Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?

Témoignage
#
Profil

Laancelot

le vendredi 05 octobre 2018 à 18h56

Plus je lis ce qui se dit ici et ailleurs et plus j'en arrive à la conclusion qu'en réalité ce qu'on nomme polyamour, non exclusivité et que sais-je encore ne sont que les cache sexe intellectuels des difficultés inhérentes aux rapports amoureux, sentimentaux, érotiques sexuels. Pour celles et ceux qui pensent que je débarque dans ce registre, ils se trompent, cela fait des années que l'explore ces thèmes.
La vérité, c'est que nous ne sommes pas capables de trouver un équilibre entre les sentiments,les pulsions sexuelles, les émotions et que chacun essaye de trouver sa formule suivant sa tranche d'âge et sa sensibilité.
Mais sérieusement, qui peut prétendre en conscience que lorsqu'on aime et désire profondément une personne on est capable d'accepter dans son coeur et dans ses tripes que l'être aimé s'en aille en we avec un ou une autre, se fasse embrasser, lécher, caresser, pénétrer, et éprouve des émotions et des sentiments d'amour pour un ou une autre en toute sérénité?
Foutaise intégrale, mensonge personnel et habillage intellectuel.
Quand on aime et désire profondément, on est naturellement exclusif.
All the rest is total bullshit. :-)

#
Profil

alinea7

le vendredi 05 octobre 2018 à 19h22

Je ne crois pas. Je crois qu'on peut aimer d'un amour qui ne veut pas faire sien, qu'on peut aimer la personne telle qu'elle est sans nous, libre.

Pas parce qu'elle répond à des besoins qu'on a.

Après...on a aussi des besoins affectifs. Et le mélange de tout ça complique tout en tout cas pour moi.

Et puis...j'ai de plus en plus l'impression qu'on ne choisit pas notre façon d'aimer "naturelle".
Si c'est de fusion que tu as envie et que ta partenaire t'aime libre, forcément, le fonctionnement est difficile à trouver. Là où nous plaçons de la fusion, d'autres voient de la possession et de l'entrave à leur liberté...

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

calinou696

le vendredi 05 octobre 2018 à 21h48

C'est bullshit d'avoir envie d'aller voir ailleurs sexuellement et amoureusement alors qu'on aime deja une personne?
Non. Donc soit on s'abstient, soit on fait un effort intellectuel pour tenter de trouver des compromis. Pour soi, mais aussi pour l'autre, ou les autres.
Ce n'est pas de l'habillage, car effectivement ca ne fonctionne pas, mais une profonde remise en question intellectuelle des valeurs amoureuses, sexuelles, de couple, etc...
Si tu n'y arrives pas, c'est possible, peu de personne en est capable je pense, mais ne dénigre pas ceux qui y arrivent et ceux qui essayent.

#
Profil

Siestacorta

le vendredi 05 octobre 2018 à 21h57

Laancelot

Mais sérieusement, qui peut prétendre en conscience que lorsqu'on aime et désire profondément une personne on est capable d'accepter dans son coeur et dans ses tripes que l'être aimé s'en aille en we avec un ou une autre, se fasse embrasser, lécher, caresser, pénétrer, et éprouve des émotions et des sentiments d'amour pour un ou une autre en toute sérénité ?

Plein de gens.
Dans la mesure où "éprouver des émotions en toute sérénité" est possible. C'est à dire, en pratique, avec des hauts et des bas, mais rien de plus critique que dans n'importe quelle autre relation.

Laancelot
Quand on aime et désire profondément, on est naturellement exclusif.

Foutaise intégrale, déni de soi et habillage egotico-intellectuel.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

bonheur

le vendredi 05 octobre 2018 à 22h56

Et pour ceux-celles qui ne "sexent" pas (faute volontaire) ? Sincèrement !

Après, faisons un monde uniquement de célibataires (co-parentalité pour ceux-celles qui veulent des enfants) ou l'individu n'a de compte à rendre à personne, et surtout pas à la masse. Comme ça, plus de soucis de possessivité, l'individu n'appartiendra qu'à lui-même. Décourager les engagements et encourager l'indépendance et l'autonomie. Dire "je t'aime" à chaque ressenti amoureux, quelque soit l'âge ou autre critères idiots. Perpétuer des liens parce qu'ils sont heureux et bien vécus.

#
Profil

alinea7

le vendredi 05 octobre 2018 à 23h00

bonheur
Et pour ceux-celles qui ne "sexent" pas (faute volontaire) ? Sincèrement !

Après, faisons un monde uniquement de célibataires (co-parentalité pour ceux-celles qui veulent des enfants) ou l'individu n'a de compte à rendre à personne, et surtout pas à la masse. Comme ça, plus de soucis de possessivité, l'individu n'appartiendra qu'à lui-même. Décourager les engagements et encourager l'indépendance et l'autonomie. Dire "je t'aime" à chaque ressenti amoureux, quelque soit l'âge ou autre critères idiots. Perpétuer des liens parce qu'ils sont heureux et bien vécus.

C'est une blague ou tu le penses vraiment ?

#
Profil

Laancelot

le samedi 06 octobre 2018 à 08h42

alinea7
Je ne crois pas. Je crois qu'on peut aimer d'un amour qui ne veut pas faire sien, qu'on peut aimer la personne telle qu'elle est sans nous, libre.

Pas parce qu'elle répond à des besoins qu'on a.

Après...on a aussi des besoins affectifs. Et le mélange de tout ça complique tout en tout cas pour moi.

Et puis...j'ai de plus en plus l'impression qu'on ne choisit pas notre façon d'aimer "naturelle".

Si c'est de fusion que tu as envie et que ta partenaire t'aime libre, forcément, le fonctionnement est difficile à trouver. Là où nous plaçons de la fusion, d'autres voient de la possession et de l'entrave à leur liberté...




Message modifié par son auteur hier à 19h.

la question n'est ni celle du comment on aime, ni celle de la fusion ou de la possessivité, mais celle de l'émotion que l'on ressent lorsque l'être aimé se donne à quelqu'un d'autre. je ne discute pas ici d'autre chose et je défie quiconque ici de prétendre en conscience qu'il ou elle dans un état amoureux et d'amour profond pourrait prétendre ne rien ressentir comme douleur. Encore une fois, cette discussion n'est pas centrée sur des concepts relationnels, couple ouvert, poly truc, je m'en tape, là n'est pas mon propos. je parle de ressenti et d'émotion douloureuse et je prétends que même si l'on souscrit à toute forme d'union libre, il est impossible de ne pas souffrir quand l'être aimé en aime un autre charnellement ET/OU cordialement. Il suffit de lire L'Invitée de de Beauvoir ou d'autre récits pour s'en rendre compte, mais surtout il faut l'avoir vécu pour connaître cette douleur aiguë. Pour le reste on peut disserter à l'infini cela ne change rien à ce que l'on éprouve; Et oui, je pense que lorsque'on est dans l'amour et le désir profond, il est impossible de ne pas souffrir dans ces situations, quelle que soit la formule à laquelle on souscrit volontairement. Personnellement j'adhère en théorie à la formule union libre couple ouvert, personne n'appartient à personne, aimer c'est aimer la liberté de l'autre etc etc et bla bla bla. Mais en situation réelle, qui peut rester Zen en pensant à ce que l'autre fait? Alors oui, pas de jalousie, pas de sentiment profond, je sais que dans une optique tantrique, il est possible de vivre tout ça sans souffrir. je n'y crois pas... quand le coeur se mêle au sexe, c'est une bombe en puissance lorsque cela se produit.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

Laancelot

le samedi 06 octobre 2018 à 08h50

calinou696
C'est bullshit d'avoir envie d'aller voir ailleurs sexuellement et amoureusement alors qu'on aime deja une personne?

Non. Donc soit on s'abstient, soit on fait un effort intellectuel pour tenter de trouver des compromis. Pour soi, mais aussi pour l'autre, ou les autres.

Ce n'est pas de l'habillage, car effectivement ca ne fonctionne pas, mais une profonde remise en question intellectuelle des valeurs amoureuses, sexuelles, de couple, etc...

Si tu n'y arrives pas, c'est possible, peu de personne en est capable je pense, mais ne dénigre pas ceux qui y arrivent et ceux qui essayent.

je ne parle pas d'avoir envie d'y aller, relis ce que j'ai écrit, je parle des émotions douloureuses provoquée lorsque l'être aimé se donne à quelqu'un d'autre. Et je prétends que lorsqu'on aime il est impossible de ne pas souffrir lorsque cela se produit, que l'on soit dans un couple ouvert ou pas.

#

plongeur (invité)

le samedi 06 octobre 2018 à 09h53

À mes yeux, le problème est d'ordre sémantique....
Tu décris l'état qu'en 'rosbif' nous appelons "falling un love", mais tu l'appelles "aimer" ... Tandis que je l'appellerais plutôt une "joyeusement troublante pathologie" ☺☺, un état qui deviendra l'amour (avec beaucoup de chance)...
Être "tombé en amour" engendre toute une gamme de joies, souvent accompagnées d'angoisses ataviques, où s'expriment possessivité, désir de contrôler et d'autres peurs... Quand ces angoisses disparaissent ou sont domptees, là l'amour peut s'épanouir avec sa générosité et sérénité.
Donc, comme souvent ici, on cherche les mots 'justes' : une bien belle exercice qui peut nous unir (si on ne s'y égare pas dans ses tentantes méandres ...)

#
Profil

bonheur

le samedi 06 octobre 2018 à 11h05

Je constate que Laancelot n'a pas réagi à mon post... c'est dommage !

Je rejoins plongeur. L'amour c'est avant tout cette joie. Oh zut ! Mon amoureux-se est heureux-se intérieurement parce que quelqu'un d'autre que moi lui provoque cette joie... et ça me rend triste. N'est-ce pas impérieux ?

@alinea7 : c'est une semi-blague. C'est mon utopie en tout cas. Plus de dépendance entre humains. Vivre pour soi en interaction de son choix avec autrui. Exploser les notions de vies communes et de mariages. Exploser notre façon d'interagir. Exploser notre façon de communiquer. Exploser les "convenances". Pouvoir dire "je t'aime" avec sincérité à un inconnu (ou presque). Se moquer de tout critère dénonciateur d'une "mauvaise vie".

D'autre part, ça réduirait les violences et les prisons intérieures. Affirmer son chez-soi comme source de retranchement individuel.

C'est paradoxal pour une personne qui vit bien dans une maison commune, avec une vie commune. Toutefois, exploser complètement ces notions pourraient faire évoluer l'individu en prise en charge de lui-même. On n'exclut pas autrui malgré tout. Chacun-e peut inviter à sa guise.

#
Profil

bonheur

le samedi 06 octobre 2018 à 11h44

Laancelot
mais celle de l'émotion que l'on ressent lorsque l'être aimé se donne à quelqu'un d'autre

Ce n'est pas le sens de la phrase qui me choque, mais le terme "se donne". Donc pour toi, si j'aime quelqu'un d'autre que mon mari, j'enlève à mon mari. Je suis une tarte et j'enlève une part à une personne "officielle" pour la donner à une tierce personne qui ne l'a mérite pas, car non officielle. Ce qui veut dire que l'on rejoint ma semi-blague. Pour n'enlever à personne, il ne faut offrir qu'à souhait et non par obligation amoureuse.

Que tu le veuilles ou non Laancelot, aimer et aimer existe depuis la nuit des temps. Les polys veulent justement mettre de l'ordre dans tout ça. Que ce ne soit pas honteux de ressentir de l'amour (encore une fois, sexe ou pas). Un amour est honteux et un autre est heureux et légal ? D'ailleurs, on peut inverser ton raisonnement. L'amoureux non officiel peut demander à ce que l'amoureux officiel soit évincer, car il ne supportera pas que la personne aimée se donne à celui d'avant qui était "officiel".

On en revient à mon utopie. Si c'est pour des séparations à répétition, et notre société en est là (divorce en masse) et des adultères (là c'est l'ancienne version qui perdure)... Les polys sont-ils si nauséabonds ? Faire le choix de l'explicite et regarder la réalité en face : impossible pour de nombreuses personnes de ne pas aimer, puis aimer à nouveau.

Ici on a au moins le courage de regarder la réalité en face et de ne pas l'absoudre à grand renfort de malveillance, de mensonges, de tricheries, de rejets. Certes, ce n'est pas aisé, l'humain est complexe. Alors, oui, l'intellect permet nos échanges, sur la forme en tout cas, et sur le fond souvent. On va bien au-delà de ce qui se dit et s'admet publiquement, même si le site est fait pour que l'on soit lu par tout internaute. Ici on exprime sans se confiner dans des carcans.

Laancelot, je te comprends et je suis désolée si tu es malheureux. Toutefois, ce que tu n'arrives pas à admettre ou à vivre, ne l'impose pas d'une façon impérieuse, comme si c'était une vérité absolue. Tu n'es que toi, avec tes particularités, tes forces, tes faiblesses. Regarde toi en face avant de vouloir te poser en régulateur des émotions d'autrui.

Je t'invite à lire le livre d'Hypatia From Space : "compersion, transcender la jalousie dans le polyamour". Je ne cherche pas à te transformer et faire de toi un polyacceptant. Juste, si ça peut t'aider à te sentir mieux.

#
Profil

alinea7

le samedi 06 octobre 2018 à 11h58

bonheur

@alinea7 : c'est une semi-blague. C'est mon utopie en tout cas. Plus de dépendance entre humains. Vivre pour soi en interaction de son choix avec autrui.

Ça n'est pas la mienne, c'est même un monde dans lequel je n'aurais pas envie de vivre tant il me semblerait vide de sens. Une quête sans fin du plaisir de l'instant.
Je me dis qu'il y a quelque chose de bien plus fondamental qui me sépare des polyamoureux que la capacité à être attiré par de multiples personnes.
Pour moi le lien entre personnes n'est pas quelque chose qui devrait disparaître c'est quelque chose de précieux qui s'alimente. Je me rends compte que je n'arrive pas à considérer ça sous un angle futile, pas sérieux, pas central à l'intérêt même de se mettre en relation (amoureuse ou non).

Laancelot toi tu sembles souffrir énormément en tout cas. Déjà tu me sembles imaginer des orgies bestiales qui sont peut-être très éloignées de la réalité. Et quel que soit le réalisme de ce que tu nous décris, pourquoi te fais tu du mal avec ces images ?
Car même si en théorie tu es pour l'amour libre, en pratique on dirait que c'est plus compliqué pour toi. Je ne te jette pas la pierre... mais la démarche qui consiste à dire que si en pratique ça ne te convient pas alors c'est pareil pour tout le monde, et même, que le polyamour est une escroquerie intellectuelle, elle ne mène nulle part. Tu n'as pas besoin de prouver que ça ne marche pour personne pour t'autoriser à dire que ça n'est pas compatible avec ta façon de te représenter les relations amoureuses.
On ne construit pas tous l'amour sur les mêmes éléments et ta façon d'aimer n'est peut-être pas compatible avec l'ouverture que tu acceptes en théorie. Et peut-être que pour toi les personnes qui sont capables de partager sans trop souffrir voire sans souffrir ne peuvent le faire que parce qu'elles n'aiment pas vraiment profondément. J'ai tendance à te rejoindre et me sentir flouée dans la différence entre ce que je mets et qui me paraît forcément absent de par même l'envie de poly, mais j'essaie de me contraindre à y voir une différence dans le domaine du qualitatif, pas du quantitatif : comment on aime, pas combien.
Pour autant, en fait, au fond, on n'en sait rien. Et ça ne change rien : ça ne met qu'en évidence des incompatibilités sur la façon de ressentir et vivre le lien d'amour. Je ne sais pas dans quelle mesure ça condamne ce lien.

Je sens que je suis brouillon et pas claire, j'avoue que je ne suis pas à mon meilleur. Moi aussi j'ai un passage difficile. Que ce soit quantitatif ou qualitatif, si on n'est pas bien dans cette disparité de lien, le chemin est difficile, à certains moments plus qu'à d'autres.

#
Profil

Caoline

le samedi 06 octobre 2018 à 11h59

Laancelot
la question n'est ni celle du comment on aime, ni celle de la fusion ou de la possessivité, mais celle de l'émotion que l'on ressent lorsque l'être aimé se donne à quelqu'un d'autre. je ne discute pas ici d'autre chose et je défie quiconque ici de prétendre en conscience qu'il ou elle dans un état amoureux et d'amour profond pourrait prétendre ne rien ressentir comme douleur.

Si se donner est uniquement sexuel (puisque mon compagnon n'a jamais eu de sentiments amoureux pour une autre) je peux affirmer n'avoir ressenti aucune douleur.

Je lui ai lu ta phrase et si se donner, ce n'est vraiment pas les mots que j'emploierai, signifie partager des sentiments amoureux forts et du plaisir sexuel intense, il peut affirmer qu'il ne ressent aucune douleur quand je le fais mais au contraire de la joie pour le bonheur que ça m'apporte. Il a commencé par dire "encore un qui prend son cas pour une généralité"

Après si tu as envie de croire que nous ne sommes pas dans un amour profond, grand bien te fasse, nous savons nous ce qu'il en est. Pour ce qui est de l'état amoureux ( envie douloureuse d'être ensemble, palpitation à la pensée de l'autre, envies hyper fréquentes de sexe...), ça nous arrive encore par périodes plus ou moins brèves ou longues et ce n'est pas incompatible avec le fait d'avoir une autre relation amoureuse, je dirais même au contraire, sans que je comprenne pourquoi.

#
Profil

Caoline

le samedi 06 octobre 2018 à 12h17

bonheur
Après, faisons un monde uniquement de célibataires (co-parentalité pour ceux-celles qui veulent des enfants) ou l'individu n'a de compte à rendre à personne, et surtout pas à la masse. Comme ça, plus de soucis de possessivité, l'individu n'appartiendra qu'à lui-même. Décourager les engagements et encourager l'indépendance et l'autonomie. Dire "je t'aime" à chaque ressenti amoureux, quelque soit l'âge ou autre critères idiots. Perpétuer des liens parce qu'ils sont heureux et bien vécus.

C’est il me semble ce que vivent les solopolys ou polysolos, je ne sais plus. Personnellement ça ne m'attire pas spécialement non plus. Je comprends que ça ne pourrait pas convenir à alinea. J'ai plutôt tendance à vivre 2 engagements forts.

#
Profil

bonheur

le samedi 06 octobre 2018 à 12h26

alinea7
Ça n'est pas la mienne, c'est même un monde dans lequel je n'aurais pas envie de vivre tant il me semblerait vide de sens. Une quête sans fin du plaisir de l'instant.
Je me dis qu'il y a quelque chose de bien plus fondamental qui me sépare des polyamoureux que la capacité à être attiré par de multiples personnes.
Pour moi le lien entre personnes n'est pas quelque chose qui devrait disparaître c'est quelque chose de précieux qui s'alimente. Je me rends compte que je n'arrive pas à considérer ça sous un angle futile, pas sérieux, pas central à l'intérêt même de se mettre en relation (amoureuse ou non).

Dans ce monde utopiste, tu pourrais vivre à ta guise. Je n'ai jamais dit qu'il serait vide de sens, mais qu'au contraire, le sens aurait pour l'individu sa juste place, son juste ressenti.

Je n'attire pas, je ressens. Le lien est précieux. En quoi le fait d'être pleinement autonome et de s'assumer réduirait le précieux des liens. Au contraire, on accorderait le précieux à chaque lien et comme on n'aurait pas de contrat, seul l'engagement personnel lui-même maintiendrait le lien. Pas de morale, pas de législatif pour maintenir, seul l'amour compterait. Et oui, l'amour serait auto-alimenter que par l'amour, justement.

Se mettre en relation. Crois-tu que dans le monde actuel, on peut se mettre aisément en relation ? Déjà on nous interdit l'émotion et le ressenti. Un petit garçon doit se comporter en homme, pas en chochotte. Un homme doit assumer s'il veut être un homme, mais par contre, comme ceci, comme cela... Arrêtons de faire peser sur les épaules ce qui n'est pas nécessaire. Libérons nous de ce monde qui impose et reprenons notre individualité pour ce qu'elle est.

D'autre part, si je considérais les liens comme futiles, pourquoi je consacrerai autant de temps, d'énergie, de réflexions, de lectures ? Alinea7, tu as une idée de moi fausse, je pense.

Je crois, et je peux me tromper, que tu considères comme lien une dépendance à l'autre. Moi je considère comme lien un échange d'offrir et de recevoir. Chaque lien est unique. Aucun lien ne prend la place d'un autre, puisqu'il se suffit à lui-même. J'intègre même la notion de partage des liens, à savoir passer du temps "tous ensemble". Quand j'intègre à ma vie une nouvelle personne, je la présente à la maisonnée, qui a son tour peut faire connaissance et s'enrichir. Réunir des amoureux (pour mon anniv, par exemple) permet un enrichissement des uns par les autres.

#
Profil

bonheur

le samedi 06 octobre 2018 à 12h27

Caoline
C’est il me semble ce que vivent les solopolys ou polysolos, je ne sais plus. Personnellement ça ne m'attire pas spécialement non plus. Je comprends que ça ne pourrait pas convenir à alinea. J'ai plutôt tendance à vivre 2 engagements forts.

Parce que pour moi, un engagement n'est pas fort ? Là encore, mauvaise interprétation de ce que j'ai exprimé. Reprendre ce que je viens de répondre à Alinea7

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

calinou696

le samedi 06 octobre 2018 à 13h34

Tu insistes sur les émotions. Oui je suis d'accord, ce n'est pas facile à gérer, on est à peu près tous d'accord là dessus. Bon, et après? Quand on est enfant on a du mal à prêter un jouet? Et c'est quoi ta conclusion?
Un enfant qui fait un caprice parce qu'il veut un bonbon à la caisse, on fait quoi?
Quelqu'un qu'on aime décède.
Etc, la vie est remplie d'emotions,et il faut apprendre à vivre avec d'une facon ou d'une autre.

Soit on grandit, et on comprends l'intérêt de canaliser ses emotions, soit on les laisse nous empoisonner la vie (et celles des autres), soit on les enfouis profondément, etc.
Cela revient à ce que je disais : une question de choix à faire.
Chacun fait les choix qu'il semble bon, ca te parait insurmontable, pour d'autres ca l'est moins.

Tu peux marteler aussi fort que c'est trop dur si tu veux, c'est ton choix, ta vision des choses.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

alinea7

le samedi 06 octobre 2018 à 13h37

bonheur
Je rejoins plongeur. L'amour c'est avant tout cette joie. Oh zut ! Mon amoureux-se est heureux-se intérieurement parce que quelqu'un d'autre que moi lui provoque cette joie... et ça me rend triste. N'est-ce pas impérieux ?

Où est l'impériosité dans cette tristesse ?

#
Profil

Dja3zair

le samedi 06 octobre 2018 à 15h23

Bonjour Laancelot,
Je suis les messages répondant à ta question depuis ce matin.
J'ai posé une question similaire , me semble t -il , à la tienne, il y a quelques mois sur ce forum.
Il s'agissait de "Y a t il des avis positifs sur le Polyamour?"
J'ai eu droit aux mêmes intervenants et à des réponses qui me paraissent similaires.
En gros, on m'a signifié plusieurs choses.

1/ Que je tournais en rond. On m'a dit que je tentais de démonter la théorie du Polyamour parce que moi je n'y parvenais pas à le vivre de manière heureuse ce Polyamour. Ce n'est pas parce que moi je mesure 1m56 que je dois obliger tout le monde à mesurer 1m56... logique imparable

2/ Que je devais ressentir la compersion. J'ai lu Simpère, Hypatia et La salope éthique.. J'ai essayé de comprendre. J'ai failli vomir à la lecture du chapitre de La Salope éthique " Comment supporter la jalousie?"
Voici les réponses: se faire couler un bain, aller au cinéma, prendre soin de soi ( quelle rigolade), crier dans son coussin, taper dans son coussin?
Pourquoi certaines personnes sont elles jalouses et pas d'autres? Pour certains cela semble tellement facile que c'en est confondant.
C'est quand même ta question: comment faire pour supporter ces moments? Et d'ailleurs doit on s'infliger cela par amour?

3/ Le polyamour c'est ça vraiment aimer l'autre. Au contraire de la monogamie qui est une prison dans laquelle nous avons tous quasiment grandi et intégré les concepts culturels. Si on aime vraiment l'autre, alors son bonheur nous rend heureux. Et j'aimerais tellement en être capable quand mon gars passe son wkd chez son autre compagne. Aujourd'hui, je me demande comment aimer tellement j'ai retourné dans tous les sens ces idées.

4/ Que je devais grandir et ne plus être dépendante affectivement.
Ce n'est pas du tout le cas, je ne suis pas dépendante affectivement. Mais pour moi grandir c'est faire des choix, ce n'est pas accepter l'inacceptable, c'est refuser de rester dans une relation qui vous tord les boyaux. Grandir c'est faire aussi le choix de quitter celui que l'on aime parce qu'on veut qu'il soit heureux. Mais son bonheur nous rendant malheureux , alors on choisit de partir pour sauver sa peau.

De réponses qui m'ont fait cogiter , pas convenu, troublée ...
Dja3zair

#
Profil

alinea7

le samedi 06 octobre 2018 à 15h55

Dja3zair
Bonjour Laancelot,

Je suis les messages répondant à ta question depuis ce matin.

J'ai posé une question similaire , me semble t -il , à la tienne, il y a quelques mois sur ce forum.

Il s'agissait de "Y a t il des avis positifs sur le Polyamour?"

J'ai eu droit aux mêmes intervenants et à des réponses qui me paraissent similaires.

En gros, on m'a signifié plusieurs choses.

1/ Que je tournais en rond. On m'a dit que je tentais de démonter la théorie du Polyamour parce que moi je n'y parvenais pas à le vivre de manière heureuse ce Polyamour. Ce n'est pas parce que moi je mesure 1m56 que je dois obliger tout le monde à mesurer 1m56... logique imparable

2/ Que je devais ressentir la compersion. J'ai lu Simpère, Hypatia et La salope éthique.. J'ai essayé de comprendre. J'ai failli vomir à la lecture du chapitre de La Salope éthique " Comment supporter la jalousie?"

Voici les réponses: se faire couler un bain, aller au cinéma, prendre soin de soi ( quelle rigolade), crier dans son coussin, taper dans son coussin?

Pourquoi certaines personnes sont elles jalouses et pas d'autres? Pour certains cela semble tellement facile que c'en est confondant.

C'est quand même ta question: comment faire pour supporter ces moments? Et d'ailleurs doit on s'infliger cela par amour?

3/ Le polyamour c'est ça vraiment aimer l'autre. Au contraire de la monogamie qui est une prison dans laquelle nous avons tous quasiment grandi et intégré les concepts culturels. Si on aime vraiment l'autre, alors son bonheur nous rend heureux. Et j'aimerais tellement en être capable quand mon gars passe son wkd chez son autre compagne. Aujourd'hui, je me demande comment aimer tellement j'ai retourné dans tous les sens ces idées.

4/ Que je devais grandir et ne plus être dépendante affectivement.

Ce n'est pas du tout le cas, je ne suis pas dépendante affectivement. Mais pour moi grandir c'est faire des choix, ce n'est pas accepter l'inacceptable, c'est refuser de rester dans une relation qui vous tord les boyaux. Grandir c'est faire aussi le choix de quitter celui que l'on aime parce qu'on veut qu'il soit heureux. Mais son bonheur nous rendant malheureux , alors on choisit de partir pour sauver sa peau.

De réponses qui m'ont fait cogiter , pas convenu, troublée ...

Dja3zair

C'est très bien résumé ! ^^

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion