Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

En passant

#
Profil

bonheur

le samedi 14 janvier 2017 à 23h01

Quelle soit enragée ou non, l'épouse aussi cherche également des réponses. Pourquoi la maîtresse n'indiquerait-elle pas tout simplement qu'elle désire le bonheur de tout le monde, qu'elle veut discuter avec toutes les personnes concernées, face à face et sans détour, collectivement. Pourquoi la maîtresse ne répondrait-elle pas avec ses émotions et son coeur... son désir d'une situation clarifiée, ne se dévalorisant pas dans ce qu'elle ressent mais au contraire dire qu'elle est heureuse de pouvoir l'exprimer devant celle et celui dont elle souhaite également le bonheur.

Je sais, c'est moi et mes particularités, mais en toute circonstances, être fidèle à qui l'on est au plus profond de nous et à ce que ce profond ressent.

Concrètement, demander l'éclaircissement et la conciliation, n'est-ce pas une option scénique numéro 4 très intéressante, et qui permettrait de mettre tout le monde face à ses responsabilités réciproques comme face à la responsabilité universelle que l'on a devant le commun. Un discours enfin banni des mensonges, des non-dits, des normes et mettant chacun-e à la place qui lui revient avec justesse, honnêteté, sincérité et authenticité.

Personnellement, je mettrai chacun-e face à soi-même.

D'ailleurs, c'est globalement, ce que 777 a évoqué ici (en résumé et à sa façon, évidemment)

#
Profil

kill-your-idols

le dimanche 15 janvier 2017 à 21h39

bonheur
Quelle soit enragée ou non, l'épouse aussi cherche également des réponses. Pourquoi la maîtresse n'indiquerait-elle pas tout simplement qu'elle désire le bonheur de tout le monde, qu'elle veut discuter avec toutes les personnes concernées, face à face et sans détour, collectivement. Pourquoi la maîtresse ne répondrait-elle pas avec ses émotions et son coeur... son désir d'une situation clarifiée, ne se dévalorisant pas dans ce qu'elle ressent mais au contraire dire qu'elle est heureuse de pouvoir l'exprimer devant celle et celui dont elle souhaite également le bonheur.

De par mon expérience, si l'épouse décide de confronter la maîtresse, ça veut dire qu'elle est déjà décidée pour le divorce, et que, à ce point là, on ne peut plus rien faire pour la dissuader.

Après, je serais bien content de me tromper. Si vous avez des cas similaires, où la maîtresse a réussi à prévenir un divorce, je suis prenant! :-)

#
Profil

bonheur

le lundi 16 janvier 2017 à 10h44

L'épouse sera à la base évidemment dans la confrontation. S'il elle l'est envers son mari elle le mettra devant un choix simple : tu arrêtes de la voir et je te surveillerai désormais. Il n'est pas toujours question de divorce (je suppose même pas souvent).

Si elle est dans la confrontation envers la maitresse, c'est qu'elle se questionne, sur son couple, son devenir, etc... Là encore, il n'est pas toujours question de divorce (là aussi, je suppose pas souvent).

Les divorces n'ont pas nécessairement pour base une trahison adultère, je n'y crois pas trop. Comme en polyamour, si le couple est bien ensemble, ça s'arrange pour le meilleur. Si le couple n'est pas bien ensemble, ça s'arrange pour le pire. Encore que, si l'on est mal ensemble, peut-on qualifier de pire un divorce ? Dans ce cas l'adultère sera le prétexte idéal, mais seulement l'excuse, le motif concret.

Il n'en reste pas moins que l'adultère revient à mentir, tromper, trahir, se foutre de la gueule de personnes que l'on dit "aimer"... Curieuse façon de se comporter à mes yeux, et je dis bien à mes yeux. Il y a pour moi un tel décalage entre ce qui est exprimer et ce qui est vécu, que je ne peux comprendre et cautionner. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut vivre (ou par ricochet, cautionner sur la durée) ainsi.

