Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Comment le dire ?

#
Profil

zina

le vendredi 09 septembre 2011 à 18h58

-

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#
Profil

Junon

le vendredi 09 septembre 2011 à 20h12

Bienvenue Noone,
je pense que tu es à même d'évaluer la possibilité (ou non) de voir le point de vue de ton compagnon évoluer...mais je pense que si celui-ci choisit autant de se reposer sur toi (et de faire ainsi dépendre son bonheur de toi), il va être extremement difficile de renoncer à cette totalité qu'il a l'impression d'avoir avec toi.
Par contre, je ne pense pas que cesser de penser à l'un quand on est avec l'autre soit possible. De mon point de vue, impossible de cloisonner aussi parfaitement ces 2 vies...difficile d'être rationnel quand on tente de "gérer" (je déteste ce mot de bureaucrate!) des émotions...
Bon courage, en tout cas!

#

(compte clôturé)

le samedi 10 septembre 2011 à 00h34

zina : en général certainement, mais là, noone29 raconte une histoire particulière et très détaillée où l'application routinière du cas général ne semble pas fonctionner.
Je ne vois pas pourquoi ça lèse celui qui n'a pas accès à la vérité : il n'est du coup pas obligé d'abandonner la femme qu'il aime et en profite pleinement.

#
Profil

noone29

le samedi 10 septembre 2011 à 10h17

Il ne faut pas oublier aussi un point important. Je vis avec T depuis 6 mois et le connais depuis 16 mois. C'est court pour prendre la décision de vivre ensemble car cela engendrait un certain nombre de changements (département, travail, la cohabitation de nos enfants d'âges différents) Si cela a été décidé, pour lui comme pour moi, c'est que nous savions ce que nosu voulons et nou sne le regrettons pas. Admettez qu'il est aussi difficile pour un monogame dans l'ame fraichement "en couple" d'accepter que son partenaire en aime un autre. Je comprends qu'il puisse douter de l'amour qui les lie en rapport à un couple qui se connait depuis plusieurs années, qui a un passé commun, des épreuves partagées etc...
Je connais D depuis 7 ans et m^me si nous n'avons jamais "consommé", nos discussions sur notre "attirance/affection/attachement qui ne faiblit pas bien au contraire malgré le temps, l'éloignement, l'absence, nos vies de couple respectives a fait murir et accepter cette évidence que nous nous aimions ou alors nous sommes obsessionnels et il faut que l'on se fasse soigner :-)
Alors je ne dis pas que T ne pourra pas le comprendre mais pour l'instant, compte tenu de son manque de confiance en lui, je dois le conforter dans notre amour mutuel, je pense simplement que ce n'est pas le moment.

Quand à avoir peur de souffrir par risque d'être quittée, ça me fait un peu rigoler des genoux. J'ai un passé, c'est ma quatrieme union, certaines séparations ont été plus douloureuses que d'autres certes, mais je ne suis pas quelqu'un à me lamenter. Personne ne mérite que je me laisse aller à la dépression, à m'oublier, à me refuser le bonheur. J'ai toujours rebondi, j'ai toujours cru en l'avenir.
Simplement en vieillissant, les choses ne se font pas aussi facilement car on sait ce qu'on ne veut pas, je ne tombe pas facilement amoureuse, ni le physique, ni la situation, ne sont déterminants, c'est surtout la personnalité qui compte et un je ne sais quoi de chimique incontrolable.

J'ai connu des décés de trés proches autour de moi et cela oui est grave, la maladie, les accidents, toutes ces choses qu'on ne peut controler ni prévoir et qui sont irrémadiables. ca oui, c'est dur, c'est triste, on fait son deuil avec le temps et commedisent les anciens, 'c'est la vie' et c'est injuste.

Alors quand on a conscience de notre "finitude", oui, on profite de la vie et on ne veut pas faire souffrir ceux qu'on aime.
c'est de pouvoir faire les deux qui n'est pas facile.changer une mentalité ou du moins créer une ouverture d'esprit c'est un travail de longue haleine, la civilisation en est bourrée d'exemples.
Il y a la manière, le moment, le temps...

#

(compte clôturé)

le samedi 10 septembre 2011 à 11h19

Tant que tu es en accord avec toi-même, tant mieux pour toi.
Tu sembles totalement sûre de ta décision, c'est donc que tu considères que c'est la meilleure et personne ne peut le savoir à ta place.
Tu as entendu des sons de cloche différents, qui n'avaient pas pour but de te faire changer d'avis mais plutôt d'attirer ton attention sur de possibles difficultés ou sur des incohérences dans ce que tu dis. Tu en fais absolument ce que tu veux :-)

Mais il n'en reste pas moins que ton exemple soulève des questions qui à mon sens sont absolument fondamentales concernant les relations libres et ouvertes, questions liées au mensonge et à ce qu'il recouvre et déclenche. Et ça mériterait sans doute un fil pour soi tout seul.

#
Profil

noone29

le samedi 10 septembre 2011 à 13h38

Sans doute, le sujet du mensonge prête à polémique
L'omission est elle un mensonge, ne pas tout dire est il un mensonge ?
Pour moi mentir est dire le contraire de la réalité,
Si à l aquestion posée "as tu une relation avec un autre homme" je répondais non, ce serait un mensonge.

L'idéal serait de faire en sorte que la question ne soit pas posée

#
Profil

LittleJohn

le samedi 10 septembre 2011 à 16h07

Sauf que si le contrat implicite est l'exclusivité, l'omission devient un mensonge tout court.

#
Profil

demeter

le samedi 10 septembre 2011 à 20h59

noone29
L'idéal serait de faire en sorte que la question ne soit pas posée

ou peut-être de reconsidérer le mensonge comme quelque chose de parfois nécessaire et non à proscrire dans tous les cas ?

#
Profil

LuLutine

le samedi 10 septembre 2011 à 23h15

eulren
Je ne vois pas pourquoi ça lèse celui qui n'a pas accès à la vérité : il n'est du coup pas obligé d'abandonner la femme qu'il aime et en profite pleinement.

Le jour où il apprendra la vérité, il estimera très probablement qu'il a été lésé : je n'ai jamais connu une seule personne qui n'ait pas cette réaction.

Le mensonge me semble la solution facile et "bonne" pour tout le monde, seulement à court terme. A moyen terme, j'ai connu il y a longtemps deux couples (dont le mien) qui se sont séparés à cause de ce type de mensonge (mensonge que le partenaire n'avait même pas découvert, mais plusieurs indices me font penser voire m'assurent que ce fut pourtant un facteur important de la rupture).

Aujourd'hui, j'ai une relation avec la personne à qui j'ai menti autrefois, et cette personne me dit en substance quelque chose de très proche des paroles que noone29 attribue à son compagnon :

noone29
"Si tu penses à un autre homme c'est que tu ne m'aimes pas et même si tu me dis le contraire, moi il m'est insupportable de penser qu'un autre te touche, t'embrasse etc..."

Pourtant, nous sommes ensemble. Pourtant, il essaye de comprendre. Lui qui passe son temps à répéter qu'il n'arrive pas à le comprendre. Je sais que malgré tout, il fait des efforts. Se pose des questions. Me pose des questions. Nous en discutons, quand il le souhaite.

Il ne me demande pas de choisir car il sait que je ne quitterai pas mes autres amoureux (du moins, si cela arrivait ce ne serait pas "pour" lui ou "à cause" de lui).
Il sait aussi que la garantie qu'il a aujourd'hui, c'est celle de la vérité. Il se trouve que nous détestons tous les deux le mensonge et que lorsque j'avais à peine vingt ans, je lui ai menti parce que je pensais - comme noone29 semble le penser de son compagnon - qu'il ne supporterait pas la vérité, que ce serait un gâchis inutile.

Dans mon cas, il est évident avec le recul que j'ai fait une erreur en cachant la vérité. Dans le couple dont je parlais plus haut, je suis quasi-persuadée que la personne qui a menti à l'autre a fait une erreur aussi.

Cela étant dit, je ne peux faire part que de mon expérience. Je ne connais pas le compagnon de noone29, et peut-être lui a-t-il déjà dit : "Si jamais tu me trompais, je préférerais ne pas le savoir." Après tout, j'ai parfois entendu des gens le dire. Par contre, tous ceux que j'ai entendus dire cela précisaient bien qu'ils ne voulaient *jamais* l'apprendre, et que l'apprendre détruirait leur couple...pour l'autre, c'était une sorte de quitte ou double.

#

(compte clôturé)

le dimanche 11 septembre 2011 à 00h30

LuLutine
pour l'autre, c'était une sorte de quitte ou double.

