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Le début de la fin de cette monogamie qui m'enuyait

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valmont.tristant

le samedi 29 juillet 2017 à 18h28

Bonjour à tous,

Merci pour ce forum, et, merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre pour me donner leurs propres lumières sur la situation que je vais vous décrire.

Je suis en couple avec Quentin depuis un peu plus de trois ans. Quentin à 22 ans et moi Tristant (prénoms changés), en ai 35. Nous avons commencé par être un couple monogame strandard, nous avons emménagé un an après notre rencontre et vivons toujours ensemble deux ans après. Au début, notre couple était passionné et j'étais assez jaloux pour m'arranger pour que nous nous mettions d'accord de supprimer tout risque potentiel de notre liste de contact.

Peu à peu, notre passion à diminuée, à mesure qu'augmentait notre complicité et un amour plus serein. Pour ma part, j'ai commencer à envisager l'idée d'un couple non exclusif l'année dernière, à l'été. En vérité, je voulais quitter Quentin, car je me sentais profondément enfermé dans notre relation, et, il me semblait qu'il n'accepterait jamais l'idée d'un couple non exclusif. Mais, un profond ennui dans la vie de chacun, une baisse de fréquence de nos relations sexuelles ont créées une situation de crise dans notre couple.

Pour ma part, j'étais assuré que je désirais rester en couple avec Quentin que j'aimais profondément, mais, je le connaissais assez bien pour savoir que nous engager tout deux dans l'aventure du couple non exclusif serait très difficile émotionnellement pour lui.
Ainsi mon idée fut la suivante, laisser Quentin gouter aux joies d'avoir un couple non-exclusif alors que j'aurai la même chance plus tard seulement. Nous en parlions ensemble, l'idée le séduisait. Cette idée à continué en moi depuis 3 ou 4 mois, et au début juillet, un échange à coeur ouvert avec mon Quentin m'as assuré qu'il désirait avoir la possibilité d'aller flirter ailleurs.

La jalousie, en moi était les premiers jours assez forte, mais j'ai décidé de faire un effort et nous nous sommes mis d'accord que, dans un premier temps, il aurait le loisir d'être libre sensuellement, sentimentalement, sexuellement, lui seulement. Nous nous décidions d'un commun accord que j'aurai cette liberté plus tard, un ou deux mois, pendant lequel il aurait une totale liberté. Pour le préparer psychologiquement à me laisser la même. Et ainsi fut fait.

Nous nous sommes mis d'accord sur la discrétion, mais, finalement, cette discrétion m'a semblé difficile à vivre , je me sentais moins complice avec celui que j'aimais et étais assez triste, ainsi, j'en ai parlé à mon conjoint et finalement, il nous arrive assez souvent de parler de ses histoires sensuelles, de ses amants comme on les appels.

Nous sommes d'accord sur le fait que nous sommes en couple, d'accord sur le fait que nous aurons le droit d'entretenir d'autres relations, tant que nous restons fidèle à notre idée de couple complice et ami vivant ensemble. J'ai finalement découvert que je prenais un réel plaisir à savoir qu'il était libre sexuellement, le fait que d'autres profitent de son corps, de sa douceur, de sa gentillesse est très agréable pour moi et même, assez exitant et donc stimulant dans tout les aspects de ma vie. En fin de compte, toute trace de jalousie à disparue.

Mais, il y a deux jours, alors que je discutait sur internet avec un sexfriend d'avant que je fus en couple avec Quentin, et alors que je lui en parlait, son visage s'est assombri. Il est d'accord "intelectuellement" avec l'idée que je puisse discuter avec lui, que j'en ai la liberté, il est d'accord aussi sur le fait que d'ici quelque temps j'ai la même liberté que lui, mais ses émotions de jalousie sont forte, très forte, et l'idée de ma liberté, l'idée de la joie que j'aurai à être libre ne suffisent pas à éviter son sentiment de jalousie.

Pour ma part, envisager cette vie originale avec lui, me réjoui au plus haut point, mais j'ai bien peur que quand je le rejoindrai dans la barque, notre couple n'en souffre profondément, ce que, vraiment, je ne désire pas.

Nous avons parlé de ces difficultés, il me dit qu'il espère que de continuer à profiter un peu seul de cette nouvelle liberté le libère de sa jalousie : qu'éprouvant qu'on peut rester amoureux de son conjoint dans cette non exclusivité le guérira certainement en partie de sa jalousie. Certainement a t- il raison en partie, mais j'ai peur que cela reste difficile pour lui.

Nos tempérament sont différent. J'ai beaucoup plus confiance en moi qu'il peut avoir confiance en lui. Ceci doit expliquer cela en parti. C'est la raison pour laquelle j'ai désiré qu'il soit libre avant moi. J'attend vos lumières, certainement m'aideront elles à voir ma situation d'un autre point de vue.

Cette situation de liberté de l'un d'abord et de l'autre après vous semble-t-elle juste ?
Se découvrir une nouvelle liberté, est-ce que selon vous, cela peut aider, à terme à accepter la même liberté chez l'autre ?
Combien de temps une situation comme la notre est elle acceptable ?
Est-ce qu'une personne peut confiante en elle, peut retrouver dans la liberté du couple non exclusif une bouffée de confiance suffisante pour aimer aussi la liberté de l'autre ?
Je me réjoui de notre nouvelle situation, et me réjoui de ma futur liberté, mais, dans ma situation n'est elle pas une douce rêverie ?

Bises à tous

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le dimanche 30 juillet 2017 à 11h09

Réaction à chaud : dans un couple, il ne s'agit de donner un droit ou d'égalité, mais d'équité.

L'égalité, c'est on a les mêmes droits, opportunités, libertés...
L'équité, c'est à mes yeux, on a tous les deux le droit d'être heureux et d'avoir des émotions, des envies, des désirs,... chacun à sa façon. Tout le monde s'y retrouve.

On doit pouvoir se sentir en accord avec soi-même et ne pas "empêcher" autrui de l'être également. Après, je ne dis pas que la notion de compromis n'entre pas en jeu. La communication sert à cela.

Personnellement, je pense que l'on doit vivre en fonction de ses émotions, indépendamment de l'intellect, en en tenant compte malgré tout suffisamment.

Pour ce qui est de la gestion de la jalousie, je botte en touche. On ne peut pas parler de ce que l'on ne connait pas. Ce serait trop abstrait pour moi.

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peche

le dimanche 30 juillet 2017 à 13h35

Bonjour Tristant
Il me semble que ton ami est très jeune, ce qui peut expliquer son manque de confiance en lui en partie mais la jalousie est un sentiment qui prend aux tripes et souvent relié à des expériences infantiles... Il est donc difficile de s'en défaire sans l'aide de quelqu'un (un professionnel qui aide à démêler le présent du passé). Certainement que sa propre liberté peut l'amener à évoluer mais il me semble que ça peut mettre du temps, beaucoup de temps.... je me permet un conseil de professionnel de la relation d'aide : quand il est confronté à cette émotion de jalousie, Il faut qu'il accepte de la traverser émotionnellement, de la ressentir dans son corps comme une vague qui le traverse et à un début et une fin... parallèlement il peut se demander à quelle situation de son enfance cette émotion le renvoi... ce petit travail peut l'amener à plus de conscience et lui apprendre qu'une émotion est toujours passagère. Mais si c'est trop dur Il faut se faire aider...bon courage

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valmont.tristant

le dimanche 30 juillet 2017 à 14h39

Merci de vos réponses, j'ai toujours un certain plaisir à voir des situations personnelles enrichies par le point de vue d'autrui.

bonheur
Réaction à chaud : dans un couple, il ne s'agit de donner un droit ou d'égalité, mais d'équité.

Je ne peux qu'être d'accord avec toi, et, mes mots ne sont pas compatible avec le language qu'on emploi quand on comprend les vertus du polyamour. Mais, néanmoins, pour un couple qui avait la vison monogame de la fidélité, il s'agit bien de cela, d'accorder une liberté à l'autre. En vérité, il s'agit bien sûr simplement, de ne pas interdire quelque chose qu'on est pas en droit d'interdire, mais, c'est en ces termes que nous avons initié ce changement de cap de notre couple. Il s'agissait qu'il ait une liberté que j'aurais plus tard. En vérité, ce n'est pas moi, tu as raison, qui lui ai accorder quelque liberté, ce sont les règles inhérentes à notre couple que nous avons modifié.

peche
je me permet un conseil de professionnel de la relation d'aide : quand il est confronté à cette émotion de jalousie, Il faut qu'il accepte de la traverser émotionnellement, de la ressentir dans son corps comme une vague qui le traverse et à un début et une fin... parallèlement il peut se demander à quelle situation de son enfance cette émotion le renvoi... ce petit travail peut l'amener à plus de conscience et lui apprendre qu'une émotion est toujours passagère. Mais si c'est trop dur Il faut se faire aider...

Je suis heureux de lire ces quelques conseils, c'est bien ainsi que j'ai dépassé ma propre tendance à la jalousie. Mais, comme tu le dis aussi, mon conjoint est jeune, et il me semble bien que luis proposer une telle recette lui semble abstrait et impropre à être efficace.

Quand à la relation d'aide, ce serait idéal sur bien des points. Je sais pourtant combien Quentin est aujourd'hui dépendant du regard des autres et influençable ( ce qui est un soucis, car je ne désir pas non plus l'influencer et le priver de sa liberté) ainsi, j'ai bien peur qu'en fonction du praticien auquel il aura à faire, sachant combien une idée comme le polyamour est loin d'avoir fait suffisamment de chemin dans les consciences, il ne se mette sous la coupe d'une vision préfaite tel que beaucoup l'ont aujourd'hui.

Il me semble évident que son enfance lui ai enraciné une peur de l'abandon qu'il serait excellent qu'il travail pour enfin la laisser au passé.

De mon côté, j'ai une certaine tristesse à ce qu'il n'ait pas suffisemment confiance en moi qui l'aime profondément. Tristesse aussi que mon bonheur, s'il n'est pas à 100% lié à lui le dérange. Triste qu'il ne se réjouisse pas de mon bonheur comme je me réjoui du siens.

Triste aussi de la vie qui offre à certains le bonheur, voir le plaisir de voir la joie d'autrui quand elles rend les autres sombres à cette même idée. Une part de moi désirerait presque abandonner cette idée de couple non exclusif, car, je l'aime, lui, mais je sais aussi le désespoir qui m'habite quand je n'ai pas ma liberté sensuelle et sexuelle, sentimentale.

Il me semble qu'il n'est pas encore prêt à telle évolution, quand je serait profondément affecté d'abandonner cette idée. Une situation bien habituelle certainement. Mais il est bon de recevoir de l'écoute et des conseils, et je vous remmerci.
Je m'efforcerai de ne pas abandonner mon amour pour lui, comme mes propres désirs sincères, je m'efforcerai d'être patient sans abandonner, d'être tenace sans impatience, il me semble que la sincérité et l'amour on vraiment le pouvoir d'être vainqueur.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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