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Poly. Et maintenant?

Témoignage
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Mark

le mardi 21 mai 2019 à 03h12

Avant de se trouver confronté à l’égocentré découverte de la pluralité
Pour beaucoup, une longue vie de couple monogame, souvent, a précédé.

Pour certains couples cela a été discuté et réfléchit en amont, à l’unisson
Pour d’autres, un amour inattendu est venu s’y imposer; implosion, vide d’air, reconstruction?

Parfois le poly, comme faux-nez est prétexté, pour s’en justifier, de sa culpabilité se libérer
Il reste alors à l’autre de digérer, s’adapter, accepter. S’incliner ou refuser? Intégrer ou saborder?

Je ne peux cependant le nier, l’état amoureux aussi, amène son lot de violentes émotions,
Il impose souvent et sans distinction des deux cotés, plein de doutes, douleurs et de questions

Il faut alors se battre doublement, pour préserver et (re?)construire ce qui est
et dans sûrement des moments de haute voltige, apprendre à faire vivre ce qui naît

Qui donc ne serait pas, au moins tenté, de se laisser porter par un amour naissant,
Mais partager à la fois son cœur et son temps, là, c’est tout de suite moins évident

Je lis de ci de là, beaucoup de conseils et paroles avisées, de lectures conseillées,
Forts utiles pour aider à se retrouver dans l’espace de sécurité ainsi secoué, chamboulé, ébranlé

Comment font concrètement les poly-accédants, depuis le statut et NRE fraichement acquis,
Pour ne pas reléguer, savoir écouter, apaiser, continuer d’aimer, une âme, souvent meurtrie?

Pour ne pas chercher les arguments ni mots valises pour convertir l’autre en poly-acceptant,
Mais au contraire, créer un vrai cocon, sécurisant, véritablement et sincèrement, poly-aimant.

L’amour est beau, et sa singularité; sans même parler de pluralité, est parfois déjà, un vrai dilemme;
pour citer une personne que je chéris, «  On en ressort jamais indemne. »

Juste quelques pensées pour ceux et celles qui se retrouvent dans ces maux,
qui luttent et se battent, pour garder leurs cœurs et têtes hors de l’eau...

Quel que soit le choix de la manière ou l’on aime,
Assurez vous, surtout, de rester fidèle à vos valeurs et à vous-même

---

(vécu, résumé et conclusions de plusieurs années de questionnements, découvertes et décisions.
En partie, à quelqu’un pour qui l’amour est en ce moment, plus châtiment et affolement qu’épanouissement. Je t’aime, bordel!)

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Aiemama

le mardi 21 mai 2019 à 07h39

Une insomnie productive !!! C’est très beau...
Tu as de la chance de pouvoir dire je t’aime.

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Mark

le mardi 21 mai 2019 à 07h53

@Aiemama
J'avoue avoir confondu un peu forum et journal intime, mais ça ne me semblait pas trop hors propos ici ;-)
Content si tu as apprécié ces pensées partagées.. (les fautes, c'est offert :P )
Et tu as raison, j'ai effectivement la chance de pouvoir lui dire.

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bonheur

le mardi 21 mai 2019 à 08h05

Mark
Pour ne pas chercher les arguments ni mots valises pour convertir l’autre en poly-acceptant,
Mais au contraire, créer un vrai cocon, sécurisant, véritablement et sincèrement, poly-aimant.

Je remplacerai "convertir" par "épanouir", mais (+)

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artichaut

le mardi 21 mai 2019 à 10h30

J'aime beaucoup ceci :

Mark
Comment font concrètement les poly-accédants, depuis le statut et NRE fraichement acquis,
Pour ne pas reléguer, savoir écouter, apaiser, continuer d’aimer, une âme, souvent meurtrie?

Car oui, c'est au poly-accédant·e·s (chouette un nouveau mot) de faire, et se demander (à soi-même, ou entre-nous) comment faire.
Il y a peu et rarement de conseils en ce sens sur le forum. Et ça manque je trouve.
Ça me fait penser à ce texte que j'ai récemment partagé.
On est fortiche pour conseiller les "monos" qui galèrent. Mais est-on capable de s'entraider mutuellement à être de meilleur·e·s polys ?

Mark
Pour ne pas chercher les arguments ni mots valises pour convertir l’autre en poly-acceptant,
Mais au contraire, créer un vrai cocon, sécurisant, véritablement et sincèrement, poly-aimant.

Chouette un nouveau mot en substitution à poly-acceptant ! Ça me plaît bien poly-aimant.
Et là encore, oui, il y a du travail :
- si tu aime tu ne veux pas empêcher l'autre d'aimer d'autres personnes
- mais si tu aimes, tu ne veux pas non plus, obliger l'autre à subir les désagrément, du fait que tu aimes d'autres personnes
L'un ne peut aller sans l'autre.
La poly-acceptance ne se réclame pas.

Mark
L’amour est beau, et sa singularité; sans même parler de pluralité, est parfois déjà, un vrai dilemme;
pour citer une personne que je chéris, «  On en ressort jamais indemne. »

Il peut y avoir un petit côté négatif au « jamais indemne ». Mais c'est sûr que ça nous change. Assumer cela, c'est peut-être assumer (pour soi, pas pour l'autre) autant le "négatif" que le positif, ou juste assumer que rien n'est fixe et immuable et que le changement est ce qui fait de nous des êtres vivants.

Mark
Quel que soit le choix de la manière ou l’on aime,
Assurez vous, surtout, de rester fidèle à vos valeurs et à vous-même

Oui, c'est important de (se) rappeler ça, encore et toujours.


Comme ça semble avoir été écrit comme de la poésie en prose (majuscule au retour à la ligne, même en milieu de phrase), j'espère @Mark que mon commentaire de texte ne gâche pas la prose.


Et je me questionne sur :

Mark
Je t’aime, bordel!)

Aiemama
Tu as de la chance de pouvoir dire je t’aime.

Mark
Et tu as raison, j'ai effectivement la chance de pouvoir lui dire.

Qu'est-ce pour vous qui est une chance ?
Être capable de l'éprouver, le ressentir (malgré le côté ultra-galvaudé de ce mot, de cette expression).
Être capable de le dire, le verbaliser (malgré la difficulté, toujours, à dire).
Que ça puisse être reçu, accepté par l'autre (car certain·e·s s'enfuient en entendant ces mots-là).
…ou juste avoir la chance d'être en relation amoureuse (ça j'aime moins comme concept de "chance").

Et je me questionne aussi sur le titre « Poly. Et maintenant? ».
J'y vois un "Ok, je suis poly, bon comment je fais maintenant pour me/nous rendre meilleur ?".
Mais ne manque t-il pas une dimension à ce texte. À savoir "Je suis poly, ok, ça me/nous fait une belle jambe, mais en quoi est-ce réellement une avancée ? Qu'il y a-t-il de positif à cela ?".
J'ai eu le sentiment (je peux me tromper) qu'écrivant ce titre, tu avais aussi ça en tête, puis que ça s'est perdu en route, non ?
Et ça me renvoie à une légitime quête de "Comment transformer le plomb du poly en or ?"


Et par contre…

bonheur
Je remplacerai "convertir" par "épanouir"

Ben non justement. À mon sens, ce n'est pas un·e poly-accédant·e qui peut dire ça. Trop souvent c'est bien convertir que l'on cherche à faire, même malgré-nous. Il me semble que c'est cela que le texte pointe du doigt justement.

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Profil

bonheur

le mardi 21 mai 2019 à 14h25

Une personne qui accède (accepte) sans s'épanouir également ? Ne serait-ce que par l'obligation de communication, de rapprochement (sécurisant), d'écoute réciproque, d'attention réciproque, ... Autant divorcer :-/

La dynamique commune est essentielle, non ?

Je n'ai peut-être pas compris le sens général de ce texte, finalement :-/

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Profil

Mark

le jeudi 23 mai 2019 à 15h14

@artichaut

Merci infiniment pour ta lecture, analyse et reformulation -que je trouve vraiment géniale- de mon brouillon de sentiments.
Je ne trouve à vrai dire, rien à ajouter. Ton message n’a rien gâché, au contraire, il a mieux mis en paroles que je n’ai su faire.

Poly-accédant: « qui découvre, s’y trouve confronté. » Clin d’œil à primo-accédant mais aussi parce qu’il englobe dans mon idée aussi bien la personne qui découvre le sentiment de pluralité que celle qui le découvre chez l’autre.

Tu as souligné le petit coté négatif de ne pas sortir indemne de l’amour et je trouve ton commentaire très pertinent.

Je parle de celui qui te prends les tripes, ou tu acceptes et te laisses aller à cet état d’amour dévorant, enivrant, on ne ressort en effet pas pareil. Il laisse des traces vives, de bonheur mais aussi de douleurs. (et cela, même si l’on reste pragmatique et conscient de l’effet NRE.) Le choix de la citation était ici volontaire, je t’ai envoyé un mp à ce sujet.

