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Les "symptômes" avant la "révélation"

Témoignage
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Introspecteur Gadget (invité)

le mardi 12 janvier 2010 à 16h29

Bonjour à tous,
Pardonnez-moi pour la profusion de guillemets dans le titre, mais je ne trouvais pas de meilleurs mots pour exprimer mon interrogation.
Je ne suis pas en mesure de décrire ma situation assez précisément derechef (cela viendra bientôt), mais j'ai pu parcourir un bon nombre de fils de discussions ici, et je suis souvent tombé sur l'expérience suivante : on sait, semble t'il, que l'on est polyamoureux lorsqu'on le vit précisément (aimer plusieurs personnes !).
Ma question peut sembler étrange, mais, avec du recul, y a t'il eu des "symptômes" préalables à cette découverte personnelle ?
Si oui, lesquels ?

Merci, au passage, de l'aide que vous pouvez apportez aux lecteurs :)

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(compte clôturé)

le mardi 12 janvier 2010 à 16h36

Aïe, chacun les siens, de symptômes.

Les miens: présenter des difficultés immenses à nouer une quelconque relation en couple, tellement je me sentais incapable de vivre en monoamoureuse.

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(compte clôturé)

le mardi 12 janvier 2010 à 16h52

Huuummm… En ce qui me concerne, il n'y a pas eu de « symptômes », et pas vraiment de « révélation » non plus.

Je dirais même que viscéralement j'étais (je suis encore ?) très « mono ».

Comme des anciens doivent s'en souvenir, j'ai découvert ça par hasard et par l'intermédiaire de BohwaZ.

Ça m'est apparu comme une solution possible à une situation amoureuse un peu foireuse d'un moment, où j'étais avec une fille qui tombait amoureuse d'un autre tous les deux mois, et où elle se retrouvait à me quitter tout aussi périodiquement… et en voulant néanmoins garder des rapports amicaux avec moi, qui « dégénéraient » quand-même assez régulièrement en des trucs un peu plus physiques malgré ses rapports simultanés avec d'autres.

Et puis c'était une solution que je trouvais… psychologiquement plaisante, et cohérente avec la manière dont j'avais envie de vivre ma vie.

Du coup, j'ai beaucoup travaillé et je travaille toujours là-dessus… Et… beaucoup de choses se passent mieux, maintenant… en général. ^^
J'ai (un peu) moins de relations avec la muse qui m'a poussé à faire ce retour sur moi-même, mais ces relations se sont considérablement détendues et embellies.

Maintenant, de mon côté je me permets de regarder et de toucher ailleurs sans problème alors que ça ne me venait juste pas à l'esprit avant. De son côté à elle, plus de peur de me faire mal pour une parole ou une caresse « de travers ».

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Profil

Siestacorta

le mardi 12 janvier 2010 à 17h03

Je crois que j'ai jamais été profondément mono.

Quand j'étais ado, une des raisons qui faisaient que je voulais pas déclarer mes sentiments à quelqu'une, c'est que je craignais de renoncer à toutes les autres.
Et en ne renonçant à rien, j'ai rien eu, jusqu'à très tard !

LE symptome, donc, c'était que, célibataire ou en couple, j'ai continué à désirer d'autres filles, et surtout, à penser que c'était sûrement faisable et pas nécessairement mauvais, ni uniquement libidineux.

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Introspecteur Gadget (invité)

le mardi 12 janvier 2010 à 17h21

Merci de vos réponses,
Je sens qu'en fait le fil de cette discussion va me permettre de dévoiler peu à peu ce que je ressens, et c'est très bien.
Il faut noter, en préambule, que je suis un assez jeune homme (26 ans), qui, à cause d'une relation tumultueuse, en vient à se poser beaucoup de questions sur soi.

Clémentine :
"Aïe, chacun les siens, de symptômes.
Les miens: présenter des difficultés immenses à nouer une quelconque relation en couple, tellement je me sentais incapable de vivre en monoamoureuse."

L'impossibilité de nouer une relation amoureuse durable - ou plutôt l'incapacité à rester sincère et authentique dans une relation durable - est le point qui a suscité ce début d'introspection. Simplement, je ne peux pas affirmer m'être senti incapable de vivre en monoamoureux, tant je me suis conformé mentalement à "rester dans le droit chemin". Seulement, je constate bien que cela fait naître en moi une frustration et des angoisses de plus en plus importantes. J'ai vécu cela par deux fois : lors de ma première relation sérieuse (2 ans), et dans celle que je vis aujourd'hui (depuis 3 ans).

BenjaminL :
J'avoue qu'à première vue, j'ai l'impression d'avoir un profil similaire à la femme dont tu parles.
Je ne recherche pas de "révélation"; à vrai dire je crois que cela serait une "solution assez facile" pour moi, cela permettrait à mon psychisme de s'alléger d'une certaine culpabilité. J'entends bien qu'il ne faut pas se sentir coupable des émotions que l'on ressent, des attirances diverses (etc ...), je sais simplement d'expérience que ma psychologie a tendance à rapidement identifier un "phénomène" et à se l'attribuer, cela lui permet de me déresponsabiliser, me conduisant irrémédiablement à arrêter rapidement tout travail d'introspection. En clair, j'arrête de chercher à me comprendre parce que je me satisfais de me classer dans telle ou telle case, en me disant "c'est comme ça", et en pensant "Carpe Diem".

Si je vous interroge sur les symptômes, c'est parce que je ne peux pas me considérer comme polyamoureux, n'ayant jamais vécu d'amours multiples. Seulement, je sens bien que bon nombre de mes pensées, de mes envies, et parfois de mes actes (ceux qui passent au travers du filet de mon auto-censure) jouent beaucoup dans ma peur de l'engagement.

Et, de manière évidente, je ne pense pas que peur de l'engagement signifie polyamour, il y a toute une foultitude de choses annexes que je décrirais sans doute par la suite ...

Enfin bref (désolé je perds le fil, je fais plusieurs choses en même temps), j'essaie simplement de mettre en avant le fait qu'aujourd'hui je suis en phase d'introspection (pour des raisons diverses et variées, j'ai le sentiment de n'avoir jamais pensé "sur moi" au cours de ces 10 dernières années), et que mes questions ici sont une des formes d'investigations personnelles pour essayer d'éclairer ma lanterne.

Désolé pour ce propos si décousu :)

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Introspecteur Gadget (invité)

le mardi 12 janvier 2010 à 17h31

SiestaCorta :
"Je crois que j'ai jamais été profondément mono.
Quand j'étais ado, une des raisons qui faisaient que je voulais pas déclarer mes sentiments à quelqu'une, c'est que je craignais de renoncer à toutes les autres.
Et en ne renonçant à rien, j'ai rien eu, jusqu'à très tard !"

A vrai dire, je me sens à la fois très proche et très éloigné de ce que tu dis.
Pour expliquer rapidement, au début d'une relation avec une fille, j'ai toujours été un précoce sentimental, au sens où j'en venais très vite à dire "Je t'aime", sans que ce soit réfléchi, ça sortait comme ça à un moment, sous la violence d'une impulsion intérieure. Et, chaque fois, je crois bien que je le ressentais sincèrement. Cependant, chaque fois aussi, dans l'heure qui suivait, je me sentais mal à l'aise, me sentant enfermé dans cette phrase prononcée, comme engagé envers la personne (je sais, cela est passablement idiot).
Mais dés qu'il s'agit de parler d'une forme d'engagement (mariage, emménager ensemble dans une autre ville etc ...), j'ai cette sorte de crainte issue des tripes de laisser paraître une assurance de durabilité alors que cette forme d'engagement me semble synonyme de renoncement et de frustration.

"LE symptome, donc, c'était que, célibataire ou en couple, j'ai continué à désirer d'autres filles, et surtout, à penser que c'était sûrement faisable et pas nécessairement mauvais, ni uniquement libidineux."
Là je colle à 100%.
Je n'ai cependant jamais pensé que c'était faisable. Ma compagne demande l'exclusivité tant dans les actes, les pensées et les fantasmes, et les sentiments.

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(compte clôturé)

le mardi 12 janvier 2010 à 17h35

À propos de l'importance des « je t'aime », voilà un article de Françoise Simpère qui peut être assez déculpabilisant pour les tiens. :)

fsimpere.over-blog.com/article-je-t-aime-moi-non-p...

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Profil

LuLutine

le mardi 12 janvier 2010 à 17h40

Introspecteur Gadget
Et, de manière évidente, je ne pense pas que peur de l'engagement signifie polyamour

Surtout que nombre de polyamoureux te diront (à mon avis) que vivre des amours pluriel(le)s* ne signifie pas moins d'engagement mais au contraire plus d'engagements !

Ben oui, quelque part tu t'engages à être là pour plusieurs personnes au lieu d'une (même si tu ne seras pas toujours là, en cas de coup dur par exemple, on peut s'attendre raisonnablement à ce que tu réagisses).
C'est un peu comme avoir plusieurs "meilleurs amis" ou plusieurs enfants...tu prends un engagement égal envers tous, et en général cet engagement est loin d'être petit !

* (je mets les deux orthographes comme ça Françoise n'est pas jalouse de Guilain, et inversement ^^ !)

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Profil

LuLutine

le mardi 12 janvier 2010 à 17h42

Sinon pour répondre au sujet initial du fil, mes symptômes ont été le fait que j'aimais deux hommes ^^ (même si je n'avais de relation amoureuse qu'avec un seul).

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Profil

titane

le mardi 12 janvier 2010 à 20h26

c'est original de revenir au sujet initial du fil... c'est nouveau cette façon de forumer ?

je prends note !!

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Profil

Junon

le mardi 12 janvier 2010 à 21h19

C'est ironique, Titane?

Pour te répondre Introspecteur Gadget (j'adore!), après un très long passage mono (9 ans quand même), j'ai eu une liaison sexuelle, quelques aventures de moins en moins à usage purement sensuel puis je suis tombée amoureuse d'une autre.
Autre avec laquelle j'ai vécu une belle histoire de quelques mois...ce qui m'a obligé à reconsidérer ma conception de l'amour et des relations amoureuses.

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(compte clôturé)

le mardi 12 janvier 2010 à 21h23

Je vais finir par me sentir sérieusement atypique, par ici. :P

Suis-je donc le seul à m'être tourné vers les amours pluriels de manière réflexive et a posteriori, plutôt que de manière essentiellement instinctive ?

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 12 janvier 2010 à 21h34

Bonsoir à toi, le courageux introspecteur, et bienvenu.
Mes symptômes à moi, c'était une sensation d'étouffement. Tout simplement. Physique et mental. J'ai été en couple pendant 4 ans, de 19 ans à 23 ans, et j'avais cette sensation d'étouffement chaque fois que je pensais que : si j'avais envie d'un autre homme, je n'aurai pas d'autre choix que tromper mon compagnon ou le quitter. C'était aussi basique que ça. Avoir envie d'un autre homme me paraissait une possibilité évidente dans toute une vie, d'autant plus que mon compagnon avait des soucis de santé et ne pouvait me rendre heureuse au lit. Pourtant je l'aimais.
Et puis je l'ai quitté, les reflexions ont suivies leurs cours, maintenant j'ai 28 ans, je suis de nouveau dans un couple monogame, bref bref bref...mais au moins j'ai compris et découvert un truc vraiment puissant. Qui oblige aussi à travailler sur soi dans d'autres domaines que la ou les relations que l'on a. (c'est là que je bloque lol).
Pour finir, quand je lis ça : "Ma compagne demande l'exclusivité tant dans les actes, les pensées et les fantasmes, et les sentiments. " Je me permets de dire que même en tant que monogame, et même d'un point de vue de femme, c'est de l'extrémisme...on ne peut pas demander de l'exclusivité de pensées et de fantasmes. :-)

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Profil

titane

le mardi 12 janvier 2010 à 21h45

ce ne sont pas des symptomes ça...aimer deux personnes ! c'est la condition, le processus et la finalité même !!!

J'adore la simplicité vous avez remarqué ?

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Profil

ERIC_48

le mardi 12 janvier 2010 à 21h52

Ta question c'est : Quels sont les symptômes qui caractérisent les gens normaux ?
Ma réponse : Ils sont normaux !

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Profil

titane

le mardi 12 janvier 2010 à 21h56

ça c'est un symptome ouais... tu dois avoir de la fièvre toi !

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Profil

titane

le mardi 12 janvier 2010 à 21h59

réflexif...; instinctif... ouais... au fait c'est quoi de l'amour réflexif ? quand on appuie là... hop ! par réflexe ça se dresse ??

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Profil

ERIC_48

le mardi 12 janvier 2010 à 22h05

Bonsoir,
Je précise quand-même que personnellement ça m'est devenu évident lorsque vers 18 ans je courais après une fille qui était amoureux d'un autre qui n'était pas là physiquement mais qui était par contre bien ancré dans sa tête. J'attendais patiemment mon heure. Au bout d'un moment, je me suis aperçu que j'étais d'accord pour qu'elle fasse (et surtout qu'elle ressente) ce qu'elle voulait, pourvu que je sois libre de mon côté de continuer ma vie au lieu de l'attendre, sans pour autant la sortir de mon coeur.

Depuis ce jour là, je ne suis plus jamais revenu en arrière sur cette façon de voir, pourtant, il y avait des pressions, c'est le moins que l'on puisse dire... et je ne peux pas dire que cette phylosophie m'ait apporté quelque chose d'autre que des ennuis, mais va savoir pourquoi, je ne la quitte pas (cette philosophie), et pourtant je ne lui ai pas promis fidélité ni amour éternel, c'est naturel !

Pour finir la petite histoire, qui n'a rien à voir avec le sujet, au bout d'un moment, la fille a finit par coucher une fois avec moi mais sans amour ni lendemain, ce qui m'a littéralement détruit. Et elle m'a même reproché de ne pas lui avoir dit que je l'aimais. Il est vrai que j'attendais que ce soit réciproque, qu'elle m'excuse du peu. Je l'ai garder dans mon coeur pendant 15 bonnes années sans quasiment la revoir. Et dans ma tête, elle est toujours là, la preuve, je parle d'elle...

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Profil

ERIC_48

le mardi 12 janvier 2010 à 22h09

D'accord, ce n'est pas un symptôme d'être normal, c'était juste pour dire qu'il ne fallait pas considérer que c'était une maladie, et qu'il n'y avait donc pas à proprement parler de symptôme.

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Profil

titane

le mardi 12 janvier 2010 à 22h17

bien dit... je suis bien d'accord... par contre étudier les symptomes de l'amour multiple non pas comme maladie, mais comme énergie... comment devrait-on dire alors ?

"manifestations" ?

l'amour multiple peut devenir maladif lorsqu'il est mal vécu...

on a une docteur ici on pourrait lui demander ?

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