Il me semble bien qu'il s'agit de ça, en effet.
Un dicton dit "Un pardon est plus facile à obtenir qu'une permission".
Moi aussi je suis un grand honnête devant l'Éternel, et pourtant j'ai pu vérifier ce proverbe un nombre incalculable de fois.
Je précise d'ailleurs que ça me semble mal, et que je prends grands soin qu'avec moi ça soit le contraire. Mais entre ce qui devrait être et la réalité, il y a souvent un fossé. Les chercheurs de vérité veulent le combler, les autres (la majorité des humains) déclarent qu'il ne saurait exister. Et ils vivent au fond.
Puis-je te poser la même question qu'à Clown Triste?
"Mais alors tu proposes quoi?" sachant que noone29 a déjà tenter la vérité et qu'elle n'en a pas été remerciée, au contraire. On r'met ça?

#
Profil

LuLutine

le dimanche 11 septembre 2011 à 00h48

eulren
"Mais alors tu proposes quoi?" sachant que noone29 a déjà tenter la vérité et qu'elle n'en a pas été remerciée, au contraire.

Comme je l'ai indiqué, je ne donne que mon expérience - dans laquelle le mensonge est un choix qui n'est efficace qu'à court terme. Je n'ai jamais dit que ce n'était pas un choix valable. Je pense que ça dépend des priorités de chacun.

Pour le reste j'ai déjà lu des exemples de personnes ayant assuré qu'elles quitteraient leur conjoint(e) plutôt que d'accepter un "partage" (mot que je ne cautionne pas mais qui est souvent celui utilisé dans ces circonstances). Lorsqu'elles ont été mises réellement devant ce choix, elles ont évolué et n'ont pas du tout agi comme elles l'avaient prédit.

Il y a parfois un monde entre ce qu'on dit qu'on ferait ou qu'on ressentirait si.... et ce qui arrive réellement quand c'est le cas. Le seul moyen de savoir vraiment, c'est d'essayer. Mais essayer, c'est prendre un risque, et noone29 ne veut pas le prendre. Elle préfère différer l'éventuelle réalisation de ce risque. C'est son choix, et dans l'absolu il n'est pas moins valable qu'un autre puisque tout dépend des priorités de chacun.

Je déteste qu'on me dise (pour une affaire qui me concernerait) que la vérité ne doit pas être une priorité. Symétriquement, je ne me permettrais pas d'affirmer à quelqu'un : "La vérité doit être une priorité pour toi."

Il n'y a pas de réponse universelle et tout ce que chacun peut apporter, c'est son expérience.

Pour ma part, si j'étais dans cette situation, je "tenterais le coup" parce que je ne supporte pas, face à une personne que j'aime, de mentir ou qu'on me mente. Je prendrais le risque immédiatement, au lieu de le différer. Noone29 a parfaitement le droit de faire le choix opposé, c'est sa vie et ça la regarde.

#
Profil

noone29

le dimanche 11 septembre 2011 à 12h17

je lis attentivement tous vos points de vues et expériences...
Quand je mets dans la balance, le résultat des conséquences de l'omission ou de la transparence totale,je m'aperçois que l'un est l'autre sont à égalité dans le négatif.

l'un quitte l'une lorsqu'il connait le polymaour de sa compagne. Puis réfléchit et accepte d'avoir à nouveau uen relation avec elle.
Il a donc souffert de cette annonce une première fois car non préparé et préfère la séparation.
Il aime cette femme, reprend une relation avec elle mais n'a pas l'air plus heureux, perdu dans l'effort de la comprehension, l'acceptation, essaie de refouler ou dominer sa jalousie. Est il heureux ??? Il faudrait lui poser la question si de savoir que sa compagne en aime d'autres le rend plus heureux que si il ne le savait pas.

De même que dire la vérité, me semble parfois une façon de déculpabiliser, comme si d'avoir dit la vérité donnait une certaine légitimité. "Tu ne peux pas m'en vouloir, je te l'ai dit". Pour soi, il est légitime de pouvoir dire ce que l'on est, ceque l'on choisit, mais on oblige l'autre à accepter ce choix, et le vivre ou pas, à faire lui aussi un choix, alors qu'il n'a rien demandé. Pourquoi ne pas lui laisser sa liberté de pensée, ses idéaux???

