Filliozat
Daniel Goleman
Laurent Gounelle (romans)
Alain Héril
Susanna Mc Mahon
Jacques Salomé
Ruediger Schache
Yves-Alexandre Thalmann
Saverio Tomasella

Peut-être commencer par un tout petit livre génial sur les émotions, de Olivier Nunge et Simone Mortera (gérer les émotions - des réactions indispensables). Je n'aime pas le terme gérer dans le livre et certains passages m'ont interpellés dans ma réflexion. Toutefois, amener à la réflexion est intéressant, vraiment (et puis pas cher, en plus)

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NiouNiou08

le jeudi 24 octobre 2019 à 16h16

Salut,

Merci pour les conseils sur les bouquins, j’vais faire quelque recherche.

J’ai mis du temps à venir répondre, je suis dans une grosse phase down depuis 72h et je vois tout en noir. Ma femme fait des efforts elle essaye de parler mais je tourne toujours sur les meme questions..
Elle arrête pas de me dire que ça ne changera rien pour notre relation, etc..
J’arrive pas à arrêter le moulin dans ma tête qui hurle que je viens de la perdre et que tout les projets qu’on a fait sont à enterrer..

J’ai couper tout contact avec la femme avec qui je discutais, pour aucune raison d’ailleurs. Juste elle voulait qu’on se rencontre ce week end en vrai pour la première fois et ça m’a fait paniquer.. Je suis en crise de panique permanente depuis 72h, j’arrive même plus à dormir..
Honnêtement, j’ai pas vraiment de solution au problème et je sais que ça vient de moi, qu’il n’y a que moi qui peut m’aider mais je trouve pas les clefs pour avancer.
J’ai plutôt l’impression que je fais des pas en arrière..
Désolée, c’est un peu le désespoir qui parle et mon ventre qui proteste, complètement nouer..

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bonheur

le samedi 26 octobre 2019 à 16h03

Conflit entre la tête et les tripes. Récurrent. Il faut parfois en passer par là. La vie est impermanence.

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Merlyn

le dimanche 27 octobre 2019 à 11h01

J'imagine que tu sais maintenant que le fait d'être poly n'immunise pas contre la jalousie ou le sentiment d'être down par moment., je trouve que tu réagis bien tout de même, tu as compris qu'il fallait communiquer, s'entourer, je te souhaite bon courage quand tu es en période de down et plein de bonheur quand tu es dans l'autre période :).

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