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Gestion de la rupture

Témoignage
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Nicolas_Fox

le vendredi 02 octobre 2015 à 07h30

Comment faites vous pour gérer les ruptures ?

En effet, aujourd'hui, je ne sais pas du tout comment faire. Ma relation secondaire, bien que platonique s'est terminée.

Hors, je n'ai jamais eu d'autres personnes que ma compagne dans ma vie avant cela. Tout c'est toujours bien passé avec elle depuis bientôt 13 ans et je n'ai jamais eu à gérer cela.

Donc comment faites vous pour gérer vos sentiments ? Comment faites vous aussi pour gérer la présence de la personne dans vos groupes d'amis respectifs ? dans les café poly ? ...

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bonheur

le vendredi 02 octobre 2015 à 07h46

C'est ce sur quoi j'ai travaillé depuis un an : moi je coupe toute possibilité de communication, c'est MA demande explicite et je fais en sorte de ne plus avoir aucun lien avec cette personne. Ca c'est pour le côté extérieur "pratique". Pour le côté intérieur, je garde mes souvenirs, ces cadeaux de la vie.

Ca ne t'aidera peut être pas beaucoup, parce que tu n'es pas moi... chacun doit agir suivant son ressenti personnel. Pour ce qui est des coups de blues ponctuels, je les laisse s'exprimer, je ne bride jamais ce qui doit sortir. Mes autres relations sont également là pour moi, cela aide beaucoup.

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(compte clôturé)

le vendredi 02 octobre 2015 à 09h08

Bonjour,

Je pense qu'une séparation dépend de plusieurs éléments : l'histoire vécue (la rencontre, la nature de la relation, le temps passé ensemble...), les personnes (toi ET elle ET l'entourage s'il y a), ton propre vécu, ton passé (avec ta construction personnelle, ta manière de fonctionner qui peut complexifier le processus de séparation avec par exemple avec une dépendance affective ou une impression d'abandon...), son passé sa construction (rapport à l'abandon), et bien sur la ou les raisons de la séparation.
Selon chacun de ces éléments, la séparation est plus ou moins complexe.
Pour avoir vécues plusieurs séparations mono puis poly, je dirai qu'il est nécessaire de se connaître un minimum. Pour ma par, j'ai des difficultés à désaimer. Donc, j'éprouve longtemps les sentiments amoureux et la séparation ne casse pas mes sentiments. Ça ne m'empêche pas d'être souvent l'instigatrice de la séparation. Je gère donc mes frustrations et mes manques de l'autre en réfléchissant, en prenant soin de moi (je suis une grande hédoniste, ça aide) et en respectant le choix de chacun.

Quant au :

Nicolas0207
Comment faites vous aussi pour gérer la présence de la personne dans vos groupes d'amis respectifs ? dans les café poly ? ...

Pour avoir 3 amoureux dans mon groupe d'ami-e-s je me suis toujours attachée à faire la différence entre le désir physique (entraînant la frustration et le manque) et le plaisir de pouvoir passer tout de même des moments avec eux tout en étant pas en relation officielle, officieuse ou même réelle avec eux. J'ai toujours eu du plaisir à simplement les voir (cf la notion de compersion).

Le "truc" essentiel à mon sens, c'est de ne pas rester centré sur soi. Ruminer, ressasser, gamberger c'est bien souvent nécessaire pour comprendre et se connaître mais au bout d'un moment, faut bien avancer avec ça aussi ;)
Et toute expérience est bonne à prendre, même les plus douloureuses....

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Tcheloviekskinoapparatom

le vendredi 02 octobre 2015 à 14h29

Un autre aspect est toute la question du lâcher prise. Pense-t-on que la relation est finie à tout jamais ? Qu'elle peut reprendre d'un jour à l'autre ? Ou sinon peut-être d'ici quelques mois ou années ? Suivant les cas on pourra plus ou moins facilement faire son deuil.
Par ailleurs, classiquement le polyamour permet des passages beaucoup plus fluides d'un état à l'autre de la relation, puisqu'on n'a pas de choix binaire à faire. Mais cela n'empêche pas les ruptures, et là, ça dépend effectivement beaucoup de la nature de la relation et des raisons de la rupture.

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bonheur

le vendredi 02 octobre 2015 à 21h34

C'est la seconde fois que je lis "faire le deuil" d'une relation... et cette expression à peu de sens pour moi. En ce qui me concerne, que ce soit pour des décès (je pense en particulier à deux membres de ma famille que j'aimais vraiment particulièrement, de part des liens magnifiques), ou pour une rupture, le fait est que la personne ne fait plus partie de notre quotidien, mais ces personnes existent toujours intérieurement et parfois, cela m'affecte ponctuellement, d'où des coups de blues ponctuels. Donc ma question, que signifie "faire le deuil" ??? Gérer des manques ? Des regrets ?

