Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Couple Mono-Poly : Stratégies de transition

Bases
#
Profil

reveuse

le vendredi 26 août 2016 à 09h52

Bonjour,

Je suis polyamoureuse, depuis longtemps (toujours?), et ai déjà vécu des relations poly-poly et poly-mono avec plus ou moins de succès.
Je suis en couple depuis 1 an, heureux et stable, avec un cys-homme monogame merveilleux qui est également mon ami depuis 10ans. On se connait très bien nous voulons construire ensemble. Nous ne vivons pas ensemble mais lui envisage (envisageais? :( ) l'achat d'un foyer commun (j'ai déjà ma maison à la campagne, il cherche de son côté un logement assez grand (pour 3?) dans la ville ou nous travaillons). Il sait depuis le début que je suis poly. En théorie.

Seulement voilà, malgré toute cette intimité et ce partage, le fait de passer du stade de théorie à la pratique ne se fait pas en douceur.

J'ai entamé une autre relation récemment. Je lui en ai parlé "Quelqu'un me plait, vraiment".

Pas facile à sortir. Pas facile à entendre.

Pour l'instant mon compagnon est dans l'incompréhension, ressent des émotions négatives (sensations de d'être perdant, incompréhension de mon état intérieur, l'impression de s'être pris un coup violent...) et a besoin de temps pour réfléchir à la suite de notre histoire. Il est catégorique de ne pas s'envisager lui même poly. Il y a quand même une volonté de comprendre, d'accepter et trouver une façon de faire qui ne le fasse pas se sentir perdant.
Nous nous aimons profondément, avons envie de projeter ensemble des choses concrètes, de construire.

J'aurais bien besoin de témoignages, de conseil "pratiques" sur la manière de gérer cette situation délicate. Je sais que cela risque d'être long et pénible. J'aimerais connaître les stratégies que les couples en transition ont pu mettre en place au niveau de l'organisation, de la gestion de la jalousie, de la possessivité, du temps, des projets... Evidemment, je suis prête à établir des règles pour nous permettre d'avancer, la seule contrainte étant que je ne souhaite pas terminer mon autre relation ni promettre "d'être mono", même pendant un temps limité (même si par moments j'aimerais être monoamoureuse, tellement plus simple dans notre société).

J'ai lu le bouquin de Françoise Simpère "guide des amours plurielles" et compte bien lui mettre dans les mains. Je vais essayer de l'emmener à des discussions poly.

Je vous remercie par avance de vos témoignages.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

Albaboun

le vendredi 26 août 2016 à 11h58

Bonjour, :-)

Cette situation me semble fréquente, de part mon entourage, mais aussi au vues des échanges fréquents sur ce sujet dans le forum... Peut-être peux tu trouver matière à nourrir ta réflexion dans les articles du site. Il y a aussi eu des échanges avec des cas de figure proches du tiens, dans des fils de discussion précédents, avec femmes poly et hommes Mono. Des personnes/couple qui joue donc au mono-poly (j'ai beaucoup aimé cette formulation :-D et l'ai donc piquée à Lulutine), comme par exemple:
Polyamour au quotidien
Poly a tout prix
En couple avec une fille polyamoureuse : je le vis très mal, comment faire ?

Les deux dernières sont du point de vue des hommes, avec des réaction (très) fortes et tranchées... Mais peut-être y trouveras tu des choses qui puissent être utiles?

Sinon, de mon coté, je connaissais le concept depuis un certain temps lorsqu'une relation <3 s'est tissée pour moi avec une femme Poly... J'avais toujours pensé que c'était trop compliqué pour moi (j'avais même passé près de dix ans sans relations du tout, c'est dire :-) ), mais j'ai choisi d’essayer. Après plus de trois ans, j'en suis heureux, mais ça n'a pas été de tout repos!

La situation à été différente de la tienne, en particulier car j'ai choisi de vivre plusieurs relations, mais aussi car on se connaissais moins bien que ton compagnon et toi... Et puis encore que mon amoureuse à posé comme base de relation la non-exclusivité dès le début. Ce qui fait beaucoup de différences peut-être.

Cependant, je voulais te dire combien j'ai été maladroit, bête, naïf, à de nombreux égards. J'ai fais plein d’erreurs et eu des réactions inappropriées, en croyant que faire des choix suffirait à les vivre. J'ai donc énormément sous-estimé le potentiel de réactions émotionnelles douloureuses, difficiles, voir violentes, pour moi comme pour mon amoureuse. Ma position a produit de nombreuses souffrances des deux cotés. Même si on est deux à avoir participé à cette situation, je crois que mes erreurs étaient les principales sources de difficultés.

Par exemple, j'ai cru que j'arriverai simplement à gérer émotionnellement le fait de vivre plusieurs relations (de mon coté), ce qui s'est avéré bien présomptueux... J'ai cru aussi que mon refus intellectuel de toute jalousie serait suffisant. Mais les situations émotionnelles n'étaient pas contrôlables par la seule raison. J'ai été perdu et souffert alors que je pensais "rationnellement" que cela ne se produirait pas, "ne devait pas" se produire. :-(

Bref, tout ça pour dire que ça à été très compliqué pour moi ET pour nous! Je raconte tous ça car je crois que si quelqu'un (comme moi), qui choisis ce mode de relation et est partie prenante, peut produire autant d'erreurs et de souffrances, la situation de "déséquilibre" d'une personne qui ne le choisirait pas vraiment ou s'y "soumettrait" par amour doit être encore d'autant plus compliquée!

Je crois profondément que l'analyse et la réflexion sont nécessaires et indispensables, mais que la raison n'est pas pour autant suffisante! En plus, comme chez nous (la gente masculine), il est souvent très laborieux d'exprimer, de laisser exister, d'assumer nos ressentis, c'est un défaut qui rends encore plus précaire la recherche d'équilibre. Chez moi en tout cas, le boulot d'être attentif à mes ressentis et d'en tenir compte (pour éviter le dénis, les non-dits, etc.), est une volonté de ma part et avance tant bien que mal, à petits pas... Mais il reste sacrément de quoi faire! Je pense même que cela sera toujours présent, ce qui demandera définitivement une attention, des stratégies et des outils pour y travailler.

Bon, voila, je t'encourage à prendre le temps d'avancer sereinement sur tout ça... Pour mettre en place des modalités qui vous donnent l'occasion et la sensation de pouvoir s'exprimer, d'être vraiment pris en compte et respectés réciproquement. :-)
Je te souhaite de construire cette/ces relations avec confort et équilibre. (+)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

Fries

le vendredi 26 août 2016 à 12h36

!

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

LuLutine

le vendredi 26 août 2016 à 13h01

reveuse
je ne souhaite pas terminer mon autre relation ni promettre "d'être mono", même pendant un temps limité

Certains poly ont des périodes d'exclusivité.
Par exemple je crois me souvenir que Guilain, une des personnes à l'origine du lancement de ce site, polyamoureux depuis toujours, a eu a une époque une période d'exclusivité sexuelle (quelques semaines) avec une nouvelle amoureuse. Jusqu'à ce qu'elle se sente rassurée.

Bien sûr, cela a un impact sur les autres relations avec qui il faut donc aussi en parler avant de prendre sa décision.

Je dirais aussi que le choix d'une période d'exclusivité (ou de "ne pas aller trop vite", ce que j'ai moi-même fait à une époque) :
- ça peut aider et rassurer certain-e-s partenaires,
- mais ça peut être contre-productif avec certain-e-s partenaires mono qui, parce qu'on a accepté d'être exclusif/ve un temps, pensent que du coup ça ne sera pas compliqué d'insister pour qu'on le soit tout le temps....!

Donc c'est à toi de voir en fonction de ton ressenti et celui de tes partenaires : cela peut-il être utile ? contre-productif ? existe-t-il un entre-deux ? (Sans pour autant être exclusive, accepter d'aller "moins vite", de ne pas faire ci ou ça dans un premier temps, etc.)

#
Profil

homme_partit

le vendredi 26 août 2016 à 18h51

Bonjour.

reveuse
Il y a quand même une volonté de comprendre, d'accepter et trouver une façon de faire qui ne le fasse pas se sentir perdant.

A toi d'agir également afin qu'il ne ressente pas cette sensation d'être le perdant. Si le dialogue reste important, je pense qu'il est dans l'attente de certains actes et attitudes qui confirmerons qu'il ne perd rien.

reveuse
Evidemment, je suis prête à établir des règles pour nous permettre d'avancer, la seule contrainte étant que je ne souhaite pas terminer mon autre relation ni promettre "d'être mono"

Le fait est que cela le met au pied du mur et lui laissant la responsabilité à choisir sur une situation qu'il n'a pas désiré.
Perso, cela a été le facteur principal de ma séparation car accepter signifier perdre mon identité. Je sais que la réciproque l'est également, mais on en revient à un déséquilibre dans lequel une théorie citée au début de l'histoire diffère de la pratique. Cette sensation de modifier les règles n'est pas facile à admettre, surtout lorsque le poly affirme ne pas vouloir faire machine arrière.

Que faire pour que cette situation évolue? Je ne sais pas si une réelle solution existe, car le temps et le dialogue ne sont pas toujours suffisant.

Une approche serait peut être de commencer à parler de poly affectivité, conserver une exclusivité sexuelle avec l'officiel. Je ne sais pas si c'est une bonne piste, mais perso cela m'aurait certainement facilité l'acceptation.

#
Profil

bonheur

le samedi 27 août 2016 à 09h32

homme_partit
Une approche serait peut être de commencer à parler de poly affectivité, conserver une exclusivité sexuelle avec l'officiel. Je ne sais pas si c'est une bonne piste, mais perso cela m'aurait certainement facilité l'acceptation.

Je crois qu'une polyaffectivité non volontaire et subie n'amènerait rien de bon car ce serait mal vécu. Après, si ce n'est que provisoire, pour un temps d'adaptation, pourquoi pas. A long terme, j'ai des doutes.

Le hic, c'est que tout le monde n'a pas la même compréhension du terme "amour" ou "aimer". D'ailleurs, je lis actuellement "Que se passe-t-il en moi ?" d'Isabelle Filliozat et je bute sur deux passages de l'auteur. D'un côté, elle classe l'amour comme étant la septième émotion de base (après les 5 reconnues universellement puis le 6ème sens). Ensuite, elle indique que l'amour satisfait à un-des besoin-s. A ce propos, son chapitre sur l'infidélité me laisse également perplexe.

Pour moi, et je dis bien pour moi, l'amour est émotionnel et donc impossible à ne pas ressentir. Je suis polyaffective pour cette unique raison et mon mari comprend parfaitement cela, car je crois que nous sommes tous polyaffectifs.

L'amour sexuel, est un acte, plus qu'un ressenti (là encore, pour moi)

homme_partit me confirmera s'il est en accord avec moi.

#
Profil

PiCatMi

le samedi 27 août 2016 à 17h58

Bonjour à Toutes & Tous,
C'est Mi l'homme du couple primaire de PiCatMi qui parle.
Lorsque j'ai appris - fortuitement la reprise de leur relation qui était encore au stade épistolaire, c'est ce que j'ai demandé à Cat : le nouveau départ de leur relation affective m'était compréhensible mais les savoir dormir - passer la nuit - ensemble m'était insupportable.
Cat a été honnête en me disant qu'ils passeraient la nuit ensemble, que leur amour devait être complet.
Cela a été très dur à supporter pour un mono - par habitude - comme moi et je lui en ai voulu.
Il me semblait que le discours de la poly affectivité au début aurait mieux fait passer ensuite la réalité de leurs relations sexuelles. Cat n'en est pas convaincue.
De toute façon elle me l'a dit et j'ai fini par passer le cap, enfin intellectuellement.
Viscéralement je vous dirais cela après leur escapade de 3 jours, fin septembre !
A vous lire.

#
Profil

bonheur

le samedi 27 août 2016 à 18h14

Un amour affectif peut être complet et se suffire parfaitement à lui-même !

Par contre, si une précédente aventure sexuelle avait déjà exister... Je souhaite que ta compagne soient polysexuelles et qu'elle pourra revenir rapidement à une sexualité avec toi sainement et sereinement.

#
Profil

homme_partit

le dimanche 28 août 2016 à 16h42

Bonjour.

bonheur
Pour moi, et je dis bien pour moi, l'amour est émotionnel et donc impossible à ne pas ressentir. Je suis polyaffective pour cette unique raison et mon mari comprend parfaitement cela, car je crois que nous sommes tous polyaffectifs.

L'amour sexuel, est un acte, plus qu'un ressenti (là encore, pour moi)

Le fait que l'on soit tous polyaffectifs me semble vrai. L'attirance est une émotion que l'on ne peut que ressentir.
La relation sexuelle est pour certains le prolongement de l'attirance, l'acte suprême de l'Amour. Pour d'autres, le sexe est indépendant, car on pourrait dissocier sexe et sentiments.

Si l'Amour n'a pas de réelle définition, je pense que le polyamour n'en a donc pas. Chacun perçoit et réagit selon ses propres critères et il reste difficile de d'appliquer un stéréotype à une situation précise.

Pour mon cas, je pense que j'aurai mieux accepté la polyaffectivité de ma femme que le polyamour. Simplement parlant, la différence reste l'acte sexuel. Le fait qu'il n'y en ai pas dans l'autre relation permet certainement au conjoint primaire, de conserver une part de contrôle, une certitude d'en avoir plus que l'autre et donc de conserver la première place.

PiCatMi
Il me semblait que le discours de la poly affectivité au début aurait mieux fait passer ensuite la réalité de leurs relations sexuelles. Cat n'en est pas convaincue.
De toute façon elle me l'a dit et j'ai fini par passer le cap, enfin intellectuellement.
Viscéralement je vous dirais cela après leur escapade de 3 jours, fin septembre !

Il semblerais que Cat désire passer en force en adoptant ses envies d'entrée de jeu. A t-elle conscience des risques pour le couple primaire ou passe t-elle par dessus avec un qui vivra verra?

Ce genre de situation génère un puissant paradoxe entre l'un qui désire procéder par petite dose et l'autre qui désire tout rapidement.
Cette escapade est, me semble t-il, relativement précoce quant à la situation du couple primaire.

Si intellectuellement le cap semble franchi et rien ne dit qu'il le soit réellement, le passage à la pratique n'est pas la même chose, surtout pour 3 jours. Pourquoi donc ne pas attendre un peu et réduire la durée?

Il y a donc actuellement un déséquilibre et le passage à l'acte ressemble à un détonateur.

Il est difficile de faire preuve d'empathie pour son conjoint alors que l'on est obnubilé par une autre personne. Le fait de vouloir comprendre le poly ouvre une redistribution des principes du couple et présentement, il semble que Cat est pris cela pour une acceptation pure et dure.

Chacun fait donc comme il peut.

#
Profil

bonheur

le dimanche 28 août 2016 à 17h26

homme_partit
L'attirance est une émotion que l'on ne peut que ressentir.
La relation sexuelle est pour certains le prolongement de l'attirance, l'acte suprême de l'Amour. Pour d'autres, le sexe est indépendant, car on pourrait dissocier sexe et sentiments.

Pour moi, l'émotion amoureuse n'est pas le reflet d'une attirance, mais plus d'un trouble, d'un chamboulement, d'un "truc" qui se passe intérieurement. J'ai passé des heures dans des salons de l'érotisme, et là, j'ai ressenti des attirances en admirant des beautés humaines, mais pas un chamboulement intérieur, c'était purement "je mouille la culotte" (pas désagréable non plus, mais ça reste ce que ça vaut, un mouillage de culotte).

Alors, oui, dissocier sexe et sentiments, je crois que je suis ainsi, j'en suis même persuadée... bien que je prenne énormément plaisir à mélanger les deux avec mon mari et oui, il a ce privilège, parce qu'il pérennise un engagement sur la durée. C'est en effet un prolongement, une façon d'aimer, à condition d'y adjoindre l'amour et l'émotion qui en est le reflet. Il n'en reste pas moins que mon amour est complet lorsque la tendresse et les câlins viennent s'initier dans une relation amoureuse secondaire. L'amour se résume-t-il à un pénis qui rentre dans un vagin. Un "je t'aime" dit avec sincérité et authenticité a pour moi, et je dis bien pour moi, largement plus de valeur, surtout si l'on me regarde avec amour et que l'on me caresse la joue en même (ou autre geste affectueux, sans le regard... je suis friande des baisers dans le cou, sur le front et d'autres caresses qui me touchent)

homme_partit
Si l'Amour n'a pas de réelle définition, je pense que le polyamour n'en a donc pas. Chacun perçoit et réagit selon ses propres critères et il reste difficile de d'appliquer un stéréotype à une situation précise.

J'en suis arrivée à cette conclusion. L'amour n'a pas de réelle définition. D'ailleurs, pour moi, le terme critère, comme le terme stéréotype, sont contraire à l'amour. C'est pour cette raison que l'Homme ne pourra jamais "enseigner" ce qu'est l'amour et également la raison pour laquelle chaque témoignage n'a de valeur que pour celui-celle qui témoigne (aussi pour apporter du concret à ce que l'on explique), mais il ne faut surtout pas prendre pour soi l'histoire d'autrui et encore moins les réponses pertinentes à une situation qui pourrait sembler "identique".

#
Profil

Albaboun

le dimanche 28 août 2016 à 18h59

Bonjour,

Je tiens à participer à la discussion... Pour amener un peu de relativisme.

homme parti
Pour mon cas, je pense que j'aurai mieux accepté la polyaffectivité de ma femme que le polyamour. Simplement parlant, la différence reste l'acte sexuel. Le fait qu'il n'y en ai pas dans l'autre relation permet certainement au conjoint primaire, de conserver une part de contrôle, une certitude d'en avoir plus que l'autre et donc de conserver la première place.

Je partage la remarque de Bonheur, qu'une situation ne peux représenter un schéma général... Dans mon cas, si le sentiment d'insécurité peut exister, ce n'est que très rarement par l'existence d'autres sexualités chez mes partenaires. Si, peut-être si j'en suis témoins et écarté.

De même, si un ressenti est a prendre en compte et à respecter... D'autant plus s'il est partagé, amené avec justesse pour que l'autre puisse faire avec et y avoir de l'attention... Le besoin de contrôle, d'en avoir plus ou d'avoir la première place sont des cas assez particuliers. Si les deux partenaires le décident, car ces besoins sont profondément encrés chez l'un ou l'une, ils peuvent faire avec. Mais ce sont aussi des bases relationnelles qui seront rejetés par d'autres.

Bref, chaque relation est particulière, et l’inacceptable des un-e-s ne sera pas celui des autres. Le juste des un-e-s et des autres non plus. Il est donc bien impossible de définir des bonnes ou des mauvaises méthodes sur la forme, seul le fond peut permettre de dégager/choisir des grandes lignes, des valeurs et des volontés associées au polyamour.

#
Profil

homme_partit

le dimanche 28 août 2016 à 20h42

Albaboum
De même, si un ressenti est a prendre en compte et à respecter... D'autant plus s'il est partagé, amené avec justesse pour que l'autre puisse faire avec et y avoir de l'attention...

C'est bien ce que je pense, mais souvent la justesse fait défaut.

Albaboum
Le besoin de contrôle, d'en avoir plus ou d'avoir la première place sont des cas assez particuliers.

Il y a des situations, comme l'annonce du poly de son conjoint, où tu as besoin de repères, car beaucoup sont détruits lors d'une telle annonce. Le fait de se persuader d'être en première place n'est qu'une façon de se rassurer face à une situation qui chamboule de fond en comble, une existence.

Albaboum
Bref, chaque relation est particulière, et l’inacceptable des un-e-s ne sera pas celui des autres.

Bien entendu. Je n'ai jamais voulu mes interventions comme étant la vérité absolue, je ne fais que rapporter mon expérience.

Albaboum
Il est donc bien impossible de définir des bonnes ou des mauvaises méthodes sur la forme, seul le fond peut permettre de dégager/choisir des grandes lignes, des valeurs et des volontés associées au polyamour.

Je ne partage pas totalement cet avis, si chaque cas est différent, il n'y a pas 36000 façons de procéder. Lorsque l'équilibre du couple est en danger, pour n'importe quelle raison, il y a des procédés à mettre en place et quelquefois, le couple a besoin d'une assistance extérieure.
Maintenant cela ne signifie pas trouver la bonne méthode, peut-être ouvrir de nouvelles pistes de discussion, trouver de nouvelles parades à une crise bloquante.

J'ai souvent remarqué l'empressement de la personne poly, comme la souffrance du conjoint mono pour qui la situation semble lui échapper. Mais je pense que prendre le temps est souvent une bonne attitude, sans toutefois parler d'un processus stéréotypé.

#
Profil

Albaboun

le dimanche 28 août 2016 à 23h57

C'est ce que je voulais dire par fond et forme... Prendre le temps, partager et tenir compte des ressentis, me paraissent des choix de fond. La forme serait: pas de sexe durant six mois, un point météo chaque matin et chaque soir, de dix minutes... Un cadre définit donc en terme de "forme adaptée".
Une vague recette de fond me parait pouvoir être esquissée, alors que des méthodes sur la forme serait forcément plus ou moins adaptées, selon les cas... Et sûrement parfois hors de propos.
Mais mon "clivage" entre fond et forme est peut-être relativement adapté.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

Albaboun

le lundi 29 août 2016 à 01h08

Je suis désolé :-/ ,

homme_partit...

Même si j'ai essayé de le faire de façon courtoise, j'ai réagis un peu viscéralement à l'évocation de ces notions de contrôle, d'en avoir plus, d'être en première place. Je rejette déjà, me concernant, la notion de couple ou de hiérarchie...

La compétition, la possession et le contrôles sont des enjeux relationnels et affectifs que je trouve destructeurs et responsables de bien des violences/souffrances. J'ai tendance, avant toute chose, à les combattre. Je pourtant bien sais qu'il existe un fossé entre les choisir/revendiquer et les subir. Mais également que leur présence nécessite une attention/réflexion car ne pas les prendre en compte ne fera que les nourrir et les décupler.

Je ne peux pourtant pas m’empêcher dans un premier temps de les ressentir émotionnellement comme injustes, illégitimes et violents... Comme des éléments porteurs des normes sociales et affectives que je rejette. C'est ensuite en faisant appel à la raison que je peux les comprendre et accepter de les prendre en compte.

Je t'ai donc peut-être un peu bousculé, froissé, ou autre, sans que ce soit un souhait de ma part. Comme souvent, me sentant agressé par ces notions, je réagis agressivement "pour me défendre"... Et donc bêtement.
Je vous prie de ne pas m'en tenir rigueur... Et vous demande pardon si j'ai heurté des sensibilités. :-(

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

bonheur

le lundi 29 août 2016 à 08h25

Attention Albaboun, j'ai lu ton profil et tu me parait ne pas comprendre qu'il y a dans une transition mono-poly un point de départ établi par un engagement et donc une responsabilité vis-à-vis de cela. L'élément poly ne peut pas d'un coup tout balayer et sortir une baguette magique pour tout transformer. Je crois que c'est le point essentiel que veut souligner homme_partit.

Albaboun, tu es quelqu'un qui en veut pas hiérarchisé, sauf que c'est valable pour ceux qui n'ont pas d'engagement de départ. Il y a une différence entre ne pas rejeter l'engagement -qui reviendrait à divorcer- et déconstruire pour reconstruire ET imposer une vie double avec deux relations primaires. Je sais que certains le font, mais ils sont en couple poly.

Le contrôle, c'est parfois inconscient. J'ai eu un amoureux -enfin, je le croyais- qui a pris plaisir à me "tester". Ce dernier disait détester le contrôle. Cherchons l'erreur. Quand on teste, on joue avec autrui, et c'est une forme de contrôle puisque l'on provoque des situations iréelles (mensonges) pour étudier la réaction de l'autre.

Il arrive donc parfois, en effet, que l'on heurte des sensibilités et c'est bien de le reconnaitre.

#
Profil

bonheur

le lundi 29 août 2016 à 09h13

homme_partit
Je ne partage pas totalement cet avis, si chaque cas est différent, il n'y a pas 36000 façons de procéder. Lorsque l'équilibre du couple est en danger, pour n'importe quelle raison, il y a des procédés à mettre en place et quelquefois, le couple a besoin d'une assistance extérieure.
Maintenant cela ne signifie pas trouver la bonne méthode, peut-être ouvrir de nouvelles pistes de discussion, trouver de nouvelles parades à une crise bloquante.

J'ai souvent remarqué l'empressement de la personne poly, comme la souffrance du conjoint mono pour qui la situation semble lui échapper. Mais je pense que prendre le temps est souvent une bonne attitude, sans toutefois parler d'un processus stéréotypé.

Je crois au contraire qu'il y a 36000 façons de procéder. L'assistance extérieure me laisse perplexe. En tout cas, pour nous il n'y en n'a pas eu et je pense que ça a contribuer à faire que nous soyons toujours ensemble. Inutile d'ajouter des perturbations supplémentaires. Nous avons trouver des astuces, à nous, qui ne marchent que pour nous.

Par contre, oui, se laisser transporter par le bonheur n'implique pas que l'on se désintéresse du conjoint-e mono. On se préoccupe de toutes les personnes que l'on aime ou alors on fait un choix. On ne se détache pas de la souffrance, et même si on en est l'objet, on l'accompagne.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion