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Difficultés chez les polyamoureux de longue date

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capucine (invité)

le vendredi 03 décembre 2010 à 11h23

la plus belle des preuves d amour c est de me laisser libre!!!

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titane

le vendredi 03 décembre 2010 à 11h26

Respect et communication.

je me méfie comme de la peste de ce mot "respect"... trop souvent égocentré ! Tu me respectes quand tu joues MON jeu ! Et tu ne me respectes pas quand tu joues TON jeu...

hm

Moi je me sens respecté quand on m'accepte tel que je suis à mes risques et périls... si je suis un gros con qui ne veut pas communiquer que je me barre à perpette et ben oui je veux être respecté comme tel et j'assume qu'on me traite de gros con !

Communiquer, informer... bien sûr... me barrer sans rien dire est une façon d'informer par mon absence, non? ou bien là aussi il y a des "normes contractualisées"?

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titane

le vendredi 03 décembre 2010 à 11h29

capucine
la plus belle des preuves d amour c est de me laisser libre!! !

La plus belle "preuve" d'amour est d'accepter qu'il n'y en a pas... de "preuve"... que des manifestations !

Le mot "preuve" souffre du même délit que "besoin"... tu sens mon amour ou tu ne le sens pas... des preuves? jamais ! et je ne t'en demanderais ni en chercherait sous les pierres non plus... je ne veux qu'accueillir tes manifestations d'amour comme autant d'abondance !

Un "contrat" exige même inconsciemment des "preuves"... des "évidences"... un tue l'amour !

Mais tu as raison: aimer l'autre c'est avant tout aimer SA liberté, car c'est dans SA liberté qu'il ou elle s'exprime véritablement !

Et vice versa: Aimer la liberté de l'autre c'est l'aimer tel qu'il est...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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titane

le vendredi 03 décembre 2010 à 11h44

Siestacorta
Yep. J'ai des peurs. O surprise, je suis humain, dis donc.
J'ai donc tendance à prendre ceci en compte dès le départ : dans une relation, on devra faire avec les peurs de l'autre, on ne vivra pas un perpétuel enchantement d'harmonies et de licornes zen. Oké. Alors autant que ce soit avec un peu de civilité, d'échange. Pour moi, c'est trop abstrait pour aider à vivre le mélange passionnel et social des relations amoureuses. Au moins, ce qu'on a dit, on peut revenir dessus. Message modifié par son auteur il y a 4 heures.

Nous en avons tous... et c'est "courageux" (au sens noble du terme) de le rappeler... moi mes peurs seraient le mirroir des tiennes apparemment... trop "verbaliser" au risque de "graver"... pour exagérer beaucoup et provoquer encore davantage: le flic "verbalise" et prétend rendre tan gible et concret ce qui ne serait bien souvent qu'une "profonde conviction" en dehors de toutes autres considérations que son mandat à lui...

"Faire avec les peurs des autres"... voilà un véritable sujet éthique en effet... mon attitude serait de faire confiance encore une fois... si je me sens aimé pourquoi imaginerai-je que l'autre puisse faire, dire ou décider quelque chose "contre moi"? et si sa décision me fait mal, je fais confiance à son intention: vivre sa vie et ses amours du mieux qu'elle le peut et le veut! Ma souffrance vient de moi! Pas d'elle!

je souffre parce que je vais devoir m'adapter, changer et je résiste un peu... je me projète dans une idée du "manque"... avant de me projeter éventuellement dans un autre type d'abondance avec elle... une réaction humaine en effet...

En serait-elle responsable de ma souffrance ? NON ! J'en reste le seul responsable... j'assume... je souffre, parce que je l'aime... ça va passer... parce que je l'aime...

Mon éthique serait alors cette "confiance des motivations respectives" car je n'oublie pas que c'est de l'amour qui nous lie... aimer ce n'est pas faire souffrir... et cela fait souffrir ce n'est pas dans nos intentions...

Comment accompagner l'autre dans sa propre souffrance? oui...même déclenchée par une de mes décisions... oui encore (pas surtout!)... et je le ferai librement, spontanement et gratuitement... ni par pitié ou sens moral... mais, encore une fois, parce que je l'aime...

Alors ?

On connait tous: " Aide toi et le Ciel t'aidera!"... je propose " Fais face à tes propres peurs et l'amour des autres t'aidera! "

La compassion naturelle comme manifestation (et non preuve) d'amour... com-passion = accompagner l'autre dans un passage...

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amorgen

le vendredi 03 décembre 2010 à 15h43

Gin
tiens... parait qu'il faut se méfier de quelqu'un qui ne pète jamais les plombs...
et puis ça a du bon un peu parfois, non ? !
....parait que même le Dalai Lama a eu les boules une fois...
et comment peut-on savoir qu'on ne pétera jamais les plombs ? !

Tu as raison, il faut se méfier de moi :) et je m'intéresse peu aux états affectifs du théocrate tibétain.
La colère a parfois du bon, mais elle n'implique pas obligatoirement un pétage de plombs.
Je n'ai pas utilisé le futur, mais le présent de l'indicatif. Peut être un jour péterais-je les plombs, va savoir.

Gin
comment peut-on savoir quel sera notre prochaine passion ?
"la vie a plus d'imagination que nous" disait le poète (je sais plus lequel)
la vie nous apprend l'humilité : on ne controle pas tout.
la vie nous apprend aussi la tolérance ou l'acceptation, même du plus dingue, même du plus blessant.
enfin, il me semble...

Je ne suis pas extra lucide mais je me méfie de la passion, ainsi que de toute manifestation ostentatoire de dérèglement abrutissant de la raison. J'aime avec mon cerveau, pas avec mon coeur, celui ci ne fait que pomper du sang.
Mais je ne suis pas humble, je ne suis certainement pas tolérant et il est hors de question que j'accepte tout et n'importe quoi...mais diantre, ça c'est la vie qui me l'a appris :)

En mode moins taquin, je veux simplement dire que je suis "monté" de telle sorte qu'une relation où la communication est absente ou défaillante ne m'intéresse pas. Si le déficit persiste je mets un terme à la relation.

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amorgen

le vendredi 03 décembre 2010 à 15h59

Titane
je me méfie comme de la peste de ce mot "respect"... trop souvent égocentré ! Tu me respectes quand tu joues MON jeu ! Et tu ne me respectes pas quand tu joues TON jeu...

Comme c'est rassurant de voir qu'après tant de temps tes affirmations à l'emporte-pièce m'agacent toujours autant ;-)
D'autant que je suis plutôt d'accord avec le reste du post.
Le respect c'est bien accepter l'autre tel qu'il est, mais si c'est un gros con il n'y aura plus de relations, et ça je l'assume parfaitement bien.

Tu vois toi et moi Titane, ben ça pourra pas se faire hein, on ne pourra pas s'aimer, mais tu gardes mon respect. :)

Titane
me barrer sans rien dire est une façon d'informer par mon absence, non ? ou bien là aussi il y a des "normes contractualisées" ?

Quand je lis ça j'ai envie d'écrire : " Titane, what else ?"
Si une de mes partenaires se "barre sans rien dire" elle m'informe en effet, elle m'informe que je vais la gicler de ma vie pour incompatibilité relationnelle, mais après l'avoir traitée in petto de grosse conne, je lui garderai un poil de respect.

Titane
Un "contrat" exige même inconsciemment des "preuves"... des "évidences"... un tue l'amour !

Non.

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Siestacorta

le vendredi 03 décembre 2010 à 16h45

Ben c'est aussi bien que certaines idées avec lesquelles on pense être d'accord puissent aussi nous irriter. Ca prouve qu'il ne s'agit pas de propos génériques, comme ces horoscopes où on ne peut pas ne pas se reconnaître :
- ah, alors ce mois ci, vous aurez des bons moments mais quelques mauvais aussi.
- ah, l'amour c'est quand il y a de la confiance, pas de la haine.
Certes.

Ou quand un masseur te dit "ah, je sens de la tension là". C'est nécessairement vrai, s'il n'y a pas du tout de tension dans ton corps, c'est que t'es mort.

Pour revenir à l'intérêt d'un contrat :, c'est qu'on peut revenir dessus, et le rompre.

Ma chère Tite-Anne (oui, pour l'exemple, on va imaginer que j'ai une relation avec une fille qui fonctionne selon les principes que Titane décrit par-ci par là).

Tite-Anne, donc... Tu dis que t'as pas besoin qu'on discute, ni qu'on soit particulièrement honnête, puisque l'amour est confiance.
Ma confiance n'est pas gagnée d'avance. Elle dure ce qu'elle dure, elle dépend de ce qu'on fait ensemble, de ce qu'on se fait l'un à l'autre. Pourquoi je te ferai confiance tout le temps ? Ou t'as vu que ça se passait tout le temps bien, la vie ?
Tu as de bonnes intentions ? Mais qui tu es pour les juger bonnes pour moi ? Je veux qu'on se mette d'accord sur "bonnes".
Ah, tu veux pas me prouver tes bonnes intentions, parce que les preuves, c'est nul, c'est de la peur cachée.
Comme tu es tout amour pour moi, tu es abondance de bienfaits ?
Mais j'aime pas n'importe quel bienfait, machonner de l'herbe en pensant à toi c'est pas pareil que d'aller ensemble dans un resto gastronomique.
Dans l'absolu, si ? Heu, t'as jamais goûté de homard, toi, je me trompe ?
Ah, alors je mange le homard en ton absence, je pense à toi et c'est comme le partager, parce que le manque c'est la présence mentale.
Oki. Donc si je masturbe mais que je te fais plus l'amour parce que je suis trop fatigué (et parce que je fais ça bien), au fond je t'aime pareil, si tu manques de quelque chose de toute façon t'es libre de partir, c'est ça ?
Ah, tu peux partir. Mais on le dit pas, parce que ce serait un contrat, le contrat la contrainte, il faut pas se donner de limites, non ?
On doit donc pas dire les choses même si on les vit ? Tu sais ce que c'est, le principe de la novlangue, si, si, c'est lié, attend.
La novlangue, c'est dans ce roman, 1984. L'Etat fait la guerre. Mais comme la guerre a pas bonne presse, ils rééditent les dictionnaires, et après, on n'écrit plus jamais guerre, on écrit "maintien de la paix". Du coup ça passe. Alors bon, on écrit plus manque, on écrit "je pense à toi".
Comment, ça n'a rien à voir ? Je ressens l'amour, donc tout va bien ? Heu... Non. Soit l'amour est une émotion, et ça bouge tout le temps, et autant qu'on sache un peu comment chacun de nous bouge, soit c'est un concept et t'as pas besoin de moi pour vivre un concept.
Mais justement, t'as pas besoin de moi ?
Ah. Bien. Je veux dire au départ, tant mieux, hein, je préfère que tu saches manger seule. Au moins à court terme. Mais pas besoin de moi... heu... jamais ?
Envie.
Comme une envie de fraises, alors ? Oui, t'es libre de bouffer toutes les fraises que tu veux, c'est sûr. Mais tu veux dire que ton amour, c'est la liberté d'avoir des envies de fraises, ou j'ai rien compris ?
Je fais semblant de vouloir comprendre avec de vraies-fausses questions ?
C'est pas faux.
Mais toi, tu fais semblant de pas être attachée, Tite-Anne. Ca te rassure peut-être de penser que tu dépends de rien et donc pas de moi. Mais c'est pas vrai. Je t'ai vue faire ta petite abondante, là, avec moi, au lit, quand tu me fais des cadeaux, quand tu m'écoutes révolutionner l'ontologie sans Sartre et sans les mains. T'es amoureuse, sisi. J'en suis pas fier, mais je crois que c'est parce que je suis un type bien. Tu me fais confiance pas parce que tu m'aimes, mais parce que tu peux.
Oh, si je te cognais, tu resterais peut-être aussi, les amoureux c'est pas très raisonnable. Mais tu me ferais pas confiance. Des fois, je te ferai peur. Et entre nous, ce serait pas le bel amour dont tu parles.
Fais pas chier à rien vouloir comprendre de moi, et à ne pas vouloir mettre des formes, des gestes, à faire semblant d'ignorer les preuves et les compréhensions. A ce jeux-là, tu risques de gagner, donc, de me perdre.
Tu t'en fous, puisqu'on peut tout perdre demain ?
Okay. Tu as truqué ta carte d'identité, et t'as juste 13 ans en fait, non ?Nan mais sans dec, informe moi parce que je suis assez sensible, sur les liens entre liberté et responsabilité.
La responsabilité te fait chier ?
Moi aussi. C'est pour ça que je veux connaître celles que je choisis et celles que j'écarte.
T'en veux aucune, la Liberté toujours ?
Ah mais parfaitement d'accord. Arrête de me barrir ça dans l'oreille, c'est pas une manif, je suis pas CRS, on prend juste un café.
Donc mais t'as besoin de quel espace, pour être libre ? Parce que moi je veux plus te lâcher, là. Oké, tu peux aller aux toilettes seules, mais je veux regarder.
Ma liberté et la tienne sont pas d'accord ?
On fait un contrat, alors, comme ça on sait si...
Non ?
T'es pas nettement plus chiante que moi, en fait, avec tes grands mots ?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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tentacara

le vendredi 03 décembre 2010 à 18h29

Merci, Siesta.. j'en étais à me demander si "ressentir" de l'amour avait un quelconque rapport avec "vivre une relation amoureuse".

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LuLutine

le vendredi 03 décembre 2010 à 20h09

titane
Moi je me sens respecté quand on m'accepte tel que je suis à mes risques et périls... si je suis un gros con qui ne veut pas communiquer que je me barre à perpette et ben oui je veux être respecté comme tel et j'assume qu'on me traite de gros con !

J'ai dit exactement la même chose plus haut.
Mais je ne développerai pas plus car pour le reste je suis d'accord sur le fond avec amorgen (même si j'aurais dit les choses différemment).

Le gros con, je peux très bien l'aimer, mais si c'est un gros con, je n'aurai pas de relation amoureuse avec lui, ça c'est clair !

Ce qui rejoint l'avis de Tentacara :

tentacara
Merci, Siesta.. j'en étais à me demander si "ressentir" de l'amour avait un quelconque rapport avec "vivre une relation amoureuse".

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titane

le samedi 04 décembre 2010 à 05h10

Ouh la la... Que de points douloureux dans ce massage intello!!!

Que de nuances etcirconvolutions apportées au cours du massage pour ceux qui ont bien voulu se laisser masser.

Vous avez le raisonnable pour bous, comment "lutter"?

Ce qui m'irrite un peu, mais de moins en moins, c'est de démarrer vos argument sur lexageration et la caricature des propos que vous voulez discuter... C'est dommage.

Bon, certes mes propos à moi étaient provocateurs, mais aussi caricaturaux que vous le prétendez.

Regardez aussi d'où est partie la discussion. Un amoureux qui n'a su informer sa douce et sa douce qui en prend ombrage... Elle a donc réagis... La réalité est là, sans vraiment de mauvaise volonté ni de mauvaises intentions.

On fait nos romans photos avec peu de choses...

J'essayais de soulever des pièges psychologiques derrière des mots qui paraissent anodins comme "contrait" ou "pacte"... Et qui souvent, l'exemple le démontre, on peut de valeur ou futilité dans notre vie pratique... Se rassurer, se protéger... Bien sur...

Il y a d'autres moyens c'est tout

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titane

le samedi 04 décembre 2010 à 07h27

J'accepte volontier d'avoir moins raison ou plus tord que mes amis ici... en fait, dans ce forum, ce que j'apprécie c'est qu'on accepte (et cela n'a pas toujours été le cas, mais on gagne en maturité) de confronter une panoplie toujours plus large d'idées et de ressenti. J'apprécie...

Je ne poursuivrai donc pas ce "débat"... bien sur que de ressentir de l'amour a un rapport avec vivre une relation... et il y a autant de façons de vivre une relation qu'il y a de relations...

Ce que je retiens (tout à fait de façon subjective) c'est l'idée que la confiance n'est pas construite forcément de l'extérieur, mais a plutôt la facheuse tendance à être fondamentalement construite de l'intérieur... on passe alors de "elle se mérite" à "je la distribue"... je crois qu'ici il y a là une différence entre ce que la possessivité et l'exclusion essaye de faire passer et ce qui émerge du pluriel et du multi... Nous serions les principaux artisans de notre confiance... en soi, aux autres et en une vision de l'amour... ce qui nous amène donc à communiquer de façon plus "sincère".

Ce que je veux dire par "sincère" est que l'on est amené plus à parler de soi et de son ressenti au lieu d'interpréter l'autre en fonction de certaines "conventions" ou "normes", contractualisées ou pas...

"je suis disposé à te faire confiance, si, envers MOI (et non plus au nom d'une "normalité") tu communiques de telle ou telle façon"... sinon, je risque de ne pas te comprendre et de perdre la confiance que je suis prêt à te donner (et non pas que tu mérites)"... enfin, je crois.

L'autre "différence" entre le multi et le mono conventionnel serait de replacer la responsabilité davantage sur soi et son propre comportement plutot que sur l'autre... dans le divers et multiple on fait face à des réactivités diverses et variées... on ne peut prétendre les "maîtriser", ni même les comprendre toutes... on accepte alors qu'elles nous "échappent" et que l'on puisse heurter sans le vouloir ou faire plus de bien qu'on l'aurait imaginer... cette liberté au sein de nos réseaux amoureux, nous ramène à notre réalité, notre liberté et notre responsabilité (c'est l'image du gros con qui se casse sans rien dire... et les réactions des Amorgen et Siestacorta, en toute liberté, spontanéité et gratuité... on réagis en toute conscience aux gros cons comme à toutes autres amours plus sensibles et communicatrices).

Comme dit Gin, je pense aussi que nos relations sont aussi notre reflet... pas parfaites... alors on est amené à "pardonner" selon notre volonté profonde (capacité?) avec nos limites et nos imperfections aussi... le témoignage de Lune est un exemple... celui de Tencara est incomplet à cet égard: a-t-elle tendrement pardonné à celui qui aurait oublié une clause du pacte amoureux? Je le crois...

Un "contrat", "pacte", "codes", "système de communication" s'il n'est pas essentiellement nécessaire relève de la (bonne) pratique je vous le concède et le vis comme tout le monde... nier ces "codes" c'est m'exposer à être mal compris et donc mal aimé... et je dois assumer... la fluidité de la communication en dépend... mais je reste lucide des dangers!... le défi est qu'il y aurait autant de "codes" que de relations? Alors avec un même comportement on risque de blesser à droite et de soulager à gauche!... pas facile !

Le MA, à côté duquel on souhaite proposer une alternative, s'est aussi construit sur ce constat raisonnable de la nécessité de "codifier", de clarifier un minimum de comportement "contracualisés"... probablement avec de bonnes intentions aussi... le diable (di-able: ce qui sépare) est dans le détail!

Je voulais juste attirer l'attention sur le "risque" et être lucide d'un risque, ne le supprime pas mais permet de rester plus "libre"... et donc "responsable"... Et pour vous titiller un peu, par plaisir, je dirai aussi: plus "éveillé"... pour faire référence au petit tibétain international !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le samedi 04 décembre 2010 à 14h24

titane
J'accepte volontier d'avoir moins raison ou plus tord que mes amis ici...

Je pense que personne n'a dit que tu avais tort ; du moins en ce qui concerne ton vécu. Ton vécu t'est propre et personne ne le discute.
Simplement, l'impression que tu parles comme si ton vécu devait s'appliquer à tous nous fait réagir (du moins, c'est ce qui moi, me fait réagir).

Un nouveau PA (ou en passe de le devenir) qui tomberait sur le forum et ne lirait que tes messages pourrait se dire: "J'ai des manques et des besoins...je ne suis pas fait pour être PA ! Je ne suis pas l'être idéal dont parle Titane, totalement libre, spontané et gratuit, et qui n'attend rien des autres."

En effet, c'est vraiment l'impression qu'on peut avoir en lisant certaines de tes interventions : les PA sont des sortes d'êtres parfaits, sur un certain nombre de points du moins.

Ce que je voulais dire c'est que pour aider les gens qui débarquent ici, un certain nombre d'entre nous a envie de modérer tes propos en disant que oui, on peut avoir des besoins, oui, on peut avoir des manques, on n'est pas parfaits non plus, que oui, on peut en vouloir à quelqu'un, que oui, on peut avoir besoin d'un contrat explicite. Que même si certaines de ces choses ne sont pas vraies pour nous, elles le sont pour d'autres PA. Qu'on a le droit de ne pas être parfait et d'être PA !

Et ça je crois, c'est important.

Ce n'est sans doute pas ton but, mais vu de l'extérieur, je pense sincèrement qu'en lisant tes interventions, certains pourraient se dire qu'ils ne sont "pas faits" pour le PA, juste parce qu'il leur arrive d'être jaloux, en manque, de souffrir etc.
Je trouverais vraiment dommage qu'ils croient ça.

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LuLutine

le samedi 04 décembre 2010 à 14h32

Cela étant dit, je suis d'accord avec ce qui suit, je n'ai jamais dit le contraire d'ailleurs. Je peux même dire qu'on le répète sans cesse sur ce forum : chaque relation est différente et adopte sont propre mode de fonctionnement.

titane
"je suis disposé à te faire confiance, si, envers MOI (et non plus au nom d'une "normalité") tu communiques de telle ou telle façon"... sinon, je risque de ne pas te comprendre et de perdre la confiance que je suis prêt à te donner (et non pas que tu mérites)"... enfin, je crois.

Je suis d'accord aussi avec ceci :

titane
Alors avec un même comportement on risque de blesser à droite et de soulager à gauche!... pas facile !


Non pas facile, mais ça m'est arrivé. J'ai une fois blessé un ami avec un comportement que d'autres auraient trouvé "normal".
C'est arrivé aussi à un de mes amoureux. Il s'est comporté avec moi comme cela "fonctionnait" avec une autre. Sauf que moi, ça m'a blessée. D'ailleurs, on est encore en ce moment en train d'essayer de "réparer" les choses (bon, il y a eu plusieurs problèmes ; dont justement des problèmes de communication car il ne répondait à aucun de mes messages - ce qui nous ramène presque à l'histoire du type qui ne prévient pas, d'ailleurs). Ca fait six mois qu'on "répare". Comme quoi, non on n'est pas parfaits et non les choses ne coulent pas de source comme beaucoup de tes messages le laissent entendre.

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Gin

le samedi 04 décembre 2010 à 16h33

personne ne prétend être parfait sur ce forum, enfin je ne voudrais pas parler pour Titane, mais je ne pense pas que ce soit son cas non plus...

je pense qu'avoir un œil aussi lucide que possible sur ses besoins et ses manques (entre autres) ne veut pas dire être parfait, ça veut juste dire qu'on essaye de ne pas trop souffrir !

car se tromper de remède pour un bobo mal identifié, ça ne soulage pas.

je le sais... d'expérience !

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LuLutine

le samedi 04 décembre 2010 à 16h48

Gin
personne ne prétend être parfait sur ce forum, enfin je ne voudrais pas parler pour Titane, mais je ne pense pas que ce soit son cas non plus...

Justement, ce n'est pas clair du tout dans ses messages.

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Boucledoux

le samedi 04 décembre 2010 à 19h56

tentacara
Merci, Siesta.. j'en étais à me demander si "ressentir" de l'amour avait un quelconque rapport avec "vivre une relation amoureuse".

+1 aussi
:-D

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oO0

le dimanche 05 décembre 2010 à 03h35

titane
... on accepte alors qu'elles nous "échappent" et que l'on puisse heurter sans le vouloir ou faire plus de bien qu'on l'aurait imaginer... (c'est l'image du gros con qui se casse sans rien dire... et les réactions des Amorgen et Siestacorta, en toute liberté, spontanéité et gratuité... on réagis en toute conscience aux gros cons comme à toutes autres amours plus sensibles et communicatrices).

Et pour vous titiller un peu, par plaisir, je dirai aussi : plus "éveillé"... pour faire référence au petit tibétain international !

Si je comprends bien, le gros con qui se casse sans rien dire, c'est Titane et c'est Titane qui le dit lui-même. Donc, si je comprends bien, Titane ne se croit pas parfait et il l'accepte, parle de l'accepter tout comme d'accepter la légitimité des réactions de Amorgen ou Siestacorta face à un gros con qui se casse sans rien dire.

Dilemme : partir et faire souffrir ; souffrir de rester et faire souffrir à l'autre sa souffrance de rester. Dilemme : s'infliger la souffrance de discuter d'un tel dilemme comme si il n'y avait pas assez de souffrance comme çà ; s'infliger la souffrance du silence qui laisse l'autre dans l'incompréhension et soi, dans le rôle de l'incompris.

Voilà, du moins comment je comprends la réponse de Titane à Tentacara : dilemme, certaines situations, quelle que soit l'alternative choisie, finissent mal. Cela ne signifie pas qu'il nie le fait que ce genre de situation puisse faire souffrir, qu'il le nie au point de considérer que ce genre de situation amène à s'épanouir. Certaines situations nous mettent face à des dilemme ou quelque soit l'alternative qui se présente, cela se présente mal.

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Je ne suis pas du genre à me casser sans rien dire, mais je comprend que certaines personnes préfèrent ne rien dire. Quelques unes de mes connaissances ont pour habitude de se retirer sans prévenir lorsqu'elles se sentent mal ou le sentent mal. Et sans m'en rendre compte, cela doit m'arriver aussi. Se faire face dans les situations qui font mal amène à avoir de l'autre et donner à l'autre une image indélébile qui fera que jamais plus la confiance ne sera comme avant. J'ai souvent fait face à ce genre de situations et je m'en suis pris plein la face.

D'un côté, certaines personnes considèreront que je n'ai pas agit en lâche lorsque j'y ai fait face, d'un autre côté, ces mêmes personnes me considèreront aujourd'hui comme un lâche en voyant le peu de risque que j'ose prendre désormais dans ma vie histoire de m'éviter de m'en prendre encore plein la face.

Attendre de l'autre qu'il fasse face est une chose, être à la hauteur de ce face à face en est une autre.

Dans ce genre de face à face, d'un côté, il y a ce que j'ai du me prendre en pleine face et ce que l'autre a du prendre en pleine face avec moi. Ce genre de face à face, il y en a souvent au moins un qui n'est pas prêt à faire face et qui de ce fait s'abaisse à des paroles et des comportement qui l'enlaidissent. Bref, pour celui qui n'est pas prêt au face à face d'une situation difficile, il faut souffrir ces difficultés, mais en plus souffrir l'horreur de ces propres réactions. C'est là qu'il me semble possible de faire l'éloge de la fuite, histoire de s'éviter mutuellement la laideur de certaines paroles et l'horreur de certains comportements.

Sinon, pour revenir au con qui se casse sans rien dire. Un ami qui doit partir pour faire sa vie ailleurs, on le laisse partir, mais pas un amour. Bien souvent, l'amour est inférieur à l'amitié. Et je comprends Titane lorsqu'il tique sur les termes de contrats et de pacte, surtout du point de vue de l'amitié qui, quant à elle, repose le plus souvent sur une confiance indéfinie et évite de se définir dans un labyrinthe de clauses multiples qui finissent un jour ou l'autre par devenir autant de chefs d'accusation. Lorsque ce genre de jour arrive en amitié, ce n'est pas sous le jour de l'accusation. Il y a des reproches, certes, mais avec un peu d'intelligence chacun en vient beaucoup plus vite de part et d'autres aux difficultés du moment que rencontre chacun et à l'acceptation qu'il s'agit d'un moment difficile à passer pour chacun.

Par exemple : Sentir qu'une relation touche à sa fin, c'est pas facile et même plutôt difficile et d'autant plus difficile, qu'il est impossible de savoir s'il s'agit d'une fin définitive ou non. D'ailleurs, souvent, pour s'éviter la difficulté de vivre avec cette question, il s'en trouve souvent au moins un des deux pour pousser la relation vers une fin définitive, voire à précipiter la relation vers cette fin alors qu'elle ne connaît qu'un moment de doute.

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Par contre, là où je ne suis pas Titane, c'est qu'en fuyant le face à face, d'emblée, l'autre se retrouve en position de personne qui n'est pas digne de la confiance de ce face à face et c'est une position insultante.

La fois où je l'ai vécu le plus mal, c'était avec un ami.

Le face à face a eu lieu des mois après et lui a montré que toutes les raisons pour lesquelles il l'a fuit n'avait pas lieu d'être, mais ce con a ouvertement préféré continuer de vivre dans la crainte et le doute propre. Je ne me suis pas senti pris à ma juste valeur, même dévalorisé et cédant à ce sentiment de méprise à mon sujet, j'ai commencé à me méprendre à son sujet pour prendre pour pire qu'il n'était. Et là, oui, je n'ai plus été à la hauteur d'un quelconque face à face pendant un certain nombre de mois. Et, heureusement, que ni l'un, ni l'autre n'a recherché de face à face pendant ces quelques mois. Avec ce qui a du volé dans le dos de l'un et de l'autre, face à face, cela aurait fait des dégâts bien pire encore.

En me sousestimant, il m'a amené à le sousestimer, mais d'un autre côté, j'avais surestimé sa capacité à dépasser ses limites. Finalement, lorsque je me suis rendu compte que de ce fait, j'avais ma part de responsabilité, cela a été mieux pour moi. Je savais qu'il n'était pas parfait et il s'avérait qu'il l'était encore moins que je ne l'imaginais. Cela ne l'empêchait nullement d'avoir des qualités, des qualités qui valent qu'une personne mérite le respect. Car, malgré nos défauts, ce monde a besoin de nos qualités. Sur certains points, il avait même davantage de qualité que moi et m'en rappeler m'a permis de ne pas m'abaisser à un point que je ne puisse plus me regarder en face.

Il nous arrive encore de communiquer avec amabilité, mais il n'y aura plus cependant probablement jamais plus cette confiance où l'un et l'autre pouvait confier ses préoccupation. Non seulement, il s'est lourdement trompé sur mon compte alors que, plus que toute autre personne, il avait les cartes en mains pour ne pas se tromper, mais il a préféré distribuer d'autres cartes sur mon compte. La confiance est un risque. La liberté, aussi, le risque de se tromper, de se tromper sur le compte d'une personne et de tromper d'autres personnes sur son compte. En amitié, cela ne pardonne pas, d'autant plus que ce que peut dire un ami sur un de ses amis a plus de poids que ce que peut dire un illustre inconnu. Chacun a fait ses comptes de son côté, j'ai clôturé le sien. Impossible de lui faire à nouveau confiance, de lui accorder encore de crédit. En fait, nous en étions simplement arrivé à un point où nous n'étions plus capables de nous comprendre et plutôt que de continuer de se méprendre et d'entretenir des méprises autour de nous, mieux valait en rester là. Nous ne sommes jamais sortis de ces méprises, mais plutôt que de céder au mépris, une certaine cordialité et amabilité est restée lorsque nous échangeons de loin en loin des nouvelles. En attendant, les années où nous avons pu nous comprendre, nous ont permis d'avancer comme nous n'aurions pas avancé autrement dans nos vies et franchement, cela fait plaisir d'avoir de ses nouvelles. Pour le reste, j'ai pris une leçon de vie avec cet ancien ami : apprendre à ne pas reprocher à une personne d'avoir des attentes qui ne sont pas ajustées aux limites de sa personne. Quant à ses limites, s'il a préféré ses doutes et ses craintes, bref, de vivre avec, c'est son histoire et cela doit être assez difficile comme cela que pour rendre cela encore plus difficile avec des reproches.

L'éloge de la fuite a ses limites.

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Avec mes relations que je pourrais qualifier d'"amoureuses", même s'il est possible de me blâmer d'ignorer ce qu'est l'amour, je pense pouvoir m'estimer le principal artisan de l'amitié qui s'y est nouée. Bien évidement, je n'en suis pas le seul artisan et, avec certaines personnes, cela n'a duré qu'un temps, mais un temps non moins bénéfique et préférable aux reproches et à la rancune. Je ne me considère pas polyamoureux, mais après une douzaine d'années de vie adulte, je pense que la capacité de nouer des liens d'amitiés jouent un rôle crucial du point de vue d'une vie dite polyamoureuse. Si s'aimer peut se passer d'être capable d'amitié, je doute que cela soit de l'amour, mais cela ne m'inquiète pas plus que cela, cela ne m'intéresse pas. Je remarque cependant que les personnes qui ont entretenus des relations amoureuses et qui partagent un même cercle d'amis s'avèrent capable d'amitié. Cela se remarque autant pour des couples divorcés qui ont une vie de familles que pour des jeunes adultes et çà, cette capacité d'être amis, je sais qu'elle m'intéresse. Elle demande souvent du temps, parfois pas, mais je pense que malgré la subtilité et la discrétion avec laquelle se manifeste cette capacité, il y a là une richesse humaine d'une grande valeur, une sorte de convivialité et de cordialité qui mérite d'être une fin en soi.

C'est là que je rejoins Titane lorsqu'il tique sur les pactes, les contrats et tout ce qui s'apparente à un genre de système légal. L'amitié ne fait l'objet d'aucune loi et ne fera probablement jamais l'objet d'une loi : elle se présente sous la forme d'une qualité indéterminée et vraisemblablement indéterminable.

Les lois servent à maintenir la vie dans des limites acceptables pour le bien être commun, mais elles ne peuvent que définir des limites et des conditions, nullement ce bien être. Les lois imposent les conditions d'un bien être commun de l'extérieur tandis que la convivialité et la cordialité, voire l'amitié expriment quant à elle un bien être commun intériorisé. (De ce point de vue, la référence au petit tibétain international - même si elle m'irrite aussi parfois - peut jouer un rôle intéressant pour ce qui est de s'accepter mutuellement. Pour ce qui est de se reconnaître mutuellement, par contre, je ne pense pas et c'est là que cette référence peut devenir irritante.) Ainsi lorsqu'un état évoque des lois contre la polygamie, je ne vois nullement comment elles peuvent concerner un mode de vie qui me semble tenir davantage d'une capacité humaine à l'amitié ou à la convivialité et la cordialité. Que peut une loi contre ces qualités humaines ?

Voilà, ce qui m'amène ici à penser que la difficulté d'un mode de vie polyamoureux réside dans les difficultés qu'il peut y avoir à entretenir ces qualités : convivialité, cordialité, voire amitié. Que ces difficultés relèvent en partie de la capacité à ajuster ses attentes aux limites d'une personne, à être capable de ne pas attendre plus d'une personne que ce qu'elle ne peut. Cela peut signifier savoir accepter de se retrouver devant le fait accompli qu'elle peut finalement moins que ce que nous en attendions.

Quant au polyamour, je reste sur l'impression qu'il s'agit d'un euphémisme pour éviter de parler d'érotisme, de cette forme d'amour que les grecs appelait eros.

Est-ce que, finalement, l'une des difficultés de nos civilisations - antique y comprise - ne réside pas dans le fait d'avoir globalement échoué à penser et vivre l'érotisme en termes d'amitié, voire simplement un minimum de convivialité et de cordialité ? En ces termes, la question des préfixes mono et poly ne se posent pas. La question de ces préfixes ne se pose que du point de vue des contrats de mariage qui ont servi jusqu'ici de modèle officiel à la vie érotique - ce qui n'a jamais pu empêcher une licence officieuse à l'égard de ces modèles. Quant aux termes d'amitié, de cordialité et de convivialité, d'emblée, la pluralité et la multiplicité va de soi sans avoir besoin d'être précisée par un préfixe. Mon vécu érotique m'a pourtant amené à accepter que l'érotisme s'accorde difficilement avec l'amitié, la convivialité et la cordialité, bref, à accepter de n'avoir pour ainsi dire aucune vie érotique. Je comprendrais dès lors que l'on me donne complètement tort de soulever cette question, mais je ne fais que constater leur incompatibilité sur base de mon vécu, incompatibilité qui me pose question.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le dimanche 05 décembre 2010 à 15h48

Je n'ai lu qu'en diagonale, mais je réponds à cette phrase en particulier :

RIP
être capable de ne pas attendre plus d'une personne que ce qu'elle ne peut.

J'en suis capable, en amitié comme en amour.

Simplement, quand un problème survient à ce niveau-là, je réajuste mon propre comportement.

Exemple (fictif) : je ne vais pas être disponible à toute heure du jour et de la nuit pour quelqu'un qui m'envoie balader lorsque je suis dans la m****
Donc, si j'ai été extrêmement disponible pour cette personne et qu'elle ne fait jamais rien pour moi, au bout d'un moment je cesse simplement d'être disponible.

Ce n'est pas que j'attends systématiquement un retour, et certainement pas un retour équivalent à ce que je donne parfois (sinon il y en a qui auraient de sacrées dettes envers moi !).
Mais quand je donne beaucoup, j'attends quand même un peu.

Autre exemple (fictif) : une personne avec qui je suis très amicale et qui ne me dit même pas bonjour - sauf quand elle a besoin de moi bien sûr - va sortir de ma vie très vite.

L'amitié (comme la relation amoureuse) se fonde quand même sur une forme de réciprocité. Le réajustement quand il n'y a pas réciprocité ne mène pas forcément à la rupture, je le précise. Ca peut mener tout simplement à une autre forme de relation. Par exemple on peut être moins proches, mais rester amis et être en bons termes.

En fait, j'ai tendance à m'adapter sur le mode du "miroir" : au début, je donne beaucoup ; ensuite j'ai tendance à donner moins à quelqu'un qui me donne peu, et à continuer à donner beaucoup à quelqu'un qui donne beaucoup.

Ca n'empêche pas qu'en certaines occasions, je peux donner beaucoup à quelqu'un qui ne m'a jamais rien donné et ne me donnera jamais rien, mais ce sera ponctuel, pas systématique. Je peux aussi accepter quelque chose de quelqu'un à qui je n'ai rien donné (et rien demandé non plus), ça me semble naturel.

On ne reçoit pas toujours de ceux à qui l'on donne, mais dans une relation je trouve qu'il ne faut pas que l'écart soit trop grand entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit. Sinon, tout simplement, je n'appelle plus cela une relation.

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titane

le dimanche 05 décembre 2010 à 17h18

Je ne pensais pas dire autre chose... Le rajustement spontané, libre et gratuit de chacun des membres du réseau amoureux... Que cela se passe dans la communication conviviale ou dans des réajustements plus musclés...

Le pacte et le contrat n'y changeront rien... A nous de jouer en finesse dans notre réseau...

Enfin....

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LuLutine

le dimanche 05 décembre 2010 à 18h01

titane
Le pacte et le contrat n'y changeront rien...

Euh ben si, ça facilite quand même les choses. Surtout quand c'est dit explicitement.

Si mon amoureux de plus longue date et moi sommes encore ensemble, c'est bien parce que nous avons dialogué, et fait part à l'autre de notre façon de voir les choses.
Il sait que tel comportement chez lui est ressenti de telle façon chez moi, et inversement. Alors, chacun de nous évite les comportements qui blessent l'autre.

Si nous n'en avions pas parlé, et si chacun ne s'était pas adapté en conséquence, je le répète, nous ne serions plus ensemble aujourd'hui.

Et pour moi, le fait de dire "Ok, je ne ferai plus telle chose, parce que je sais que ça te blesse, et je ne veux pas te blesser", ben c'est clairement un contrat.

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