Pour ce qui concerne les relations "par épisodes", personnellement, pour avoir un vécu négatif sur cet aspect relationnel, je crois qu'il faut une réelle volonté intérieure de la part des deux personnes concernées pour que cela puisse être pertinent... sinon, en gros, on prend les mêmes, et on recommence. Donc, à ce jour, je serai plutôt contre l'idée de renouer après une rupture. Si les "démons intérieurs" ou les "démons extérieurs" qui n'ont pas permis de faire perdurer le lien à la base sont toujours réels et présents, je dirai qu'il vaudrait mieux s'abstenir et tourner le dos définitivement.

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Nicolas_Fox

le samedi 03 octobre 2015 à 12h26

Merci de vos réponses.

Bonheur: Ton commentaire pourra surement être utile à d'autres et je t'en remercie. Cependant dans mon cas présent cela ne m'aidera nullement, comme précisé, cette personne fait parti de mon entourage.

De plus je n'ai nullement l'intention de la rayer de ma vie. En ce qui concerne ta façon de faire, je la comprends tout à fait et elle est logique d'une certaine manière cependant je ne suis pas dans le cas ou j'ai moi même décidé de mettre fin à la relation. Bien au contraire. Je suis donc dans le mode de l'incompréhension. Certes l'autre décide d'y mettre fin, c'est son choix et je l'accepte mais ne pas avoir de réel explication sur ce qui à amené à tout cela est clairement la part la plus compliqué.

Granita: Pour le coté personnel de la chose je suis entièrement d'accord, de même pour le coté "desaimer". En effet j'aime sans limite, j'ai aimé de nombreuses personnes sans qu'elles le sachent, je n'attends pas après une relation pour aimer les gens. Cependant le vecteur de la relation permet d'exprimer cet amour. C'est assez compliqué à gérer sans, mais cela je le fais facilement. Le plus dur c'est qu'en absence de réel dialogue, j'ai longtemps été incapable de comprendre ce que la personne souhaitait et ne le sachant pas mon comportement semble l'avoir exaspérer...

Aujourd'hui je comprends sa volonté, pas ses choix mais je ne peux respecter que ce que je connais.

Pour ce qui est de la compersion, j'en ai à revendre donc pas de soucis. ^^

Granita
Le "truc" essentiel à mon sens, c'est de ne pas rester centré sur soi. Ruminer, ressasser, gamberger c'est bien souvent nécessaire pour comprendre et se connaître mais au bout d'un moment, faut bien avancer avec ça aussi ;)
Et toute expérience est bonne à prendre, même les plus douloureuses....

Là ça me parle, j'ai la logique, je la comprends, je n'arrive cependant pas à la mettre en place... C'est surtout dans les moments ou je vois des choses me rappelant la personne que je perds pieds. Concernant l’expérience, c'est mon credo ^^

Tcheloviekskinoapparatom
Un autre aspect est toute la question du lâcher prise. Pense-t-on que la relation est finie à tout jamais ? Qu'elle peut reprendre d'un jour à l'autre ? Ou sinon peut-être d'ici quelques mois ou années ? Suivant les cas on pourra plus ou moins facilement faire son deuil.

Cette partie là je la maîtrise pleinement, je ne sais pas de quoi demain est fait, on verra, je ne planifie rien, ni mes sentiments, ni mes relations, ni les virages à 180° que mon cerveau est capable de faire en fonction des nouvelles informations qu'il reçoit. Donc je ne me dis pas, plus jamais. Je ne me dis pas non plus attendons de voir, je me dis juste c'est fini, passons à autre chose. Mais cela n’empêche pas les sentiments de resurgir.

Par ailleurs, classiquement le polyamour permet des passages beaucoup plus fluides d'un état à l'autre de la relation, puisqu'on n'a pas de choix binaire à faire. Mais cela n'empêche pas les ruptures, et là, ça dépend effectivement beaucoup de la nature de la relation et des raisons de la rupture.

Que veux tu dire par choix binaire ? Je ne suis pas sur de comprendre en fait.

Bonheur: accepter le deuil c'est simplement accepter la fin d'une chose, sa disparition.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bonheur

le samedi 03 octobre 2015 à 13h21

Nicolas0207
En effet j'aime sans limite, j'ai aimé de nombreuses personnes sans qu'elle le sache, je n'attends pas après une relation pour aimé les gens.

Je comprends cela, moi aussi je peux aimer sans l'autre... c'est aussi ce qui me permet donc, d'après ta définition du deuil, de pouvoir le faire... puisque je n'attends pas obligatoirement de l'autre. Merci pour cet éclaircissement (+)

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Tcheloviekskinoapparatom

le samedi 03 octobre 2015 à 15h00

Nicolas0207

Que veux tu dire par choix binaire ? Je ne suis pas sur de comprendre en fait.

Je veux dire que quand on est mono, en tous cas en principe, soit on est avec quelqu'un (et uniquement cette personne), soit on ne l'est pas (pour être disponible pour une autre relation par exemple).
C'est ce qui amène les monos qui sont dans une situation un peu "floue" à devoir trancher : si tu n'es pas sûre de vouloir une relation avec moi, si tu pars et tu reviens toutes les deux semaines, et que je suis mono, à un moment je vais avoir envie et besoin de trancher, pour pouvoir avoir l'espace de construire une autre relation qui me satisfasse.

Mais si je suis poly, suivant les cas, je peux dire "bon, je préférerais qu'on ait une relation continue, je préfèrerais que ce soit plus stable, mais si c'est comme ça, si notre relation est floue, intermittente, je peux vivre avec. De toutes façons ça ne m'a pas empêché et ne m'empêche pas de poursuivre mes autres relations."

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 03 octobre 2015 à 15h15

Tcheloviekskinoapparatom

C'est ce qui amène les monos qui sont dans une situation un peu "floue" à devoir trancher : si tu n'es pas sûre de vouloir une relation avec moi, si tu pars et tu reviens toutes les deux semaines, et que je suis mono, à un moment je vais avoir envie et besoin de trancher,
....
Mais si je suis poly, suivant les cas, je peux dire "bon, je préférerais qu'on ait une relation continue, je préfèrerais que ce soit plus stable, mais si c'est comme ça, si notre relation est floue, intermittente, je peux vivre avec. De toutes façons ça ne m'a pas empêché et ne m'empêche pas de poursuivre mes autres relations."


Message modifié par son auteur il y a 10 minutes.

Et en étant poly on peut aussi avoir le besoin de trancher "en binaire" si une relation devient pesante tout en restant dans l'idée de souplesse et d'adaptabilité de ton 2ème exemple Tchelo, pour une autre relation !
Tout est possible et viable

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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oO0 (invité)

le samedi 03 octobre 2015 à 17h34

Est-ce une rupture, d'abord ? Pour qu'il y ait rupture, il faut d'abord qu'il y ait relation, que les deux personnes ait accepté et reconnu avoir une relation.

Faire connaissance potentialise souvent une relation, des liens peuvent se créer, des sentiments s'échanger, mais ce n'est pas pour autant qu'il y a relation même si cela peut donner l'impression qu'une relation est en train de se créer, ce qui peut être effectivement le cas, mais ce n'est pas pour autant déjà une relation.

Sinon, pour les sentiments, cela ne sert à rien de lutter contre, le mieux, c'est de la accepter pour ce qu'ils sont, des sentiments non-réciproques ou impossibles à vivre s'ils sont réciproques ou encore, ne faisant pas l'objet d'une volonté réciproque de les vivre. Le tout est de trouver la place qui leur convient, la place qui permet de les accepter en paix. De toute évidence, ils t'amènent à faire une première expérience de ce que cela peut être de laisser la place à une autre relation dans ta relation principale. Cela t'apporte certaines questions, certaines réponses, mais cela ne t'apporteras pas toutes les questions et réponses que tu peux souhaiter.

Que retenir de cette expérience sans chercher plus que ce qu'elle ne peut t'apporter ? Cela t'apporte aussi une nouvelle expérience du deuil.

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bonheur

le dimanche 04 octobre 2015 à 18h11

OOO
Est-ce une rupture, d'abord ? Pour qu'il y ait rupture, il faut d'abord qu'il y ait relation, que les deux personnes ait accepté et reconnu avoir une relation

Oui, il n'y a rien de plus désagréable que d'être face à une personne qui "vit" la relation sans la reconnaitre (pour moi en tout cas). Pour certaines personnes, dont je fais partie, le flou ne peut s'insinuer dans le lien, sinon je vivrais très mal celui-ci, d'autant que personnellement, j'exprime explicitement ce que je ressens.

Je trouve le reste de ton post très pertinent et très révélateur des situations pouvant exister, mais ne pouvant pas nécessairement perdurer.

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oO0 (invité)

le dimanche 04 octobre 2015 à 22h11

Salut Bonheur,

Euh, il faut du temps pour reconnaître une relation, au moins un mois, cela se confirme dans le temps. Il y a une différence entre une relation et une envie de relation, même une envie commune de relation. Au début, comme par la suite, l'implication n'est souvent pas la même, ce qui est particulièrement fragile dans ce qui est ou pourrait être un début de relation.

Sinon je ne comprends pas très bien ce qui ne doit pas perdurer ?

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bonheur

le lundi 05 octobre 2015 à 09h47

Pour OOO,

Evidemment, il y a une évolution dans toute chose, puisque rien n'est figé ni statique. Je crois au contraire que les relations sont fragiles tant qu'elles ne sont pas acceptées et reconnues. Lorsque l'on tourne "autour du pot" et que l'on ne peut donner corps d'une manière effective (et affective) au lien, il me parait évident que celui-ci sera "étouffé dans l'oeuf"... et donc ne perdurera pas. Ca m'est déjà arrivée une fois, ce qui n'empêche pas que cette personne est ancrée en moi (un jour je suis arrivée au boulot et on m'a indiqué qu'il avait démissionné).

Perso, je ne supporte que difficilement les situations de flou et celles où l'on tourne autour du pot, car une fois les émotions déclenchées, je n'ai que des certitudes sur ce que je ressens... Mes questionnements se porteraient alors plutôt sur "qu'est-ce que je fais maintenant ?". J'en suis d'ailleurs à ce stade avec un homme que je côtoie quasi quotidiennement mais sur une courte durée et jamais en privé (donc aucune communication possible). Aussi, pour des raisons perso, je vais attendre encore de voir comment lui va réagir. Je suis un peu fatiguée de toujours prendre l'initiative et de toujours faire le plus audacieux.

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oO0

le jeudi 08 octobre 2015 à 22h38

En fait, le fil pourrait s'appeler la gestion de la (non) réciprocité des sentiments ?

Sinon, je vois ce que tu veux dire à propos de tourner en rond, mais est-ce qu'il n'y a pas de l'impatience derrière ?

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Nicolas_Fox

le jeudi 08 octobre 2015 à 22h57

oO0
En fait, le fil pourrait s'appeler la gestion de la (non) réciprocité des sentiments ?

Sinon, je vois ce que tu veux dire à propos de tourner en rond, mais est-ce qu'il n'y a pas de l'impatience derrière ?

Non, ce sujet est sur la rupture, la gestion de la fin d'une relation. Qui n'est pas forcément lié à une non réciprocité des sentiments.

Le but est avant tout de savoir comment gérer ces propres sentiments et trouver de quoi apaisé la peine, le manque, les questionnements.

Merci de ne pas dévier vers ce sujet qui est vraiment tout autre. (Ouvrir un autre sujet serait une bonne idée)

Pour me repondre, au final ce fut simple, j'ai coupé temporairement les ponts en prévenant la personne.

J'ai aussi en effet, comme proposé, occupé mon esprit à d'autres choses comme le sport, les sorties, ma compagne, les amis et le travail.

Ecouter les peines de coeur d'autres personnes et dire des choses logiques, que je me suis trouvé bête de ne pas appliquer, m'a aussi beaucoup aidé. Mais cela ne marchera peut-être pas avec tout le monde.

En espérant que cela puisse aider d'autres personnes à l'avenir, n'hésitez pas à donner d'autres conseils. :)

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jissi

le vendredi 09 octobre 2015 à 10h53

Merci Nicolas pour cette discussion je m'y retrouve à 100%, comme toi idem en pleine séparation ... Ruminations, nostalgie ... Courage ! Le temps, c'est une réponse simple non ?:-)

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Siestacorta

le vendredi 09 octobre 2015 à 12h53

Comment gérer la présence de l'autre dans l'environnement...
Ce sujet me touche différemment de toi, donc je suis pas sûr que ce que j'en dirai aura la pertinence nécessaire.
Le côté posé de ton questionnement fait que je ne lis pas dans ta rupture une rupture sanglante, hérissée de cent petit pics en plus de la peine d'origine.

"gestion de rupture", je ne peux m'empêcher de te ressortir la tarte à la crème que le verbe "gérer" donne un côté administratif, méthodique, détaché, dans le rapport aux sentiments et aux gens qui les vivent. Tu ne vois sans doute pas ça comme ça, pour ce que je te connais, mais cette expression peut représenter l'idéal d'un recul psychologique protecteur, se donner une distance raisonnée avec ce qu'on vit... Et faire rater les moments vécus au point de pas raisonner sur le déroulement réel, mais sur un déroulement théorique.
Bref, la question pour moi c'est "comment vivre avec mes sentiments lors d'une rupture sachant que l'autre n'a pas disparu du paysage", surtout.

Avant tout, je vois que tu décris peu. Peut-être parce que tu ne peux pas tout dire, puisque tu serais lu par les personnes concernées, mais en fait ça pique plus que ça ? Si c'est cette préoccupation-là qui joue plutôt que mon interprétation spontanée de "rupture sans hostilité", je t'enjoins à pas renoncer à raconter par ailleurs, à chercher des espaces de confidence où tu peux plus te lâcher (potes, copains poly discrets, séances avec un psy dans l'idée de passer le cap (yen a qui sont prêts à pas te faire partir sur des thérapies à long terme, qui comprennent leur rôle de confesseurs bienveillants). Peut-être qu'il y a besoin de cracher ce qu'il y aurait de bile, dénouer ce qu'il y a de ta personnalité de pris dans ce nœud-là, devant quelqu'un qui ferait la différence entre l'intérêt de parler de ta peine, celui de parler des évènements et celui de ton parcours de consolation, de passage à autre chose.
Tu peux aussi neutraliser les plausibles dommages sociaux collatéraux en changeant de pseudo ici, si tu te sens capables déguiser un peu les circonstances pour que ça parle de toi et si tu vois l'intérêt de cette exposition. C'est une variation du vieux truc "j'ai un ami qui a tel problème", pour forum...

Bon. Mon hypothèse de départ en te lisant n'est pas celle d'une peine aussi explosive que ça, mais je tenais à pas répondre à côté en omettant ce possible aspect des choses.

Ma réponse spontanée, ça aurait été d'accepter que c'est beau et triste, parce que d'une manière ou d'une autre il reste quelque chose qui vibre, déjà forcément en toi, mais aussi avec la présence de l'autre. Ca n'a pas à revenir tout de suite à un mieux "gérable", donc facile. La distance physique n'y sera pas toujours... donc la distance émotionnelle non-plus, pendant un certain temps. Il me manque beaucoup d'éléments pour être certain que ce que je te propose soit pertinent, mais si l'image que je me fais d'un épisode plus mélancolique que violent est juste, alors une position à prendre, c'est l'indulgence envers ta propre peine. T'as le droit d'être triste. Ca te conduit pas forcément à jeter ton forcément ce que tu ressens au visage de l'autre, mais t'es pas obligé d'agir comme si de rien. T'essaie, si un jour ça se passe pas bien pour toi quand l'autre est là, ben tu le vis, tu regardes quel élément et quelle idée te peinent, tu t'éloignes si nécessaire, tu retente d'être là quand tu penses que ça va mieux. Apparemment la communication n'est pas coupée avec la personne, donc que chacun dise "ben oui, on sait que ça va être un peu triste, un peu artificiel, un peu maladroit, mais on sait qu'à un certain moment, ça deviendra sans doute autre chose". On se laisse s'exprimer ou se cacher selon ce qui est nécessaire, en attendant pas de l'autre qu'il réagisse avec autre chose que de la bienveillance (c'est pas spectaculaire, ça semble "trop" tranquille, mais ça reste), l'idée qu'à la sortie cet épisode ne dégrade aucune des personnes qu'il concerne, et qu'il peut en rester du beau, peut-être du lien, peut-être quelque chose qui se reconstruira différemment...

L'indulgence, c'est de pas laisser les variations que tu vas vivre en ce moment gâcher le bon fond de ce que vous avez partagé.

En pratique : si tu peux ne pas en vouloir à l'autre d'être là, si l'autre ne craint pas de te voir éventuellement ému, si malgré des petits incidents amers vous pouvez assurer avoir envie d'être encore là à d'autres occasion, tu seras un homme mon... heu. Non... pas voulu dire ça... Bref. si vous acceptez de vous croiser et de vous recroiser ensuite, tant que vous cherchez pas des confrontations que vous n'avez pas eues par ailleurs, ben c'est ça qui me semble compter, plus qu'un code particulier, un "manuel des bonnes manières entre ex qui se croisent".
Manuel qui pourrait aussi être utile, mais ça dispense de toute façon pas du travail sur soi, donc bon.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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oO0

le samedi 10 octobre 2015 à 11h56

Nicolas0207
Non, ce sujet est sur la rupture, la gestion de la fin d'une relation.

Merci de ne pas dévier vers ce sujet qui est vraiment tout autre.

Merci pour la clarification.

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