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Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

Témoignage
#

Leotwinpeaks (invité)

le dimanche 19 septembre 2021 à 16h02

Bonjour,

Je reprends ici mon retour d’expériences sur 2 ans et demi de polyamour. La reprise du fil
est un peu tardive : la rentrée fut chargée.
Comme indiqué dans le post initial où j’ai demandé l’autorisation de publier, mon retour
d’expérience est particulièrement négatif. Vous trouverez le lien de la discussion initiale ici : /discussion/-cvY-/Retour-d-experience-negatif-soci...

Vu la longueur du texte, j'ai préféré faire un nouveau fil. Si vous avez la flemme de lire et avez juste envie de lire mes recommandations, allez directement à la partie IV) intitulée Tableau de bord.

Je me présente brièvement : je suis un homme de 35 ans et je travaille en tant que
journaliste.

Le post initial parlait de sociopathie. Je ne suis pas psychologue ni psychiatre, je peux
donc me tromper dans mon diagnostic. J’ai toutefois largement étudié la psychologie
humaine afin de pouvoir aisément identifier mes interlocuteurs.
Par sociopathie, j’entends donc toutes les personnes qui jouissent de la souffrance
d’autrui, mais également des personnes qui par stupidité ou par égoïsme pur se
permettent de détruire la vie des autres.

J’ai parcouru un autre fil de discussion où le terme de sociopathe était employé à l’égard
des libertaires individualistes qui rejettent la faute de la souffrance émotionnelle sur la
victime en utilisant comme argument que nous ne sommes pas responsables des
émotions qui naissent chez autrui.
Ceci revient à dire que la tristesse du chien abandonné à la station essence est de la faute
du chien et que les abrutis qui l’ont abandonné ne sont en rien coupables. J’espère être
bien clair sur ce point : je considère comme postulat de départ que nous sommes
responsables des émotions de l’autre lorsque nous sommes à l’origine d’une parole ou
d’un acte à son égard.

J’intègre donc dans ma définition de la sociopathie toute personne qui nierait le contraire,
que cela soit par malhonnêteté intellectuelle, stupidité ou conscience pleine de causer de
la souffrance. Le besoin d’en jouir n’est pas un requis indispensable à ma définition.

J’attire immédiatement l’attention sur ma méthode de confirmation des traits pathologiques
pervers. Une relation évolue sur le même système qu’une courbe. Celle-ci peut monter,
être latérale ou en tendance baissière. Il existe des points stratégiques qui sont touchés
par cette courbe et qui représentent soit des zones de résistance (lorsque la tendance est
haussière), soit des zones de support (lorsque la tendance est baissière). Ces zones
peuvent se transformer en résistance ou en support lorsque la tendance s’inverse. Par
exemple, le mariage peut représenter une zone de résistance si la qualité de la relation ne
s’améliore pas par la suite, il s’agit donc d’un climax non dépassé, mais le mariage peut
également être une zone de support si la relation continue à se bonifier et que le couple
traverse une période de turbulences.
Appliqué aux sociopathes, ou aux ordures pour l’emploi d’un synonyme, j’attends la
confirmation de 3 points, comme pour tracer une ligne de tendance. Lorsque deux points
sont touchés par la courbe, je trace la ligne et si un 3è point est touché, cela confirme mes
prévisions.
Je ne me base donc jamais sur un seul comportement, mais sur un minimum de 3 pour classifier un individu dans la catégorie sociopathe.

Si je publie dans ce forum, c’est parce que tout comme le monde que j’observe dans ma
vie professionnelle (avec le vocabulaire que je viens d’employer, j’imagine que vous avez
deviné pour quel type de journal je travaille), j’ai vécu des comportements malfaisants
récurrents.

J’ignore si mes recommandations seront suffisantes pour constituer une forme de guide
pour les débutants ou pour les personnes celles et ceux qui croient encore polyamour,
mais je vais tenter d’initier ce post sous la forme la plus pratique et concrète possible. Si
des personnes du forum se reconnaissent dans les descriptions au point de s’identifier :
sachez que les modes de fonctionnement pervers sont des modes opératoires répétés
dont vous trouverez aisément des résumés sur internet.
Dans un premier temps, je ferais part des raisons personnelles qui m’ont amené à fuir le
polyamour, puis dans un second temps, j’évoquerai les comportements dont je fus témoin,
principalement en tant que confident. Enfin, je dresserai un tableau récapitulatif des
comportements toxiques auxquels j’ai assisté et comment y répondre.

I) Expériences personnelles

Depuis 3 ans, mon couple était dans une tendance latérale baissière. Nous étions
concentrés sur nos objectifs professionnels et nous manquions de temps pour
communiquer et partager notre amour réciproque. J’ai rencontré une femme qui m’a
donné l’espoir en une vie sentimentale enrichie. Je décide alors d’en discuter avec mon
épouse avant de concrétiser dans le lit mes aspirations. Celle-ci en fut dévastée.
Néanmoins, elle accepta la situation et se mit également à fréquenter un autre homme.
Nous ne formions ni un trouple ni une relation à quatre.

Après quelques mois d’ivresse, ma relation avec ma nouvelle amoureuse s’est détériorée
avant de prendre fin au bout d’un an et demi. Effectivement, elle n’avait jamais réellement
accepté la situation et souhaité fonder une famille avec moi. Son rêve d’avoir une famille
stable, un amour exclusif et des enfants volèrent en éclats avec mon refus de quitter mon
épouse tandis que la fameuse horloge biologique finissait de tourner pour elle, la
plongeant dans une profonde dépression qui nécessita une hospitalisation en hôpital
psychiatrique de plusieurs mois.
Je suis responsable de sa situation en n’ayant pas pris cet élément en compte et en ne la
libérant pas plutôt afin qu’elle puisse trouver un père pour les enfants qu’elle aurait aimé
avoir.

Néanmoins, à l’époque, cela ne me semblait pas être un signal constitutif suffisamment
important et j’ai donc continué le polyamour. Je dois avouer qu’en parallèle, l’état
psychologique de ma femme se détériorait : augmentation de sa consommation de
cigarettes et d’alcools. Ces signaux auraient dû m’alerter sur son état de stress. De mon
côté, j’évaluais l’apparition de ces signaux comme de simples conséquences
sympathiques d’une vie davantage remplit et jouissive.

Peu de temps après, je me suis amouraché d’une autre femme. Elle était l’exact opposé
de ce que je suis : idéaliste, optimiste, bénévole dans des associations sociales et
écologiques et dotée d’un sourire à faire fondre les pierres. Notre relation était parfaite en
tous points. J’apprenais à sourire au monde en la voyant se précipiter vers les éboueurs
pour les féliciter de leur travail. Malheureusement pour moi, cette personne s’est avérée
être une coquille vide et les mots de simples mots. Après quelques mois de relations, le
préservatif est resté dans son vagin sans que nous ne nous en rendions compte.
J’apportais dès lors mon test MST que je déposais fièrement sur sa table, puis j’attendis
son test durant des mois. Lorsque enfin vint son tour, je découvris avec stupeur qu’elle était
porteuse de l’hépatite C. Pour seule réponse de sa part, j’eus le droit à un « mais c’est pas
grave, cela se soigne très bien maintenant ». Mon test MST de confirmation s’est avéré à
son tour être positif.

