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Les hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie existent-ils ?

Engagement
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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 11h00

Par "poly", j'entends qui acceptent que leur femme ait plusieurs partenaires aussi, évidemment !
Et, à quelques rares exceptions près, je commence à en douter...

J'ai de plus en plus l'impression que sortir avec un homme sans engagement de s'installer ensemble ou de faire des enfants, ça ne pose pas de problème particulier. On peut avoir d'autres amoureux, je n'ai pas le sentiment que ça crée des soucis totalement insurmontables.

Par contre, dès que vous voulez fonder une famille, par exemple, j'ai la très nette impression que "voir ailleurs", ce n'est plus envisageable pour une femme.
Qu'un homme se sent capable de "partager" une femme qu'il fréquente "comme ça", mais si c'est la mère de ses enfants, alors là, ce n'est plus pareil...

Maman ou putain, c'est binaire, il faut choisir.

Alors que bien sûr, qu'ils aient des enfants ou pas, certains hommes conçoivent très bien d'avoir plusieurs partenaires, voire pour certains, plusieurs familles....mais évidemment, "ce n'est pas pareil" !

Ben ça, ça commence à m'énerver sérieusement.

Je suis réaliste ou bien c'est juste que je n'ai vraiment pas de chance avec mes expériences et observations ?

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tentacara

le samedi 23 avril 2011 à 11h36

C'est probablement réaliste d'un point de vue statistique. Heureusement, il existe des exceptions. Je ne crois pas que les hommes soient monolithiques, il y a un potentiel d'évolution. Mais c'est vrai que "s'engager" avec plusieurs hommes en même temps, c'est compliqué.. pas seulement pour eux. Je crois en fait que ce sont deux choses distinctes.
Il y a des hommes qui ont un réel désir de construire et qui par ailleurs sont poly. J'en ai trouvé deux. Et apparemment, c'est une espèce TRÈS recherchée..

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Jena

le samedi 23 avril 2011 à 11h42

Je confirme, ils existent ;)
Possible que nous ne soyons pas nombreux... Pour enfoncer le clou, mon projet familial ne compte pas une femme mais deux !

On peut compter Françoise et son époux comme exemple ?

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 12h33

Aurelien
On peut compter Françoise et son époux comme exemple ?

Visiblement, son époux a accepté très vite la non-exclusivité pour lui, et il a mis beaucoup plus longtemps à l'accepter pour elle !

De plus, ils étaient mariés (même si le mariage n'avait pas trop de sens pour Françoise, j'ai l'impression que ça en avait quand même un peu pour son mari) et n'ont eu d'enfants que tous les deux.
Quant on envisage l'éventualité (même si ce n'est pas non plus planifié pour sûr) d'avoir des enfants avec plusieurs personnes, ça complique encore la donne !

Ce que je me demande, c'est si la plupart des hommes mettent autant de temps que le mari de Françoise à accepter les choses...si c'est le cas, la plupart des polyamoureuses ne sont pas sorties de l'auberge !

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 12h36

tentacara
Il y a des hommes qui ont un réel désir de construire et qui par ailleurs sont poly.

Et il y a des hommes qui ont un réel désir de construire, seulement s'ils sont sûrs que leur femme restera sagement à la maison et ne prendra surtout pas trop d'indépendance... (mais eux veulent bien sûr pouvoir "respirer" et faire ce qui leur plaît).

Et avoir cette impression m'agace de plus en plus...

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LittleJohn

le samedi 23 avril 2011 à 12h48

Parce que "projet de vie" implique nécessairement de s'installer ensemble et/ou de faire des enfants ? :-/ (je suis peut-être un peu hors sujet en discutant du pré-requis du sujet et pas du sujet lui-même, mébon...)

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 12h58

LittleJohn
Parce que "projet de vie" implique nécessairement de s'installer ensemble et/ou de faire des enfants ?

Ben non, ce que j'entends ici par "projet de vie" peut très bien englober d'autres choses.
Mais dans ce type de situation où l'on développe un projet lié au couple et qui engage sur le long terme (ce serait ma définition d'un projet de vie, les enfants ou l'installation ensemble n'en sont que des exemples), j'ai le sentiment que j'ai décrit plus haut : certains hommes semblent avoir besoin de s'assurer que leur femme ne s'investira pas ailleurs.
Mais ce n'est que mon sentiment bien sûr, c'est pour ça que j'appelle aux témoignages.

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(compte clôturé)

le samedi 23 avril 2011 à 13h01

ils ont peur de quoi les hommes ?
Après tout qu'est ce que ça changerait qu'on est des enfants avec eux et avec d'autre ? ou avec eux et qu'on fréquente d'autre?
C'est facile de dire non je veux pas....

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LittleJohn

le samedi 23 avril 2011 à 13h09

Je suis personnellement assez imperméable à cette idée d'engagement avec ce qu'elle suppose de matériel, ne souhaitant ni enfants, ni formalisation administrative de la relation (un peu long pour dire "ni mariage ni pacs", hein ^^), ni habitât commun. Ce qui ne m'empêche pas de penser mes relations en long terme, la difficulté étant pour elle(s) (et les autre) l'absence de signe extérieur de cet engagement.

Ceci dit, j'envisage sans problème de m'engager avec une femme non exclusive dans le présent et à l'avenir (voire même avec une femme déjà engagée par ailleurs).

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LittleJohn

le samedi 23 avril 2011 à 13h15

Aussi, sur ce sujet particulier, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer le poids du regard social sur la relation (ou le regard de l'homme lui-même sur sa relation au travers du prisme social).

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(compte clôturé)

le samedi 23 avril 2011 à 13h53

Littlejohn, tu nous parles de l'engagement des sentiments et non matériel. Mais le poids de la société, l'éducation veulent aussi que l'engagement soit suivi de preuve matériel, enfant, pacs....Ma mère me disait :"je sais pas se que j'ai fait avec mes filles qui ont peur de l'engagement, regarde ta soeur, elle a mis 10 ans à se marier, c'est vrai qu'elle s'est engager en faisant ses enfants bien avant." Cela peut paraître caricaturale mais je pense que beaucoup de gens sont conditionnée ainsi. Bon je m'éloigne du sujet de lulutine, je laisse la parole à ceux qui pourront répondre à sa question.

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LittleJohn

le samedi 23 avril 2011 à 14h01

Lisea, je pense qu'il est intéressant de savoir ce qu'on entend par engagement avant de dire que les hommes en ont peur... ;)

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(compte clôturé)

le samedi 23 avril 2011 à 14h25

LittleJohn, je parlais de l'engagement avec "preuve" (j'aime pas ce mot) matériel :p. et le cas particulier du projet des enfants ;p donc .... tu ne rentres pas dans ces critères ;p

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Boucledoux

le samedi 23 avril 2011 à 15h10

LuLutine

Ben ça, ça commence à m'énerver sérieusement.

Je suis réaliste ou bien c'est juste que je n'ai vraiment pas de chance avec mes expériences et observations ?

Les deux mon cap'tain ?

Ce que tu décris c'est très exactement les limites de la libération sexuelle modèle 70' : en caricaturant un peu c'est OK pour l'émancipation tant que ça permet aux mecs un accès plus large au corps des femmes mais si ça devient sérieux, alors là stop, à la maison les filles...

Il me semble que tout ce qui se raconte sur ce forum montre qu'autre chose de plus égalitaire est possible et que des filles comme des mecs le tentent... mais à mon humble avis, ce n'est pas possible sans réfléchir un minimum à la fois collectivement et individuellement à nos propres pratiques et comment elles peuvent prendre en compte et déconstruire des positions masculines et féminines qui sont différentes (même si, comme le souligne Tentacara, tout cela n'est évidemment pas uniforme et monolithique).

En particulier en tant que mec pour qui l'autonomie (y compris sexuelle) est bien plus facile puisqu'elle est une évidence sociale et pas une conquête à réaliser, il me semble que le polyamour devrait commencer d'abord par une réflexion sur la non appropriation et l'autonomie... de l'autre, y compris dans le contexte de relation "engagée". Sinon, effectivement, on risque de se retrouver dans le vieux schéma : tant qu'on s'amuse tout va bien et c'est plus agréable de s'amuser avec des gens libres... ensuite, retour aux vieux schémas, parce que quand même, pour les enfants c'est important...

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Boucledoux

le samedi 23 avril 2011 à 15h20

Sinon, pour revenir plus concrètement aux expériences directes, moi je n'ai jamais eu d'envie de projet familial ou d'enfants mais je me retrouve bien dans la définition que tu donnes Lulutine d'une "situation où l'on développe un projet lié au couple et qui engage sur le long terme".

Pris comme cela, oui, moi je me suis retrouvé au moins deux fois dans des relations qui impliquaient cela ces dernières années. Une fois nous sommes restés ensemble 5 ans (et encore : personne et pas même nous n'est capable de dire si nous sommes vraiment séparés ou pas aujourd'hui, 3 ans après.... :) ), l'autre fois ça a capoté beaucoup plus vite et douloureusement (1 an et demi) mais surtout parce que ma copine n'a jamais vraiment assumé le fait d'avoir deux histoires qui l'engageaient vraiment en même temps... mais ce n'est pas à moi que ça posait problème...

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 16h04

LittleJohn
Ce qui ne m'empêche pas de penser mes relations en long terme,

Toutes mes relations sont "pensées en long terme" comme toi, mais je n'envisage pas forcément de projet de vie (tel que je le définis) avec toutes mes relations.
Avoir des projets communs (activités, vacances, autres...) par exemple, c'est important pour moi dans toutes mes relations, mais je n'appelle pas ça un "projet de vie". Ca n'engage pas durablement.

LittleJohn
Aussi, sur ce sujet particulier, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer le poids du regard social sur la relation (ou le regard de l'homme lui-même sur sa relation au travers du prisme social).

Je suis très d'accord avec ça...parfois j'ai l'impression que certains se disent des choses du genre : "Je vais avoir l'air de quoi, moi, avec une femme qui me laisse les gosses sur les bras pour aller voir son amant ?"
(A noter qu'à mon avis dans cette situation, la plupart des femmes se retrouveront beaucoup plus souvent à attendre monsieur en gardant les enfants, que l'inverse ! Mais ça, ils n'y pensent pas...)

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(compte clôturé)

le samedi 23 avril 2011 à 16h48

J'ai l'impression d'avoir rencontré tout autant de femmes que d'hommes incapables de se projeter dans une relation poly à long terme - au-delà des six semaines fatidiques.
Mais j'ai aussi tiré un numéro encore plus rare : le mec mono suffisamment bien dans ses pompes pour vivre sereinement la polytesse de sa femme... Donc y a quand même de l'espoir.

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 17h20

Janis
J'ai l'impression d'avoir rencontré tout autant de femmes que d'hommes incapables de se projeter dans une relation poly à long terme - au-delà des six semaines fatidiques.

C'est quoi ces fameuses "six semaines" ? Je ne connais pas.

Janis
Mais j'ai aussi tiré un numéro encore plus rare : le mec mono suffisamment bien dans ses pompes pour vivre sereinement la polytesse de sa femme... Donc y a quand même de l'espoir.

Ben, quand je dis "les hommes poly", en effet s'ils sont mono ça me va aussi, tant qu'ils ne me demandent pas de l'être !

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oO0

le samedi 23 avril 2011 à 17h24

Pour parler de projet de vie à long termes, attendre deux à trois ans, le temps que l'éblouissement de la passion passe, cela me semble raisonnable, non ?

Je n'ai jamais passé le cap de cette période, simplement parce qu'au bout de cette période, il s'avérait évident que cela ne tiendrait jamais à long terme même s'il y avait un potentiel de divers projets de vie. Certains ne nécessitaient d'ailleurs pas d'être ensemble, juste de pouvoir encore passer du temps ensemble. Si le temps est de la partie un jour, ainsi que l'énergie, ils sont toujours là avec certaines personnes, y compris des personnes avec qui la question d'une relation n'était pas possible. De ce fait, je me demande dans quelle mesure les projets de vie son nécessaire à une relation durable ou si l'envie durable de la vivre ne se suffit pas.

Par ailleurs, la questions de projets de vie commune m'a toujours parue apparaître beaucoup trop tôt : "L'avenir est une boule de cristal avec un poisson rouge à l'intérieur." Pouvoir répondre à cette question nécessite d'avoir traversé des épreuves ensemble, d'y avoir pris goût à les traverser ensemble sans s'en être créées plus que la vie n'en crée elle-même. La réalité a un goût âpre : chacun, chacune fait d'abord ce qu'il/elle peut, puis seulement ce qu'il/elle veut. Chacune des relations que j'ai vécue m'a donné ce goût de la réalité, de ses contrariétés semblables à des faux pas avec lesquels il est possible d'apprendre à tanguer : tango ! Reste que je n'ai que rarement eu l'occasion dans une relation de partager un esprit qui aborde ces contrariétés comme des contraintes créatives. Beaucoup d'étincelles, mais guère de bois mort à brûler pour entretenir leur feu.

L'idéalité, ce qui doit être, les idées de projet de vie y font souvent obstacle. Pourtant, pour se réaliser, il n'y a rien de plus précieux que la réalité, mais celle-ci apparaît le plus souvent comme un obstacle aux projets de vie alors qu'elle est leur meilleure chance. Finalement, c'est ce que je reproche aux projets de vie, c'est que la réalité n'y a souvent pas de valeur pour elle-même, mais pour son degré de conformité avec les projets dont elle est sensée être le chantier. La réalité à un gros défaut : elle n'est jamais idéale et ce n'est jamais assez que de le lui faire payer. Là où cela devient vachement complexe, c'est que cela fait partie de la réalité affective que d'avoir envie de faire des projets et que, dès lors, l'une de ses contrariétés et non des moindre, c'est de gérer cette envie de faire payer à la réalité de ne pas être telle qu'on la veut.

Apprivoiser la réalité, ses possibles et seulement peut-être... Je divague, mais comme pour mûrir, le grain de blé doit mourir pour germer en épi.

Faut-il faire le deuil de la réalité ou de l'idéalité ?

Qu'est-ce qu'il faut accepter, la réalité ou l'idéalité ?

Sincèrement, je pense qu'il faut pouvoir faire le deuil de ses idées pour accepter avant tout la réalité avant que de songer à leur donner réalité.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 23 avril 2011 à 17h30

Je sais plus où j'avais lu ça mais 6 semaines en gros c'est la durée moyenne d'une relation qui n'a pas vocation à "durer". J'ai eu l'occasion de vérifier que grosso modo, effectivement, il y a un cap autour de ces 6 semaines, où on prend conscience que "ça devient vrai", et que suivant comment il est franchi, ça passe ou ça casse.

Poly, mono, homme, femme, on attend toujours la même chose : être aimé et accepté comme on est, pour ce qu'on est. Celui qui est incapable de se projeter dans l'avenir avec un-e poly, même sans parler d'"engagement", fait passer sa trouille avant son amour et montre que ce dont il a vraiment envie, c'est pas d'une relation avec toi en tant que toi, mais d'une relation "idéale" selon ses propres critères et fantasmes - et toi là-dedans, tu ne peux plus t'y retrouver parce ses critères, ben ce ne sont pas les tiens. C'est une question de genre, sûrement, mais pas seulement... Aussi un problème de confiance - parce que nos contemporains ont tous la bouche pleine de "fidélité", mais bien souvent considèrent leur partenaire comme la personne dont il convient le plus de se méfier...

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