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C'est qui les méchants ?

Témoignage
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NoWay (invité)

le lundi 12 juillet 2021 à 01h50

Bonsoir,

Je me promène sur le site depuis un moment et je m'étonne du nombre de personnes qui présentent des problèmes de passage de mono à poly, de jalousie, de relations abusives, etc... mais toujours en présentant l'abus ou le manque d'empathie du côté du partenaire polyamoureux, lorsque l'un des deux seulement l'est.
J'aimerais donc partager ma propre expérience et poser les questions dans l'autre sens, parce que je ne trouve pas vraiment de témoignage qui m'aide à gérer les difficultés que je rencontre. Ce message s'adresse donc, un peu comme une réponse à tous les messages que j'ai pu lire, aux personnes qui disent subir le polyamour, ou souffrent du fait de ne pas ou ne plus être les seuls dans le cœur de leur partenaire.

J'étais - nous étions - monogames, mon partenaire et moi, mais nous considérant en couple "ouvert". Puis de fil en aiguille nous nous sommes beaucoup renseignés sur le polyamour, et avons décidé de franchir le pas, et - je vous la fais courte - je suis finalement tombée amoureuse de quelqu'un d'autre.
Étant tous deux novices, nous avions imaginé que les problèmes viendraient de notre côté. Or, mon partenaire a mis littéralement trois jours à gérer sa jalousie et ses angoisses (il est pourtant autiste, donc pas neurotypique), je l'ai trouvé héroïque. J'ai fait de mon mieux pour l'y aider, bien qu'en pleine NRE, et même ces trois jours m'ont semblé difficiles à gérer, une éternité. Trois jours sans rester scotchée au ping-pong de messages, je me suis trouvée héroïque aussi, qui l'a vécu comprendra...

En revanche, la copine de mon nouvel amoureux, pourtant polyamoureuse de longue date et ayant plusieurs partenaires, n'a pas du tout supporté que notre amoureux commun rencontre quelqu'un d'autre (moi), et nous sommes suspendus depuis plusieurs mois maintenant à ses crises de jalousie, car elle souffre tellement qu'elle ne supporte même pas l'idée que l'on se revoie - nous ne nous revoyons donc pas.

Je me retrouve donc dans la peau de la méchante de la plupart des posts que j'ai pu lire sur ce site : non seulement c'est moi qui vais voir ailleurs dans mon couple "historique" - ce que mon partenaire historique vit très bien, lui, si si ça arrive - mais en plus je suis la méchante qui "vole" l'amoureux de cette autre fille, ce qui lui fait tellement de mal.

Comme cela semble facile de s'identifier aux personnes qui voient une situation connue (notamment par le biais de la monogamie), je vois plein de réponses d'encouragement et de compassion pour les personnes qui voient leurs relations déstabilisées par le polyamour. Je me dis que ça ne peut pas faire de mal de voir l'envers du décor, ce que peut ressentir la personne qui est tombée amoureuse de votre moitié, et ce que potentiellement vous lui infligez en vous focalisant exclusivement sur votre douleur.

Pour ma part, je ne supporte plus la situation. Le bonheur immense qui est né des débuts de notre relation et qui nous a portés pendant quelques semaines a été abattu en plein vol par la réaction de son amoureuse et l'impossibilité de se revoir, un bonheur que pourtant chacun devrait souhaiter à son/sa partenaire. Parce que quand je lis que si votre partenaire vit sa NRE sans prendre un soin particulier de vous et de vos sentiments, c'est qu'il ne vous aime pas, j'ai envie de dire que la réciproque est vraie.
Ma propre souffrance et mon manque de lui sont tels que j'ai commencé à avoir des réactions physiques de type insomnies, crises de larmes, crises d'angoisse, mains qui tremblent... Et je me demande : pour quelle raison est-ce que sa jalousie à elle et ses sentiments et émotions devraient nécessairement être pris en compte plus que les miens ? Parce qu'elle était là avant ? En l'occurrence, la prise en compte exclusive de ses besoins à elle équivaut à de la maltraitance pour moi. Et je sais que notre amoureux en souffre aussi, non seulement parce qu'il est triste de ne plus me voir, par loyauté envers elle, mais aussi parce qu'il subit et se met une pression énorme pour essayer de nous ménager toutes les deux.

Et si, je fais de mon mieux pour accepter la situation, que je trouve pourtant inacceptable. Et oui, je comprends tout à fait qu'il lui faille peut-être du temps pour s'habituer (ça dure depuis plusieurs mois maintenant...), etc, etc... Je suis vraiment partie pleine de bonnes intentions, de bonne volonté à l'égard de ma métamour, j'aimerais vraiment que tout se passe bien, qu'on puisse tous s'apporter les uns aux autres, partager... mais non, elle n'est pas la seule à souffrir, et si de son côté elle a besoin de temps, de mon côté j'ai besoin de lui.

Bref... Je n'attends pas spécialement d'aide ou de réconfort, la situation me parait insoluble... puisque la seule personne qui puisse la résoudre pour le mieux, c'est elle, son autre amoureuse. C'est elle, et c'est vous, donc, dont je lis les messages d'appels à l'aide depuis plusieurs semaines maintenant, et qui vous sentez tellement légitimes de souffrir que vous oubliez qu'il y a aussi un être humain, en face, de l'autre côté. Pas forcément un qui vous veuille du mal en plus, peut-être même l'inverse. Alors je ne sais pas, arrêtez de vous regarder le nombril, essayez de rencontrer la personne en face, celle qui vous fait tellement peur que vous vous en rendez malades de jalousie. Peut-être serez-vous surpris de ce que vous trouverez, peut-être même que ça se passerait mieux pour tout le monde...

... Désolée tout de même pour le ton de ce message, je n'ai l'intention de blesser personne. Et je comprends votre souffrance, vraiment. Simplement, vous n'êtes potentiellement pas les seuls à souffrir.

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bonheur

le lundi 12 juillet 2021 à 11h03

Je suis de tout coeur avec toi @NoWay.

Le polyamour n'est pas toujours le même pour tous. J'ai connu une métamour qui ne comprenait pas l'amour de son amoureux pour moi. Le polyamour était pour elle une façon de vivre son homosexualité librement, en dehors d'un couple officiel avec lequel elle pouvait construire une famille (héréro). Du coup, je n'étais pas du bon sexe, même dans ma situation spécifique.

Elle avait essayé, m'avait rencontré, et n'a pu se résoudre à ma présence (principalement à distance). Ne voulant le tirailler entre elle et moi, elle avec qui il voulait construire, j'ai rompu.

Amour = souffrance. C'est le constat que la méchante que je suis fait.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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RobotEtourdi

le lundi 12 juillet 2021 à 12h11

Bonjour @NoWay

Je te remercie de ce témoignage intéressant.

Je me dis que la conclusion peut se généraliser à toute forme de conflit, même en dehors des relations sentimentales. On a une tendance naturelle à avoir plus d'empathie pour le protagoniste au centre de l'histoire. Je me dis que cette tendance souligne la fragilité des jugements fondés sur les émotions plutôt que sur quelque chose de plus méthodique.

J'aimerais pouvoir dire que j'arrive un peu à être au-dessus de cette erreur, mais j'avoue que je me surprends souvent à raconter mes échecs, en insistant sur les causes extérieures ou sur le contexte émotionnellement difficile et en oubliant de dire comment je devrais m'améliorer, tandis que je vois plus facilement les choses à changer dans le comportement ceux dont je n'ai pas le point de vue, parfois en oubliant le contexte.

Ca semblerait être une bonne pratique de mettre dans nos réponses non seulement du soutien et de l'empathie, mais aussi une invitation à imaginer les difficultés du "méchant de l'histoire".

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bonheur

le lundi 12 juillet 2021 à 13h58

Le jugement ? Je préfère parler de constat. Quand on juge, on reproche, on accuse. (On = indéfini et non une généralité, venant de moi)

Quand on juge, il y a obligatoirement un coupable (ou un méchant). Alors oui, @RobotEtourdi, si ce que je lis de toi signifie offrir un regard non accusateur sur tous les protagonistes d'une histoire, racontée par un seul protagoniste, avec son regard, son prisme et ses émotions (rancœur en particulier), je suis d'accord.

Merci pour cette intervention judicieuse et vraie.

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lau93

le lundi 12 juillet 2021 à 21h21

bonsoir @noway
Merci pour ce partage. Il peut vraiment être contre intuitif pour une personne confrontée à la polyamorie de son partenaire de comprendre que la découverte de cette capacité différente d'aimer puisse être douloureuse. D'autant plus qu'il se cogne a la fois à la souffrance déclenchées par les peurs de son/sa partenaire alors qu'il ne veut que continuer a l'aimer , aussi. D'autant plus si les "metamours" n'arrivent pas a les accepter dans la relation. En effet on peut se dire" elle/il aime plus que moi , elle/il est aimé.e plus, que moi donc elle/il souffre moins" . Or ce ne semble pas être le cas. Le polyamoureux qui se découvre peut être perdu entre la souffrance qu'il voit de son amour et l'envie de vivre ce nouvel amour qui le transporte. J'ai découvert cela lors d’un café poly au cours du quel une participante expliquant sa difficulté. ça m'a aidé a mettre en perspective les souffrances que je déclenchais en témoignant de ma douleur à celui que j'aime et qui m'aime et qui veut me voir heureuse mais qui pour autant ne peut pas s'arracher les ailles que lui a donné cette autre femme. Pour moi, il n'y a pas de mechants. IL n'y a que des humains que se battent contre leurs peurs ou essaient de les oublier. Plus je navigue sur ce site et plus je trouve qu’il y a surtout des témoignages de souffrance et de douleurs a vivre la polyamorie choisie ou acceptée. Car ce sont ceux qui souffrent qui on envie de parler sans doute... C'est d'ailleurs la souffrance qui m'a d'abord conduite ici. Et puis on avance et on trouve de nouvelles ressources et on entrevoit que tant d'amour ne devrait pas pouvoir provoquer de mal être. En cherchant l'origine de de ce mal être on peut trouver des choses à changer en soi. ça n'effacera pas toute les peurs et le dragon de la jalousie pourra surgir de nouveau ( comme celle de ta metamour qui pourtant se pense poly) mais il est possible qu'elle n'aie pas toujours le dernier mot. Plein de courage pour suivre ton chemin
Bonne soirée
L

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Dex

le samedi 17 juillet 2021 à 03h59

Comme je te COMPRENDS.

Je suis passé pour le méchant de l'histoire parce que mon ex métamour ne m'a jamais approuvé, ce qui a abouti à une réalisation ô combien tardive d'une relation polyamoureuse hiérarchique prescriptive à mon encontre, couplée à mon ex qui s'est retrouvée malgré elle entre deux feux et ne l'a pas supporté, me laissant sur le côté au profit de sa relation principale que j'aurais fragilisée alors que j'avais tout mis en œuvre pour créer un rapport sain auprès d'elle et de mon méta qui n'a tout simplement pas supporté de voir son amoureuse dans une telle NRE.
J'ai été dépourvu de mon humanité dans cette histoire, je n'ai jamais pu défendre ma position où avoir une discussion en face à face et je sais que mon ex en a terriblement souffert, j'ignore si c'est encore le cas, en tout cas encore aujourd'hui cela est responsable de mécanismes de défense chez moi dans ma polyamorie, ce que je n'ai jamais souhaité, considérant que c'était avant tout un mode de relations qui se voulait libres, matures et conscientisées. Sauf que visiblement, ce n'est pas le cas pour toutes les personnes qui s'essaient au mode de vie poly, et je fuis désormais ces personnes comme la peste, considérant qu'elles ne jouent pas vraiment au "jeu" avec les même "règles" que moi. J'ai lu énormément de textes sur le sujet et j'ai constaté que mon sort est tristement banal, puisque dans ce cas de figure, le nouveau partenaire est souvent diabolisé derrière le terme de "manipulateur.e", "toxique" et autre joyeusetés pour justifier l'état d'insécurité du méta qui n'approuve pas la nouvelle relation.

Tout ça pour dire que je comprends ce qu'il t'arrive, à une certaine échelle, et je t'adresse tout mon soutien. Je suis d'accord avec l'idée que rentrer dans la vie d'un couple déjà établi n'est pas chose aisée, mais en arriver à de telles méchancetés qui sont réellement de la maltraitance, cachées derrière le terme de "jalousie" ou "insécurité"... Ca me choque.

Bon courage à toi, sincèrement.

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bonheur

le samedi 17 juillet 2021 à 10h34

Je me permets de rebondir sur le terme "toxique". Pour illustrer mes propos, je parlerais de la lavande. Cette plante que tout le monde adore. Sauf que pour moi, l'odeur est insupportable et me rend véritablement malade. Elle m'est toxique car je fais de vives réactions, même avec les odeurs industrielles (lessive, parfum...). Dois-je m'en prendre pour autant à cette plante, naturelle, qui fait du bien souvent puisqu'elle rappelle les vacances ? Après, je peux dire que cette plante m'est toxique.

Le soucis n'est sans doute pas qu'il y ai toxicité. Le soucis c'est de rejeté la faute non sur cette toxicité involontaire, mais sur l'autre. Montrer du doigt un coupable. Rejeter sur les autres, qui font au mieux, la plupart du temps. Pourquoi une personne amoureuse se placerait volontairement comme toxique ? Et là, on en revient à détester, à balancer... en accusant au lieu de regarder une réalité en face : la toxicité elle-même. Si on peut s'en arroger, alors bingo. Sinon, il faut tôt ou tard (pas trop tard) décrocher et tirer les conclusions qui s'imposent.

Aussi, je vais aborder cette notion du rythme du plus lent. J'avoue ne jamais comprendre cela. Il faut répondre présent à chaque fois que nécessaire et dire encore et toujours, rassurer, être là, aimer. Le plus lent ? De quelle lenteur parle-t-on ? Des jours, des semaines, des mois, des années... Une digestion peut-être plus ou moins longue. En revanche, elle se fait ou ne se fait pas. Si elle se passe mal, il faut aviser, décider. Le temps est un allié. Trop de temps n'en n'est pas un. Arrivé un moment, il faut trancher, faute de rester dans un espace-temps de non vie. C'est inhumain. Alors, si on ajoute des "accusations", des "injonctions", c'est mort.

Voilà pourquoi la communication seule est salvatrice. La CNV. Exprimer sans coupable mais en lien avec soi et seulement soi.

Parfois, cette volonté de faire comme l'autre, façon je rends la monnaie de sa pièce. Commencer une relation pour faire pareil et non parce que l'on y est prêt, qu'on y trouve son bonheur vraiment. J'ai relu une partie du long fil de discussion initié par @Dex. Je ne sais qu'en penser. Déjà "s'essayer" au polyamour. Cette expression me blesse. L'amour et l'amour mène à devenir polyamoureux. Si l'état polyamoureux ne provient pas de l'amour lui-même, je ne comprends plus rien. Provoquer une relation qualifiée d'amoureuse, juste pour se dire poly ? Parce que quoi ? Ca fait bien, c'est "à la mode". J'avoue ne pas pouvoir comprendre intellectuellement et surtout ne pas assimiler intérieurement.

Ce n'est que mon opinion et je me doute que je vais en vexer plus d'un-e. Je sais, chacun-e sa façon d'aimer. En tout cas, ce dont je suis quasi certaine, c'est qu'il ne suffit de le décider, pour devenir poly. On a cela en soi depuis toujours où on ne l'a pas. Rien n'est bien, rien n'est mauvais. Et oui, poly et mono (intérieur, pas intellectuel ou revendicatif) peuvent coexister et même s'aimer. L'amour se moque de cela. Le relation peut ou ne peut pas. En conclusion, c'est compliqué.

J'évoque ce lien : /discussion/-csH-/Mon-temoignage-et-besoin-d-aide/...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Miya (invité)

le lundi 26 juillet 2021 à 16h32

" En revanche, la copine de mon nouvel amoureux, pourtant polyamoureuse de longue date et ayant plusieurs partenaires, n'a pas du tout supporté que notre amoureux commun rencontre quelqu'un d'autre (moi), et nous sommes suspendus depuis plusieurs mois maintenant à ses crises de jalousie, car elle souffre tellement qu'elle ne supporte même pas l'idée que l'on se revoie - "

et bien cela prouve bien que le polyamour n'est qu'une tendance et que quand on tombe bel et bien amoureux (pour de vrai), comme dans toute relation normal, on a envie que d'une personne, c'est à dire celle dont on est amoureuse et on a également envie d'être la seule amoureuse du dit copain ou copine....
Cela prouve également que beaucoup de gens ne savent toujours pas ce qu'est l'amour et que malheureusement pour eux, ils n'ont pas encore réellement aimé...sinon le polyamour n'existerai même pas, sauf pour les gens qui aiment s'amuser avec plusieurs partenaires....et que sous couvert du polyamour, ça leur permet d'excuser le fait qu'ils ont une mauvaise tendance à ne pas vouloir se fixer avec une seule personne.

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bidibidibidi

le lundi 26 juillet 2021 à 16h38

Miya
" En revanche, la copine de mon nouvel amoureux, pourtant polyamoureuse de longue date et ayant plusieurs partenaires, n'a pas du tout supporté que notre amoureux commun rencontre quelqu'un d'autre (moi), et nous sommes suspendus depuis plusieurs mois maintenant à ses crises de jalousie, car elle souffre tellement qu'elle ne supporte même pas l'idée que l'on se revoie - "

et bien cela prouve bien que le polyamour n'est qu'une tendance et que quand on tombe bel et bien amoureux (pour de vrai), comme dans toute relation normal, on a envie que d'une personne, c'est à dire celle dont on est amoureuse et on a également envie d'être la seule amoureuse du dit copain ou copine....
Cela prouve également que beaucoup de gens ne savent toujours pas ce qu'est l'amour et que malheureusement pour eux, ils n'ont pas encore réellement aimé...sinon le polyamour n'existerai même pas, sauf pour les gens qui aiment s'amuser avec plusieurs partenaires....et que sous couvert du polyamour, ça leur permet d'excuser le fait qu'ils ont une mauvaise tendance à ne pas vouloir se fixer avec une seule personne.

Ou alors, comme les enfants avec leurs amis, les monogames n'arrivent pas à avoir plusieurs amoureux, parce que leur vécu de l'amour est immature. En grandissant émotionnellement, ils deviennent capable d'aimer plus de personnes sans jalousie ni exclusivité.

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Miya (invité)

le lundi 26 juillet 2021 à 16h51

" les monogames n'arrivent pas à avoir plusieurs amoureux, parce que leur vécu de l'amour est immature. En grandissant émotionnellement, ils deviennent capable d'aimer plus de personnes sans jalousie ni exclusivité. "

Je dirais plutôt ça des polyamoureux... ils ne savent pas encore ce qu'est l'amour, c'est bien pour cela d'ailleurs qu'ils ne sont pas jaloux, ils ont besoin d'expérimenter, de s'amuser comme des adolescents, car ils ne sont pas encore assez mûres pour vivre une réelle histoire d'amour avec tout ce que ça implique et ne veulent donc pas se casser la tête.
" L'amour " avec un grand A n'arrive que très rarement dans une vie, de plus, l'amour en général pour beaucoup de gens n'est pas très clair dans leur tête, car la plupart du temps ils confondent amour avec affection ou désir, ça été plus d'une fois prouvé.

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bidibidibidi

le lundi 26 juillet 2021 à 17h18

Miya
" les monogames n'arrivent pas à avoir plusieurs amoureux, parce que leur vécu de l'amour est immature. En grandissant émotionnellement, ils deviennent capable d'aimer plus de personnes sans jalousie ni exclusivité. "

Je dirais plutôt ça des polyamoureux... ils ne savent pas encore ce qu'est l'amour, c'est bien pour cela d'ailleurs qu'ils ne sont pas jaloux, ils ont besoin d'expérimenter, de s'amuser comme des adolescents, car ils ne sont pas encore assez mûres pour vivre une réelle histoire d'amour avec tout ce que ça implique et ne veulent donc pas se casser la tête.
" L'amour " avec un grand A n'arrive que très rarement dans une vie, de plus, l'amour en général pour beaucoup de gens n'est pas très clair dans leur tête, car la plupart du temps ils confondent amour avec affection ou désir, ça été plus d'une fois prouvé.

Ha, alors si ça a été prouvé. Bon, je veux bien un détail du protocole scientifique qui permet de prouver qu'une personne confond amour et affection ou désir.

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lau93

le lundi 26 juillet 2021 à 17h19

Bonjour
J'ai regardé dernièrement plusieurs conférences de Boris Cyrulnick qui je trouve peuvent éclairer ces difficultés qu'on a à comprendre comment fonctionne l'autre: sur le plan neuronal notre cerveau semble se "câbler" , s'organiser, se construire ,en fonction de ce qu'on vit, de notre culture, de notre environnement ,de nos rencontres, etc. et tisser ainsi un récit de notre vie s'appuyant sur les représentations mentales du monde qui nous semblent +/- inconsciemment le mieux adaptée à notre mode de vie.
Je me suis par exemple demandé toute petite comment un enfant, élevé dans un milieu mafieux où la vie d'autrui n'a d’intérêt que si elle sert nos besoins, pourrait avoir les même notions du bien et du mal que moi? J'entends autour de moi parfois des " c'est pas si grave et tout le monde le fait" pour des choses qui me paraissent inacceptables ( exemple des fessées pour les bambins), et je me surprends à user de biais cognitifs pour justifier certains de mes actes que je trouverais répréhensibles chez d'autres.
Bref, si on a une représentation du monde dans la quelle la relation amoureuse ne peut exister qu'entre deux personnes (sans présumer de leur genre), et qu'elle ne peut être pérenne que par l'exercice d'une exclusivité sentimentale et /ou sexuelle, il est très difficile de se décaler de cette représentation du monde pour observer des personnes à l'aise dans les amours plurielles et l’éthique qu'elles construisent. On est aussi désemparé que si on était devant une famille mormone ou devant un pacha et son harem: ça ne colle pas avec notre façon d'envisager les choses.
Mais ce que je trouve interessant dans la polyamorie c'est justement l’éthique de la relation, le respect de l'autonomie et le désir que la personne qu'on aime soit heureuse et épanouie, que ce soit avec ou sans nous, y compris au niveau amoureux. C'est là que je rejoins @bidibidibidi quand il /elle fait un lien avec la maturité. Se pencher sur les peurs déclenchées par la jalousie, aller affronter les zones d'ombre qu'elle nous révèlent c'est un vrai chemin de développement personnel. Je ne suis pas sûre que ça conduit forcement à devenir soi même polyamoureux, mais ça permet de modifier les représentations de ce qu'est l'attachement, l'amour, le désir et de reconstruire d'autres manières d'entrer en relation. Cela permet de tenter d'aimer l'autre pour lui donner de l'amour et non pas être en attente de ce qu'il doit nous donner pour qu'on se sente sécurisé, complété, rempli de notre vide existentiel. J'aime bien les mots de Goldman dans Sache que: " Un malhonnête stratagème,Ces trois mots là n'affirment pas,Il y a une question dans " Je t'aime",Qui demande " Et m'aimes-tu, toi?"
Bonne journée
L

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bidibidibidi

le lundi 26 juillet 2021 à 17h25

Ma réponse était sarcastique. C'était une réponse miroir du message de Miya.
L'amour, déjà, personne n'arrive à le définir. On parle de construction sociale, en ce sens où la manière de penser l'amour varie suivant les époques et les cultures. D'ailleurs, certaines études mettent en avant les différentes représentations de l'amour entre hommes et femmes (vu qu'on est pas socialisés pareillement). Je pense que personne ne peut définir l'Amour avec un grand A, juste l'amour tel qu'on l'imagine.

Enfin, quelqu'un qui me parle de l'amour avec un grand A a plutôt tendance à déclencher tous mes mécanismes de défense anti boniments. Souvent, l'objectif de ce genre de proclamation est plus de juger, condamner, ou se vanter que de réellement aider et apporter des éclaircissements.

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lau93

le lundi 26 juillet 2021 à 17h54

L'amour avec un grand A c'est celui qu'on nous a vendu culturellement en effet. Et qui procède sans doute du mythe grecque des androgynes coupés en deux par Zeus et qui n'ont de cesse de retrouver leur moitié pour se sentir de nouveau complet et en plénitude.
ça va aussi avec "les chaussures à son pied" ou" les chaudrons qui ont leur couvercle" ou le concept des âmes sœurs. Et sans doute pas complètement étranger aux théories psychanalytiques du lien perdu du nourrisson à sa mère.
J'y ai cru longtemps et y avoir renoncé me laisse parfois envahie de nostalgie comme la perte de l'illusion du père Noël :-)

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