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Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

Monogamie
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Colvert

le mardi 15 février 2011 à 09h35

Bonjour
J'ai toujours eu des attirances pour certaines femmes avec qui j'avais des relations amicales ou professionnelles, il en est certaine avec qui j'ai éprouvé une affection particulièrement forte et d'autres moins, quasiment systématiquement du désir. Une en particulier, très puissante, en période difficile dans notre couple (et volontairement sans consommation) a provoqué un séisme chez ma compagne lorsqu'elle a cru découvrir que j'avais une "maîtresse" (j'ai horreur de ça!). Cela fait bientot 2 ans qu'elle se "reconstruit", que je l'accompagne dans cette épreuve que je comprend douloureuse, mais après 2 ans je m'exprime sur ce que j'ai vécu à cette époque, et ce que je vis au quotidien. J'ai mis mes ressentis vers cette femme sous cloche...

Je me suis toujours senti plus ou moins coupable de ces émotions de ces sentiments, sans que je n'ai pour autant rompu l'engagement du mariage (9 ans, 15 ans de vie commune, 2 enfants) et ce n'est que dernièrement que le livre de Françoise sur l'écologie amoureuse me permet de mettre des mots sur ces émotions, d'exprimer le "comment j'aime".

Bien sûr dans mon couple, ce livre est pris comme une offense, comme le début d'une séparation. La première chose ressentie par ma compagne est "si j'avais vu ça il y a 10 ans" je n'aurai pas fait tout ça.
ou encore
"si tu es d'accord avec ce mode de pensée, c'est clairement incompatible avec le mien, je ne vois pas d'autre solution que la séparation"...
Voire même
"ce mode de pensée est une utopie"
"Tu es comme tous les hommes, tu as besoin de voir ailleurs"

Mes réponses à ces propos sont souvent :
"c'est pas si simple que ça" ou
"je n'ai pas changé, je suis toujours le même, la différence, c'est que tu (et je !) me connais mieux"
ou encore
"Je n'ai pas l'intention de construire une autre famille à coté, j'aime trop celle là pour la sacrifier, ainsi je respecterai l'engagement du mariage tout en cherchant sans cesse à être celui que je suis et te faire comprendre et m'accepter dans ma totalité de qui je suis et pas seulement celui qui te convient, c'est ce que je pense de l'amour"
voire
"non, je ne suis pas infidèle et la première personne à qui je suis fidèle c'est à moi même et là dessus, tu peux me faire confiance, je ne te cacherai pas qui je suis"

Toutefois, parler de manière abstraite des concepts est finalement assez simple. Mais lorsque l'on commence à mettre des images dessus, ça devient très violent.
Concevoir des scénarios anachronique du genre "tu imagines que tu vas chez ton amante et tu reviens le lendemain et on se retrouve au lit à faire l'amour comme si de rien n'était!"
Des scénarios poly-amoureux calqués sur notre vie actuelle très "rangée" c'est d'une grande violence. Deux mondes opposés que j'essaye de faire se rejoindre...
Pour elle, ou c'est blanc, ou c'est noir, mais c'est pas gris, ou c'est tout ou c'est rien! alors que pour moi tout ce que j'essaye de faire c'est de montrer que ça peut etre multicolore... mais argh, c'est dur, c'est long, ça prend tellement de temps, on passe des we à parler à parler à parler (du coup ça plombe un peu nos we!)...

A part la patience et le dialogue, je ne vois pas d'autres solutions...
En tout cas, entre nous, une seule chose n'a jamais changé en 15 ans c'est notre désir lorsque l'on se retrouve au lit, TOUS LES JOURS, voire même ça s'améliore!

Mais en attendant... qu'est-ce que je fais de mes "amours extérieurs"?
Je les vis platoniquement en adultérin ?
Je continue à les "modérer" parce que c'est actuellement ma réalité qui doit aussi être accepté?

Comment ne pas faire penser qu'elle ne me comblerait pas?
Comment la sécuriser?
Comment ne pas accepter une autorisation orale qui peut parfois être plus l'expression d'un besoin de paix morale dans cette transformation qu'une réelle acceptation de ces "amours pluriels"?

Bref, plein de questions, parce que l'écologie amoureuse est un mode de pensée qui me convient beaucoup mieux que celui qui nous est culturellement et historiquement imposé mais dont la compatibilité reste difficile à construire après tant d'année.
Merci Françoise d'avoir mis des mots dessus...

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Pinklady

le mardi 15 février 2011 à 12h06

<Bonjour Job,
Voila ds ton msg résumé une grande partie des difficultés et des ressentis que bcq d'entre nous ont vecu quand ils ont voulu être eux même. C'est mon histoire aussi mais dans mon cas il n'y avait plus assez d'amour et de desir pour poursuivre et me battre pour mon ideal , je suis donc partie.
JE pense que tu as bien fait de ne pas passr à l'acte avec tes amours exterieurs avant que ton epouse comprenne tu es ainsi plus credibleà ses yeux et tu n'as pas le poids de la culpabilité sur toi.
La question est comment faire comprendre à quelqu'un de fermé ou qui a peur de changer d'avis...Je crains de ne pas avoir plus de recette que toi si ce n'est lui faire rencontrer des gens qui vivent cela . Aller à une rencontre polyamoureuse serait peut etre positive si elle accepte la demarche . Au moins toi vas y et organise une rencontre apres chez toi avec un couple eventuellement.Qu'elle voit que la theorie est applicable .
Il y a des videos sympas aussi que les uns et les autres ont fait avec des journalistes cela montre leur quotidien .
je te souhaite bon courage et tu as bien sur raison de vouloir t'être fidele à toi même.

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Colvert

le mardi 15 février 2011 à 12h43

Merci pour ton soutien ;o)

Ma compagne n'est pas si "fermée" vu qu'elle a su me prouver qu'elle était capable d'évoluer. Elle est intelligente et suffisamment ouverte d'esprit pour qu'à terme son corps, son coeur et sa tête comprenne tout l'enjeu de ces relations...

Aujourd'hui j'ai l'impression de faire face plutôt à des "réactions" épidermiques qu'à de véritables blocages, processus de résistance au changement que je lui propose.
Je fini par relativiser certains de ses propos destinés soit à mettre (inconsciemment) du "chantage" dans la relation ("on stoppe tout projet tant qu'on a pas résolu le problème") ou de la menace du pire ("le mieux c'est qu'on se sépare") voire de la question piège (tu coucherais avec une fille qui te plait ?").

Le fait d'avoir ouvert mon coeur m'a soulagé, le fait de ne pas avoir "failli par faiblesse" me rend plus sur de moi et surtout je ne me sens pas bourreau et ma compagne ma victime.
Même si c'est ce qu'elle ressent, ce que je comprend complètement vu le choc subit lorsqu'elle a appris mes rapports de "proximité", de "complicité" avec cette femme, je ne me sens pas coupable ni responsable de la situation.
J'ai eu la chance d'avoir des amis à qui j'ai parlé tout de suite de la situation et qui m'ont dit "es-tu sur que c'est cette femme le pb? ou ce n'est finalement pas dans ton couple qu'il y a des choses à travailler!"
du coup avant d'entamer la relation avec cette femme, je me suis juré de mettre tout en oeuvre pour remettre à flot notre couple, en me disant "ça prendra le temps qu'il faut, mais je ne laisserai pas tomber".

merci pour ton message

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ln095

le mercredi 16 février 2011 à 12h11

Comme on est nombreux à se reconnaitre dans ton message ! (qui rejoint d'ailleurs le fil: un seul poly dans un couple comment faire?)
Ce que je trouve frappant, c'est la violence du choc pour ta femme, et même pour toi, alors que (si j'ai bien compris) il n'y a rien eu d'autre que ce qu'on pourrait appeler un flirt de ton côté et surtout une prise de conscience de ce qui constitue pour toi, ta véritable nature.
Ca m'éclaire un peu sur mon problème à moi. Mon mari est persuadé que son problème c'est d'avoir été trompé, c'est le passage à l'acte en lui-même. Il pense qu'un simple flirt aurait été sans importance. Or ce qui apparait à travers ton expérience, c'est que le point déterminant n'est pas l'acte mais la prise de conscience d'une nature profonde.
Ce n'est pas tant d'avoir été trompé qui blesse mon mari mais c'est que je lui dise tranquillement que je n'ai jamais éprouvé de culpablité (au moment des faits, il ne l'a pas su) c'était bon pour moi, c'était bon pour mon couple, que j'étais tout simplememt moi-même. Si j'en éprouve aujourd'hui ce n'est pas du remors d'avoir été infidèle, c'est de découvrir à quel point la découverte a été dévastatrice pour lui.
Pour conclure, ça fait 8 mois que mon mari me connait vraiment, et comme tu l'indiques très justement dans le titre du fil, le chemin est long, très long et je ne sais pas encore où il va aboutir exactement (à part sur le divan d'un thérapeuthe conjugal bien emmerdé)

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 12h47

Le plus dur, pour beaucoup de gens: accepter de ne pas tout contrôler et qu'il y a des parties de l'autre qui vous échappent... A nos débuts, mon mari était d'accord pour les relations extérieures, y compris sexuelles, mais voulait que je lui raconte tout ce que je vivais et éprouvais. Ce dont je n'avais aucune envie. Il lui a été beaucoup plus difficile d'admettre qu'il n'avait pas un "droit d'entrée permanent dans mon cerveau" que d'accepter l'idée d'amoureux extérieurs. .

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oO0

le jeudi 17 février 2011 à 15h59

Salut Bob,

Le sujet est là, entre vous. Une option est de laisser reposer le sujet, soit de tourner la page sur le sujet. "Tourner la page" ne signifie pas arracher la page car rien n'empêche que ce chapitre de votre histoire ressurgisse dans un autre en cours de "roman". Le sujet est là, quelque part, dans votre histoire, à disposition. Laisser le sujet au repos, à disposition, cela peut être une manière d'accepter de ton côté que tu ne peux pas tout contrôler en laissant à ta compagne la liberté et la responsabilité de sortir le sujet de son repos.

Si je te réponds, c'est que je me reconnais dans la liberté et la responsabilité que tu as pris d'être fidèle à toi-même, de ne pas te cacher à elle et, fidèle à toi-même, de t'être montré à elle telle que tu t'éprouvais. Peut-être est-ce le moment de te demander si tu n'as pas été jusqu'au bout de ta liberté, là où la liberté de chacun s'arrête à celle de l'autre ? Peut-être est-ce le moment de te demander si tu n'as pas été jusqu'au bout de ce qui fait que la liberté est liberté et non arbitraire, la responsabilité ?

"Il n'y a pas de liberté sans responsabilité." Saint-Exupéry

Peut-être est-ce le moment pour ta femme de se demander si la liberté que tu as prise d'aborder ce sujet est le fait d'une liberté tout ce qu'il y a de plus responsable ? La preuve d'une confiance en elle pour te montrer à elle tel que tu t'éprouves ? Ou encore de mesurer la générosité d'une ouverture au dialogue sur un sujet tabou ? Mais comme tout don, ne faut-il pas un moment laisser à l'autre la liberté d'en disposer comme il le sent, en abandonner le contrôle pour que cela s'offre réellement sur le mode de la disponibilité ?

D'expérience, ce sujet ne s'aborde en paix qu'une fois que l'autre choisi de lui-même de recourir à la disponibilité d'un tel sujet. Tu as mis à sa disposition ce sujet, que peux-tu faire de plus ?

Pour ce qui est des autres personnes pour qui tu peux avoir de l'affection ou du désir, si elles sont réellement disposées à une relation libre, il n'y a pas d'urgence : il n'y a pas de place à prendre tant qu'elle est libre, il y a par définition toujours une place de libre dans les relations libres - pour peu que les personnes y aspirent réellement. Et pour ce qu'elles nous donnent à éprouver, n'y a-t-il pas là un éveil de la sensibilité qui se suffit à lui-même ? Attitude platonique ou esthétique ?!? Art d'apprécier sans nécessairement devoir avoir pour apprécier ?

Sinon quels sont les possibles qui s'offrent réellement à toi, actuellement ? Tu aimes ta vie de famille !?! Profitez en ! L'enfance passe si vite... Apprécier pleinement ce qui est possible de vivre, c'est sortir des frustrations, de la frustration de ce qui nous est impossible de vivre. Et s'il y a bien une chose qui nous bloque dans notre disponibilité affective aux autres, ce sont les frustrations.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le lundi 21 février 2011 à 21h28

Bob45,

je voulais m'excuser de ne pas avoir prêté assez attention à ton désir d'autres relations. Je pense que tu as cerné l'essentiel, te reconstruire par rapport aux ravages d'une culpabilité qui n'a pas lieu d'être : légitimité du désir ; respect de la fidélité exclusive que vous aviez choisie. Ne fut-ce que cela devrait déjà t'aider à soulager ton esprit des tensions que tu peux éprouver face aux personnes pour qui tu peux éprouver de l'affection ou du désir susceptible de menacer votre relation de couple étant donné votre choix passé de l'exclusivité.

Vivre platoniquement en adultérin ? Le trait d'ironie est savoureux, mais exagéré. Je te conseille la lecture du livre de Florence Enhuel, "Le beau sexe des hommes". Cette lecture se prête autant à des lecteurs "mono" que "poly" et développe un regard esthétique sur le désir. Le plaisir esthétique n'est ni une question de réalisation ou de non-réalisation du désir. Ce plaisir peut accompagner autant le passage à l'acte que le simple acte du regard.

En même temps, il s'agit d'une auteure, qui propose un regard féminin sur l'homme qui peut aider tant à avoir un autre regard sur les hommes que sur soi-même en tant qu'homme. Pour l'instant, c'est ce que j'ai lu parmi ce qu'il y a de plus novateur dans la reconstruction de l'identité masculine surtout du point de vue de la légèreté de ton. Le livre laisse sur sa faim, certes et manque de structure. Certes encore, reconstruire l'identité masculine n'est pas l'objectif de l'auteure, mais c'est pourtant ce qu'elle propose de plus prometteur en recréant son regard sur les hommes en jeu dans son désir des hommes. Le féminisme a permis de déconstruire les identités des relations hommes-femmes. Cependant, bien que nombre d'hommes aient participé activement à cette déconstruction, le travail de reconstruction semble devoir avoir lieu chacun de son côté. Cela n'empêche que nombres d'hommes y sont là encore actifs. Logique, quelque part, il s'agit aussi de réparer les erreurs de l'identité dont ils ont hérités. Reste que, c'est d'autant plus logique que le regard de l'autre est structurant de l'identité dont l'enjeu est relationnelle. Et du point de vue du caractère structurant du regard de l'autre dans la relation, l'identité masculine manque de regards féminins pour se reconstruire.

Ce qui m'amène là, c'est que tu parles surtout de ta découverte de ton désir pour d'autres, pas de leurs désirs, ni du regard en jeu dans leurs désirs. Ce qui m'amène aussi là, c'est que d'expérience, si ta femme se reconstruit, tu as toi-même à te reconstruire. Tu montres une capacité certaines à gérer ses comportements destructeur pour les transformer en une énergie de déconstruction positive, il ne t'en reste pas moins de continuer à te construire et te reconstruire là où tu as entrepris des travaux de déconstruction. Cela ne peut que t'aider à être encore plus disponible affectivement dans votre relation de couple et, éventuellement, à d'autres si vous arrivez un jour à la décision d'ouvrir votre relation.

Voilà, je ne t'écris pas de te limiter à n'être qu'un père et un époux, non, je me reconnais simplement dans ton choix de t'en contenter car ce serait mon choix si j'étais dans ta situation.

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Colvert

le mardi 22 février 2011 à 15h41

@ RIP

Pas besoin de t'excuser!!! J'arrive a retirer de la première intervention des éléments importants que je trouve tout à fait juste et en particulier le fait de laisser l'autre être demandeur d'en parler...
Je l'utilise couramment, mais il arrive un moment, forcément, ou l'autre semble avoir "enterré" la question. Je ressens ça très fortement et ça se personnifie avec un manque d'intérêt envers elle, le désir de laisser tomber...
C'est en général à ce moment là que j'aborde à nouveau la question, sous un autre angle, avec une autre approche.
Aussi déstabilisant que puisse paraître le fait d'aborder cette question entre nous, au sens de la déconstruction dans son imaginaire de l'homme idéal qu'elle voyait en moi, ces aveux et cette nouvelle manière de partager notre relation, mélangé à ma volonté de sécurisation de notre équilibre familial ("je n'ai pas l'intention de partir") engendre dans notre couple un regain de désir et des rapports physiques plus francs et plus libérés.
C'est le revers positif de la médaille !

Concernant le désir pour les autres et inversement le désir des autres sur moi, je ne peux aujourd'hui qu'entretenir des relations amicales mais intimes, où nous parlons de ce qui nous rapproche, de nos vie, de notre amour, en prenant soin de ne pas exprimer oralement ou par écrit quelconque propos qui pourraient susciter le désir de rencontre plus approfondie.

En fonction de l'autre, je parle polyamour, amours plurielles ou écologie amoureuse...
mais ne le traduit pas en acte... J'attends patiemment la résolution ou plutot l'aboutissement de la démarche entreprise...

je souhaite bien sur de tout coeur que tout ceci se déroule dans la plus grande paix !

Ceci dit je lirais avec attention le livre que tu conseilles et continuerai mon rôle de père et d'époux tant qu'il m'en sera donné l'occasion !

belle journée à tous

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oO0

le jeudi 24 février 2011 à 17h05

Bob45
Aussi déstabilisant que puisse paraître le fait d'aborder cette question entre nous, au sens de la déconstruction dans son imaginaire de l'homme idéal qu'elle voyait en moi, ces aveux et cette nouvelle manière de partager notre relation, mélangé à ma volonté de sécurisation de notre équilibre familial ("je n'ai pas l'intention de partir") engendre dans notre couple un regain de désir et des rapports physiques plus francs et plus libérés.
C'est le revers positif de la médaille !

Tu fais bien de le répéter et je confirme pour en avoir eu l'expérience dans trois relations. Je confirme aussi que, l'attitude du "sujet enterré", provoque une distance proche de l'indifférence.

Une image, peut-être : Avec les années, une sorte de familiarité proche de l'amitié ou des liens frère-soeur s'installe. Les amis, les frères et soeurs nous accompagne souvent sur le chemin de nos désirs. Est-ce possible, dans le couple, d'entretenir des dispositions semblables.

Sinon, pour la rime, tu clos ton titre par "patience", et pourquoi pas "confiance" dans les moments où ce sujet semble enterré ?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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dreetje

le vendredi 25 février 2011 à 00h14

La conseil de Rip de laisser reposer le sujet est a mon sense très juste.
Ces idées polyamouristes ont besoin du temps pour atterrir, murir, approfondir.

Je me rappelle en avoir parlé avec ma compagne il y a au moins 3 ans. J'avais entendu une interview à la radio d'une polyamouriste (en Hollande). Son discours me plaisait et les idées, aussi. J'en ai parlé avec ma compagne, je lui ai dis que pour moi c'etait quelque chose de interessant/intrigant.

Il se trouve qu'elle est tombé amoureuse de quelqu'un 2,5 ans après, puis on a approffondis les idées. J'en suis ravi, et je suis sur que le temps a fait son travail!

On est tous tellement culturellement influencé par une seule et unique modèle de couple, un seule vision de l'amour, que s'en defaire est difficile et même violent.

Quelle tristesse "d'enfermer l'amour entre les murs du culturellement correct"......

Sur ce, bonne nuit....
André

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 08h42

Bonjour
C'est vrai que je parle de patience, car je trouve que c'est bien de cela qu'il s'agit.
Je ne peux me résoudre de vivre physiquement mon désir ou mon amour pour "une autre", tant que je n'ai pas réussi à "aménager" ma propre vie conjugale.
Cet état impose de la patience, à moi bien sûr, car ça avance doucement.
J'ai l'impression qu'il me faut rester de marbre en face d'elle, que je suis obligé de garder mes distances pour ne pas sombrer dans la faiblesse de la chair.

Donc, oui la confiance dans le couple et sa capacité à construire un parcours commun fait de nos différences et la confiance dans l'autre, mais la patience qui fait que quoi qu'il arrive, je ne dois pas me décourager... Ni moi, ni elle...

Chaque rencontre (les plus espacées possibles) sont de vraies épreuves...
Merci d'être là, on se sent vraiment moins seul....

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 10h16

Bob 45
Je les fais "patienter" parce que c'est actuellement ma réalité qui doit aussi être accepté ?

Bonjour...
Si j'ai bien compris... Ta réalité, actuellement, ce n'est pas que tu es poly, mais que tu parles de poly dans ton couple.
Le conflit n'est donc pas sur des faits, sur une pratique, mais sur des idées.
Les réactions de ta compagne sont ses réactions sur les idées, pas sur les faits.
Bref : ta patience est probablement souvent une qualité, peut-être l'élément d'une stratégie d'évolution, mais pour le moment, elle est aussi une des sources du conflit. Mon point de vue "provoc", ce serait que tu ne la trompes pas, mais tu l'emmerdes patiemment en amenant un conflit "virtuel".
Et que vous vous pourrissez la vie avec ce conflit sans qu'aucun de vous ne sache réellement si vous sauriez gérer une situation PA réelle.

Dire "je me sens polyamoureux, je pense le mettre en pratique un jour" une fois ou deux, que le message passe, c'est très bien. C'est l'honnêteté, un partage de ta connaissance de toi-même.
Mais une fois que c'est dit, si ya rien de réel, après le temps passé, ça dit finalement : "je cherche autre chose que notre vie, mais je n'y vais pas encore". C'est comme homme en standby que tu es vu, pas en poly. Et le standby, sur le long terme, fait souffrir et insécurise sans doute plus qu'une situation réelle qui dit "oui j'ai vécu un truc, mais je suis encore là et je t'aime".

Voilà... Désolé, c'est une réaction bousculante...
Je respecte aussi ta patience, la sagesse qui va apparemment avec, l'empathie. Mais ce n'est pas nécessairement vertueux, si finalement tu n'as pas à te battre avec des actes, des faits, du réel.
Etre bon en n'agissant pas, c'est faisable, mais ce n'est pas ton projet ? Alors fais. T'es pas un con, donc tu feras sans doute bien, à un moment où l'autre.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 11h36

Bonjour siestacorta

effectivement, je ne mets pas de faits "physiques" dans cette histoire, parce que d'une part, je ne me sens pas d'assumer cette culpabilité liée à l'image que je renvoie de l'homme infidèle, ni les conséquences sur mon couple.
ça coupe court à toute discussion et peut mener directement au conflit, voir au divorce si il y a "adultère" au sens de la loi, avec la faute qui va avec, les conséquences inévitables sur la famille, les enfants, ce que je redoute bien évidemment...

ce que je ressens au fond de moi, ce que j'observe, c'est bien le fait que j'ai toujours et je cache encore aujourd'hui à ma femme les sentiments que j'ai pour d'autres, même si je ne les concrétise pas... je pense que je les aurai toujours et je ne veux pas vivre dans le déni de cette réalité, pas plus que je ne veuille être, selon les règles sociales actuelles, infidèle...

Changer de mode de pensée est selon moi impossible pour quiconque, par contre, accepter un mode de pensée (ou d'aimer) différent est possible et il me semble possible au travers d'un changement du mode de vie conjugal. Celui-ci devrait tenir compte des deux points de vue, sans rupture, sans violence, juste par la compréhension et l'acceptation de la réalité qui s'impose à chacun d'entre nous.
Avec comme simple leitmotiv, l'envie d'aimer et de poursuivre ensemble un projet commencé il y a longtemps, qui est exactement le même, sauf que maintenant, les deux sont au courant de qui est l'autre.

Ce qui m'empêche aujourd'hui de "faire", comme tu dis, c'est d'entendre régulièrement "si tu me trompe, je ne l'accepterai pas et il te faudra faire un choix".
Tant que j'entends cette phrase, je me dis "c'est pas gagné", mon petit Colvert, c'est pas demain que tu pourras vivre le polyamour !
Je ne peux pas choisir... mais peut-être que la réalité s'imposera à moi !

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 12h54

Bob45

Ce qui m'empêche aujourd'hui de "faire", comme tu dis, c'est d'entendre régulièrement "si tu me trompe, je ne l'accepterai pas et il te faudra faire un choix".

Tant que j'entends cette phrase, je me dis "c'est pas gagné", mon petit bob, c'est pas demain que tu pourras vivre le polyamour !

Je ne peux pas choisir... mais peut-être que la réalité s'imposera à moi !

Disons que même faire comme ça, c'est choisir.
Tu programmes le moment où "la réalité s'imposera".
C'est peut-être un truc positif : tu connais mieux ta femme que moi ! Donc peut-être que ça se passera bien grâce à la patience, et que tu sais au fond que ça arrivera. Si c'est le cas, très bien ! Tant mieux, bon courage, continue à venir lire et parler, ça s'accompagne ces parcours là.

Mon exhortation vaut si au contraire, ce que tu sais intimement c'est que "ça arrivera" sous forme d'une impulsion et d'un clash ensuite. Alors que tu te prépares à être victime de la situation qui s'imposera et à désigner ta compagne comme persécutrice qui n'a pas voulu te comprendre. "J'ai prévenu, j'ai pas voulu faire de mal, mais je me suis mis tellement de côté avant qu'on peut pas dire que ce sera ma faute".

Mais quand t'y seras, au moment d'une situation de choix "par défaut" plutôt qu'assumé,
- soit tu agiras en te justifiant par l'accumulation de ta frustration. Ca t'aidera à changer de situation, mais ta frustration sera aussi un des faits qui la définiront, et qui feront que soit tu n'aimeras plus assez ta compagne, soit votre conflit sera plus dur.
- soit tu renonceras complètement, parce que tu ne veux pas te sentir coupable, donc assumer qu'on ne fait pas toujours ce que l'autre attend, et ton désamour se traduira autrement.

Enfin, quand l'autre te dit "je ne l'accepterai pas"... Il est sincère, il y croit, il ne se trompe peut-être pas, mais il n'en sait rien.
Il y a plein de témoignages ici de gens dont le compagnon est devenu poly, et qui décrivent leur peine, leur adaptation. Mais ce que montre leur récit, c'est que même s'ils ne désiraient pas ce changement, ils sont encore là. Quand on aime quelqu'un, qu'on aime sa vie avec lui, on fait avec ce qui se passe. Les accidents, les changements, les choix : on accepte parce qu'une part de nous nous y oblige. Et parce qu'à son tour, parfois, on craint d'être coupable de partir, et donc on préfère se montrer en victime d'un poly égoïste.

Ca ne se fait pas sans souffrance, la plupart du temps, et il y a certainement des choses à faire pour la réduire au maximum, communiquer, agir sur d'autres aspects, rassurer.
Il te(¹) faut assumer le risque de souffrances, calmer ta culpabilité (sans tuer ton empathie... et c'est vraiment faisable).
Assumer que ça marche pas, que tu vas peut-être tuer ton couple. Ou faire de la peine à l'autre, au moins. Mais assumer ça, où vous torturer indéfiniment, dans le cadre du couple légitime ?
Oui, tu serais responsable de ces possibles souffrances, parce que tu connais le risque, et agirais en connaissance de cause.
Mais tu es aussi responsable de la souffrance que tu engendres maintenant à rester dans un couple où tu es frustré, où ça prolonge un autre conflit. Et tu serais aussi responsable si ça débouche sur "une réalité qui s'imposerait", a mon avis probablement de façon brutale, parce que par une attitude de non-choix tu crées les conditions d'une violence ultérieure. Tu repousses le moment du saut, mais c'est pas un sol stable, la vie, c'est un tapis roulant... (ou un océan. Bref, l'équilibre n'est pas toujours dans l'immobilité.)
Ce qui serait condamnable, ce qui te ferait coupable, ce serait de ne pas choisir la responsabilité la plus constructive. Là, oui, après, ce sera plus dur à assumer, parce que tu sauras que tu aurais pu faire mieux. Si tu agis maintenant, avec toutes les clés en main.
/
/
(¹) : je dis "tu", c'est à la fois pour bousculer sur ton cas personnel, ton contexte et pour dire "on", moi, toi, n'importe qui. Ca rend le texte plus percutant, ça permet de confondre ton histoire et le cas général, auquel j'ai aussi été confronté, et où j'ai aussi besoin d'entendre ces exhortations personnalisées...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 13h32

Effectivement, ce sera à moi de faire le pas et non pas à ma femme !

Au fur et à mesure des discussions (qui ne me paraissent pas être des conflits mais plutôt des dialogues divergents), en essayant d'apporter de nouveaux éclairages, d'autres manières d'exprimer les choses (livres -amours pluriel...-, films -happy few, short bus ...), je montre d'autres possibles.
Ces dialogues nous rapprochent beaucoup et nous nous aimons beaucoup. Mais sur le fond, peu de choses changent pour l'instant. Elle est satisfaite de sa vie et n'a pas envie de changer, ce n'est pas concevable pour elle d'imaginer qu'elle partage l'intimité de son mari avec une autre femme etc etc...

Ainsi, plusieurs pistes s'ouvrent à moi :
- poursuivre cette démarche de "sensibilisation" au polyamour et le rendre entendable pour qu'ensemble, en couple, nous décidions de changer de mode de vie conjugal, en tout cas essayons (solution idéale? utopique? dans quels délais? ...)

- brusquer les choses en disant simplement que j'aime d'autres femmes, que ça risque de ne jamais changer et que ne souhaitant pas la voir souffrir de ce "partage", il nous faut nous séparer (solution traumatisante, je ne suis pas sûr d'avoir la force pour ça, car je ne peux me résigner à me séparer de celle que j'aime et qui m'a donné de si beaux enfants !)

- vivre ces amours en cachette (solution de facilité, culpabilisante, créant des non-dits, rompant le dialogue, à l'inverse de ma propre personnalité)

Glups !

J'ai parfois l'impression de ne pas être sûr de moi, n'ayant personne d'autre dans mon entourage qui vive ce genre de chose, n'ayant dans ma famille aucun divorce comme antécédent. C'est une aventure humaine personnelle qui demande une très grande force de caractère, mais la femme que j'aime a elle aussi une grande force de caractère, une intelligence hors du commun, sachant utiliser la langue française et la rhétorique avec talent qu'il faut que je mette régulièrement fin aux dialogues pour ne pas finir par être le "différent des autres", le "différent de la plupart des gens", "le vilain petit canard qui aurait une carence affective", "l'infidèle de service", le "comme tous les mecs", celui "qui pense avec son sexe" ...

Je fini par douter (non pas des faits mais de moi) et finir par me perdre moi-même en justification... Dialoguer me donne l'impression d'avoir avancé, sans pourtant en sentir réellement les bénéfices (hormis au lit!)

ah! c'est vraiment pas simple tout ça !

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 13h39

Au fait, petite précision, je suis aussi un pratiquant de la CNV (communication non violente) et par mon métier (éducateur spécialisé) j'ai la chance de savoir prendre le recul sur les situations affectives conflictuelles (résolution des conflits par la non violence).
bob

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h15

Et, moi, je m'entête à te dire que tu te victimises : tu es allé voir ce lien que j'ai glissé ? Tu vois ton rôle, là ?

Tu te racontes sous l'angle où tu es passif (par rapport à tes besoins, à la volonté de ta compagne, à son intelligence...). Mais tu comprends que de fait, tu es déjà en train d'agir, de faire un choix, de faire souffrir ? Tu n'es pas seulement victime ! Ni bourreau. Tu vis.

Mais tu te victimises, parce que tu t'imagines soit en :
- mec poussé à la faute par ta femme
- mec poussé à la séparation par ta femme.
- mec débordé par la difficulté.

Tu te victimises, parceque -c'est humain - c'est plus simple de se regarder comme ça que de dire "je décide, même si je sais pas où ça aboutit".
Dans ce que tu dis, tu t'imagines pas du tout en mec qui assume, qui fait ce qu'il désire faire et assume les conséquences.

Tu envisages 3 pistes. Tu ne considères même pas la quatrième, tu la classes d'emblée comme irréalisable : celle où tu n'es pas victime, et t'autorises à vivre tes sentiments tels qu'ils sont, et où tu tentes (et pourquoi pas à réussis à) conserver la relation avec ta femme.
Tu ne te projettes pas là, ça n'existe pas dans ce que tu décris, tu ne te vois pas arriver à ça.
Parce que si tu as une difficulté là, ce sera évidemment la FIN. Pas un truc à travailler, comme tu travailles sur du discours aujourd'hui. Non, tout ou rien, ce qui se passera sera forcément extrême, renoncement ou séparation, c'est sûr. Pratique, comme ça ya pas à envisager de devoir vivre la vie aussi complexe, nuancée, imprévisible qu'elle l'est.

Ca sert à quoi de connaître la gestion des conflits si tu ne conçois pas que faire ce qui t'intéresse en provoquera parfois ? Oui, les changements que tu pourraient provoquer peuvent être source de conflits.
Mais si ta compagne a de la force de caractère, t'aime, a fondé avec toi un foyer, tu peux aussi imaginer qu'elle sera comme ça dans une situation où tu essayes le polyamour. Que pour elle, être combative et ne pas renoncer, ce ne sera pas forcément ce qu'elle dit. Ce ne sera sans doute pas un truc facile, mais ce sera pas forcément la fin de tout, femme, famille, foyer. Ce sera autre chose, impossible à deviner à l'avance.
Et, si tu assumes, ça pourrait être bien, beaucoup mieux que les trois pistes que tu t'exposes, juste pour dire qu'elles sont insupportables.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 14h24

Waou, j'aimerais bien qu'on me parle comme ça à moi aussi ! :-)
Merci SiestaCorta, je prends tout ça pour moi aussi. J'ai peut-être aussi quelquefois tendance à me victimiser, m'enlisant dans des situations pas terribles...
Waou... ça donne un désir de vie terrible tout ce que tu écris...

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h36

Oh, et pour "c'est pas des conflits, c'est des dialogues divergents".

Je vais faire un petit truc, tu vas voir.

Bob45
Aujourd'hui j'ai l'impression de faire face plutôt à des "réactions" épidermiques qu'à de véritables blocages, processus de résistance au changement que je lui propose.
Je fini par relativiser certains de ses propos destinés soit à mettre (inconsciemment) du "chantage" dans la relation ("on stoppe tout projet tant qu'on a pas résolu le problème") ou de la menace du pire ("le mieux c'est qu'on se sépare") voire de la question piège (tu coucherais avec une fille qui te plait ?"), "glups".

Ces mots que je souligne, c'est ceux que tu mets sur ces dialogues.
A ces moments, et dans d'autres moment, tu parles de ton émotion : "c'est dur", "mes rencontres sont de vraies épreuves", "remettre à flot notre couple", discuter "plombe nos w-e".

Tu souffres. Vous souffrez. Parce que les mots qui te font douter sont probablement pas faciles à dire et à entendre, dans une relation amoureuse. Même si on les dit avec recul, même si on y va doucement.
Alors, moi, si vos "dialogues divergents" vous font souffrir, je dis que c'est un conflit.
On peut avoir des dialogues divergents sur le foot, le menu du soir. Mais quand ça diverge sur du profond et du vécu affectif, pourquoi se faire croire que ça se passe sur du velours, nom de Zeus ?

C'est pas forcément grave, les conflits c'est pas le Mal. Un conflit ça peut se résoudre par une entente, et les blessures, ça fait mal mais ça se soigne, et on apprend bien.
Et la meilleure façon d'apprendre, c'est faire. Pour citer le psy dans Erica Strange.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h50

bliss
Waou, j'aimerais bien qu'on me parle comme ça à moi aussi ! :-)

Merci SiestaCorta, je prends tout ça pour moi aussi. J'ai peut-être aussi quelquefois tendance à me victimiser, m'enlisant dans des situations pas terribles...

Waou... ça donne un désir de vie terrible tout ce que tu écris...

Histoire d'être honnête, je suis pas meilleur que les autres, je merde et me victimise facile 5 fois par jours.
Mais j'essaie de pas me faire croire que "c'est pas moi" trop longtemps.

"Putain faudrait changer l’monde, mais on n’y peut rien, c’est comme ça
La loi est la même pour tous, tu t’rends compte si tout l’monde fait ça
J’suis d’accord, j’ai une vie d’merde, mais c’est d’la faute à la télé
Au méchant système, aux riches, aux pauvres, aux immigrés

Je suis un gros con (x8) " (Vaquette)

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