#
Profil

Minora

le lundi 16 janvier 2017 à 16h17

bonheur
Les divorces n'ont pas nécessairement pour base une trahison adultère, je n'y crois pas trop. Comme en polyamour, si le couple est bien ensemble, ça s'arrange pour le meilleur. Si le couple n'est pas bien ensemble, ça s'arrange pour le pire. Encore que, si l'on est mal ensemble, peut-on qualifier de pire un divorce ? Dans ce cas l'adultère sera le prétexte idéal, mais seulement l'excuse, le motif concret.

Je suis d'accord avec ça.
Mon ex mari m'a trompé mais ce n'est pas pour ça qu'il m'a quitté. Il m'a quitté parce que l'on ne s'aimait plus, depuis un moment et il m'a trompé parce que ça lui a fourni le prétexte en effet et le "courage" de mettre fin à notre mariage.
Et, de fait, une fois la blessure narcissique surmontée, cela m'a permis à moi aussi de démarrer une nouvelle vie, bien plus enrichissante et épanouissante que celle dans laquelle nous nous étions enfermés par habitude, confort et lâcheté.
Bon, maintenant, même si au final, je me sens bien mieux dans ma vie, je me serai quand même bien passée de la désagréable impression laissée par la trahison, j'aurais sans doute préféré qu'il me quitte sans faux semblant. Mais à aucun moment je n'ai été "enragée", à aucun moment je n'ai cherché à rentrer en contact avec la maîtresse de mon mari... on n'est pas forcément des hystériques hurlantes :D.

#
Profil

Maxxence

le lundi 16 janvier 2017 à 16h19

je-suis-une-princesse
Si vous avez des cas similaires, où la maîtresse a réussi à prévenir un divorce, je suis prenant! :-)

Mon ex' avait une belle relation avec une femme qui a permis de désamorcer une crise de couple, en voie de divorce. J'ai été aussi témoin, par le biais d'une pote, de la normalisation d'un couple dans des choix d'ouvertures, après une crise d'identité. Si beaucoup échouent et vnt vers la séparation, d'autres construisent autre chose, pas forcément dans l'univers transparent que peuvent attendre/entendre certain(e)s ici.

Les modus opendi de chacun sont respectables dès lors que les chagrins ou les peines ne sont pas supérieurs au déchirement d'une séparation. Le tout est de trouver des équilibres équitables. La grande majorité des "poly" que je côtoient sont dans des relations avec des "mono-acceptants", cela n'en fait pas une norme, mais force est de constater que les histoires d'équilibres et de parités permanent relèvent de l'exception ou sont validées sur de longues durées.
A petite échelle de temps, c'est impossible de déterminer ces équilibre là.
On ne rencontre pas des gens sur commande. Dès lors, il est impossible de valider des choix sans les expérimenter. Croire qu'on est capable de vivre une situation et la vivre sont deux expériences de vie très différentes. La projection ne vaut pas la réalité d'une situation.

L'arbitrage est une question intime, personnelle, elle ne se justifie pas par des arguments binaires ou rationnels. Le doit aux doutes, aux questionnements, aux essais ratés, á l'expérimentation doit toujours prévaloir, ne serais-ce que pour offrir à l'autre, de nouvelles possibilités.

Aimer, c'est d'abord et avant tout -pour ce qui me concerne/moi-je ;) - une question de respect et d'équilibre avec la liberté de l'autre. Si aimer consiste à constater que cela ne sera plus une relation amoureuse, mais que l'autre pourra cesser de souffrir et auras des possibilités de s'épanouir, alors, c'est également l'aimer, que de prendre soin de la liberté de l'autre. Toujours. Combien même le deuil de la relation amoureuse est violent, douloureux, la liberté de soi, de l'autre est sans commune mesure au dessus de toutes les souffrances (my opinion).

