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Assumer sa philosophie amoureuse vis à vis des autres

Témoignage
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(compte clôturé)

le dimanche 18 décembre 2011 à 23h29

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Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Popol (invité)

le dimanche 18 décembre 2011 à 23h36

Je ne dis pas tout, mais ne dissimule rien pour autant: je ne parle de ça qu'à ceux qui peuvent l'entendre, et pour le savoir, il y a des années de fréquentation mutuelle pour capter ce qui est indicible ou au contraire, livrable.

Et si quelqu'un se confie à moi, j'utilise l'écoute active et la reformulation. Ce n'est pas ce que j'en pense qui est important, c'est ce qu'elle a à découvrir elle-même sur elle-même qui l'est.

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Junon

le lundi 19 décembre 2011 à 00h30

En ce qui concerne ma famille, ma sœur est au courant, a déjà rencontré mon précédent "autre" amoureux, rencontrera l'actuel amoureux très bientôt. Son mari également et j'ai hâte de présenter mes compagnons à mon petit (tout petit, il n'a que 3 jours!) neveu.
Mes parents savent que je ne suis ni hétéro ni exclusive, sans plus, mon compagnon de toujours souhaitant qu'il en soit ainsi.
Ca ne me pose pas de problèmes.
Concernant les amis, la très grande majorité est au courant et même a connu mon ex. Seuls ceux avec qui ne partage pas beaucoup d'intimité ne le sont pas...

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Jak

le lundi 19 décembre 2011 à 07h59

Ayant découvert depuis assez peu que je suis poly, j'en ai parlé à mes meilleurs amis et ma soeur.

Il s'agit pour moi des seules personnes qui chercheront à comprendre sans me juger. Ce qui me laisse le temps de bien comprendre qui je suis.

Pour les problèmes de couple des autres, comme Popol l'a dit, l'important est ce que chacun a à découvrir sur lui-même. Après, je ne m'empèche pas de donner un avis personnel sans forcément parler de polyamour.

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clairobscure (invité)

le lundi 19 décembre 2011 à 09h08

Cette idée est assez récente dans ma vie et quand j'en ai parlé à des gens soit concernés directement, soit des amis à qui j'avais envie d'en parler, les réactions ont toujours été "tu veux le beurre et l'argent du beurre, personne n'acceptera d'être un parmi d'autres" ou "je ne pourrai jamais accepter ça". Cela dit, après coup j'ai eu 2 types dé réactions différentes: d'un côté des "je commence à comprendre le principe et que c'est une philosophie plutôt positive au final, mais je n'en serais pas capable" ou (une des personnes concernées directement) "d'accord, on commence une histoire sachant que tu aimes quelqu'un d'autre aussi" mais en réalité je me suis rendue compte qu'il n'avait jamais accepté l'idée et avait seulement dit oui pour obtenir ce qu'il voulait: qu'on soit ensemble, mais n'a jamais tenu compte de ce que j'avais expliqué et avait considéré que je finirais bien par changer d'avis et me consacrer exclusivement à lui. Je dois dire que je me suis sentie plutôt trahie et lui a très mal vécu de comprendre que j'étais parfaitement sérieuse.

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Popol (invité)

le lundi 19 décembre 2011 à 12h21

De mon côté, récement une amie a vécu une rupture: alors qu'elle acceptait avec tolérance mon point de vue jusque là, elle était tellement blessée dans sa propre situation (son ex voyait une autre fille depuis 4 mois au moins) qu'elle a commencé à m'agresser, tout en prétendant que non. Après un troisième épisode de ce type, je lui ai manifesté que tant qu'elle n'aurait pas fait la part des choses et vu son psy quelquefois, on ne se verrait plus.

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LuLutine

le lundi 19 décembre 2011 à 13h37

Moi je prends mon temps. Certaines personnes de mon entourage sont au courant, connaissent la notion de polyamour, et d'autres au contraire n'ont les information qu'au compte-goutte ou de façon indirecte (le fait que certains de mes amis soient poly par exemple). Ce qui leur laisse le choix de comprendre, ou pas ; de poser des questions, ou pas.

Je pense qu'il faut se laisser du temps, et ne pas en parler lorsqu'on "ne le sent pas".

Pour ce qui est de discuter avec des amis qui ont un souci de couple sans parler explicitement de polyamour, il y a des tas de choses que tu peux dire sans te "mettre à découvert".

Par exemple, un(e) ami(e) se plaint de ne pas passer assez de temps avec son(sa) conjoint(e) ?
Même une personne exclusive lui répondrait que c'est possible d'avoir chacun sa vie et que ça n'a rien "d'anormal"...qu'il faut savoir vivre de bons moments autrement qu'avec l'autre. Que c'est encore mieux de se retrouver ensuite et de pouvoir se raconter ce qu'on a fait, chacun de son côté.

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oO0

le lundi 19 décembre 2011 à 14h40

Pour mes part, mes parents l'ont su très tôt bien qu'ils constituent la part la plus traditionnelle de mon entourage. J'avais 20 ans et je n'avais aucune envie de leur être un étranger.

Je n'ai aucune idée de ce qui fait qu'ils ont pu l'accepter, sinon, chez eux, leur capacité à accepter leurs enfants tels qu'ils sont.

Peut-être le fait de ne pas leur cacher cet aspect de ma vie tout en leur mettant une certaine pression a joué. Ils voulaient que je me confie, je me suis confié, à eux d'être à la hauteur de cette confiance. Quant à leur consentement, ce n'est pas le leur qui importait. Peut-être aussi le fait que, chez moi, l'évidence s'est faite sur l'absence d'attente d'exclusivité dans mes relations. Avant que de passer pour l'infidèle, je suis passé pour quelqu'un de confortable face à l'éventualité d'infidélités n'y voyant aucune infidélité. D'ailleurs, j'ai du mal à aborder le sujet en partant du fait d'aimer plusieurs personnes plutôt que du fait d'être capable d'accepter que l'autre aime plusieurs personnes. Pour être cru, je suis pour ma famille un joyeux cocu en puissance plus qu'un cocufieur. Le fait que ce que beaucoup de personnes peuvent prendre pour de l'infidélité puisse difficilement me faire mal peut avoir ceci de rassurant pour eux qu'il s'agit de "peines de coeur" en moins à s'inquiéter pour moi. Et pour ce qui est du mal que je puisse faire, la seule fois où c'est arrivé, je ne m'en suis pas caché et j'ai assumé sans détours mes torts, ce qui a du les rassurer. Si je leur avait bien fait comprendre que ce n'est pas leur consentement qui importait, là, ils ont compris pourquoi c'était celui de l'autre qui importait : mon amie d'alors n'étaient pas consentante pour une relation ouverte à d'autres relation. Bref, sur le mal que cela peut faire à d'autres, nous étions d'accord et cela n'a pas créé de conflits, mais aussi peut-être rassuré.

Je pense que, finalement, ce qui a le plus joué, c'est que j'en ai parlé très jeune : ils ont su assez tôt que cela ne me causait pas de mal, mais aussi que j'étais conscient que cela pouvait en causer pour les autres. Pour le reste, cela s'est fait tout aussi naturellement au sein de mes autres entourages, même si tous ne savent pas dès lors que, à mon sens, ma vie privée n'y importe pas.

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(compte clôturé)

le lundi 19 décembre 2011 à 20h23

Les premiers à qui j'en ai parlé sont mes amis proches, je ne me voyais pas ne pas leur dire ma réalité et j'avais confiance en leur amitié, et à leur non jugement. Après s'ils avaient mal réagit , je me dis souvent on m'aime comme je suis ou on même pas et c'est ainsi. D'autant que je leur ai présenté mon amoureux polyamoureux assez rapidement. Je pense qu'il avait des aprioris, comme souvent mais cela c'est détendu quand ils l'ont rencontré.

Pour ma famille, c'est un peu différents, j'ai fait ça par étape. je leur ai parler une fois que j'avais rencontrer des polyamoureux, j'ai un peu vu leurs réactions, on en discuter. Mais je suis pas allée plus loin. Puis quelques mois plus tard, j'ai dis à mes parents que j'étais dans une relation libre avec mon compagnon.
Puis encore quelques mois plus tard...Ma mère à vu l'article dans psychologie et l'a lu, et cela engendré une autre conversation sur le polyamour.Elle m'a même dit qu'elle préférait la manière dont j'en parlais que ce qu'elle lisait. Je lui ai dit à cette occasion que j'avais des amis polyamoureux et que je m'y intéressais, que je trouvais que cela correspondais à ma conception de la vie.

Actuellement mais parents sont moins refractère que la première fois, et ma mère à fini par me dire que l'important pour elle c'est que je sois heureuse. Mais je ne leur ai pas encore dit que j'aime un polyamoureux et que je me sens polyamoureuse.
C'est pour la prochaine conversation ;p.

Les gens que je rencontre, je ne sens pas le besoin de dire tout de suite les choses, voir jamais après si on me pose des questions, je ne me cache pas. C'est ma vie et j'en ai pas honte.

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(compte clôturé)

le lundi 19 décembre 2011 à 21h34

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Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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clairobscure (invité)

le mardi 20 décembre 2011 à 13h22

Je sais que le sujet a déjà été discuté, mais je trouve que là où la question devient problématique, c'est aux amoureux qu'on rencontre: (dans mon cas) ce sont d'abord des amis à qui j'explique pourtant de moins en moins ma vie amoureuse parce qu'en parler est douloureux et je n'ai pas forcément envie de conditionner mes relations amicales et amoureuses en fonction de mon passé. Mais quand on devient amants je me dis qu'il y a bien un moment où il faudra en parler, non seulement de mon vécu mais aussi de ma façon de considérer le couple, le tout sans le faire fuir à cause des a priori qui viennent immédiatement à l'idée (le libertinage, le beurre et l'argent du beurre, le harem, etc.) en essayant de faire comprendre que je ne cherche pas à aimer plusieurs personnes nécessairement, mais que ça pourrait arriver et que j'aimerais gérer ça en allant vers le PA. Beaucoup de gens considèrent que c'est sain de n'avoir rien à cacher, mais j'ai l'impression d'en avoir de plus en plus, justement pour éviter d'installer des idées pré-conçues sur moi d'après mon vécu et d'après mes opinions que peu de gens arrivent à comprendre.

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aimerplusieurshommes (invité)

le mercredi 21 décembre 2011 à 12h25

Hier, j'étais invitée à l'émission de Brigitte Lahaie sur RMC pour oarler, une fois de plus, des amours plurielles. Question posée aux auditeurs: " Pensez-vous qu'il est possible d'être amoureux en même temps de deux personnes (ou plus)?" 68% ont répondu "oui". Il y a dix ans, quand j'ai publié "Aimer plusieurs hommes", 68% répondaient: "Non, c'est impossible". Comme quoi, à force d'en parler, les lignes commencent à bouger, et comme j'ai recommandé ce site à un auditeur, je viens vous le dire, même si j'ai clos mon compte. Bonne journée!

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