A partir de cet instant, j’ai cessé toute relation sexuelle avec quiconque, laissant mon
épouse dans l’incompréhension totale.
Après quelques semaines de silence avec ma désormais ancienne amoureuse, je
reprenais un verre avec elle afin de discuter calmement. Celle-ci me reprocha ma colère
lors de son annonce de sa positivité, tout en m’avouant qu’elle savait être porteuse depuis
plusieurs années. Selon elle, crier est intolérable, même en état de choc.
Les 3 points de la courbe étaient touchés : transmission d’une MST en connaissance de
cause, négation de la souffrance d’autrui et culpabilisation quant aux émotions vécues.
La glace avec mon épouse a été brisée après un mois de battements lorsqu’elle
m’annonça qu’elle était porteuse du papillomavirus malgré ses rapports protégés et je lui
avouais en retour ma positivité à l’hépatite C. Nous avons alors décidé de mettre un terme
à nos relations polyamoureuses pour nous recentrer sur notre relation amoureuse
exclusive.

Bilan : 2 ans et demi passé dans le polyamour.
2 MST : hépatite C et papillomavirus pour 2 partenaires.
1 personne hospitalisée en HP.
Conclusion : abandon du polyamour et concentration sur ma relation initiale de façon
exclusive.

II) Observations des expériences d’autrui

Je serai plus bref n’ayant pas l’ensemble des détails et je commence à fatiguer d’écrire.
Les prénoms ont été modifiés.

A) Manipulation émotionnelle sur personne fragile

Une amie rencontrée en classe préparatoire, appelons-la Mélodie, rencontre un homme
en polyamour, appelons-le, Sébastien. Mon amie est bipolaire et alterne les périodes
d’euphorie et de dépression profonde. Dès la 2è semaine de relation, Mélodie fait part à
son partenaire de sa maladie et qu’elle a besoin de stabilité dans sa vie. Sébastien lui
promet alors de quitter le polyamour pour elle, qu’il aime tellement en lui signifiant que la
bipolarité ne lui causait aucun souci. Néanmoins, cela ne l’a pas empêché de la tromper à
de nombreuses reprises en retournant dans notre groupe de polyamoureux. Il a par la
suite progressivement cessé de donner des nouvelles, créant pour Mélodie des périodes
d’incertitudes émotionnelles. Il a finalement décidé de mettre un terme à cette relation de 6
mois en lui signifiant être trop amoureux d’autres personnes tout en lui exposant le fait
qu’il était un être particulièrement sensible en tant qu’anarchiste. Pourtant ma partenaire
de l’époque (celle qui était porteuse de l’hépatite C) m’a indiqué n’avoir jamais rencontré
cet homme dans aucune réunion des différents collectifs.
Plus d’un an après, il l’appelle par téléphone pour son anniversaire et chante avec elle en
choeur des chansons. Après avoir passé un an à tenter de la sortir de la dépression, elle
est replongée instantanément dans une période obsessionnelle durant 1 mois.
J’ignore si cet homme est un sociopathe ou un crétin qui ignore les bases élémentaires de
la psychologie humaine, mais il a réussi à dévaster mon amie qui continue encore par
période intermittente à chercher des informations sur lui. Cela fait maintenant plus de 2
ans qu’ils ne sont plus ensemble pour une relation de seulement 6 mois.

Trois points ont été touchés : jouer avec les émotions de son partenaire, mensonges
répétés, négation de la particularité d’une personne qui souffre d’une maladie
psychiatrique.

B) Manipulation émotionnelle second cas

En couple depuis 7 ans, et en relations polyamoureuses depuis 3 ans, Léonard et Alice
vivent deux trajectoires différentes. Léonard a subi la décision qui lui fut imposée sous
risque de rupture. Alice jouit d’une vie sociale particulièrement riche : vous pouvez la
croiser au détour de chaque bistrot à chanter des théories politiques et littéraires. Léonard
quant à lui ne sort plus de chez lui hormis pour faire les courses. Je ne l’ai pour ainsi dire
vu qu’à une seule reprise à son domicile en train de fumer des bangs. L’inégalité des
relations est frappante : Alice a 5 « amoureux » par semaine, avec une rotation d’un
changement par semaine / 2 semaines et Léonard a 1 « amoureuse » qu’il voit
épisodiquement.
A cela s’ajoute un comportement récurrent de la part d’Alice auprès de ses partenaires
avec un mode opératoire systématisé : création d’un monde imaginaire extraordinaire via
l’emploi d’un champ lexical excessivement positif avec le nouvel amant, promesses non
tenues et arrêt brutal de la relation. De mémoire, 4 de ses partenaires m’ont indiqué des
phrases clés qui peuvent se résumer par « je n’ai jamais ressenti cela pour personne »,
« nous vivons tous les deux sur une île et rien ni personne ne pourra nous en déloger »,
« je vais quitter mon compagnon et mes amants pour toi » et le blabla quotidien sur le
physique particulièrement avantageux du nouveau partenaire. Puis brusquement, le ton
change et une destruction de la relation est opérée avec emploi de mots froids et remplis
de colère. L’emploi de « feu de pailles » m’a été rapporté à 2 reprises. En écho de ces
confidences, j’ai appris que son vélo avait été détruit une fois par un ex, la porte de sa
cave enfoncée pour récupérer des affaires par un autre ex et un jeune homme a tenté de
se suicider au point de se retrouver à l’hôpital. Son compagnon a finalement cessé la
relation et a quitté la ville après lui avoir demandé de cesser ses relations amoureuses,
chose qu’elle a promis sans le respecter. Le projet professionnel de Léonard s’est alors
effondré (thèse en cours dans le domaine de la psychologie ou de la philosophie, je ne
sais plus).

C) Violences conjugales

Louis a la vingtaine et vie en couple avec Diane. Louis débarque dans notre groupe de
polyamoureux et son physique agréable lié à sa culture générale lui fait rapidement
gagner le coeur d’autres femmes. Sauf que Louis a une femme, Diane, qui ignore tout de
ses relations. Un soir, dans notre café favori, nous voyions Diane arriver transparente et le
visage marqué de deux immenses bleus. Nous avons alors appris que non seulement
Louis mentait allégrement à Diane, mais qu’en plus il passait visiblement ses colères en la
frappant.
Nous avons instantanément éjecté Louis de notre groupe de relations.

D) Harem

Chloé a 13 amoureux à qui elle jure ses grands dieux qu’elle les aime profondément, tous
autant que les autres. Pour s’organiser, ses amoureux doivent remplir un doodle afin

d’avoir la chance de partager une après-midi ou une soirée dans la semaine avec elle.
Tant d’amour est époustouflant. Officiellement, chacun est libre d’aller voir ailleurs et
d’aimer quelqu’un d’autre sauf que Thibault a eu l’audace de consacrer davantage de
temps à une autre amoureuse qu’à Chloé. Cette situation a débouché sur une crise de
jalousie concrétisée par des mails fleuves empreints de culpabilisation. J’ai pu consulter
l’un de ces mails et je n’ai pu que constater la caricature de ces manipulations. Mais il est
difficile de repérer ces techniques lorsque la charge émotionnelle est trop forte pour la
victime qui est prisonnière de ses sentiments.

E) Chantage à l’enfant

Cette histoire m’a été relaté par un membre de ma famille. Je ne connais pas les
personnes concernées. Fatou tombe enceinte de Jean-Edouard, musicien de qualité.
Fatou n’est en rien portée sur le polyamour, toutefois Jean-Edouard alterne les moments
de promesse d’amour exclusif et les demandes répétées à Fatou d’intégrer son groupe de
polyamoureux. Jean-Edouard a la quarantaine, Fatou la trentaine. Devant le refus de
Fatou d’intégrer ce type de relations, Jean-Edouard devient de plus en plus colérique, il la
quitte, revient, la quitte etc avec insultes alors que Fatou est enceinte. A 8 mois de
grossesse, celle-ci prend la décision de définitivement se séparer de Jean-Edouard. Le jeu
du chantage à l’enfant commence alors. Dans un premier temps, J-E un refus de
reconnaître l’enfant, puis refuse de participer à son éducation, puis de verser les pensions
alimentaires. Enfin, J-E semble avoir envie de connaître sa fille et exige de la voir sans
verser de pensions évidemment. L’histoire fut réglée devant les tribunaux après plusieurs
années de chantages. J-E a gagné sur toute la ligne : il doit verser une pension
alimentaire et peut voir sa fille 2 fois par mois une après-midi.

F) Disparition

Gaston est en couple depuis 1 an avec Jeanne. Jeanne lui dit que c’est la 1ère fois qu’elle
ressent quelque chose d’aussi fort pour un homme. Jeanne va très mal et se plaint d’une
vie horrible. Gaston consacre alors toute son énergie à sauver Jeanne. Ils sont en relation
exclusive. Progressivement, Jeanne va de mieux en mieux puis devient complètement
dominante au sein du couple, laissant une place infime dans sa vie à Gaston, au sens
propre dans leur appartement. La place laissée à Gaston se résumait à un tiroir tandis que
tout le reste était occupé par Jeanne. Puis Jeanne change de ville, Gaston devant la
rejoindre quelque temps après. Moins d’un mois après, Jeanne informe Gaston qu’elle a
un autre amoureux rencontré dans cette nouvelle ville. Gaston qui s’était préparé à
emménager est effondré. Il s’ensuit pour lui deux tentatives sérieuses de suicide qui le
plongea à chaque fois dans le coma pour une durée cumulée de 3 mois.

G) En vrac

Je n’ai que peu d’informations à ces sujets, je concentre donc ces 2 histoires sous le
même thème : la stratégie répétée.
Jules est abordé par une Sophie qui lui parle de polyamour. Elle quitte son conjoint avec
qui elle est depuis 2 ans pour lui en lui expliquant qu’elle a vécu trop de choses avec son
conjoint et que cela nécessiterait trop d’énergie de relancer positivement sa relation. Jules
entame alors une relation polyamoureuse avec Sophie. Celle-ci le quitte au bout de 2 ans
en employant les mêmes mots et les mêmes arguments.
Jules, instable psychologiquement sombre dans la dépression et devient toxicomane.

Michaël est en couple avec Zoé qui le force a être polyamoureux en menaçant de le
quitter. Michaël accepte mais n’éprouve pas de désir et de sentiments pour d’autres
femmes. Zoé lui demande expressément de coucher avec d’autres femmes tandis qu’elle
tombe amoureuses de plusieurs autres personnes. Zoé finit par quitter Michaël pour un
nouvel homme qu’elle connaît depuis 1 mois. Elle change de ville et part habiter avec ce
nouvel amoureux qui quitte son travail, sa famille et ses amis pour elle.

III) Conclusion

Ces comportements existent également dans les relations exclusives. Néanmoins, les
groupes de polyamour ne sont pas très nombreux et la quantité de comportements
pathologiques, de manipulations et de violences psychologiques (avec un cas de
violences physiques) est proportionnellement largement supérieur de ce que je connais
dans le milieu monogame.
Ce qui nous a fait cesser ce type de relation, ma compagne et moi, est d’avoir attrapé
chacun une MST qui risque de nous suivre toute notre vie. Mais l’accumulation
d’expériences négatives nous inquiétait.
La raison de ce fort pourcentage est que le polyamour est un terrain propice aux
manipulateurs qui peuvent jouer sur les émotions et les sentiments de plusieurs
personnes en même temps. J’explique le fait que ce soit 3 hommes qui aient tenté d’en
finir avec leur vie contre zéro pour les femmes par des facteurs culturels. Ce ratio se
retrouve dans les enquêtes menées sur ce sujet. Je possède également plus
d’informations venant d’hommes que de femmes. J’explique cela par le fait que je sois
moi-même un homme et qu’il m’est peut-être plus facile d’obtenir des confidences de
personnes de mon même genre. Selon l’étude que j’ai vu passer sur les 4 % de
sociopathes dans la population, les hommes et les femmes sont également représentés.
J’ai également été surpris par la faible durée moyenne des relations. S’il s’agit réellement
d’amour, pourquoi autant de relations si courtes ?

IV) Tableau de bord à l’adresse des personnes qui débutent dans le polyamour ou qui y
croient encore

1) Formez-vous aux techniques de manipulation des pervers pathologiques.

Celles-ci sont présentées de façon caricaturale sur internet, mais un sociopathe répète
des schémas dont il est incapable de se débarrasser sans l’aide d’un spécialiste. Les
informations sur internet ne sont pas à prendre au pied de la lettre (notamment les pervers
narcissiques très à la mode en ce moment) mais elles permettent de vous aiguiller sur ce
qu’est une relation saine ou toxique. Si les mots peuvent changer, l’information donnée
reste toujours la même chez les ordures : vous ne savez pas sur quel pied danser et vous
êtes progressivement détruit.

Ces techniques courantes sont :
- vous dénigrer de façon répétée. Il ne s’agit pas de mouvements d’humeurs du genre « tu
ne fais jamais la vaisselle et toi tu ne fais jamais le bricolage » mais de paroles plus
insidieuses qui mettent en doute vos capacités et vos compétences, y compris votre
physique. Par exemple, « regarde cet auteur comme il écrit bien, c’est dommage que tu
n’arrives pas à écrire aussi bien. » Une phrase saine aurait été « je suis heureux de te voir
écrire car je sais que cela te rend heureux. Si tu as des doutes sur tes capacités à écrire,
tu sais bien que j’apprécie de te lire et que plus on s’entraîne dans un domaine et plus on
s’améliore »;
- vie cachée ;
- vous imposer un nouveau partenaire en vous signifiant que si vous refusez vous serez
célibataire. Dans une relation saine, où l’amour est présent, la discussion est
prépondérante et si l’une des deux personnes refuse le changement de situation, elle est
dans son droit qui se doit d’être respecté. Aucun changement de situation ne doit vous
être imposé sans votre accord ;
- culpabilisation de vos émotions ;
- remise en question de ce que vous ressentez en employant des termes tels que « tu
déformes la réalité » ou « tu interprètes ». Si vous êtes sincère, ce que vous exprimez
représente votre vécu personnel, il n’existe pas de vérité absolue. Si quelqu’un tente de
vous déstabiliser sur votre vécu, il s’agit de manipulation ;
- les silences. Plus ils sont longs, plus ils sont destructeurs. Ces silences peuvent durer
des jours entiers ;
- la disparition du jour au lendemain ;
- les violences physiques ;
- les chantages ;
- stratégies répétées dans le temps ;
- manipulations émotionnelles classiques ;
- la victime permanente qui a besoin d’être sauvée et qui prend toute votre énergie ;
- les mots grandiloquents qui vous font croire que vous êtes exceptionnel ;
- une nouvelle relation qui démarre sur les chapeaux de roue où tout est extraordinaire
dès le départ ;
- mise en danger de la vie d’autrui par la transmission de MST.

2) Prendre le temps d’observer les comportements du partenaire qui vous attire.

Est-il grandiloquent ? Ses actes sont-ils en concordance avec ses paroles ? Existe-t-il des
rumeurs répétées et négatives à son sujet ?

3) Attendre d’avoir confirmation de vos doutes avec différents points (1 seul point me
semble insuffisant)

4) Ne pas hésiter à demander de l’aide auprès de vos amis ou de la police.

5) Accepter de prendre le temps de se reconstruire si vous avez été détruit.

6) vous avez auteur de tels comportements, n’hésitez pas à suivre une psychothérapie
pour changer vos façons de communiquer et de respecter votre ou vos partenaires. Si
vous ne le faites pas pour les autres, faites-le pour vous-même : même dans les grandes
villes, les rumeurs circulent rapidement et l’étiquette d’enflure peut vous coller à la peau.

Je pense avoir terminé mon retour d’expériences. Je remercie Bonheur d’avoir accepté
mon partage malgré le fait qu’il soit négatif. Il s’agit d’un premier jet et je n’ai pas eu le
courage de me relire pour enlever les coquilles et les fautes de grammaire. Je vous prie
de ne pas m’en tenir rigueur.
Si je pense à de nouvelles choses, notamment les techniques de manipulation, je pourrais
le compléter.
Je ne tiens pas à discuter de l’emploi de ma définition de sociopathe : entre crétin égoïste
fini et individu qui prend du plaisir à faire souffrir, la frontière est souvent tellement mince
dans les conséquences que cela me semble peu pertinent de débattre de ce point. Si le
terme de sociopathe vous déplaît, vous pouvez le remplacer par ordure, c****** ou autre.
Je sais que je ne vais pas me faire que des amis en publiant ce texte. Si vous vous
reconnaissez dans des comportements toxiques décrits ici, mon opinion est que le mieux est de filer directement chez un psychologue afin de comprendre et de changer vos
comportements si vous en êtes l’auteur ou de fuir la personne qui vous fait vivre cela.
J’espère que ce partage, en particulier le tableau de bord récapitulatif en partie IV, pourra
être utile.

#
Profil

lau93

le dimanche 19 septembre 2021 à 17h20

Bonjour
Se prémunir des comportements manipulateurs c'est une bonne idée ; mais en effet c'est valable dans tout type de relation. Ce que je lis c'est la description de comportements pervers qui s’inscrirait tout aussi bien en monogamie qu'en polyamorie et je ne pense pas que la prévalence soit plus importante parmi les polyamoureux. Ce que je lis aussi c’est le récit de grande souffrance et déconvenue.
J’ai plutôt le sentiment que des personnes perverses peuvent se servir des réseau polyamoureux comme terrain de chasse privilégié en se cachant derrière l’identité polyamoureuse pour consommer leur partenaire et les manipuler. Y aurait-il parmi les dits polyamoureux plus de dépendants affectifs ou de personnes venant chercher à panser leurs blessures ? je lis parfois des récits qui me laissent penser que certains viennent au polyamour pour compenser une perte : se pourrait ils qu’ils soient alors des proies plus faciles ?
Je reviens sur ce que tu dis « je considère comme postulat de départ que nous sommes
responsables des émotions de l’autre lorsque nous sommes à l’origine d’une parole ou
d’un acte à son égard. »
N’est est pas plutôt justement de nos actes que nous sommes responsables ? Si j’ai une action délibérément agressive ou manipulatrice je vais être responsable de cet acte. En revanche l’émotion qui aura été déclenchée par cet acte n’est pas de ma responsabilité car elle dépendra de la manière dont l’autre intégrera cette émotion ? Par exemple si je dis a quelqu’un qu’il ne vaut pas un radis et que son opinion est stupide , je suis responsable de ne pas être respectueuse. L’émotion qui va suivre chez le récepteur va dépendre de son estime de soi ; si elle est solide elle en prendra pas personnellement cette remarque stupide et me renverra son désintérêt pour mon opinion. Si elle est fragile elle prendra pour argent comptant mon propos et se dévaluera a ses propres yeux. Mais le travail qui permettra de rester indifférent n’est pas du ressort de l’agresseur. Par contre c’est vrai que les pervers savent bien identifier les estimes de soi fragile et c’est là leur responsabilité et sur quoi on peut leur renvoyer leur indignité.
Je reste surprise dans les histoire de vie , de voir comme un événement qui peut paraitre similaire va entrainer des suites tout à fait différente selon la personnalité et les représentations de la vie qu’ont les personnes concernées, y compris dans une même famille ( deuil, adultère, violence etc)
Une petite précision médicale enfin : l’infection a Papillomavirus n’est pas à proprement parlé un IST et ces virus sont tellement ubiquitaire et résistants qu’on peut se contaminer autrement que par le sexe d’une part et que d’autre part il est rare de ne pas en être porteur de certains d’entre eux ( il ya en plus de 250 différents). Le seul soucis c’est s’il s’agit que HPV a risque de cancer et qu’ils persistent suffisamment longtemps pour être dangereux pour le col de l’utérus des femmes (ou toute personne ayant un utérus). En revanche ta partenaire aurait en effet été plus responsable et respectueuse de t’avertir de son portage du VHC ; c’est vrai que ça se soigne mais c’est galère et si tu n’avais pas fait le test tu aurais pu avoir une infection silencieuse dangereuse. Ce type de comportement face au IST existe aussi en monogamie ; combien de personnes et surtout des hommes dois je convaincre difficilement que leur.e(s) partenaire(s)doivent être prévenu.e et traité.e du fait de leur gonococcie , chlamydiae voir VIH ! Et il ne s’agit pas de poly…
Bonne soirée
Lau

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Profil

artichaut

le lundi 20 septembre 2021 à 00h10

J'ai pas tout lu.
Mais merci d'essayer de construire un discours critique sur le polyamour.

J'ai suivi la consigne :

Leotwinpeaks
Si vous avez la flemme de lire et avez juste envie de lire mes recommandations, allez directement à la partie IV) intitulée Tableau de bord.

Si on fait le résumé/sommaire du Tableau de bord ça donne :

IV) Tableau de bord à l’adresse des personnes qui débutent dans le polyamour ou qui y croient encore
1) Se former aux techniques de manipulation des pervers pathologiques.
2) Prendre le temps d’observer les comportements du partenaire qui vous attire.
3) Attendre d’avoir confirmation de vos doutes avec différents points
4) Ne pas hésiter à demander de l’aide auprès de vos amis ou de la police.
5) Accepter de prendre le temps de se reconstruire si vous avez été détruit.
6) (pour les auteurs de tels comportements) Ne pas hésiter à suivre une psychothérapie

Et du coup je ne vois pas le rapport avec le polyamour.
Ces 6 points me semble concerner toute relation en milieu hétéro-viriarcal.

Sauf à considérer que le polyamour multiplie les problèmes (ce qui certes est souvent le cas), je ne vois pas trop en quoi ces recommandations seraient spécifiques aux « personnes qui débutent dans le polyamour ou qui y croient encore ».

Et je ne vois pas en quoi une relation amoureuse exclusive préserverait de tout ça, ou dédouanerais de prêter attention à tout ça.

Du coup si recommodation il pourrait y avoir je dirais plutôt : si vous voulez expérimenter le polyamour… ne vous y jetez pas avec les œillères que vous aviez l'habitude d'avoir en monogamie.

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Profil

Zohari

le lundi 20 septembre 2021 à 00h20

Bonjour Leo et merci pour ton partage, c'est toujours intéressant d'avoir des témoignages vécus.

Je suis toute jeune dans le polyamour, et je n'ai pas forcément à coeur de le défendre parce que j'ai peu d'expérience justement, et pas forcément positive. Mais du coup je me pense assez objective, et surtout ayant passé plus de 35 ans de ma vie en monogamie et entourée de monogames, il me semble que j'ai déjà rencontré soit personnellement, soit via des témoignages d'amis et de famille au moins les trois quarts des situations que tu décris. Il y a, malheureusement, des connards et des manipulateurs partout.

Je voudrais juste revenir sur deux points qui m'ont interloquée :
1- D'après toi, il faudrait se méfier d'une "nouvelle relation qui démarre sur les chapeaux de roue où tout est extraordinaire dès le départ". Alors, c'est exactement la définition de la NRE si chère aux polyamoureux, c'est vrai, mais c'est aussi exactement comme ça qu'on vit le fait de tomber amoureux en monogamie. C'est justement le côté exaltant qu'il peut y avoir au début d'une nouvelle relation qui met dans cet état d'euphorie que certains recherchent peut-être un peu trop comme une drogue (mais là on tombe exactement dans le cas de la monogamie en série, hors polyamour), et certes c'est un peu triste que ça se termine par le simple fait de se rendre compte au bout de quelques mois que, aveuglé par les hormones, on n'a pas vu ou pas voulu voir qu'on n'avait en fait rationnellement rien en commun avec la personne concernée, mais pour autant ça ne me semble pas pathologique...

2- "Vous imposer un nouveau partenaire en vous signifiant que si vous refusez vous serez
célibataire. Dans une relation saine, où l’amour est présent, la discussion est
prépondérante et si l’une des deux personnes refuse le changement de situation, elle est
dans son droit qui se doit d’être respecté. Aucun changement de situation ne doit vous
être imposé sans votre accord"
Alors là justement, j'ai envie de dire que pour le coup le polyamour laisse une chance à la personne qui le subit de faire un choix : soit rester parce qu'elle pense pouvoir le gérer (et il y en a qui s'en sortent très bien !) soit partir parce que c'est trop dur. Mais dans un couple monogame, lorsque l'un des partenaires tombe amoureux de quelqu'un d'autre, je ne vois que trois options : la première, c'est qu'il trompe son partenaire historique allègrement et sans son consentement non plus, donc. La deuxième, c'est qu'il le quitte, tout simplement, sans lui demander son consentement, évidemment, il n'y a rien à accepter ou refuser pour finir célibataire de toute façon ! Et ça me semble tout à fait sain vu les prérequis de la monogamie de simplement quitter son partenaire si on pense qu'on serait plus heureux avec quelqu'un d'autre. Rester avec quelqu'un en sacrifiant ses désirs, ses sentiments, ses envies pour cette personne (en fait c'est la troisième option), c'est juste du masochisme, ça ne me semble pas plus sain que de mentir et de tromper en cachette... Et ça revient un peu au même de dire qu'"aucun changement de situation ne doit vous être imposé sans votre accord" - donc si on transpose à la monogamie, on ne devrait jamais vous quitter et vous imposer une rupture sans votre accord ? C'est absurde...

Les relations humaines constituent de toute façon de formidables terrains d'expérience, tant chacune est unique, et on serait sans doute nombreux à devoir aller faire un tour chez le psy si on ne prenait en compte que le nombre de fois où on s'est plantés et où on a mal géré... Mais à mon sens tous les types de relations sont concernés, poly ou pas !

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bonheur

le lundi 20 septembre 2021 à 09h04

Je suis allée aussi directement lire le tableau de bord.

Je ne reviens pas sur les propos des personnes qui ont réagi avant moi. L'apprivoisement n'est pas une idée en l'air. Cela fait déjà un temps certains que j'en parle. Pas du tout pour les motifs extrême évoqué, mais plutôt parce que mon aspiration arrive à ce constat, qu'il est essentiel d'observer avant de se jeter dans les bras. Non, ça ne tue pas la NRE. Ca ne tue pas l'engagement non plus. Ca permet d'intégrer gentiment, doucement, en lenteur la personne dans notre coeur, notre vie, notre entourage. En réponse aux manipulateurs, à ceux qui formulent des injonctions... c'est efficace pour se sauver au moment que l'on juge opportun. Et je crois que c'est valable dans tout relationnel.

Le polyamour offre à ceux qui abusent de leur "pouvoir" une multiplicité de possibilité, mais le polyamour, du moins la philosophie que j'en retiens, permet de se retirer d'une relation si nécessaire. Ce qui est décrit impose sans communication possible. C'est pas ça le polyamour. En tout cas, pas pour moi.

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bidibidibidi

le lundi 20 septembre 2021 à 11h31

Leotwinpeaks
Bonjour,

Bonjour Léo,

Premièrement, merci pour ton retour d'expérience. Seul, il est une goutte d'eau dans l'océan, mais il permettra peut-être à certaines personnes de s'exprimer plus facilement.

Personnellement, je ne suis pas d'accord avec toi (mais c'est pas pour si peu que je vais dire que tu as tort). Je ne pense pas que le polyamour soit plus problématique que la monogamie. Par contre, je pense que les problèmes du polyamour ne sont pas les mêmes que ceux de la monogamie.

Le résultat est que beaucoup de tes exemples me paraissent biaisés et n'illustrent pas le polyamour. On a notamment des cas de monogamie (C, F), une personne ouvertement problématique (D), un cas où la victime me paraît aussi problématique (cas A ou la victime se base sur des "promesses" faites après deux semaines de relation), un cas qui ne contient pas assez d'information (E où on a l'impression que leur couple débute quand Fatou tombe enceinte).

Il y a par contre un point qui est vrai : Il y a des gens qui se réclament du polyamour sans en faire. C'est très ennuyeux. Résultat, les polyamoureux se font éclabousser par leurs bêtises.

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bonheur

le lundi 20 septembre 2021 à 13h17

bidibidibidi
Il y a par contre un point qui est vrai : Il y a des gens qui se réclament du polyamour sans en faire. C'est très ennuyeux. Résultat, les polyamoureux se font éclabousser par leurs bêtises.

Oui. En plus ils laissent derrière eux cette forme de rancœur qui est finalement mal dirigée. Le "coupable" n'est pas le polyamour :-/

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invitée (invité)

le lundi 20 septembre 2021 à 13h20

Pour ma part, je te rejoins, la seule relation avec violence que j'aie connu fut dans le seul cadre polyamoureux que j'ai connu (et dont je ne suis pas remise)... J'ai aussi vu d'autres cas de violence dans le polyamour, mais j'en ai vu dans des histoires exclusives également... Je n'avais pas conscientisé ce fait comme cause à effet, mais effectivement, mon essai de polyamour fut marqué par la violence....Je crois pour ma part que ,au delà de l'usurpation du terme "polyamoureux", la violence des sentiments,et sa répétition, peut être si extrême dans ce cadre qu'elle peut mener au pire...beaucoup aimeraient se sentir capables de ce mode de vie sans l'être, beaucoup s'y perdent, d'un côté ou de l'autre, et le résultat me semble contenir encore plus de risques de mal tourner... Merci pour avoir soulevé ce thème...

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RnR

le mardi 21 septembre 2021 à 09h34

Comme exemple de violence dans le polyamour, il y également cette idée auprès des polyacceptants qu’on peut tout faire subir à leur partenaire polyamoureux sous prétexte qu’ils pensent que ces derniers sont si détachés des événements qu’ils peuvent tout encaisser. Jamais ces poly acceptants ne se permettraient de faire la même chose s’ils considéraient les poly amoureux comme de vrais amoureux portant en eux un amour véritable, s’ils avaient en face d’eux un monogame.
On se retrouve alors face à des comportements qu’on ne voulait pas, qu’on avait exprimé clairement. Comme si parce qu’on est capable d’aimer plusieurs personnes, notre amour et l’énergie qu’on y met n’étaient que du flan. Et impossible de trouver un soutien auprès de potes monogames qui se permettent de nous rapporter leurs fantasmes «  tu l’as bien cherché, et de quoi tu te plains, tu as encore une amoureuse même si l’autre t’a largué comme un mal propre ». On est en permanence jugé, et déconsidérés sous prétexte qu’on nous pense tellement déconstruit que plus rien ne nous atteint. Bref, le polyamour multiplie souvent les emmerdes. Mais c’est sans doute le prix à payer quand on aime beaucoup et qu’on fait partie d’une société désabusée de l’amour incapable d’imaginer autre chose que les cadres traditionnels ou plus modernes.

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bonheur

le mardi 21 septembre 2021 à 12h53

@RnR
Ton constat est amer. Réaliste c'est vrai. La joie d'aimer et de recevoir de l'amour motive, heureusement.

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invitée (invité)

le mardi 21 septembre 2021 à 18h49

pour ma part, je dirais que c'est plus compliqué que ça, je dirais que ce n'est pas tant le fait d'appartenir à une société telle ou telle, mais le fait d'appartenir au vivant.
La jalousie, l'instinct de propriété, s'observent dans les milieux naturels, à l'état sauvage, et c'est bien normal puisque c'est un simple instinct de survie, l'attention portée divisant le nombre des ressources, l'instinct de protection etc...
Alors ça parait bien plus profond que des données de formes sociétales....
D'ailleurs le polyamour est super à la mode, et même proné depuis pas mal d'années maintenant, c'est devenu LE modèle sociétal de pas mal de populations, comme me le disait un copain, "les jeunes le sont tous" (milieu artisitique, ça aide)...
Je ne pense pas pour autant que les relations exclusives soient une solution, je pense que la solution appartient à chacun , heureusement, mais pour qui veut pas être trop emmerdé, ou "maltraité", comme tu le décris, (je ne sais plus ton pseudo, désolée), alors mieux vaut éviter le polyamour lol...
Ce que tu évoques comme problématique ne m'étonne pas, et effectivement ça me parait "le jeu", tu peux difficilement t'attendre à être traîté selon les codes des relations exclusives...Je compatis, mais je comprends qu'on puisse moins prendre soin de toi, et s'attendre à ce que tu "encaisses" comme tu dis...
Sorry, suis sortie du sujet un peu...

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bidibidibidi

le mercredi 22 septembre 2021 à 09h47

invitée
pour ma part, je dirais que c'est plus compliqué que ça, je dirais que ce n'est pas tant le fait d'appartenir à une société telle ou telle, mais le fait d'appartenir au vivant.
La jalousie, l'instinct de propriété, s'observent dans les milieux naturels, à l'état sauvage, et c'est bien normal puisque c'est un simple instinct de survie, l'attention portée divisant le nombre des ressources, l'instinct de protection etc...

Les arguments sur la "nature" sont fallacieux au possible. Outre le fait que les animaux ont des sociétés, on a tendance à lire tous leurs comportements de manière anthropomorphique. La propriété privée est un concept relativement récent à l'échelle humaine, donc parler "d'instinct de propriété" est clairement faux. Et puis, notre société va à l'encontre de tonnes de comportements "instinctifs", donc partir du principe qu'on ne peut lutter contre nos instincts est aussi faux.

Et même l'amour est considéré en partie comme une construction sociale. Donc, oui, on parle de notre société, pas d'une hypothétique société naturelle qui n'existe que dans les livres de Rousseau.

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bonheur

le mercredi 22 septembre 2021 à 11h32

Le vivant. Les arbres, c'est démontré communiquent entre eux et forgent parfois des alliances avec d'autres espèces végétales.

L'humain est un animal. Particulier évidemment. Un exemple comme un autre qui illustre la jalousie au sein d'un groupe d'humains, le film suivant (copier coller : Les dieux sont tombés sur la tête est un film botswanais écrit et réalisé par le sud-africain Jamie Uys, sorti en 1980. Une bouteille de coca-cola, jetée d'un avion, atterrit en plein milieu d'un village bushmen. Ce don des dieux sème la discorde dans la tribu qui n'a de cesse de s'en débarrasser.) La jalousie survient lorsqu'un objet unique, à usage multiple, suscite la convoitise. Au sein de la tribu, tout le monde observe l'objet avec curiosité et chacun-e trouve une utilité et donc un intérêt d'utilisation. Sauf que voilà, il y a une seule bouteille pour répondre à plusieurs besoins. Après tout, l'objet est tombé du ciel, il est envoyé par les dieux. Il appartient à tout le monde. Son usage est légitime pour toutes et tous. Il se créé alors une forme d'injustice et c'est elle qui créée la discorde. Donnons une bouteille par personne et l'objet ne serait plus l'objet de discorde.

Voici ma conception de la jalousie. L'injustice, et non la possession en elle-même. Il reste les personnes envieuses. Nous sommes tous différents. Ce n'est pas parce que mon voisin a une voiture neuve que je dois être dans l'optique d'avoir la même, ou une plus "belle", "rapide" (suivant les critères de chacun-e). D'ailleurs, dans 5 ans, la voiture de mon voisin sera vieille et de mon côté je m'achèterai un véhicule neuf. Autrement dit, l'inversion des rôles suivant les aléas de la vie, les instants...

La propriété, le territoire ? L'animal, comme l'homme défend son territoire. Pourquoi ? Par survie plus que par possession. Le point d'eau est essentiel, la nourriture est essentielle. Si je cultive pour me nourrir, avec ma tribu (mes proches), je verrai d'un mauvais œil quelqu'un venir piquer ma nourriture, sans s'annoncer. Après, s'il y a accueil et consensus, comme participer aussi à la production, alors l'étranger sera légitimer et aura sa part. Il n'usurpera pas, ne volera pas, ne dépossédera pas. Il s'intègrera.

Et puis, si l'on y regarde de plus près, la jalousie, la possession est-elle d'ordre humaine. J'entends par là, possède-t-on une personne ? La retient-on contre son gré ? La nature humaine amène à chasser du groupe (surpopulation, mauvais comportement...). En quoi, elle oblige à rester dans le groupe. Aussi, les déplacements individuels ou en petits groupes existent depuis toujours, chez l'Homme. Ces déplacements donnaient lieu à des interactions et pas obligatoirement dans la jalousie, la rivalité. Car qui dit jalousie, dit rivalité. On en revient aux liens humains. L'attraction entre deux individus se fait ou pas. Pourquoi on accroche ? Pourquoi on ne supporte pas quelqu'un qui nous a rien fait ?

Je rejoins @bidibidibidi. Les arguments de la nature, c'est comme ceux de la société, il faut les manier avec recul. Et puis, la construction sociale aussi. J'invite à lire "Néandertal mon frère" de Silvana Condemi et François Savatier.

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invitée (invité)

le jeudi 23 septembre 2021 à 02h43

l'idée n'est pas de se référer à la nature, mais à l'instinct naturel, l'inceste est présent chez les animaux, pour autant ce n'est pas un repère, je n'évoque pas des comportements dans la nature mais de la nature, naturels, instinctifs, qui fait que l'on observe l'état de jalousie chez un bébé de six mois par exemple... Je ne pense pas que l'exclusivité dasn les relations soient tant la marque d'une société (occidentale) comme il est souvent dit , mais plutôt une sécurité (même si illusoire mais pas tant d'ailleurs) que l'homme (l'humain) s'est construite par instinct de survie...mutliplier les relations c'est multiplier le besoin de ressources, à un moment c'est impossible à tenir...

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bonheur

le jeudi 23 septembre 2021 à 09h13

@invitée. Je crois que là où l'on se perd, c'est de vouloir fourrer l'humain dans une case. Or, personnellement, je suis un individu avec un code génétique unique, etc. Aussi, il faut tenir compte de l'évolution, la maturité, les découvertes (celles qui transforment).

Ici on parle d'amour. J'ai fait ce constat que ce mot a un sens différent pour chacun-e. Et d'ailleurs, d'un amour à un autre, rien n'est pareil.

Du coup, faire des généralités et énoncer des théories, c'est délicat. Il y aura obligatoirement des divergences.

L'histoire de l'humanité. On vit dans un monde (en France, j'entends) très sécurisé et très sécuritaire. Et la sécurité, passe par les contrats (le mariage, le PACS, concubinage). Sauf que tout contrat stipule, régi. Les droits et les devoirs. Et puis la "morale", les "usages" qui eux relèvent plus de la culture, de la société.

J'invite à lire "amours" de Jacques Attali ( https://www.amazon.fr/Amours-Histoires-relations-h... )

Ma perception : Le polyamour ne s'inscrit padans la recherche de sécurité. Le polyamour relève de l'amour. J'aime et j'aime. Je ne nie aucun amour, je ne nie aucun lien, je m'y consacre au contraire, de la façon la plus juste (justesse et justice) avec les personnes que j'aime. Je ne fais pas une croix sur mon passé, je vis un avenir inclusif.

Est-ce multiplier le besoin de ressources ?
Ressources financières, quelque peu c'est vrai. Je viens d'envoyer un colis pour l'anniversaire de mon amoureux et ça m'a coûté financièrement, avec l'argent du foyer. Je l'ai fait car je peux le faire. Du côté de mon amoureux, il s'est abstenu de venir pour les fêtes de fin d'année, par manque de finance :-( . C'est un défi pour lui actuellement de réunir la somme qui lui permettra de traverser la France en transport en commun (j'ai proposé de financer le trajet retour et il n'aura aucun frais chez nous).

Les ressources intérieures, je suppose que cela dépend de chacun-e. Qui dit relation intense dit risque de souffrir. La résilience est indispensable. Qui dit relation dit dépendance, quel qu'en soit le niveau, donc avoir une bonne capacité à se recentrer. Qui dit relation nécessitant attention et intention, demande de consacrer du temps et de l'énergie. Par exemple, mon chéri de vie ne souhaite pas piocher dans ses ressources intérieures, alors même quand son coeur fait "boum, boum, boum" il s'abstient. Ce qui le conforte c'est la liberté de ressentir, sans se sentir mal vis-à-vis de moi. Il peut m'en parler, je serai à l'écoute. Et s'il ne m'en parle pas, il arrive que je m'en aperçoive, et je demande.

Si une personne vit mal des relations plurielles consensuelles, alors il vaut mieux s'extraire du polyamour. Quand c'est un bienfait, alors le vivre est important. Si c'est moyen, et que ça engendre des tensions vraiment insoutenables avec le partenaire historique, la communication et le temps peuvent être salvateurs. Ou pas. Quand cela créé une incompatibilité insurmontable, il faut rompre.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bidibidibidi

le jeudi 23 septembre 2021 à 12h11

Plusieurs choses :

invitée
l'état de jalousie chez un bébé de six mois par exemple.

Les bébés de six mois font déjà partie de la société. Même dans le ventre de la mère le bébé commence à être imprégné par la culture. Par exemple, il commence à développer son goût alimentaire avant sa naissance par rapport à l'alimentation de sa mère.
Deuxièmement, l'état de jalousie chez un bébé de six mois est une vaste blague. C'est l'adulte qui regarde le bébé qui conclut que c'est de la jalousie. Rien n'indique que c'en est réellement (ça peut être des émotions beaucoup plus simples ou très différentes).

invitée
Je ne pense pas que

Voilà, là, tu es dans le vraie. Ce sont tes croyances, ta vision du monde. Ce qui ne pose aucun problème, chacun sa vision du monde. Mais il vaut mieux éviter de croire que c'est une réalité quand on se base sur rien d'objectif.
Et les arguments "naturels" sont en général des projections de notre vision du monde (donc fortement empruntes de la société dans laquelle on vit) sur des comportements sur lesquels on a peu information.

D'ailleurs, quand tu dis que "mutliplier les relations c'est multiplier le besoin de ressources" on voit très bien l'impact d'une société capitaliste sur ta vision des relations. L'image de l'homme préhistorique tout malheureux qui doit lutter pour sa survie est très éloignée de la réalité. L'homme préhistorique était en excellente santé physique, mangeait largement à sa faim et n'avait aucun besoin de lutter pour sa survie (données attestées par l'étude de leurs squelettes). C'est l'agriculture qui a amené la famine et la misère (visible sur les ossements des hommes du néolithique, plus petits, et en moins bonne santé). Avant ça, l'homme n'avait aucun besoin d'économiser ses ressources vu qu'il en avait bien assez.

Je t'encourage à te renseigner sur l'homme préhistorique (dans des ouvrages de paléontologie, pas des ouvrages politiques comme on en voit trop souvent). Tu verras que tes croyances ne sont pas nécessairement appuyées par les quelques faits que l'on possède.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bonheur

le jeudi 23 septembre 2021 à 13h07

Tous les reportages et documentaires (et quelques livres) récents vont dans le sens expliqué par @bidibidibidi. Et puis, je crois qu'il ne faut pas confondre la peur (instinct de survie ponctuel) et insécurité. Avoir un instant de peur parce que l'on a failli avoir un accident c'est différent que de conduire avec la boule au ventre à chaque fois que l'on roule.

Aussi en polyamour. Avoir peur de perdre son conjoint et découvrir que l'on est encore aimé (et donc, aucun désamour) ou vivre dans l'angoisse constante que le conjoint ne rentre pas à la maison le soir venu, c'est différent. La peur peut être un point de départ à une angoisse. Si l'angoisse subsiste d'une façon chronique, sans que l'accompagnement du conjoint rassure, sans qu'il y ai aucun allègement de cet état, jamais, alors en effet, le polyamour est inenvisageable. Il en découle le fait que l'on a tenté. L'émotion initiale (et primaire) la peur engendre autre chose. Une émotion, de ce que j'ai lu, n'est pas chronique. Elle est un état d'alerte (pour la peur en tout cas). Elle pousse à l'action.

Cela n'engage que moi, je considère l'amour comme une émotion. Ensuite il y a le sentiment (répétition de l'émotion qui conduit à l'attachement). Aussi, la relation et le lien...

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Leotwinpeaks (invité)

le samedi 25 septembre 2021 à 11h41

Je ne sais pas comment vous faites pour citer.

@artichaut : effectivement, je l'ai écrit dans le déroulé, également dans la conclusion il me semble, il ne s'agit pas de comportements spécifiques au polyamour. Par contre, les groupes polyamoureux sont en quantité nettement réduite par rapport à la monogamie. C'est pour cela que je parle de pourcentage et de proportion : mes observations font état d'une très nette sur représentation des-dits comportements toxiques / pervers dans le polyamour.
D'où la nécessité, selon moi, d'être d'autant plus vigilant.
Par ailleurs, les violences au sein des couples ne concernent pas uniquement le milieu "hétéro-viriarcal". Des études sortent pour démontrer que le même phénomène se reproduit dans le milieu homosexuel. Je pense qu'il s'agit de notre éducation qui nous apprend à survivre dans un milieu concurrentiel et par voie de conséquence, à dominer l'autre, l'écraser pour réussir ses propres objectifs. La place de l'autre est niée dans une pluralité de secteurs (réussir le concours pour accéder à une grande école, non apprentissage de la cnv à l'école, glorification des héros de guerre masculins et dans une moindre mesure féminins etc) et pourrait expliquer cette violence qui concerne toutes les relations.
Néanmoins, je souligne que je n'ai jamais vu autant de violences que dans le polyamour. Je pars de mon expérience et je ne prétends pas qu'elle soit le reflet d'une réalité absolue, mais de ma réalité, certainement.

@Zohari : oui, ces situations se retrouvent dans la monogamie (cf réponse à Artichaut). Je parle de sur représentation.
Pour répondre à ton petit 1 : j'aborde ce point parce que cette période de fantasme d'autrui est propice à la manipulation, c'est-à-dire en l'occurrence faire croire à une personne qu'elle est exceptionnelle puis de la quitter sans raison parce qu'un nouveau jouet apparaît dans le secteur. Il ne s'agit donc pas d'amour mais de consommation. Le danger pour la personne objectivé est de croire ces paroles et d'en être particulièrement affectée lorsque le voile tombe.
Pour répondre au 2 : la personne qui impose une nouvelle relation, l'impose justement. Oui, il est possible de refuser la situation et de partir. Il n'empêche que les dégâts psychologiques sont là. Pour éviter de pareilles situations, il me semble important d'en discuter avant et de s'assurer du consentement libre des deux partenaires. Ceci s'applique bien évidemment aussi aux monogames. Si je rencontre quelqu'un qui me plaît, j'en parlerai d'abord avec ma compagne et si elle refuse que je concrétise cette histoire, je respecterai son choix. C'est cela l'amour il me semble : ne pas faire souffrir l'autre pour des plaisirs qui ne concernent que soi et accepter les périodes de souffrances lorsqu'elles arrivent. Je ne vois pas de masochisme là-dedans mais un rapport coût / bénéfice qui penche d'un côté ou de l'autre.
Pour le reste de ton message : oui je n'oppose pas monogamie et polygamie. Je n'ai pas comme objectif de dissuader les gens d'essayer, mais d'éviter que trop de personnes soient victimes de comportements toxiques.

@bonheur yep... Le problème peut venir du fait que les humains ne sont pas tous des enfants de coeur...

@bidibidi : tous les cas mis en exemples sont des personnes qui ont été ou sont dans le polyamour. Je me demande ce qui illustre le polyamour, lorsque nous passons de la théorie à l'empirisme ? Je pense que rejeter les personnes qui se réclament du polyamour parce qu'ils ne le font pas selon ta définition me semble hasardeux. Soit il s'agit clairement de personnes manipulatrices, soit il s'agit de personnes qui tentent et comme dans tout ce qui relève de l'humain, il y a des erreurs. Foutu espèce, on aurait peut-être mieux fait de ne pas passer la sélection naturelle, mais c'est comme ça. Ton commentaire me fait penser à un parallèle avec le discours communiste "non le communisme n'a jamais été essayé, Staline, Mao et compagnie ont dévoyé le communisme". Il s'agit d'une mise en application d'une théorie d'organisation de la société qui a échoué. Je ne prétends pas dire qu'elle ne pourra jamais fonctionner, mais tout simplement qu'elle a déjà été expérimentée.
Le polyamour appartient et est façonné par les personnes qui l'expérimentent.

@invitée : J'espère que tu as reçu une oreille attentive et bienveillante à tes besoins qui n'ont pas été respectés.

J'ai pas lu votre débat qui suit.

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invitée (invité)

le samedi 25 septembre 2021 à 11h58

pour bibibi (ou du genre) effectivement, tout n'est que croyance , c'est bien pour ça que je n'affirme pas mais que je "pense", je "t'invite" donc à en faire de même, tu ne détiens pas plus de vérité, evidemment, que ni moi ni quiconque. Je suis bien évidemment au courant que l'agriculture a niqué la santé et l'humanité et que la fable sur l'ère préhistorique est bien loin des faits (qu'on ne connaitra d'ailleurs jamais également), le fait est que la "ressource" n'est pas illimité, que ce soit le temps, la protection ou quelque ressource que ce soit, et que la diviser la raréfie...et sinon on peut aussi accepter qu'on n'est juste pas d'accord, moi ça me va très bien en tout cas, j'essaie pas de convaincre quiconque, je donne juste mon point de vue et c'est sûrement pas toi qui m'en fera changer (j'éspère pour toi que ce n'est pas ton souhait) ;)

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invitée (invité)

le samedi 25 septembre 2021 à 12h13

Leotwinpeaks merci pour ta sollicitude, c'est très gentil, pour te répondre non, je n'ai jamais eu l'occasion de parler de tout ça donc je n'ai jamais reçu d'aide, la personne avec qui j'ai vécu cette expérience polyamoureuse et ces épisodes violents va très mal aujourd'hui, on s'aime encore et ça me fait très mal de le voir si mal, j'essaie de continuer ma vie du mieux que je peux malgré tout, en espérant que les conséquences de toute cette période ne soient pas trop lourdes (mon ex compagnon a de fortes envies suicidaires, et ça me fait très peur, j'éspère qu'il va bien s'en sortir, mais ça dure depuis plusieurs années maintenant)

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