C'est aussi pour cela qu'il faut savoir nommer les choses, savoir ce qui est une relations amoureuse, un amour donné, n'est pas nécessairement un amour partagé. Une amité n'est pas une relation amoureuse, un respect "de couple", n'est peut-être plus une relation amoureuse. Des choix, des arbitrages démontrent avec qui et comment nous voulons bâtir notre futur, il peut se faire avec amour, sans relation amoureuse.
Il peux se faire avec une ou des relations amoureuses.
Rien n'est fermé, tout est ouvert dès lors ou le doute est autorisé.

Offrez lui ces possibilités là, toutes. A elle, a lui, à eux d'expérimenter.

#
Profil

bonheur

le lundi 16 janvier 2017 à 17h12

Minora
Bon, maintenant, même si au final, je me sens bien mieux dans ma vie, je me serai quand même bien passée de la désagréable impression laissée par la trahison, j'aurais sans doute préféré qu'il me quitte sans faux semblant. Mais à aucun moment je n'ai été "enragée", à aucun moment je n'ai cherché à rentrer en contact avec la maîtresse de mon mari... on n'est pas forcément des hystériques hurlantes :D.

Personnellement, je n'enfermerai jamais mon mari dans un dogme ou une stigmatisation quelconque. Par contre, je sais que la trahison à mon encontre provoquerait chez moi une colère certaine et une fermeture évidente à toute positivité et toute possibilité de communication. Je serai dans le rejet complet d'une quelconque acceptation. Je suis ainsi..
D'ailleurs, moi non plus, je ne chercherai pas à entrer en contact avec l'objet du conflit, qui n'est qu'un intermédiaire, mais qui a toutefois sa part de responsabilité personnelle. Ca c'est parfaitement clair dans mon esprit.
Je ne serais pas non plus dans l'hystérie hurlante, plutôt dans la volonté de fuir une personne qui prétendait m'aimer et me trahissait par une attitude inacceptable pour moi. Aussi, faire sa valise et s'aproprier la chambre d'ami comme étant désormais son espace d'intimité individuel et personnel, ça, ce serait bien dans mes cordes. Quant à m'adresser la parole, ce serait comme pisser dans un violon. Je suis cabocharge et c'est une façon d'être comme une autre. De toute façon, un menteur est un menteur, inutile de vouloir communiquer avec ce genre de personnes auxquelles je n'accorderai plus aucun crédit. Rejet total.

D'ailleurs dans l'exemple qui m'est revenu à l'esprit, la maîtresse n'était pas une hystérique hurlante. Elle cherchait juste à s'assurer que son mariage (de complaisance, c'est ce qui ressorti) n'était pas mis en péril et que les apparences étaient sauves. Ca peut faire froid dans le dos, mais une épouse qui appelle la maîtresse de son mari et ne lui parle pas d'amour, ben ça existe encore. Egalement, pour éclaircissement, la maîtresse avait rompu quelques mois auparavant.

#
Profil

bonheur

le lundi 16 janvier 2017 à 17h19

Globalement, je crois qu'il est de la responsabilité de chacun-e de comprendre que l'amour, en effet, n'entraine pas une relation. On peut tourner le dos à une personne que l'on aime, sans difficulté, si l'on sait que la nature du lien sera dévalorisante... pour moi le pire des scénarios, que l'on m'accorde le rôle de l'objet d'une cachoterie. Dans les amours multiples, je considère qu'il faut se préoccuper de toutes les personnes concernées. Pouvoir regarder en face toutes ces personnes et dire à quel point on aime.

#
Profil

Minora

le lundi 16 janvier 2017 à 17h46

Oui la colère est bien présente et elle a son utilité. Je me suis retrouvée séparée, avec une baisse de revenue très conséquente et donc une peur de l'avenir abyssale, avec mes deux filles. La colère m'a portée, elle m'a permis de ne pas m'écrouler mais une fois ma vie réorganisée, une fois un nouveau rythme trouvé, la colère ne rime à rien. Quelque soit la malhonnêteté de la démarche, que peut-on faire contre une rencontre? Qu'aurais-je fait moi si la situation avait été inversée?

Finalement, la place du trompé a ceci de confortable que l'opprobre tombe toujours sur l'autre, que le soutien nous est naturellement adressé. C'est une ardeur à me soutenir que j'ai bien souvent freinée d'ailleurs, je n'avais pas besoin de porter toute la haine du monde contre l'infidélité alors que j'avais bien d'autres choses à régler et que, pour ma part, ça ne m'a pas plus que ça abattue. Ca ne m'a pas d'ailleurs rendue plus suspicieuse/jalouse qu'avant. Une histoire ne fait pas l'autre;
Tellement pas que je me retrouve aujourd'hui tout à fait par hasard, mono-acceptante en relation avec un polyamoureux ;-)

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

#
Profil

bonheur

le lundi 16 janvier 2017 à 19h19

On ne peut rien faire en effet... une rencontre est une rencontre. Moi, je sais ce que j'ai fait face à la réalité. J'ai dit "je t'aime" à la rencontre et j'ai dit "je l'aime" à ma précédente rencontre avec laquelle j'avais pris un engagement de vie, le mariage.

Aujourd'hui, l'étiquette femme mariée me pèse, mais l'amour et l'ouverture à celui-ci compense largement. Par contre, l'aide à la situation d'adultère m'a amené à me questionner et malgré moi à me projeter. C'est ce qui me permet d'être dans l'affirmative. Quand je me projette, je me met réellement en situation, comme si je la vivais. J'ai cette faculté émotionnelle, qui me joue des tours parfois, mais qui m'aide énormément dans mes questionnements et ils sont nombreux.

Je crois que c'est cette honnêteté immédiate qui a fait que j'ai pu à tout moment, y compris dans le brouillard ou la tourmente intérieure, me regarder en face, et mon mari également. C'est ce à quoi, j'ai le plus tenu, l'estime de moi m'imposait cela.

#
Profil

loumalive

le lundi 16 janvier 2017 à 23h09

L'équilibre ne peut se trouver que dans l'acceptable de chacun, et dans une relation à trois, ce peut être pas assez, pour l'une ou pour l'autre.
Certains préfèrent la transparence totale, d'autres acceptent mais ne veulent pas savoir ni avoir de détails... Certains veulent creuser, en parler, disséquer, d'autres préférent ignorer, ou encore le vivent ou le laisse vivre, mais sans souhaiter mettre des mots dessus... On peut avoir des avis, ne pas être d'accord, ne pas l'accepter, mais de tels équilibres, ainsi que bien d'autres, existent et ceux qui les vivent parviennent parfois à les faire durer, y trouvent leur compte....
La seule règle, je crois, est que personne ne doit être renié(e) dans la relation, que chacun doit pouvoir y trouver de quoi s'épanouir, de quoi trouver son propre équilibre, quel qu'il soit, dans le respect des autres, pour ce qu'ils sont.
On fait ce que l'on peut, que ce que l'on peut. Bien sûr, on construit un système de valeurs auxquelles on croit, dans lesquelles on voudrait se réaliser, que l'on voudrait partager avec d'autres dont on se sent proche ou desquels on voudrait se rapprocher. Mais on a toujours des zones d'inconnu, des zones d'ombre que l'on arrive pas à cerner, à identifier, à comprendre. Et quand on rencontre un autre, c'est deux mondes qui se croisent, deux échelles de valeurs, deux zones inconnues qui interagissent, se télescopent... Avec ce que ça peut révéler de beau, de magnifique, pour soi pour l'autre, pour les deux, mais aussi avec ce que ça peut révéler d'angoisse, d'incompréhension, pour l'un ou pour l'autre...
On est tous différents, et tous à des degrés de conscience de nous même différents, on ne peut donc savoir ce qui vibrera ou tremblera chez nous ou chez l'autre...
Je sors juste d'une très belle rencontre à laquelle j'ai dû, très douloureusement, très difficilement, mettre fin, malgré tout ce qu'elle portait d'honnêteté, de bonheur pur, de grâce, car elle générait aussi chez ma lutine des crises d'angoisse abyssales, de plus en plus profondes, allant même jusqu'à compromettre son équilibre existentiel...
On voudrait tant que ce soit possible, on voudrait tant y croire... Mais il faut, en plus d'être sûr d'être dans son propre équilibre intérieur, être sûr aussi que l'autre, celui ou celle que l'on aime tant, puisse aussi être dans le sien... Chaque histoire, est d'abord et avant tout une histoire entre 2 personnes, avec ce que chacune peut y mettre, qu'elle soient poly ou pas, la relation peut exister si elle est assez forte pour chacun. Et ça, à moins de tenter de le vivre, on ne peut pas le savoir...
J'en suis à deux histoires en peu de temps, belles histoires de poly à mono, qui malgré mes efforts se terminent par une séparation. Je ne ne regrette rien, j'ai, nous avons, mes lutines et moi, beaucoup appris, sur nous même, sur les autres, vécus des moments magnifiques de liberté débridée où nous nous sentions exister intensément dans chaque battement de nos coeurs... Mais il n'est pas toujours possible de continuer de le construire, de le transformer et le faire durer... Et si c'est pour que l'un des deux en souffre, que la relation soit néfaste à l'un des deux, malgré ce que cette relation semble apporter dans les moments d'euphorie, il faut avoir le courage d'y mettre fin pour permettre à l'autre de se reconstruire, autrement, différemment selon son propre chemin.
Même si je veux continuer à espérer que cela puisse m'arriver un jour, j'essaie de faire plus attention à ce que je pourrais vivre avec l'autre, en essayant de ne pas tuer en moi la possibilité de rencontrer, de m'ouvrir à cette autre...
Heureusement, il me reste ma première lutine "historique", celle avec qui j'ai vécu une très longue histoire, que nous continuons d'écrire, qui elle même cherche d'autres horizons, avec qui je peux continuer à échanger avec une certaine compréhension et harmonie...
Je sais désormais que j'ai besoin de plusieurs univers affectifs, plusieurs facettes à cultiver... Je continue donc malgré tout à chercher... Doucement... C'est juste mes point d'équilibre du moment...
je reprendrais mot pour mot la citation d'Hubert Reeves: "Pour explorer le champ des possibles, le bricolage est la méthode la plus efficace"
On bricole donc, même si on s'entoure de précautions, dispositions, préconisations destinées à nous rassurer... Et on fait au moins mal que l'on peut, en essayant d'être si ce n'est le plus à l'aise, du moins le plus honnête avec soi-même en espérant l'être au maximum avec les autres...

#
Profil

bonheur

le mardi 17 janvier 2017 à 09h54

(+)

J'essaie de bricoler le moins possible, donc j'observe désormais beaucoup. Je désire aujourd'hui un long apprivoisement pour justement éviter un bricolage et ne pas chambouler des vies sans m'assurer que ce soit pour le bien.

Il y a aussi l'instinct, le sixième sens... en plus de l'honnêteté envers soi et envers les autres. Il faut s'écouter, ça me parait indispensable, quelque soit notre nature.

J'ai également quitté spontanément parce que la relation m'apparaissait comme néfaste, à plusieurs reprises. Il faut prendre soin de soi.

Par contre, une maîtresse qui se déresponsabilise face au couple que forme l'amant et l'épouse ??? Quelque soit le bricolage !!!

L'épouse aussi à droit à du respect et à de la considération, non ? L'épouse aussi à droit à faire son bricolage en toute connaissance de cause, non ?

Face aux expériences que j'ai eu d'aide aux "femmes maîtresses", j'ai malheureusement constaté cela trop souvent. L'épouse est l'emmerdeuse, l'empêcheuse de tourner en rond, elle est limite nuisible. On préfère l'imaginer comme cela, histoire de se dédouaner de sa propre responsabilité. L'adultère c'est ça, des personnes qui n'assument pas, qui se déresponsabilisent.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

#
Profil

tendresse

le mardi 17 janvier 2017 à 11h58

Il y a la vérité !

#
Profil

gdf

le mardi 17 janvier 2017 à 12h16

@bonheur, je perçois ton utilisation abusive de la ponctuation ainsi que ton insistance sur la responsabilité des maîtresses comme un manque de bienveillance vis a vis des maîtresses.
Je comprends que tu ne souhaites pas, à titre personnel, te retrouver complice d'un adultère, et je partage cette position (pour des raisons plus pratiques que philosophiques).
Par contre, je comprends aussi que les maîtresses, 777 ou d'autres, puissent venir ici parce qu'elles ont leur propre questionnement, et ne se sentent pas bienvenues si on les condamne a priori.
Le dernier message qu'elle a écrit (première page, vendredi à 11:02) me semble exprimer son exaspération. Je ne sais pas si elle continue à nous lire et n'intervient plus, ou si elle a laissé tomber. Si c'est le cas, je trouve cela dommage et contre productif.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

#
Profil

bonheur

le mardi 17 janvier 2017 à 13h02

@ gdf. Je te rappelle que l'on se trouve ici sur polyamour.info...
D'autre part, qu'est-ce qui t'empêche d'entrer en contact avec 777 en privé ? Moi ?

Placer une personne face à la réalité, ça peut faire mal. La réalité du polyamour peut aussi faire mal. Mais pour trouver une solution personnelle à une situation d'adultère mal vécue, il faut s'adresser au bon endroit. Si ici, c'est le bon endroit, alors faire un onglet spécial "adultère", au risque de voir les 3/4 de la planète débarquer.

Un chat est un chat (plutôt proche du lapin dans l'assiette et des félins). Un chien est un chien (plutôt proche du loup). Ne pas laisser croire à un chat qu'il est une chien ou inversement. Pour les cas hybride, je ne sais quoi dire, sauf qu'ils ont un déséquilibre identitaire.

La définition du mot polyamour est très clairement indiqué sur la page de garde du site. Qu'est-ce qui n'est pas compréhensible dans cette définition ?

#
Profil

Siestacorta

le mardi 17 janvier 2017 à 13h41

bonheur

Placer une personne face à la réalité, ça peut faire mal.

Tenter de faire rentrer quelqu'un dans les cases de ta réalité aussi, surtout quand sa réalité à lui lui fait déjà pas du bien avant que tu lui parles, et si en plus il a tendance à la voir avec plus de détail que toi.

bonheur

pour trouver une solution personnelle à une situation d'adultère mal vécue, il faut s'adresser au bon endroit. Si ici, c'est le bon endroit, alors faire un onglet spécial "adultère", au risque de voir les 3/4 de la planète débarquer.

Ici, ça me parait le bon endroit pour s'interroger sur ce qu'on peut faire de sa réalité, les options qu'on a, si le polyamour peut en être une et dans quelles conditions.
C'est possible qu'au final aucune ption poly ne soit retenue, pas adaptées, pas comprises.

Et, pourquoi pas, on peut arriver à distinguer l'adultère qu'on ne commettrait pas soi et celui que peut commettre un amoureux, sans que ça change d'un iota la définition de la page de garde. C'est nous-même qui devons être honnêtes, qui demandons l'honnêteté des partenaires envers nous. La définition ne va pas plus loin, même si on peut trouver une cohérence à le faire... comme un autre à faire autrement.
Les deux sont compréhensibles, mais pas compris dans la définition.

bonheur
Un chat est un chat (plutôt proche du lapin dans l'assiette et des félins). Un chien est un chien (plutôt proche du loup). Ne pas laisser croire à un chat qu'il est une chien ou inversement. Pour les cas hybride, je ne sais quoi dire, sauf qu'ils ont un déséquilibre identitaire.

Tout est si simple. Si l'autre n'est pas une pomme, c'est forcément une banane.

#
Profil

bonheur

le mardi 17 janvier 2017 à 14h12

Alors dans ce cas, que l'on change l'intitulé et la définition de ce site. Merci ! Ou alors, que les membres polyvalent créé un site adapté et communique le lien en cas de besoin.

Que fait-on également de la "réalité" (-puisqu'à mettre entre guillemets-) des cocus ? J'aimerais beaucoup la connaitre et apporter mon soutien, puisqu'ici tout est permis.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

#
Profil

gdf

le mardi 17 janvier 2017 à 14h29

polyamour. nom commun, masculin. Relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires simultanément.

La définition ne précise pas si l'honnêteté est transitive...Doit on être honnête uniquement avec des partenaires direct, ou avec les partenaires de ses partenaires? Dans ce dernier cas, sur combien de niveau? Que faire si tu as un amant qui a une amante qui ment à son mari?

En l'occurrence, l'amant de 777 n'est pas polyamoureux, il est infidèle (je n'ai d'ailleurs fait remarquer dans ma première réponse).
Mais ce n'est pas lui qui est venu ici. Ce n'est pas non plus la femme trompée. C'est elle, la maîtresse. Tu considères qu'elle est complice de l'adultère et qu'elle n'a pas sa place ici.
Je considère qu'elle n'est pas responsable du choix de son amant de mentir ou pas. Si elle envisage le polyamour (au sens être elle même transparente et honnête avec ses partenaires directs), elle a sa place ici. Ce même si elle décidait finalement que ce n'est pas pour elle.

#
Profil

Strega

le mardi 17 janvier 2017 à 14h56

Pour moi, oui, ici tout est permis : le questionnement, les doutes, la transparence, l'opacité, la vérité, le mensonge... parce qu'on est humains, donc imparfaits. Tant que le questionnement concerne le polyamour (comme possible à faire advenir ou comme réalité), il a sa place.
Ce n'est pas à moi de condamner les attitudes des uns ou des autres, surtout pas à l'aune de mes valeurs morales.

Ce qui me semble pas permis en revanche ici, ce sont les condamnations péremptoires et répétées. Et je suis vraiment gênée de te lire sur ce fil Bonheur. Même si au fond, je suis comme toi : je n'aime pas le mensonge et je suis incapable de tromper quelqu'un. Pourtant il ne me viendrait pas à l'idée de fustiger ceux qui le font. Ni les personnes qui tombent amoureuses de ceux qui le font.
Les accompagner avec bienveillance dans leur chemin (forcément tortueux, cf. notre imperfection) vers plus de cohérence me semble une meilleure alternative ou les accepter simplement comme ils sont, et là ils en sont de leur chemin. Ou me taire si j'ai rien à dire pour les aider.

#
Profil

Minora

le mardi 17 janvier 2017 à 15h40

Je crois vraiment que l'infidélité est une situation potentiellement source au minimum d'insatisfaction mais bien plus souvent de souffrance pour tout le monde (et pas seulement pour la personne trompée).
D'ailleurs je m'insurge contre le terme de cocu(e), il est tellement connoté! Il victimise, enferme et détermine qui est le plus à plaindre (tout en plaçant celui que l'on a déterminé comme le plus à plaindre dans une situation perverse où il a a subir une pitié vaguement condescendante généralisée en plus du choc de la découverte et de l'inconfort de la tromperie).
Evidemment que rien n'est jamais aussi simple. Dans un adultère il n'y a pas la tentatrice (le tentateur), le libidineux faible et traitre et la pauvre idiote (le pauvre idiot).
De plus, même si les statistiques tendent à démontrer que celui/celle qui trompe quitte rarement le conjoint trompé pour l'amant ou la maîtresse. Rien ne nous dit de ce qu'il advient réellement. Lorsque l'adultère est découvert ou s'il ne l'est jamais, il demeure une variété infinie d'évolutions possibles du/des couple(s) concernés...

A ce titre 777 est tout à fait légitime à se poser toutes ces questions. Rien n'est jamais écrit, qu'elle que soit la place que l'on occupe (que l'on nous assigne) dans l'adultère.

#
Profil

Diomedea

le mardi 17 janvier 2017 à 17h02

loumalive le lundi 16 janvier 2017 à 23h09

Juste un petit mot pour dire que j’apprécie beaucoup ce mot très humain :-)

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion