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En parler à son conjoint

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titane

le lundi 18 janvier 2010 à 09h21

Il y a une autre "non-méthode" c'est d'être découvert ! sans se débâttre et comme dans le cas de Rosalie rester présent et attentif... éviter de trouver des excuses de nos amours multiples: je les aime ET je t'aime toujours... (d'ailleurs tu n'avais jamais vu la différence)... accepter sa colère, sa douleur, sa tristesse... sa distance, son espace... et ses choix... sans la convaincre... lui avouer aussi sa propre douleur de la voir souffrir, sa peur de la perdre... mais sans pour autat lui faire de fausses promesses comme d'abandonner es autres amours (elle l'exigera !! dans la colère et la souffrance...)... donner le temps et l'espace... rester confiant de cet amour et lucide que nous l'avons mis à mal.. pour le meilleur? oui on le croit...

Et si après ses phases de deuil réussies, elle demande gentiment de ne rien savoir... accepter cela comme un beau cadeau, une MANIFESTATION de son amour qui a résisté et respecter sa demande avec tendresse... rester à son écoute lorsque sa curiosité se réveille et éviter d'aller plus loin qu'elle n'est capable d'entendre... bref... continuer de l'aimer tel qu'on est

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 11h11

Rosalie

Autre chose importante pour moi: le jour où j'ai rencontré un nouvel amoureux et où j'ai goûté au polyamour, j'ai tout compris et je n'ai plus eu besoin qu'on m'explique ou qu'on me rassure! Donc une façon de présenter le polyamour à sa conjointe est peut-être de «  l'aider» à rencontrer quelqu'un! Encore une fois, rien ne vaut l'expérience.

Les choses se sont donc mises en place seules. Par contre, la seule aide à mon avis qu'on peut prodiguer à un partenaire de vie en l'occurrence, c'est de démontrer que c'est possible.

En effet, une expérience réussie parle plus que n'importe quoi d'autre. Il faut simplement être prêt pour l'idée que la "démonstration" dure, comme dans ton cas... 8 ans, si j'ai bien compris. Finalement, le jour où on croise quelqu'un dont on a envie de se rapprocher, l'exemple vécu a bien déblayé le terrain de la culpabilité, et relevé la barrière qu'on se mettrait sinon.

Sans dire que c'est ton cas, Rosalie, ceux qui ont vécu le fait d'entamer à leur tour une relation parallèle, mais dans un esprit de revanche ou d'équilibrage, n'ont finalement fait que se plier à ce que leur partenaire leur avait plus ou moins subtilement imposé.

Je préfère faire les choses parce que c'est mûr, et les faire avec qui partager le fruit sera le plus délicieux - et aussi, quelque part, faire ce qu'on me suggérait, bien qu'on me l'ait suggéré; par choix et inclinations conscients et en accord profond avec moi.

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Romy

le lundi 18 janvier 2010 à 15h52

Sans dire que c'est ton cas, Rosalie, ceux qui ont vécu le fait d'entamer à leur tour une relation parallèle, mais dans un esprit de revanche ou d'équilibrage, n'ont finalement fait que se plier à ce que leur partenaire leur avait plus ou moins subtilement imposé.

Non, effectivement, ce n'était pas mon cas. Je n'aurais pas été capable non plus de le faire par «  vengeance». Par contre, je me rappelle qu'au début mon mari rencontrait des filles plus facilement que moi (première relation de 3 mois, puis une autre de deux ans...) et j'étais un peu jalouse de ça. J'avais hâte que ce soit mon tour! Les filles qu'il a rencontré étaient jeunes et célibataires (comme sa copine présentement), alors que je rencontrais toujours des hommes engagés pour qui la discrétion était de mise, ce qui compliquait les choses car mon mari voulait être au courant et les rencontrer. De savoir que mon mari était au courant, ça passait, mais dès qu'ils le rencontraient, mes amis préféraient ne pas s'engager sur un terrain qu'ils considéraient glissant. Surtout que mon mari n'a pas particulièrement le don de mettre l'autre «  à l'aise» et aimerait que leur conjointe soit au courant, «  pour que ce soit clair et juste pour tout le monde». Mais il n'a jamais été confronté à ça, c'est-à-dire qu'il n'est jamais tombé amoureux d'une femme mariée qui ne voulait pas en parler à son mari. C'est pourquoi j'en suis toujours à discuter avec lui du fait que je trouve lourd de devoir toujours l'impliquer.

Il y a un certain déséquilibre dans notre relation polyamoureuse j'en conviens. Lui est un polyamoureux qui veut tout partager (un trio par exemple, un peu comme Éric si j'ai bien compris le type de relation qu'il entretient avec ses amours), et moi je suis une polyamoureuse un peu comme Titane (je crois!), qui ne recherche pas un modèle particulier et qui veut vivre des relations multiples en duo (s'il y a du désir bien sûr). L'ironie est que, puisque je ne veux pas m'impliquer dans un trio, c'est lui qui se retrouve à vivre une relation parallèle en duo. Il voudrait que je fasse partie de ses amours parallèles, mais je ne veux pas (et je SAIS que ses copines sont bien heureuses que je n'en n'ai pas envie!). Lui par contre voudrait faire partie de mes amours. Parfois c'est possible, parfois non. J'ai souvent eu la tentation de garder le secret, car je trouve difficile d'assumer sa vision des choses et faire souffrir l'autre. Ça prend beaucoup de conviction et de courage pour affronter ce genre de discussion avec son partenaire et j'ai peur de faire plus de tort qu'autre chose. Et je me demande parfois, dans la mesure où notre partenaire sait qu'on aime ailleurs, si c'est vraiment nécessaire de tout se dire.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 18h20

Rosalie
...mon mari voulait être au courant et les rencontrer. De savoir que mon mari était au courant, ça passait, mais dès qu'ils le rencontraient, mes amis préféraient ne pas s'engager sur un terrain qu'ils considéraient glissant. Surtout que mon mari n'a pas particulièrement le don de mettre l'autre «  à l'aise» et aimerait que leur conjointe soit au courant, «  pour que ce soit clair et juste pour tout le monde». [...]Et je me demande parfois, dans la mesure où notre partenaire sait qu'on aime ailleurs, si c'est vraiment nécessaire de tout se dire.

Heuh... je ne sais pas trop comment te le dire en pantoufles... Mais on dirait que c'est quand même ton mari qui garde mainmise sur la dynamique qui à moi, de l'extérieur, me semble pourtant devoir t'appartenir en propre... et du coup régule les "admissions" dans ta vie. Comme ça, si je me fie à ce que je lis, il semble qu'il garde le contrôle. Je me trompe peut-être...

Ce dont je suis sûre par contre, c'est que personne ne peut désigner "ce qui est clair et juste pour tout le monde" - c'est une morale, en somme... ni dire pour quelqu'un d'autre ce qui est OK pour ce quelqu'un d'autre.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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titane

le lundi 18 janvier 2010 à 18h39

Wow Rosalie! Ton cas de figure me donne encore moins envie d'essayer cette transparence... Mais j'admets que si la volonté de transparence est librement voulue par tous why not... Un cas de figure que j'imagine très rare.

Oui j'aime à la fois au pluriel et au singulier! Chaque histoire étant autonome et entière. Je n'ai jamais ressenti le besoin, ni entendu le désir de mélanger tout ça. Même si deux de mes amours se connaissent et se côtoient.

J'ai même du mal à entrevoir une intimité à plus de deux. Mais c'est mon problème.

Ce que mes aouts savent c'est que j'aime au pluriel. Certaines se connaissent. Le reste se sont des histoires singulières à deux.

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titane

le lundi 18 janvier 2010 à 18h41

Suis d'accord avec clem. Dans le polytruc il y a de drôles de jeux de pouvoir et de manipulation à peine deguisés.

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titane

le lundi 18 janvier 2010 à 18h44

Garder le secret n'est pas mentir, mais garder son jardin secret... Et souvent comme tu le dis à mi-mot, ce sont souvent les autres qui nous poussent ou obligent à mentir... Soit pour les protéger, soit pour nous permettre de prendre une distance vitale!

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Romy

le lundi 18 janvier 2010 à 19h58

Notre entente au départ était d'impliquer l'autre et d'avoir une totale transparence (au point où chacun peut consulter la messagerie email de l'autre...je sais, c'est freak!). Dès que la relation devenait plus importante, il était entendu qu'on devait présenter la personne. Maintenant, comme on le réalise au fur et à mesure, on ne peut pas tout prévoir et les choses ne se passent pas nécessairement comme on croit. Ainsi, je ne tiens plus tant que ça à connaître les amitiés de mon mari, parce que j'ai plus d'expérience que lui (dans le sens où j'ai eu plus souvent l'occasion de mettre à l'épreuve ma jalousie car il a eu plus de partenaires, et de réaliser que ce n'était pas menaçant). Dans un sens, il a toujours respecté cette entente. C'est moi qui veut désormais aller plus loin dans la liberté. Il n'a jamais cru au jardin secret, quoi qu'il a ce jardin secret car il est pratiquement toujours seul avec ses amies et bénéficie d'une totale intimité. Bien qu'il affirme qu'il aimerait que je me joigne à eux, qu'il serait l'homme le plus heureux du monde, je ne veux pas et ne veux pas non plus qu'il se joigne toujours à mes amours.

Donc oui, il y a un certain contrôle de la part de mon mari, quoique desormais je m'affirme un peu plus. Par contre, il reste fidèle à notre entente. C'est moi qui n'a pas «  les couilles» de re-négocier l'entente... car j'ai peur qu'il n'accepte pas. D'autant plus que, pour l'instant, je n'ai pas de raison d'insister (pas d'amour secret ou parallèle susceptible d'évoluer dans le temps). Lorsqu'on en discute, il me répond qu'il est triste, qu'il voyait le polyamour comme quelque chose qui pouvait nous impliquer les deux, il ne veut pas qu'on soit un couple «  ouvert». Par contre, force est d'admettre qu'il vit en couple ouvert. Je sais très bien qu'il y a une part de jalousie, de contrôle, de machisme (il l'affirme même). Mais je crois que le temps pourra arranger les choses. En attendant, je fais mon petit bonhomme de chemin.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 20h33

Le jardin secret, ça, ça me semble essentiel. Son quant-à-soi, sa bulle, quoi. Le fusionnel au point de laisser quelqu'un d'autre entrer dans son intimité et lire ses mails, c'est d'une violence terrible pour moi. Et c'est du même tonneau, je trouve, de voir le polyamour comme un truc que vous devez vivre de la même manière, c'est irréaliste. Il y a forcément un des deux qui doit se rallier à la vision de l'autre.

Encore un truc qui me chiffonne, j'ose à peine te poser la question... : votre entente, ce ne serait pas plutôt la sienne?

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Romy

le lundi 18 janvier 2010 à 21h01

Non, au début ça m'allait notre entente (transparence totale, impliquer l'autre). Parce que je n'avais pas d'amoureux. Je voulais tout savoir, voir, lire pour que ça fasse mal, pour réaliser. Puis après c'est passé. Maintenant je réalise que ce n'est plus nécessaire et ne veut plus me retrouver entre deux (lui et elle). Mais lui n'a encore rien vu de mes amours. Ce qu'il a vu ressort du libertinage (échangisme, triolisme etc.) Puis il a su pour quelques baisers furtifs lors de fêtes en son absence. Il est aussi au courant d'amitiés que j'entretiens et qui ne sont pas dépourvues de toute attirance physique. Et d'une amitié en particulier, d'un amour en fait, qu'il considère comme «  menaçant» et «  dangereux». Il sait très bien dans ce cas que je suis amoureuse, et que si la situation ne se développe pas c'est à cause des circonstances (surtout du côté de mon amoureux). Par contre mon mari m'a déjà clairement dit qu'il n'aimerait pas que cette situation se développe.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 22h26

Donc une liberté pour lui, qui voudrait que tu t'y adaptes... et une autre pour toi que tu devrais adapter pour lui?

Dis-moi si je t'embête, mais ça commence à me démanger sérieusement, là...

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Romy

le mardi 19 janvier 2010 à 00h47

Non, tu ne m'embêtes pas Clémentine, au contraire! Tu as peut-être raison, mais je persiste à croire que c'est moi qui est plus malhonnête la-dedans...car je n'ai pas la force de caractère pour lui dire que je ferai ce que j'ai envie de faire malgré son opposition. Je me sens finalement comme celui qui dit: «  je ne dirai rien à ma femme car elle ne comprendrait pas». La liberté qu'il se concède (polyamour, chaque partenaire doit être au courant, y compris la femme de mon amant...), il me la concède également. C'est la liberté que JE lui concède (couple ouvert, je me fous de savoir si les amies de mon mari ont averti leur copain!) qu'il ne veut pas me concéder...Car ce n'est pas notre entente. Notre entente était, au départ, qu'on voulait savoir. Pas de mensonge, pas de cachoteries, si je demande ce qu'ils ont fait, il me le dit, etc. Maintenant, si moi, j'ai compris que je ne veux pas savoir et que ça ne m'interesse plus, ça ne me donne pas le droit d'exiger qu'il ne veuille pas savoir lui non plus. Non? J'sais pas.

Il m'a dit un jour: en sommes, tu aimerais qu'on fasse ce qu'on veut chacun de notre côté? Mais sa façon de le dire n'était pas positive. Un peu comme: tu veux la guerre, tu l'auras... Ou encore, c'est très risqué et je ne te garantit rien. Ça m'a rendue triste, et je me suis dit que dans le fond, je ne suis pas prête à assumer ça. Assumer ouvertement (intérieurement c'est différente) qu'il puisse s'installer une distance, un changement dans notre façon commune de voir les choses. Qu'on ne soient plus sur la même longueur d'ondes. En réalité, nous avons effectivement deux visions différentes du polyamour, mais je ne suis pas encore prête à vivre la mienne «  ouvertement». De toute façon, il connaît ma position. Je n'ai juste pas encore eu l'occasion de la mettre en pratique. Mais je crains ce moment.

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(compte clôturé)

le mardi 19 janvier 2010 à 12h03

Bon, alors accroche-toi Rosalie, parce que si tu me signes un chèque en blanc je vais te dire ce que je pense très franchement à chaque fois. Fais-moi signe de passer en mp si l'exploration le nécessite et pose les panneaux d'avertissement; je me connais, je suis un peu miro parfois.

[Et gaffe à ma tartine tout le monde... Ce matin, c'est le pot de miel qui s'est renversé.]

La malhonnête ce serait toi... on devient mal-honnête quand il nous semble qu'on ne pourrait pas obtenir autrement quelque chose qui nous semble important. Il est question ici d'une qualité de clarté, voire de transparence dans votre relation.

Ce que je vois plutôt c'est que le partenaire qui a le plus d'ascendant sur l'autre peut décider de ce qui est honnête et ne l'est pas. Si l'honnêteté c'était ta version de se laisser libre de ne pas demander de compte-rendu, ce serait très différent. Même cette notion morale fluctue selon les époques et les personnes. Je me sens personnellement très honnête d'informer mes hommes qu'ils ne sont pas seuls dans ma vie, voilà mon honnêteté.

Maintenant ça me fait penser à une causette qu'on avait eu ici il y a un sacré moment sur les différentes preuves d'amour / les cinq manières différentes de manifester à un partenaire qu'il a de l'importance pour nous (temps de qualité passé ensemble, petits cadeaux, écoute, toucher physique, services rendus). Si les partenaires ont les mêmes préférences, ils vont rarement se rater sur les gratifications qu'ils se prodiguent, mais aussi sur les blessures faites l'un à l'autre.
Pour transposer ça sur la problématique de l'honnêteté ,c'est quoi la définition de l'honnêteté de chacun? Moi de prime abord je vois plusieurs facettes, modulables, ne s'excluant pas forcément: tout se dire (transparence) / informer des changements majeurs (clarté) / garder son jardin hermétiquement clos (quant-à-soi) / loyauté / . Y'en a sûrement d'autres.
J'aime bien aussi celle-là, d'Aristote, qui se rattache à la sincérité :
le « véritable caractère [de tout homme] se révèle dans le langage, les actes et la façon de vivre, toutes les fois qu’il n’agit pas en vue d’une fin ». C'est-à-dire « qui reconnaît l’existence de ses qualités propres, sans y rien ajouter ni retrancher. » D'où je développe, en pure utopie, la position de dire ce qu'on pense/ ce qui se passe, quelle que soit la situation, en évitant le calcul des retombées de ce qu'on dirait, ou un truc du genre. Tout en se tenant prêt à les affronter, quand même.
Mais j'adhère pas trop à celle de Kant, pour qui la sincérité est un impératif. Il récuse tout droit au mensonge, ce que je trouve très rigide: il y a des vérités qu'il faut trouver comment dire, plus que de se maintenir dans la zone d'éclairage maximum (aveuglant!). Le respect du partenaire passe aussi par le dosage de la vérité. Dont la définition varie beaucoup suivant qui, suivant où: une valeur? une vertu? une nécessité? un bidon de TNT? ce que le partenaire peut recevoir par dose?

Ce qui reste c'est l'occasion de se blesser - et aussi de le faire passivement , par défaut. Il y a des libertés plus faciles à concéder que d'autres; la vraie, quelque part...c'est de laisser décider le partenaire de ce qui est important pour lui en termes de liberté. La tienne remet plus en question ton mari que le contraire, on dirait. Et faire un cadeau à quelqu'un en exigeant qu'il nous rende la pareille, j'appelle ça un "calcul en vue d'attachement". Le risque, c'est de se ligoter dans des faux-semblants.
Une entente, ça se renégocie, ce n'est pas figé, certaines clauses doivent bouger pour que l'essentiel reste en place: la relation. Si un jour un des deux se retrouvait gravement handicapé, serait-ce un motif de séparation? Probablement pas; et l'on me dirait sûrement que c'est parce que ce n'est pas de la faute de la personne... Et là, je pars en dérive sur la notion de responsabilité: par ce qu'on est à l'origine d'un changement, on en est coupable, ou du moins, moins pardonnable? Bref, je laisse cette branche-là de réflexion un peu au repos, c'est pas mûr.

Demander qu'il ne cherche pas à savoir, ce n'est pas exiger qu'il te rende la pareille sur un droit, un ressenti et une compréhension intimes. C'est juste faire respecter quelque chose que tu trouves trop intime pour être mis sur la table.

Il y a mille manières de faire ce qu'on veut chacun de son côté; et la baboune que ton mari te fait en parlant donne bien la couleur d'une menace qui pèserait sur la relation, et qui se paie le luxe de ne pas avoir à être dit clairement, tellement tu captes la pensée et le fonctionnement de ton homme. [Ca me fait penser à Lino Ventura quand il dit "Je finis mon café" et accompagne ça d'un regard qui fait ratatiner les roubignolles du camionneur fort en gueule qu'il gêne avec sa voiture mal parquée... ]

De fait, la "façon commune de voir les choses", plus qu'une entente cordiale sur des choses positives, c'est souvent tout ce qui se passe sans trop de mal jusqu'à un certain rubicon (qui n'a souvent pas besoin d'être dit - un regard, une attitude désigne la limite...) au-delà de laquelle une histoire sentimentale n'est plus garantie. Plus garantie, certes, mais reste négociable. Une bonne négociation, c'est celle dont tout le monde sort gagnant! Car celui qui perd s'arrangera pour le faire payer.

Est perdant pour moi, ici, celui qui n'ose même plus engager la conversation, à force de "capter" le rubicon d'autrui. Ah, la puissance du non-verbal... Le partenaire qui a le plus d'ascendant sur l'autre, on peut le voir comme fort… ou comme fragile, c’est-à-dire soit intimidant, soit suscitant le désir de le protéger.

Ceci dit, puisqu'aucune relation de ton côté ne met en danger votre couple, il semble que ce soit un moment privilégié pour déblayer le terrain, et examiner avec précaution ce que ça ferait bouger. Y'a des séismes parfois... mais c'est bien plus rare que les aménagements de territoire. Dans les endroits du globe où les tremblements de terre sont légion, l'architecture cherche non pas à faire du solide, mais du souple: ça pète pas, ça... bouge.

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(compte clôturé)

le mardi 19 janvier 2010 à 21h40

Rosalie
...... Il m'a dit un jour: en sommes, tu aimerais qu'on fasse ce qu'on veut chacun de notre côté? Mais sa façon de le dire n'était pas positive. Un peu comme: tu veux la guerre, tu l'auras... Ou encore, c'est très risqué et je ne te garantit rien. Ça m'a rendue triste, et je me suis dit que dans le fond, je ne suis pas prête à assumer ça. Assumer ouvertement (intérieurement c'est différente) qu'il puisse s'installer une distance, un changement dans notre façon commune de voir les choses. Qu'on ne soient plus sur la même longueur d'ondes. En réalité, nous avons effectivement deux visions différentes du polyamour, mais je ne suis pas encore prête à vivre la mienne «  ouvertement». De toute façon, il connaît ma position. Je n'ai juste pas encore eu l'occasion de la mettre en pratique. Mais je crains ce moment.

Bonsoir Rosalie. Je n'ai pas trop le temps d'écrire et lire en détails, mais je voulais te dire que ton cas de figure n'est pas isolé (c'est pas un scoop mais ça fait toujours du bien je crois). C'est exactement parce que ça s'est passé comme tu le dis ci-dessus, entre mon compagnon et moi, que j'ai mis le PA de côté en tant que "sujet de fond". Courage.

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Romy

le mercredi 20 janvier 2010 à 15h08

Merci pour vos opinions respectives. Je vais réfléchir à tout ça. L'important, je crois, c'est que je ne vive pas de frustrations. Je crois que lorsque le moment sera venu, je saurai assumer mes désirs dans le respect. Mon mari a effectivement un «  ascendant» sur moi, mais il n'y a pas que des effets négatifs à ça. Lorsque le négatif l'emportera sur le positif, je mettrai le frein...
bises

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Jena

le vendredi 22 janvier 2010 à 12h27

practicalpolyamory.blogspot.com/2009/08/oh-irony-u...

Une pub pour Pampers en Angleterre fait le parallèle entre ajouter un nouveau membre (héhé) à une famille, et présenter un nouveau né à son grand frère.
Savoureux :D

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(compte clôturé)

le vendredi 22 janvier 2010 à 12h41

On l'avait pas déjà eue en référence, celle-là? Mais bon, MDR quand même de la revoir!

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