Sur mon « Je t’aime, bordel » et de la chance de pouvoir dire je t’aime?
Je ne peux répondre pour @Aiemama à ce sujet, mais je l’ai interprété comme « tu as la chance d’avoir ce quelqu’un à qui tu peux le dire »
Le bordel! est une private joke, et j’estime que c ’est une chance parce que c’est une personne à laquelle je tiens beaucoup, qui est venue s’inviter dans mon cœur par surprise;

sans séduction ni coup férir et que cela à été réciproque au niveau du ressenti qui nous est, en fait, tout simplement tombé dessus à un moment ou nous ne le cherchions pas, voire ne nous sent(i)ons pas forcément prêt pour ça. (Je pense que l’amour peut être violent, voilà un exemple)

Sur le titre.
J’ai écris mes pensées puis cherché un titre. Tu as raison, mes mots se sont en effet embrouillées un peu au fil des lignes entre ce que je ressens du polyamour et ce que je vis concrètement en ce moment.

Il se veut plus une interrogation sur le comment s’accompagner devant un état de fait, une évidence qui ne veut plus se renier. Comment s’entraider à vivre cette pluralité en y trouvant chacun son équilibre, sérénité et épanouissement. Accepter que ça ne fonctionne pas tout de suite, peut être pas du tout et avoir le courage de libérer l’autre pour vivre sa pluralité.

Dans cette acceptation de soi, dire à l’autre que proposer de se séparer quand la quête d'épanouissement de l'un entraîne la souffrance continue de l'autre n’est pas une punition ou un rejet, mais une libération vers un cheminement personnel qui conviendra mieux à chacun.

Ne pas mettre la charge de la rupture sur le dos de l’autre est à mes yeux aussi faire part d’un certain courage. (je conviens que c’est un peu la double peine d’assumer ses orientations relationnelles et la possible rupture d’une relation existante)

Je pense qu’être poly n’en est pas un choix. (au même titre que son orientation sexuelle ou genrée n’est pas un choix) Mais plutôt ce qu’on est ou ce que l’on se découvre être, parfois plus tardivement dans la vie. On fait avec comme on peux.

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Profil

Mark

le jeudi 23 mai 2019 à 15h25

bonheur
Une personne qui accède (accepte) sans s'épanouir également ? Ne serait-ce que par l'obligation de communication, de rapprochement (sécurisant), d'écoute réciproque, d'attention réciproque, ... Autant divorcer :-/

La dynamique commune est essentielle, non ?

Je n'ai peut-être pas compris le sens général de ce texte, finalement :-/

@bonheur ,
@artichaut à très bien retranscrit mes mots.

Mon choix du mot convertir n’a rien du hasard. C’est ce que je ressens dans nombre de discussions que je lis.
Et non, je m’inscris en faux à ton affirmation qu’il est essentiel que la dynamique soit commune. Elle peut ne pas l’être au départ, ne le sera peut être jamais et ne peut être demandée. Au mieux, espérée. Je conviens qu’un manque de compersion, d’empathie, de partage du bonheur rend sûrement moins agréable (libératoire?) de vivre sa pluralité quand l’autre ne l’accueille, vit et ressent pas de la même manière, voire avec la même intensité.

J’ai le même ressenti sur le coté «  je dois pouvoir « tout» dire sinon je vis mal ma pluralité » qu’il m’arrive de lire.

Tu vois la place que prends le « je » la dedans, et la potentielle violence d’attendre ce partage de ressenti et vécu de l’autre?

Je ne le dis pas comme un reproche, mais comme mon constat, mon ressenti. Je trouve que tu ne peux pas demander à une personne qui accède (dans ma traduction du mot: qui découvre/s’y trouve confronté) de s’y épanouir, tôt ou tard. Le cerveau ne contrôle pas toujours le cœur ou les tripes. Tout n’est pas binaire.

Pour le autant divorcer, je sors un joker. Je pense que les réponses sont complexes à trouver, à géométrie variable ET temporelle, fonction du cheminement des personnes qui apprennent à apprivoiser composer/avec une nouvelle relation qui c’est crée à l’extérieur du couple initial – oui, je pense que c’est valable pour l’ensemble des personnes impliquées-

il n’y a pas forcément de gentil ou de méchant dans l’affaire, de victime ou d’égoïste, mais des personnes qui à la base s’aiment, et cherchent un mode de fonctionnement adapté, à ré-écrire ensemble une nouvelle relation.

Le cheminement vers l'équilibre prend parfois des années, au résultat incertain. Et c'est la que se pose pour moi la difficile question du divorce. A quel moment admettre que l'un souffre trop, vs. l'autre qui étouffe de ne pas pouvoir vivre sa pluralité sereinement.. ?

Je crois, que mon propre vécu et cheminement m’a pour le moment plus mené vers la poly-acceptance à travers la dissociation de sexualité et fidélité que vers une recherche active de relations plurielles.

Le plus grand piège dans la recherche d’acceptance, à mon avis, est le détachement affectif en mécanisme de défense car il influe négativement sur la sincérité et profondeur de la relation.
(= L’acceptation par dépit)

Ce sont plein de questions et d’observations auxquelles je n’ai pas forcément de réponses concrètes, ou de « solutions » à proposer pour autant..

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Profil

bonheur

le jeudi 23 mai 2019 à 18h15

La personne qui nous accompagne n'est pas obligée de s'épanouir DANS le polyamour à son tour. Elle peut s'épanouir dans la nouvelle vie qui s'offre à elle, avec l'amour qui la rend belle également :-D .

La perception de la beauté, l'amplification de cette beauté, l'effet boule de neige permet une possibilité d'aimer encore, sans se meurtrir, et encore moins se convertir. La conversion s'est changée une personne. Je crois que l'on se laisse changé, ou pas.

Les tripes évidemment ont besoin de temps, mais aussi d'être entendues.

Mark
Le plus grand piège dans la recherche d’acceptance, à mon avis, est le détachement affectif en mécanisme de défense car il influe négativement sur la sincérité et profondeur de la relation.
(= L’acceptation par dépit)

L'acceptance n'est pas à rechercher. C'est comme l'amour, c'est elle qui nous trouve, en lien justement avec cette réalité amoureuse. Le détachement fera plus de dégâts que la confrontation à la douleur, la souffrance, aux tripes.

Il vaut mieux une acceptation vécue à 50 % que par "dépit". Une acceptation dans le "je n'ai pas le choix", brrr !!!

Le choix, on se l'offre. On est heureux ou pas. On peut rester soit heureux, avec des moments de "malaises reconnus" parfois (ça arrive à tout le monde, et pas que pour l'amour) qui seront dits et accompagnés, soit prendre le contre-pied et quitter la situation pour s'en extraire totalement.

On m'a qualifiée d'égoïste, parce que justement je ne laissais pas le choix à mon chéri puisqu'il m'aime. Il a réagi avant moi, et a vécu cette remarque comme une injustice. En effet, à quoi ça aurait servi toutes ces discussions, tous ces déballages, si c'était pour avoir de moi cette opinion injuste.

Personne ne dit que l'amour est facile. Et non, ça ne consiste pas à un idylle version "paradis" en permanence. Il faut concevoir que du moment que l'on touche à l'affect (aux tripes) il y aura indéniablement douleurs et souffrances. Tenir compte que c'est également dans ces moments là que l'on est ensemble, que l'on s'épaule, que l'on s'accompagne, que l'on avance dans une dynamique commune.

Si on se laisse envahir par la fracture, la cassure, sans en tenir compte et sans la mettre sur le tapis, on ne mine, on s'éloigne... Comprendre que la rupture aura lieu. Il y aura l'avant (connu donc sécure) et l'après (inconnu et aventureux). Mon chéri m'a dit, à l'annonce de mon amour pour un autre homme, que j'avais cassé quelque chose en lui et que ça faisait très mal. Oui. Et la brèche a été amalgamé dans notre avenir commun. D'ailleurs, moi aussi, j'ai mal vécu cette incompréhension de mes émotions. On était deux paumés en plein brouillard, de ceux tellement épais que l'on se cogne énormément. Et puis le brouillard devient moins dense. Peut être aussi qu'il devient plus aisé de moins se cogner. Comme une personne mal voyante qui s'acclimate à sa nouvelle vie. Et le jour où j'ai voulu reprendre des nouvelles d'un ex, et reconnu comme tel, il a été d'accord avec moi.

Aujourd'hui, il sait qu'au fond, j'ai toujours eu cela en moi. Le fait que l'on se connaisse depuis quasi toujours a-t-il aidé ? Petite, j'étais constamment amoureuse, dans cet élan, cette énergie d'aimer.

Il se considère privilégié de notre commun. Il ne me porte pas rancune. Si ça va pas, on assume ensemble. C'est lui qui a fait mon coming out vis-à-vis de nos deux garçons qui vivent depuis 7 ans en sachant. A ma grande surprise d'ailleurs. Peut-être une trop grande pression de garder cela pour nous deux. Dans son discours, il a bien fait la part des choses. Votre mère ne me trompe pas, ne me trahi pas, elle ne fait rien de mal. C'est de l'amour et elle m'aime également. Les mots ne sont pas exacts évidemment, ça remonte à 2012 et j'ai eu la surprise de son initiative... dont je le remercie encore aujourd'hui.

Le degré d'acceptation est difficilement chiffrable. Il y a certainement des hauts et des moins hauts. En tout cas, je suis présente et j'espère qu'il en ai convaincu. En tout cas, je l'aime et lui est offert plus qu'à quiconque et j'espère qu'il en ai convaincu.

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