Tout cela me laisse bien perplexe ...:-/

#
Profil

roma

le dimanche 11 septembre 2011 à 12h47

je suis d'accord avec Lulutine,mème si c'est un menssonge il ne doit ètre que provisoire,à court terme.

le mensonge peu ètre utile si ce n'est que pour le préparer a la réalité de la situation.parce que selon moi,le polyA aide aussi a murir soi mème.
et pour ça il n'y a pas d'age,de voir les choses sous un autre angle.devant un choix aussi cornelien pour lui,se présente une belle opportunité,une troisième alternative,un troisème choix,celui de se remetre en question.
et ça c'est le premier bénéfice,le plus important pour lui mème en faite!. pour l'aider a affronter la réalité de la vie qui offre une alternative en plus,un peu comme du 3D,c'est encore plus vrai!!.

sinon,c'est de l'illusion.et là...

aide le a murir.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 11 septembre 2011 à 15h41

noone29
l'un quitte l'une lorsqu'il connait le polymaour de sa compagne. Puis réfléchit et accepte d'avoir à nouveau uen relation avec elle.

Si c'est de mon histoire dont tu parles, tu as beaucoup interprété et ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Il est vrai que je n'ai pas donné de détails, juste l'essentiel. Du coup, tu fais beaucoup de suppositions.

Je ne me suis pas comporté en polyamoureuse à l'époque (je ne connaissais pas cette notion). J'ai menti mais il ne l'a pas su (à l'époque). Par la suite, c'est moi qui suis partie, parce que j'étais tombée amoureuse de quelqu'un d'autre et je pensais que j'étais obligée de choisir. Nous ne nous sommes pas vus pendant des années.

Quand nous nous sommes revus, je lui ai dit tout de suite que je fréquentais plusieurs personnes. Il a pu choisir en connaissance de cause d'avoir une relation avec moi, ou pas. Il a choisi de venir vers moi. Aujourd'hui, il est trop tôt pour dire si cette situation va lui convenir ou pas, mais s'il choisissait de partir, ce serait son choix, et je ne regretterais aucun de mes choix. Je ne veux pas qu'il vive dans un mensonge, et même si je me forçais à ne fréquenter personne d'autre, ce serait un mensonge aussi car je ne serais pas moi-même et en plus de cela je me sentirais malheureuse. Aucune personne équilibrée n'a envie de vivre avec quelqu'un de malheureux.

#
Profil

noone29

le lundi 12 septembre 2011 à 08h40

Je crois roma que tu as raison, l'aider à changer de point de vue sur l'amour exclusif, le rassurer sans cesse sur l'amour qu eje lui porte mais lui dire aussi que malgré mon amour pour lui, j'ai un mal être du manque de l'Autre avec qui je me suis interdit de vivre cet amour(et lui aussi d'ailleurs) pour des raisons de moralité traditionelle, d'utopie d'amour unique et éternel, de lien sacré du mariage...
Peut être que par amour pour moi, essaiera t il de comprendre.
Mais si je n'y arrive pas, quel gâchis...et quelle tristesse...

#

Popol (invité)

le lundi 12 septembre 2011 à 09h23

Salut noone.

Moi j'aime bien le très concret... et après toutes ces intéressantes considérations sur le degré de mensonge qu'il y a dans l'omission, j'ai envie de te demander comment vous vous êtes sortis d'autre situations similaires, car il y a bien dû y en avoir.

Pour avancer à pas prudents, je ne pose pas directement la question au sujet des amours,mais au sujet, par exemple, des étapes de construction d'un couple dont les partenaires découvrent, chacun de leur côté, qu'ils s'étaient imaginé que le partenaire était comme ceci ou comme cela, avait telle ou telle position sur ceci ou cela... et tout-à-coup, grosse surprise.

"Ah ben non, tu ne corresponds pas à l'image que je m'étais faite de toi".

Un peu comme la situation d'une copine, qui découvre qu'elle s'était racontée des histoires sur son mec, avec qui elle ne vit pas mais a une petite fille: il prétextait du boulot pour rentrer chez lui, mais en fait, il avait besoin de sa liberté pour en faire ce qu'il voulait, et s'invitait le temps de garder la petite, ou de passer une soirée et une nuit avec la maman.

Ca a toujours été comme ça, elle parlait de cet aspect de son couple avec neutralité; maintenant qu'il est tombé amoureux ailleurs et n'a plus de sentiments pour elle (les deux choses étant indépendantes l'une de l'autre), elle réinterprète les choses à la lumière de sa vexation et de son abandon.

Mais à part le fait qu'il ne passe chez elle que le temps de garder la petite, rien n'a changé concernant sa liberté à lui.

#
Profil

Clown_Triste

le lundi 12 septembre 2011 à 15h32

eulren
Mais alors tu proposes quoi ?
[...]
Donc tu lui dis quoi ? "Ne sacrifie pas la vérité!" Ok, ben alors quoi ? Son conjoint lui dit "sacrifie le polyamour", toi tu lui dis de sacrifier le polyamour, ou le bonheur de chacun ?
Noone29 préfère sacrifier la vérité absolue : par rapport au message initial qui consistait à tout vouloir, c'est un sacrifice majeur, mais qui lui permet de revenir à une situation plus réaliste.
C'est son choix : c'est une prise de risque, mais si ça marche, c'est peut-être le plus stimulant comme solution, et qui ça lèse ?

Le non-choix avec report de la responsabilité sur les autres ne m'inspire aucune admiration, mais un choix assumé avec sa part de sacrifice lucide si.

À vrai dire, Eulren, je ne me permettais pas de proposer une solution toute faite à Noone dans la mesure où celle-ci semble déjà avoir une bonne vision de ses options et qu'elle est par ailleurs la seule à avoir une connaissance détaillée des événements.
Cela m'est peut-être arrivé (à vérifier) mais il est rarissime que j'intervienne ici pour dire aux gens ce qu'ils doivent faire, en tout cas dans ce genre de situation.

Ce que je souhaitais plutôt, c'était d'une part de lui faire part de mon empathie pour sa situation (j'en ai vécu de semblables) et ma compréhension de l'intérêt/l'attrait du mensonge dans ce cas (même si je n'aime pas le mensonge à titre personnel) et d'autres part lui montrer que les mots et les phrases sont parfois trompeurs.

Dans notre société, la personne vivant une autre relation est "la méchante". C'est elle qui fait souffrir l'autre. Or, la réalité me semble plus complexe. Oui, nos actes peuvent provoquer une réaction de souffrance chez l'autre, mais l'exclusivité imposée peut aussi être source de souffrance, à ceci près qu'elle est considérée comme "normale" ou un "devoir" par beaucoup de gens.
Je cherchais à démontrer qu'en regardant les choses sous un angle différent, elle n'était plus la "méchante" et certainement pas la seule responsable de la souffrance potentielle de son compagnon.

Certes, ce n'est pas aussi intéressant qu'une solution qui aurait résolu sa situation d'une manière heureuse pour tous mais j'espère que cela a pu lui apporter un peu de grain à moudre et peut-être modifié sa perception de sa propre culpabilité et responsabilité, voire sa capacité à répondre à ce type d'accusation ("tu fais souffrir ton compagnon").

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#
Profil

Siestacorta

le mardi 13 septembre 2011 à 01h52

Clown_Triste

Dans notre société, la personne vivant une autre relation est "la méchante". C'est elle qui fait souffrir l'autre. Or, la réalité me semble plus complexe. Oui, nos actes peuvent provoquer une réaction de souffrance chez l'autre, mais l'exclusivité imposée peut aussi être source de souffrance, à ceci près qu'elle est considérée comme "normale" ou un "devoir" par beaucoup de gens.
Je cherchais à démontrer qu'en regardant les choses sous un angle différent, elle n'était plus la "méchante" et certainement pas la seule responsable de la souffrance potentielle de son compagnon.

+1, rarement vu ça aussi clairement exprimé.

#

(compte clôturé)

le mardi 13 septembre 2011 à 08h55

Ben à partir du moment où on a des interactions fortes et intenses avec quelqu'un, on va souffrir et le faire souffrir. Jouir aussi et le/la faire jouir, bien entendu, mais une relation ne peut pas être strictement sans souffrance subie et infligée. Admettre ça est toujours difficile : non seulement on ne peut pas faire le bonheur de l'autre, mais on est aussi, souvent, une occasion de souffrance pour lui. Et cette souffrance n'est pas "notre faute", on ne peut pas demander pardon d'exister...

#
Profil

noone29

le mardi 13 septembre 2011 à 08h55

Je suis un peu rassurée de voir que même si mes options ne sont pas celles que certains auraient choisies, elles sont comprises.
Je m'aperçois qu emême certains polyamoureux sont enferrés dans certain dogmes avec une idée trés manchéenne de la vie, tout blanc , tout noir.
Je pense que m^me si j'ai des sentiments différents mais aussi importants pour moi pour deux personnes, je ne souhaite pas appliquer la notion de transparence du polyamour pour le moment.
Plus qu epolyamoureuse, je pense queje sus existentialiste, je fais mes choix, évidemment que j'en assumerai les conséquences. LA vie est faite de choix et de conséquences bonnes ou mauvaises. c'est ainsi.
En attendant, je travaille déjà à faire comprendre à mon compagnon que ce qui nous unit est un attachement profond certes mais pas fusionnel. je ne lui appartiens pas et je fais ce que je veux sont des choses que je dis souvent en réaction à certaines déclarations amoureuses que certaines seraient ravies d'entendre, moi ça me pétrifie. J'ai du mal à m'entendre dire que je suis la femme de sa vie, je l'ai dit pas le passé, c'est quelquechose que je ne dis plus.
Je vis l'amour au jour le jour, je le montre au jour le jour, les généralités, les toujours et les jamais me sont difficiles à dire car qui peut prédire l'avenir ??

Certaines femmes seraient flattées aussi d'être l'inspiratrice du courage, de l'ambition, de la force de l'être aimé. Moi je voudrais qu'il ait plsu confiance en lui et qu'il prenne conscience qu'il n' apas attendu 47 ans pour êre comme cela, que c'est lui, son expérience de la vie qui fait de lui ce qu'il est. Je comprends en revanche que le fait que quelqu'un le voit, le regarde et le reconnaisse fasse du bien et rende heureux, jze le mets en avant mais ne suis en rien responsable de ce qu'il est.
J'essaie de développer son individualité, et j'aimerais qu'il puisse se dire que de la même façon qu'il existe sans moi, notre amour peut exister meme si j'en aime un autre.
Long travail, je pars de trés loin...

Je ne fais pas souffrir mon compagnon bien au contraire, il me dit ne jamais été aussi heureux et vu son passé, il n'a pas eu beaucoup d'amour donc je le crois. Lui imposer mon ployamour aujourd'hui le ferait souffrir durement. Le faire évoluer d'abord me semble indispensable pour que ce soit moins douloureux, moins cataclysmique, pour que la colère et le rejet ne traduise pas sa peine ou son incompréhension, pour que le dialogue reste possible.

Il sait déjà que cet homme a éveillé des sentiments en moi trés forts mais qu nous avions renoncé à une relation.
Il sait trés bien que je ne suis pas volage, ni libertine, il a d'autant plus peur car il y a des sentiments et que dans son cerveau la possibilité d'aimer plusieurs personnes sans que l'un ou l'autre soit lésé est incompréhensible.

J'a la chance que mon "amoureux" soit dans la même situation que moi, trés attaché à sa femme, marié depuis plus de 20 ans, il n esouhaite pas la quitter, c'est sa compagne, celle avec qui il a partagé des milliers de choses, le temps a modifié l'amour passionné, en amour tendre et profond et fidèle (fidèle dans le sens indéfectible)

Je respecte ça, moi qui n'ai jamais réussi à vivre plus de 7 ans avec uen personne, je suis admirative face à cette constance. Je ne veux pas détruire son couple et faire souffrir cette femme. Je respecte le choix de D, c'est son histoire ce sont ses choix.

Cela fait un an et demi que nus nous somme vus, la dernoère fois que nous nous sommes vus, nos avons été tout près de concrétiser l'affection, la tendresse, l'attirance toujours aussi forte qui nous habite. et il a fui, il n'était pas prèt. il m'a laissée sans nouvelles sans explications durant de longs mois quitte à passer pour un mufle pour que je l'oublie, je n'ai pensé qu'il était mufle, je sais par quoi il est passé, entre ses principes, son amour pour sa femme et son indestructible besoin de moi, de parler avec moi, de savoir que je vais bien, si je suis heureuse ou pas, nous aimons sans nous appartenir et j'aime ça. Il fait déjà partie de ma vie depuis longtemps et je me rends compte que même si j'ai rencontré un compagnon avec qi je susi heureuse, je ne le suis pas tout à fait car Il me manque, j'ai aussi besoin de lui et cette attirance viscérale qui jamais ne faiblit. Ca ne peut plus durer , il faut que je vive cet amour.
Je le vois normalement le 3 octobre. Je compte les jours.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion