Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Peur de l'abandon face au poly...

Témoignage
#

(compte clôturé)

le mardi 30 octobre 2012 à 11h33

je reviens vers vous après quelques temps de réflexion sur le fait de savoir pourquoi ai-je tant de mal à accepter une relation poly...
tout "simplement" parce que cela s'entrechoque avec ma peur, qui vient de l'enfance, de l'abandon. j'ai été,ou en tout cas je l'ai ressenti comme tel, abandonnée par mon père.
du coup le fait que mon homme aille voir ailleurs m'insécurise, me fait dire que je ne suis pas capable de lui apporter tout ce dont il a besoin, mais que l'autre, elle, y arrive et du coup, forcement il la préferera...
donc mon homme veut bien attendre que je prenne confiance en moi, y aller à petit pas.
mais alors comment, comment faire pour que je puisse prendre confiance en moi, alors que cela même amenera mon homme à aller voir ailleurs. ce qui est, même pour une personne ayant confiance en elle, source de remise en cause de confiance en soi?

#
Profil

tentacara

le mardi 30 octobre 2012 à 12h05

Je pense que c'est vraiment une question de point de vue. La peur de l'abandon est évidemment la mieux partagée par tout le monde. En ce qui me concerne, le polyamour m'a justement permis de la surmonter : si mes amoureux sont libres d'avoir d'autres histoires, il y trouveront sans doute des choses que je ne peux pas leur apporter, mais ils sauront aussi que ce que je leur apporte moi est unique. Du coup, ils n'ont pas de raison de me quitter pour une autre puisque non seulement ils apprécient la vie avec moi, mais qu'en plus ils ont la liberté de partager d'autres choses avec d'autres personnes.
Finalement, la seule raison qu'ils auraient de me quitter, c'est tout simplement qu'ils cessent de m'aimer.

C'est même double bénéfice, à mon avis : non seulement ils m'aiment pour ce que je suis, mais en plus je leur offre la liberté d'aimer qui ils veulent. Ils ne m'en aiment que plus (et réciproquement, hein!)

L'obstacle majeur dans ta situation n'est pas la peur de l'abandon mais celle de ne pas donner à ton homme TOUT ce dont il a besoin. Personne n'est universel, personne ne correspond trait pour trait, au fil des années à tous les besoins d'un autre. Avoir l'humilité d'admettre qu'il t'aime pour ce que tu es et non parce que tu lui apporterais TOUT ce dont il a besoin, c'est aussi t'ouvrir à la générosité de le laisser aimer ailleurs.

Enfin, chacun de nous est une mosaïque de qualités et de défauts qui sont les effets et conséquences les uns des autres. Comme tout le monde, tu as des failles, ce sont probablement à elles que tu dois tes forces. Si un trait de caractère lui manque dans l'absolu, ce n'est pas forcément qu'il voudrait le trouver en toi, car il déstabiliserait l'équilibre qui fait que tu es toi. (je ne suis pas si je suis très claire). S'il trouve ce trait de caractère chez une autre, il trouvera aussi le défaut correspondant.
En attendant, c'est avec toi qu'il a choisi de vivre, non pas parce qu'il n'avait pas d'autres options mais parce qu'il t'aime.

Je te souhaite de connaître un jour la sérénité et le réconfort de voir ton homme revenir d'une nuit avec une autre que tu te seras imaginée parée de tout un tas de merveilleuses qualités et de retrouver l'amour de ton compagnon intact et même grandi de cette liberté que tu lui as offerte.

Crois-le ou pas, je puise une bonne partie de ma confiance en moi dans le fait que malgré leurs succès avec les femmes (toutes très jolies, charmantes et pleines de qualités, pour ce que j'en sais), mes hommes sont toujours revenus à moi aimants, désirants et heureux de me retrouver et de partager ma vie.

#

(compte clôturé)

le mardi 30 octobre 2012 à 12h37

Merci pour ta réponse.

Ma raison comprend ce que tu dis, qu'effectivement, il y a aussi le rapport à mon égo, qu'il me faut travailler.
Mais mes tripes ne sont pas d'accord, surtout avec le passage où tu me dis que je trouverais du réconfort après qu'il est passé une nuit avec une autre...ce que je ressens en lisant ça c'est noeud au ventre, une envie presque physique de vomir, les larmes me montent automatiquement aux yeux, bref, c'est un rejet corporel!

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

tentacara

le mardi 30 octobre 2012 à 12h48

C'est très proche de la phobie. Une peur irrationnelle qui a des manifestations physiques.
Si tu as une peur panique du vide au point de tourner de l'oeil à l'idée de monter sur un tabouret, soit tu ne montes jamais sur un tabouret, soit tu apprends à apprivoiser ta peur en montant d'abord sur une palette, puis sur une caisse, puis sur un escabeau, etc.
C'est le genre de choses où la peur est plus paralysante que l'acte lui même. Si un jour tu étais dans la situation, tu passerais sans doute un sale moment pendant que ton homme est avec une autre, à t'imaginer des tas de trucs, à te demander s'il va rentrer, si cette autre femme ne l'a pas envoûté, etc. Et puis au matin, tu vois arriver ton homme, heureux de te voir, inquiet de ta réaction, content aussi de sa nuit, et tu te rends compte que voilà, c'est fait, et les murs ne se sont pas écroulés, qu'il est toujours là, qu'il t'aime, qu'aucune des catastrophes que tu as imaginées n'est arrivée. Et du coup, la fois d'après tu as un peu moins peur.

#
Profil

Cendre

le mardi 30 octobre 2012 à 14h21

tentacara
Enfin, chacun de nous est une mosaïque de qualités et de défauts qui sont les effets et conséquences les uns des autres. Comme tout le monde, tu as des failles, ce sont probablement à elles que tu dois tes forces. Si un trait de caractère lui manque dans l'absolu, ce n'est pas forcément qu'il voudrait le trouver en toi, car il déstabiliserait l'équilibre qui fait que tu es toi. (je ne suis pas si je suis très claire). S'il trouve ce trait de caractère chez une autre, il trouvera aussi le défaut correspondant.
En attendant, c'est avec toi qu'il a choisi de vivre, non pas parce qu'il n'avait pas d'autres options mais parce qu'il t'aime.

J'adore lire vos paroles rassurante. Nous sommes humains avant tout, et l'approche du polyamour permet de prendre de la distance vis à vis de nos idéaux.

D me rend ivre de plaisir, mais c'est avec mon mari que je choisi de vivre, et je refais ce choix chaque matin avec le bonheur de la certitude que ce n'est pas un choix par défaut, mais bien parce que je l'aime.

#
Profil

LuLutine

le mardi 30 octobre 2012 à 18h15

tentacara
Et du coup, la fois d'après tu as un peu moins peur.

Et les gens qui ont toujours aussi peur et/ou qui sont toujours autant dans le rejet après ?
Ils font comment ?

Je comprends très bien ce que tu dis (se rendre compte que le monde ne s'est pas écroulé pour autant) pour l'avoir vécu de nombreuses fois dans de nombreux domaines de ma vie.

Malheureusement, il semble que d'autres n'aient pas ce "mécanisme" qui leur fait dire : "Au final, le monde ne s'est pas écroulé, rien n'a changé dans notre vie."...

#
Profil

tentacara

le mardi 30 octobre 2012 à 20h33

Ce qui confirme ce qu'on répète inlassablement sur ce forum, à savoir que le polyamour ne convient pas forcément à tout le monde. Mais il semble qu'effondrée cherche des moyens d'apaiser son anxiété face aux velléités polyamoureuses de son compagnon. Elle l'aime, elle veut le voir heureux, elle essaye de s'approprier l'idée. C'est un effort extrêmement louable et je crois que son compagnon s'en rend compte et veut lui laisser autant de temps que nécessaire, voire renoncer le cas échéant si elle ne surmontait pas son angoisse.
Effondrée, j'essaye de te donner des moyens de raisonner différemment, de prendre ta douleur et ta peur sous un autre angle. En aucun cas je ne tente de te convaincre que c'est comme ça et pas autrement qu'il "faut" penser et ressentir. Il est essentiel que tu testes toi-même l'élasticité de tes limites.

#
Profil

soirie

le mardi 30 octobre 2012 à 22h01

j'ai moi même peur de l'abandon et pour moi le polyamour est le nouveau bouclier que j'ai pu trouver. c'est aussi lié à mon histoire infantine et mon père! D'être mariée avec un homme, j'ai été abandonnée, alors pour moi c'est dans un esprit plus communautaire, moins individualiste qu'on peut se guérrir de cette peur et ne plus craindre d'être abandonné.
Dans le pluriamour, chacun trouve de l'amour et pour soi, il me semble impossible que tous les amoureux abandonnent en même temps! ça peut être blessant, decevant on peut en être triste si un amoureux s'éloigne mais on n'est pas totalement abandonné! c'est un peu pour moi l'esprit communautaire mais avec l'amour comme valeur commune!

#
Profil

coquelicot

le mercredi 31 octobre 2012 à 09h09

Poly ou pas la peur de l abandon est toujours presente.

Le fait de se concentrer sur sa peur ne fait que l amplifier et lui permet d exister

J ai eu cette peur pendant des années.,
Le monde poly etait effrayant il me fallait apprendre a partager
a deculpabiliser aussi.

J ai decidé de passer outre , de vivre ce que j ai a vivre
de profiter de ce que la vie a de beau , de bon d agreable.

Bien sur il y a ces moments ou il n est pas avec moi,
mais a ce moment la je m occupe de moi de mon fils et de ma vie.

Je ne considere plus ces instants comme de l abandon mais comme du temps pour moi
et le plus important de son bonheur a lui.

Ensuite je sait qu on vas se retrouver et a chaque fois c est que du bonheur.

Se separer pour mieux se retrouver......
Et ca croit moi c est magique.

Mais le plus important dans l histoire c est l amour:
savoir qu il est heureux ,que je le suis , que nous le sommes a chaque moment passé
ensemble le reste ...

!

#
Profil

LuLutine

le mercredi 31 octobre 2012 à 09h59

tentacara
Ce qui confirme ce qu'on répète inlassablement sur ce forum, à savoir que le polyamour ne convient pas forcément à tout le monde.

Oui, c'est ce que je me dis, mais du coup que penser de quelqu'un qui continue d'avoir peur et qui malgré tout, reste avec un polyamoureux ?

Je me pose la question...

Je comprends les poly.
Je comprends les exclusifs qui disent "ce n'est pas pour moi".
Je comprends les exclusifs qui font des efforts pour accepter une situation poly (comme effondrée).

Par contre j'ai beaucoup de mal à comprendre les exclusifs qui semblent ne pas faire d'effort pour accepter la situation, mais préfèrent quand même rester dans une situation poly...

Faut-il comprendre qu'ils veulent que le polyamoureux "change" (même s'il a dit 50 fois qu'il ne changerait pas), ou bien faut-il penser qu'ils veulent faire un effort d'adaptation mais n'y arrivent pas ?

Désolée de squatter ton sujet effondrée, mais vu que ta question est proche de la mienne, je me disais que c'était dommage d'ouvrir un nouveau sujet.

#
Profil

Junon

le mercredi 31 octobre 2012 à 11h59

Une fois de plus, Tentacara formule exactement ce que je voulais dire, ce qui est le plus formidable dans ce que je ressens du polyamour: la certitude que seul le désamour peut séparer un couple/trouple/autre configuration amoureuse charmante.

#

(compte clôturé)

le mercredi 31 octobre 2012 à 13h57

... je continue mes reflexions sur le sentiment d'abandon (qui va bien au-delà de la relation avec mon homme)...
mais je voulais juste réagir à une phrase de "coquelicot" :
Bien sur il y a ces moments ou il n est pas avec moi, mais a ce moment la je m occupe de moi de mon fils et de ma vie.

cela me gêne car arriver à accepter le polyamour, ne veut pas dire de s'adapter, d'attendre qu'il soit avec une autre pour vivre pour soi.
car, enfin il me semble, mais comme je suis bien loin de l'acceptation de l'idée, je peux me tromper, agir comme cela ne signifie pas que celui qui "reste" vit pour soi, mais en fonction de l'autre.

en tout cas, c'est aussi l'objet de ma recherche: ok je ne suis pas la source de son envie de relations polyamour donc je n'ai pas à m'y adapter puisque je n'ai pas à changer, j'ai "juste" (le terme très mauvais en ce qui me concerne...) à accepter.
Par conte la question que cela entraîne pour moi c'est :" et moi, comment je peux faire pour vivre pour moi, indépendamment de sa présence, ou non?"

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

coquelicot

le mercredi 31 octobre 2012 à 14h24

le polyamour, ne veut pas dire de s'adapter, d'attendre qu'il soit avec une autre pour vivre pour soi.

Ca n est absolument pas ce que j ai voulu dire:

Je ne suis pas obsedee par le manque quand il n est pas la, je ne focalise pas uniquement sur sa non presence.Je vis tout simplement ma vie a moi.J accepte le fait que l on est pas des siamois et que l un sans l autre on peut survivre.
Et je vis ma vie AUSSI quand il est la ,.
J espere que je suis un peu plus claire comme ca.

#
Profil

Katouchka

le mercredi 31 octobre 2012 à 17h42

LuLutine
Par contre j'ai beaucoup de mal à comprendre les exclusifs qui semblent ne pas faire d'effort pour accepter la situation, mais préfèrent quand même rester dans une situation poly...

Ok mais le fait que le poly accepte cette situation où l'exclusif ne fait pas d'effort n'est pas compréhensif non plus. Soit il se plie au désir exclusif de son compagnon soit il le quitte, non? Au bout d'un moment j'entends bien et de nombreuses discussions.

@effondrée
Moi aussi au début je croyais qu'il pourrait m'abandonner et j'avais ce sentiment mais comme il m'a toujours rassurée, comme il a toujours entendu ces angoisses et qu'il m'a toujours soutenue et bien ce sentiment semble disparaître. Je lui ai fait confiance et je ne regrette pas.

#

Atreyu (invité)

le jeudi 01 novembre 2012 à 10h03

Lulutine, tu es mal placée pour critiquer les efforts des autres.

#

(compte clôturé)

le vendredi 02 novembre 2012 à 11h51

juste un point sur ma situation:
alors pour mon amoureux et son coup de coeur je me dis s'il s'agit d'une relation (temporaire ou non) sans physique, cela ne me dérange pas (plus)
s'il s'agit d'une relation (temporaire ou non) induisant du physique, cela ne me convient pas. je suis exclusive et je n'ai pas à en avoir honte ou m'en désoler.
qu'il concrétise une envie physique dans sa relation avec cette personne, tout en restant avec moi, qui devrait être heureuse, je le ressens comme le fait de sa part:
1 de ne pas faire d'effort pour contrôler sa pulsion animale du désir physique,
2 de vouloir que moi je fasse un effort pour contrôler ma pulsion animale d'exlusivité amoureuse, afin qu'en plus il puisse vivre sa pulsion sans remords.
comme un enfant vivant sans contraintes et que ses contraintes vu qu'elles ne sontpas assumées, elles sont transfèrées aux autres.

attention, je ne critique pas les monos qui peuvent accepter cela, hein, chacun est différent et je respecte ceux qui peuvent. je dis juste que pour moi ce n'est pas possible.

alors en attendant car tout cela est de la projection, je le laisse chercher à savoir s'il a ce besoin physique ou non (et s'il veut le vivre) et cette recherche de sa part ne me fait pas souffrir (c'est vraiment vrai). c'est son droit le plus fondamental de savoir ce qu'il veut. comme c'est c'est le mien de savoir ce que je veux, et maintenant je le sais et ca dans tout ce marasme, ca fait du bien!

#
Profil

Siestacorta

le vendredi 02 novembre 2012 à 12h17

Je ne crois pas qu'on puisse réduire nos sentiments et désirs à une opposition entre la pulsion animale et sa contrainte.
Ca réduit ce qu'on ressent de l'autre aux moments où il ne va pas dans notre sens. Quand il nous fait du mal, il est égoïste, quand il nous fait du bien, il se contraint pour satisfaire notre égoïsme. Le bonheur ce serait pas quand on a exactement le même nombre d'abricots sur la part de tarte, mais quand l'autre s'emmerde à redécouper pour qu'il y ait éxactement ce nombre.

L'humain serait notre capacité à nous contraindre nous-même. A partir de là, les meilleurs humains qu'on puisse trouver vivent dans des régiments ou des monastères. Tout le monde contraints pour le bien commun.

Bon, mais sinon, l'empathie, ça existe, c'est ce qui fonde la complexité des rapports humains. Et sans doute le sentiment de justice. On a mal pour l'autre, on est heureux pour l'autre, indépendamment de notre propre situation, du nombre d'abricots qui nous ferait plaisir (et ça arrive qu'on préfère le salé).

L'empathie, on veut le bien de l'autre, et il veut le notre.
Pour arriver à en faire du bien, oui, ça demande de dépasser ses pulsions, mais pas en les ignorant ni en se contraignant à ne pas en avoir, mais en multipliant les moments où aucun de nous n'est contraint.
Soit en faisant des tartes plus grandes pour qu'il y en ait toujours trop pour tous, soit partant du principe que tout le monde n'a pas besoin de vivre la même chose. Il reste du fromage et de la glace, moi j'en veux pas.

Le moment où celui qui m'aime est heureux de vivre, où je lui offre la possibilité de trouver tout ce qu'il veut, du moment qu'on continue à s'aimer, c'est le moment où je suis dans l'empathie, la générosité, la compréhension, où je dépasse mon égoïsme.
Et puisqu'il m'a et qu'il a ce qu'il veut, il peut être généreux avec moi, attentif à ce que je désire, il peut m'aider à chercher ce qui me fait du bien parce qu'il a l'expérience de chercher ce qui lui fait du bien à lui.

Si on ne fait que se contraindre à ne pas faire de mal, et qu'on attend seulement ça de l'autre, on est dans une relation d'égoïsmes qui se satisfont dans le repli (jusqu'à ce que ça craque), plutôt que des individualismes généreux qui s'offrent chaque jour des possibilités de satisfaction.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Plusssdamour

le vendredi 02 novembre 2012 à 12h28

@ effondree,

Le polyamour, ce n'est pas une pulsion animale, ni du désir physique...C'est de l'amour qu'il veut donner et recevoir avec toi et avec elle aussi !
C'est un état, une philosophie de vie, il te demande d'être heureux avec vous deux, que tu ne l'acceptes pas en ce moment se comprend, tu es un être normal avec tes peurs, tes angoisses, beaucoup sont passés par ces moments d'insécurité, mais l'insécurité, tu vivras toujours avec, rien n'est acquis dans la vie, on n'appartient à personne et tu n'appartiens à personne...
Il ne t'appartient pas (même si tu restes exclusive), ce qui vous unit, c'est l'amour et rien d'autre...

#

(compte clôturé)

le vendredi 02 novembre 2012 à 12h29

"On a mal pour l'autre, on est heureux pour l'autre, indépendamment de notre propre situation. "

oui, s'il a ce besoin physique et qu'il désire le vivre, je t'assure que j'aurais de l'empathie: je serais heureuse pour lui qu'il se soit trouvé car je l'aime et qu'il soit épanoui, j'en serai ravie.
Mais ce n'est pas parce que je l'aime et que je serais heureuse pour lui que je resterais car je serais heureuse pour lui, mais pas pour moi.
En restant à côté de lui, j'en souffrirais, alors et afin de ne pas juger son envie et pouvoir le respecter mais aussi me respecter et m'aimer, je partirai,pas sans souffrance, hein mais sans jugement ni sur lui, ni sur moi.

après, comme je dis c'est de la projection, pour l'instant, il ne sait pas ce qu'il veut alors je le laisse chercher en étant apaisée.

#

(compte clôturé)

le vendredi 02 novembre 2012 à 12h42

"il te demande d'être heureux avec vous deux""on n'appartient à personne et tu n'appartiens à personne..."

ce n'est pas le fait qu'il demande à être heureux avec nous deux, qui me gêne (c'est son envie) mais c'est que pour qu'il soit heureux, il faudrait que j'en sois aussi heureuse.
en cela je n'en serais pas heureuse et s'il me demandait de l'être alors il ne respecterait justement pas mon indépendance, par le fait que je ne lui appartiens pas, justement, qu'il n'a pas à décider de mes sentiments. et c'est pour cela , je le reprécise qu'en ce cas je partirai, sans juger son envie, mais en protégeant mon indépendance et mes envies! qui seront simplement devenu incompatibles avec les siennes.

et je précise que pour moi la notion d'exclusivité ne veut pas dire qu'il ou que je lui appartiens. on ne s'appartient pas, jamais, c'est juste que pour moi tous les jours c'est librement que je rechoisis mon homme. c'est parce que je suis libre de le rechoisir que je l'aime.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion