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Etre polyamoureux ou ne pas être polyamoureux?

Engagement
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Drya (invité)

le samedi 02 janvier 2010 à 22h45

Bonjour,
en fait, j'hésite depuis longtemps à écrire un post ici, mon histoire n'est pas glorieuse mais elle a au moins le mérite de m'avoir fait découvrir le principe du polyamour, du coup je me sens un peu moins anormale et coupable. J'ai lu pas mal de discussions sur ce forum mais peut-être que vos conseils vis à vis de mon histoire m'aideront?
Voilà, je suis en couple depuis 10 ans avec mon ami (disons "A"), mais je suis tombée amoureuse de quelqu'un d'autre (mettons "B"), je ne pensais pas que cela pouvait m'arriver. Pourtant, j'ai bien senti que mes sentiments pour A et notre relation n'ont absolument pas été influencés par cette histoire, mise à part la culpabilité de devoir lui cacher des choses pour le protéger. J'ai considéré que ce problème ne concernait que moi, que je devais le régler seule et que je n'avais pas à faire souffrir A de mon "erreur". Depuis le début B et moi avons tout essayé pour s'oublier, rien à faire, on a l'impression de passer à côté de quelquechose de très important. J'ai pensé que c'était ma relation avec A qui était arrivée à terme sans que je m'en rende compte, on s'est même séparés, mais on ne peut pas s'imaginer l'un sans l'autre…
A force de chercher des témoignages qui pourraient m'éclairer, je suis tombée entre autres sur ce site, et j'ai eu l'impression de me retrouver vraiment dans les principes que privilégie le polyamour.
J'en arrive à me dire que ce problème ne concerne plus seulement moi et qu'il va falloir que j'en parle à mon ami, mais je sèche complètement tellement j'ai peur de le décevoir et j'ai honte que la situation en soit arrivée à ce point sans qu'il en sache rien. J'ai vraiment peur de détruire un élément fondamental dans sa vie, et de faire une sorte de caprice à ses dépens.
Je ne pense pas être la seule à avoir vécu ça, je n'en suis pas fière, mais j'ai fini par considérer que je dois me rendre à l'évidence: je suis capable d'aimer sincèrement deux personnes en même temps, ce n'est pas forcément une tare, mais lui en parler et passer concrètement au polyamour sont 2 décisions sans retour pour ma relation, c'est donc un cap très difficile et incertain, alors si vous avez des conseils ou témoignages qui pourraient m'aider, ça me serait d'un très grand secours.
Je vous remercie d'avance pour toute réponse.

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(compte clôturé)

le samedi 02 janvier 2010 à 22h51

Salut, bienvenue.

On a déjà eu des forumeurs qui ont témoigné sur des situations similaires. Pour le moment je ne me rappelle pas de fils précis, mais si tu cliques sur la rubrique "Témoignages", tu vas probablement déjà trouver de quoi faire, et des idées pour passer le cap.

Il n'arrivera que ce qui doit arriver, Drya.

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(compte clôturé)

le samedi 02 janvier 2010 à 23h12

Bienvenue à toi. Voici un fil, entres autres, qui pourra peut-être t'aider.
/discussion/-cN-/En-parler-a-son-conjoint/

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Profil

Tchu

le samedi 02 janvier 2010 à 23h45

Clem & Inso t'ont donné de bonnes pistes de départ.

Moi j'ai juste envie de dire, courage, ne lâche pas l'affaire, et viens discuter autant que tu veux.

Des bises, tiens.

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Drya (invité)

le dimanche 03 janvier 2010 à 11h09

Merci pour vos réponses!
En fait, j'avais déjà lu cette discussion et pas mal d'autres, elles m'ont donné effectivement pas mal d'idées, ainsi que /discussion/-ci-/Quels-mots-pour-se-declarer-poly/ c'est d'ailleurs pour ça que j'hésitais à poster mon histoire directement, elle n'a rien de nouveau dans le fond, mais on imagine toujours avoir des idées plus précises en racontant sa propre histoire... J'en reviens au titre: être ou ne pas être PA ^^ Bon, je vais me la reposer encore une bonne centaine de fois et tâter vaguement le terrain. Je pense être quelqu'un de relativement courageux en général, mais là ça engage le bonheur de 2 autres personnes, ça me rend totalement impuissante :/
En tout cas, encore merci de m'avoir lue et pour vos avis, vous pourrez probablement retirer le fil ensuite s'il n'apporte rien.
Bonne année à tous au passage!

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(compte clôturé)

le dimanche 03 janvier 2010 à 12h46

Bonne année aussi!

Vrai, ton histoire est celle de pas mal d'autres ici, mais le forum est aussi là pour qu'on se serre les coudes, qu'on s'informe des progrès de l'entreprise et des aléas.

Être ou ne pas être PA... ben ça dépend de comment tu contactes le "phénomène". Très grosso-modo, et sans énumérer toutes les variantes possibles et imaginables... :

Qui n'a pas d'histoire sur le gaz peut juste décider qu'il ou elle n'entamera plus d'histoire qu'avec d'autres PA.

Mais qui comme toi, est dans une situation qui implique d'autres personnes, ne peut pas le faire (il me semble à moi personnellement). Ce ne sont pas que les personnes qui se définissent ainsi, mais la relation ou les relations, qui sont encore une troisième entité.

Et ça n'évite pas de se confronter à des bouffées de jalousie ou de culpabilité, même si on pensait que c'était OK.

Maintenant que tu as trouvé le forum, les gens, du soutien, soit tu peux avancer seule et ensuite, convier A et B, ou envoyer baigner deux histoires qui te font du bien, fondamentalement (mais pas leur supposée incompatibilité) soit tu peux avancer avec eux et définir un modèle qui vous soit propre. Faut pas te charger toute seule... ça aurait pu arriver à A au lieu que ça t'arrive à toi. Comment tu aurais réagi, en fait? Bon de s'imaginer dans la situation de l'autre, parfois.

Et par exemple, quand tu dis "ça engage le bonheur de deux autres personnes", j'ai envie de nuancer: tu n'es responsable que de la moitié de chaque relation, pas du bonheur des deux.

Le seul standard que j'ai vu en PA, pour ma part, c'est le désir d'être honnête avec ceux qui nous sont chers, y compris soi-même. C'est un peu comme une plante un peu délicate: même si on ne l'arrose pas tous les jours, faut avoir l'œil dessus, enlever les trucs morts qui gênent, éviter les courants d'air.

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:p (invité)

le dimanche 03 janvier 2010 à 13h50

"To be (PA) or not to be (PA)"

Cette réplique fameuse du théâtre shakespearien caractérise l'indécision de la réflexion qui conduit à l'inaction, indécision qui rendra fou Hamlet. Comme la situation implique les décisions en jeux implique plusieurs personnes, ta seule personne ne peut suffir à une décision.

La seule action possible, c'est en parler aux intéressés qu'il puisse y réfléchir. Même si ce message est posté dans engagement, en parler n'engage qu'à en parler tant que personne ne demande à qui que ce soit de prendre une décision.

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Profil

Jena

le dimanche 03 janvier 2010 à 13h57

:p
Même si ce message est posté sans engagement, en parler n'engage qu'à en parler tant que personne ne demande à qui que ce soit de prendre une décision.

Je suis d'accord avec notre ami anonyme et confus :D

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françoise (invité)

le dimanche 03 janvier 2010 à 16h19

Cette histoire est très classique pour s'interroger sur les amours plurielles. C'est encore rare qu'un couple se forme en disant d'emblée "on sera poly", plus souvent il vient à y penser lorsque l'un des deux, rencontrant une tierce personne, s'aperçoit qu'il (ou elle) est capable d'aimer au pluriel. J'ai eu la chance que ça m'arrive deux ans avant mon mariage (pour la première relation de mon cher et tendre) et onze mois après pour mon premier amoureux extérieur (toujours dans ma vie 35 ans après, ce n'était pas une passade...) ainsi, je n'ai pas pensé une seule seconde que mon premier amour était mort ou terminé parce qu'on en avait d'autres, alors qu'on pense à la lassitude du couple si cela survient après cinq ou dix ans. Il n'empêche que c'est à partir de cette situation ô combien banale qu'on a commencé à élaborer notre vie de Lutins, avec les questionnements, les doutes et les aléas inévitables, et l'excitation, le bonheur, la sérénité, la jubilation tout aussi présentes.
Tout ceci est raconté dans "Aimer plusieurs hommes", donc je ne détaille pas davantage, mais sois sûre que c'est l'occasion ou jamais de réfléchir tous deux, tous trois, à ce que vous avez envie de vivre vraiment. En sachant que cela exige de sacrées remises en cause d'idées reçues.

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(compte clôturé)

le dimanche 03 janvier 2010 à 16h37

Juste.

On ne décide pas comme ça, pouf-tac d'être PA ou pas. Pas de contrat à signer, que des choses à expérimenter; et je rajoute qu'on peut s'autoriser à y aller mollo, touche à touche. Ca bouleverse tellement de choses, alors qu'un changement à la fois,c'est déjà juste gérable.

Un jour on se retourne et on voit le chemin fait.

Sinon, ça me fait repenser à un truc, celui de trouver des psys perméables à l'idée du PA; quand ça devient trop explosif ou douloureux à manipuler tout seul, un chouïa d'aide et de médiation, c'est pas de trop. On avait cherché un peu il y a quelques mois, sans trouver vraiment de quoi faire une liste... est-ce qu'il y a de nouvelles personnes de ressource à signaler?

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Profil

Siestacorta

le dimanche 03 janvier 2010 à 18h20

Drya


Je ne pense pas être la seule à avoir vécu ça, je n'en suis pas fière, mais (...)

mais il n'y a pas de quoi avoir honte non plus, en résumé.
C'est ce que tu ressens, on a le droit de le ressentir, et, avec un peu de bonne volonté et de pot, le droit de le vivre.

Tu es sur la bonne pente, déjà, de te poser les questions à toi, avant de bousculer les gens.
Suis-je PA ou est-ce une période où je suis PA qui s'éteindra avec un évènement X, ou est-ce que j'ai un penchant qui cache autre chose...
Loin de moi l'idée de te désespérer de jouer à l'ouverture, hein.

Et dans la question "suis-je PA ?", il y a "comment je prendrai qu'un amant ait une autre amante", quelles sont mes limites de ce côté ?
Même si en pratique ça se pose pas, ça te permet de te positionner par rapport à la jalousie de l'autre.

Une fois que t'aura fait ces quelques tours autour de ton nombril, tu pourras envisager de questionner l'autre sur ses propres désirs.

Noemi (qu'on ne lit plus assez souvent) avait proposé ça de façon assez chouette dans "les mots pour se dire PA".
Elle avait demandé à son amant "qu'est-ce que tu ferais si tu pouvais avoir deux amantes sans que jamais ça change quoi que ce soit à ton premier rapport, et sans que personne ne te reproche quoi que ce soit ?"

Si on conclut que ce serait pas mal, le terrain d'entente n'est plus loin.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 03 janvier 2010 à 19h14

Siestacorta


Suis-je PA ou est-ce une période où je suis PA qui s'éteindra avec un évènement X, ou est-ce que j'ai un penchant qui cache autre chose...

Et dans la question "suis-je PA ?", il y a "comment je prendrai qu'un amant ait une autre amante", quelles sont mes limites de ce côté ?

Même si en pratique ça se pose pas, ça te permet de te positionner par rapport à la jalousie de l'autre.

Une fois que t'aura fait ces quelques tours autour de ton nombril, tu pourras envisager de questionner l'autre sur ses propres désirs.

Je souscris totalement à l'idée de se nombriler - en respectant les dosages. :-)

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Drya (invité)

le dimanche 03 janvier 2010 à 20h06

En effet, je me suis déjà posé la question, de savoir comment je réagirais si A ou B avaient une autre relation: pour A, j'ai du mal à répondre, je ne suis pas de nature jalouse, mais il fait tellement partie de moi après 10 ans que je ne peux pas prévoir ma réaction. Quant à B, j'ai découvert qu'il a eu une relation pendant l'une des nombreuses périodes où on s'était séparés: je me suis sentie plutôt contente pour lui ^^ ça me semblait un signe positif qu'il soit capable d'avoir une autre aventure même s'il n'arrivait pas à m'oublier. C'est peut-être que je me suis sentie légèrement moins responsable de lui. En tout cas, pendant quelques minutes j'ai eu l'impression de le découvrir un peu différent, je suis toujours curieuse de découvrir ses nouvelles facettes, mais je n'ai pas senti une once de jalousie.
Mais ça ne répond pas à la question de savoir si c'est une bonne chose de lui en parler ou non, sachant que ça le fera forcément souffrir et que ça ne mènera probablement nulle part, car au moins B ne peut imaginer à terme qu'une vie à 2, pas question de me partager.
La question du projet d'enfants se pose aussi, et ça semble difficile d'avoir des enfants avec l'un et pas avec l'autre.
Il est clair pour moi que si je dois choisir ce sera A dans ma vie. Mais je ne sais pas comment régler la situation avec B: on a vécu un enfer pendant un an pour y arriver, et résultat on en est au même point. C'est pour cela que je commence vaguement à envisager le polyamour. Mais il y a du chemin, dans un sens comme dans l'autre...

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Profil

LuLutine

le dimanche 03 janvier 2010 à 23h43

Drya
La question du projet d'enfants se pose aussi, et ça semble difficile d'avoir des enfants avec l'un et pas avec l'autre.

Tu peux avoir des enfants avec les deux....après tout, que font les divorcés qui ont des enfants avec un(e) nouveau(elle) partenaire ? Ce n'est pas si inhabituel d'avoir des enfants de deux pères ou mères différents !

Bon évidemment d'un point de vue organisationnel, ça demande des capacités d'acrobate et de jongleur très développées !!! :)

Mais de toute façon je pense que ce n'est pas la première question à te poser : il y a beaucoup d'autres questions à régler d'abord...

En ce qui me concerne je n'exclus pas l'éventualité d'avoir des enfants de pères différents, tant que ces enfants sont voulus....ce qui ne veut pas dire non plus que je le ferai forcément. Je ne m'interdis pas cette possibilité, c'est tout...

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Profil

Siestacorta

le dimanche 03 janvier 2010 à 23h52

Drya
En effet, je me suis déjà posé la question, de savoir comment je réagirais si A ou B avaient une autre relation : pour A, j'ai du mal à répondre, je ne suis pas de nature jalouse, mais il fait tellement partie de moi après 10 ans que je ne peux pas prévoir ma réaction.

Il s'agit pas tellement de la prévoir, mais de comprendre ce que serait ta jalousie ou ta non jalousie (ou ta compersion, si t'es en forme).
Te mettre dans la situation pour pouvoir l'évoquer ensuite, mieux comprendre A.

Drya
Mais ça ne répond pas à la question de savoir si c'est une bonne chose de lui en parler ou non, sachant que ça le fera forcément souffrir et que ça ne mènera probablement nulle part, car au moins B ne peut imaginer à terme qu'une vie à 2, pas question de me partager.


Ca ne répond pas à la question... Mais ça permet d'en peser quelques enjeux.
L'autre question, c'est pas forcément garder A ou B. Mais préférer A ou B à la liberté d'avoir, un jour, les deux, ou peut-être, un C, un D ?

Si ta réponse finit par être clairement A, et que tu envisages la possibilité d'être heureuse comme ça... La réponse sera là !

Drya
La question du projet d'enfants se pose aussi, et ça semble difficile d'avoir des enfants avec l'un et pas avec l'autre.

Tiens ? Comment en être à cette question si tu penses que B est exclusif ?

Mais... Dis : vous avez quel âge ?
Parce que les projets, c'est bien, mais quand on en a accompli certains, on se rend compte qu'ils n'empêchent pas la vie de bouger... Donc que penser projet longtemps à l'avance, c'est pas si malin.

Exemple, si t'as un enfant avec l'un avant d'en avoir avec l'autre (c'est plus probable qu'en même temps...), il peut arriver :
- que le premier parte, sans fâcherie, et que le deuxième reste et qu'il s'occupe du gamin
- que le second ne veuille plus d'enfant, reste avec toi, mais fasse (comme ce qui t'arrive) une rencontre inattendue et que lui non plus ne veuille pas te quitter ni renoncer à sa rencontre
- que le deuxième parte après t'avoir fait un gamin
qu'un lapin vienne manger la planète avec tous les gens dessus...

Pour dire ça autrement, envisager le polyamour, c'est aussi être prêt à ce que les changements de ta vie dépendent de plus de monde.

Te pose pas des questions sur les projets avant d'être devant.
Commence avec ton ressenti, ça fait déjà bien assez de boulot...

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Drya (invité)

le lundi 04 janvier 2010 à 00h19

Pour la question des enfants: j'ai 32 ans et il est grand temps de m'y mettre :)

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(compte clôturé)

le lundi 04 janvier 2010 à 00h25

Siestacorta
Il s'agit pas tellement de la prévoir, mais de comprendre ce que serait ta jalousie ou ta non jalousie (ou ta compersion, si t'es en forme).
[...]

qu'un lapin vienne manger la planète avec tous les gens dessus...

[...]

C'est mal de me réveiller en me faisant rire comme ça juste avant d'aller au nono. C'est foutu, j'ai plus qu'à attendre mon prochain train de sommeil.

Tu es mon panda préféré <3

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Profil

Siestacorta

le lundi 04 janvier 2010 à 01h25

Oh, pour le lapin, j'ai triché, elle est pas de moi...

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(compte clôturé)

le lundi 04 janvier 2010 à 07h57

J'ai bien pensé, ça doit venir des lapins crétins, non? Mais c'est pas grave, je t'aime quand même (+)

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Profil

Siestacorta

le lundi 04 janvier 2010 à 10h18

Ney, d'une chanson de Didier Super.

"On va tous crever" :

www.youtube.com/watch?v=BcJEaIKXlk0

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