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Entrée tâtonnante en polyamour... et sortie ?

Jalousie
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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 18h35

bonjour à toustes

voici mon histoire. Après des années de monogamie, je suis tombé amoureux d'une autre personne que la mère de mes enfants ; cette relation n'a pas été possible mais m'a poussé à ouvrir mon couple et m'a conduit, dans l'ivresse de ces événements, à me croire polyamoureux, ou du moins à me croire en train de basculer vers le polyamour. Ce qui s'est avéré plus compliqué, j'y viens dans une minute.

Ivre, donc, j'ai d'abord commencé 2, 3, 4 relations parallèles. Mais rapidement ces relations se sont avérées très inégales, car je suis tombé follement amoureux d'une de ces femmes, qui venait elle-même de sortir de la monogamie, mais pour se tourner vers le célibat (alors que je reste avec la mère de mes enfants). Au bout de quelques mois, après que j'ai été absent pendant plusieurs semaines, elle m'a fait part de deux relations (sexuelles) qu'elle venait d'avoir avec deux hommes peu de temps auparavant et qui étaient en train d'ouvrir à autre chose, des sortes d'amitiés ou d'amour. En effet, elle se voit comme polyamoureuse. A ma grande surprise, j'ai été saisi par une grande jalousie. J'ai été anéanti, le lui ai dit, et finalement elle m'a proposé d'interrompre toute relation sexuelle et tout mot amoureux avec ces deux personnes, tout en continuant de les voir, en continuant les discussions intellectuelles ou amicales qu'elle avait avec elles. De mon côté, je me suis mis à détester profondément ces deux personnes. Et après que tout n'ait été qu'amour dans ma vie, s'est installé un mélange de peur, de colère et de tristesse, un peu comme l'autre facette, l'ombre si on veut de cet amour merveilleux et passionné.

Tout en prenant cette direction, cette femme a explicitement choisi de ne pas me demander, par exemple, d'arrêter de voir les autres femmes que je voyais par ailleurs, considérant que d'abord ça ne la regardait pas, ensuite que ça ne l'intéressait pas. Sauf que moi, ça faisait quelque temps que je n'avais plus tellement envie de les voir sexuellement, ces autres personnes, aussi mes relations avec elles sont restées de la même nature (amicales, tendres, etc) mais sans sexualité. A vrai dire pas tout à fait : j'ai quand même eu des relations sexuelles avec ces personnes, d'abord en partie par colère et ensuite pour voir ce que cela me faisait, et pour rapidement constater que ces relations sexuelles ne changeaient pas grand chose à ce que je ressentais pour celle que j'aimais (un argument qui devrait en théorie m'aider à accepter ce qu'elle me demande, mais dans les faits pas du tout).

Aujourd'hui j'en suis toujours à peu près au même point. Mon esprit et mon coeur sont en guerre civile. Mon esprit est polyamoureux, mais mon coeur est jaloux, exige l'exclusivité (alors même que je ne suis pas en mesure de l'offrir, ce qui scandalise mon esprit). Car l'idée qu'elle pourrait aller dans d'autres bras m'est insupportable, me met dans des états de panique insurmontables. Après quelques années de psychanalyse j'ai quand même quelques éléments pour comprendre d'où vient tout ça ; mais ça ne change pas énormément de choses sur le plan pratique. Mon esprit voudrait accepter tout ce qu'elle me demande. Réapprendre l'amour avec elle, vivre ce que j'ai à vivre avec elle, et la laisser libre de voir d'autres personnes, dont elle me dit, sans que j'arrive à y croire tout à fait, qu'elles ne seront jamais en concurrence avec moi. Je tente pas mal de choses, qui se contredisent parfois, mais au final mon coeur gouverne : la seule direction bien claire de tout ce que je fais et dis, consiste à tenter de créer chez mon amoureuse un attachement qui la poussera à accepter un peu plus longtemps l'exclusivité que je lui demande, puis à réduire les autres relations qu'elle pourrait avoir avec d'autres que moi à pas grand chose, le moins possible, si possible à rien du tout...

Voilà donc que je me dis que je vais sans doute échouer mon entrée en polyamour car je ne me vois pas très bien progresser pour l'instant, disons que ça n'est pas très spectaculaire en tous cas. Que mon esprit va donc briser mon coeur et que je vais devoir renoncer à cette relation passionnée. Puis lécher mes blessures et me demander si la monogamie n'était pas plus simple après tout.

Ce récit en scandalisera peut-être quelques un-e-s parmi vous, suscitera peut-être de l'empathie chez d'autres. Je voudrais savoir si d'autres que moi, plus expérimenté-e-s, sauraient porter un diagnostic, livrer quelques conseils. Car je suis complètement perdu.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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bonheur

le dimanche 10 mars 2019 à 18h56

Diagnostic, conseils, non. Je ne suis pas compétentes.

Je n'ai pas tout compris et là n'est pas l'essentiel. Les actes sont une choses, leurs résultantes sur toi en est une autre et je pense avoir cerné celle-ci. Me concernant donc, l'empathie oui, scandalisée non.

Sur un autre fil de discussion où tu as je crois réagi, il est question d'équilibre. Tu opposes ton intellect à ton émotionnel. J'aurai tendance à dire, ne les oppose pas. Oui, tu peux vivre certaines choses et pas d'autres. Comme tout humain tu as un système émotionnel et celui-ci s'est révélé, réveillé et c'est une belle chose. Etre poly, c'est aussi l'ouverture pour toutes les personnes aimées. Celles qui le désirent, qui le ressentent ainsi.

C'est peut être plus dans la façon que cette amoureuse a de ne pas vouloir t'entretenir de ces autres relations qui pose problème plus que le fait même qu'elle en est ? Je ne sais pas, c'est une piste de réflexion.

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DisKovery

le dimanche 10 mars 2019 à 18h59

Bonsoir Castaneda
Deux choses me viennent à l'esprit à la lecture de votre message.
- Quid de votre compagne historique, où est sa place pour vous dans tout cela ?
- je n'ai pas le sentiment que l'on "choisisse" d'être ou non polyamoureux. Je vois plutôt cela comme une évidence qui s'ouvre à vous un jour et avec laquelle il vous faut apprendre à vivre, ou plutôt à renaître.

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bonheur

le dimanche 10 mars 2019 à 19h08

DisKovery
je n'ai pas le sentiment que l'on "choisisse" d'être ou non polyamoureux. Je vois plutôt cela comme une évidence qui s'ouvre à vous un jour et avec laquelle il vous faut apprendre à vivre, ou plutôt à renaître.

(+) je l'ai vécu comme ça en tout cas.

C'est la partie que je n'ai pas compris, la place de la compagne historique... elle ne semble pas faire partie de l'équation ?

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 20h42

bonheur
Diagnostic, conseils, non. Je ne suis pas compétentes.

Je n'ai pas tout compris et là n'est pas l'essentiel. Les actes sont une choses, leurs résultantes sur toi en est une autre et je pense avoir cerné celle-ci. Me concernant donc, l'empathie oui, scandalisée non.

Sur un autre fil de discussion où tu as je crois réagi, il est question d'équilibre. Tu opposes ton intellect à ton émotionnel. J'aurai tendance à dire, ne les oppose pas. Oui, tu peux vivre certaines choses et pas d'autres. Comme tout humain tu as un système émotionnel et celui-ci s'est révélé, réveillé et c'est une belle chose. Etre poly, c'est aussi l'ouverture pour toutes les personnes aimées. Celles qui le désirent, qui le ressentent ainsi.

C'est peut être plus dans la façon que cette amoureuse a de ne pas vouloir t'entretenir de ces autres relations qui pose problème plus que le fait même qu'elle en est ? Je ne sais pas, c'est une piste de réflexion.

Bonjour et merci pour votre réponse. Pardon si tout n'était pas compréhensible. Quand j'oppose mon esprit à mon coeur, bah c'est quand même un peu comme ça que ça se fait malgré moi. Intellectuellement, presque politiquement, je serais assez partisan du polyamour ou de quelque chose dans le genre. Mais je suis surpris par mes propres émotions, je vois un truc resurgir que je ne soupçonnais pas vraiment, qui me renvoie des années et des années en arrière. Donc moi je veux bien ne pas opposer intellect et émotions, mais j'y arrive pas trop...

Sinon cette amoureuse me parle assez ouvertement de ces relations (à ma demande). Je préfère en savoir un maximum à vrai dire, et je pense qu'elle me dit l'essentiel.

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 20h48

DisKovery
Bonsoir Castaneda
Deux choses me viennent à l'esprit à la lecture de votre message.
- Quid de votre compagne historique, où est sa place pour vous dans tout cela ?
- je n'ai pas le sentiment que l'on "choisisse" d'être ou non polyamoureux. Je vois plutôt cela comme une évidence qui s'ouvre à vous un jour et avec laquelle il vous faut apprendre à vivre, ou plutôt à renaître.

Bonsoir et merci pour votre message. Ma présentation était très incomplète, en effet ma compagne historique joue un rôle central là dedans, mais finalement sans que je ne sois confronté à de gros problèmes de ce côté et c'est pourquoi je n'en ai pas parlé dans mon message initial. Elle a été d'accord pour ouvrir notre relation, sans difficulté, mais veut en savoir un minimum à ce stade : pas de noms, pas de détails. Je voudrais en dire plus, mais je pense que dans un premier temps c'est normal. Elle s'adapte à la situation en prenant elle-même ses libertés, mais moi non plus je veux simplement savoir qui elle voit, sans savoir ce qui se passe. Et je ne suis pas jaloux pour le moment.

Choisit-on d'être polyamoureux ? Si cela s'impose à vous comme une évidence, tant mieux pour vous. C'est probablement ce qui est arrivé à mon amoureuse (celle qui est au centre de mon message initial). Dans mon cas, ce qui m'est tombé dessus c'est l'amour tout simplement, le polyamour est venu ensuite comme un arrangement possible pour mettre cet amour dans ma vie, sans y abîmer les autres amours. Sauf que me voilà confronté à ma propre jalousie, sans savoir vraiment quoi en faire.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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DisKovery

le dimanche 10 mars 2019 à 21h28

Le polyamour n'est pas une version "upgradée" de l'amour. Je suis tenté de vous poser la question suivante en toute bienveillance : si le choix d'une vie de polyamoureux ne vous rend pas plus heureux et en phase avec qui vous êtes profondément. Pourquoi serait-ce la voie à suivre ?
Ce que je nomme "le constat d'une évidence" ne signifie absolument pas que, de facto tout est simple, fluide, limpide. Bien au contraire.
J'ai moi même trouvé ici des personnes exprimant avec honnêteté, humilité, intelligence les différents états de l'amour, qu'ils soient pluriels ou non. Cependant toutes les expériences du monde ne sauront (selon moi) satisfaire votre besoin de réponses car toutes ces réponses sont déjà en vous... Nous ne pourrons que vous aider à cheminer vers elles.
Losrque mon épouse me parle de son deuxième amoureux, j'ai ressenti de la jalousie uniquement lorsqu'elle dissimulait et/ou n'assumait pas encore ses sentiments. Je veux dire par là qu'étant moi même très prompt à communiquer et à l'aise avec mes émotions, son flou émotionnel me déstabilisait car il réveillait en moi la peur de la perdre. J'ai dû apprendre à apprivoiser et composer avec mes peurs afin de lui laisser le temps nécessaire pour verbaliser ce que nous vivions.
Quant à mon "autre" amoureuse, il a pu m'arriver d'être plus viscéralement jaloux lorsqu'elle faisait état d'autres hommes qui suscitaient son intérêt et où lui témoignaient des sentiments qui me laissaient craindre que je pourrais sortir de son cœur. Le temps et les dialogues croisés, parfois tourmentés mais toujours respectueux ont fait leur office et chacun de nous 4 a pu trouver sa place et l'équilibre qui lui convient...pour l'instant.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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HeavenlyCreature

le dimanche 10 mars 2019 à 21h48

castaneda

Ce récit en scandalisera peut-être quelques un-e-s parmi vous, suscitera peut-être de l'empathie chez d'autres. Je voudrais savoir si d'autres que moi, plus expérimenté-e-s, sauraient porter un diagnostic, livrer quelques conseils. Car je suis complètement perdu.




Message modifié par son auteur il y a 3 heures.

Qui pourrait être scandalisé par tant de franchise et de lucidité. Selon moi, ce que tu ressens est on ne peut plus normal, et tu as le mérites de te remettre sincèrement en question. Pour ce qui est des conseils et des solutions, malheureusement, j'en suis à peu près tjs au même stade : tiraillée entre le corps et l'esprit. La jalousie est tjs la bête noire contre laquelle je n'ai pas encore gagné. Je crois que de comprendre les racines de ce mal (c'est à dire considérer que la jalousie n'est que l'expression d'une autre insécurité) est le 1er pas vers l'acceptation. Très beau récit en tous cas, je te souhaite bien du courage

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bonheur

le dimanche 10 mars 2019 à 22h47

Castaneda
Donc moi je veux bien ne pas opposer intellect et émotions, mais j'y arrive pas trop...

Ce que je vais dire te semblera sans doute peu plausible. Laisse vivre les deux. Ce sont deux symptomatiques différentes. Quand deux possibilités sont incompatibles, il faut les séparer. Ton intellect a lieu d'être et exprime le. Ton émotionnel a lieu d'être et exprime le. Si ton émotionnel te parait moins clair de ta raison (si c'est le cas, je ne suis pas en toi), concentre toi sur son extériorisation. Si ça te met en colère, frappe (si tu n'es pas boxeur, utilise un coussin représentatif) ou crie (au milieu de la nature si tu as des voisins). Tout comme il existe la rigologie, il devrait exister la rageologie.

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bonheur

le dimanche 10 mars 2019 à 22h54

En tout cas, je crois que tu devrais adressé aussi ces flous à ta compagne de vie. Elle mieux que tout le monde peut être présente pour toi.

Aussi, je confirme que le polyamour n'a pas pour vocation une quelconque simplification, mais alors pas du tout. Quelque soit le domaine, dès que tu sors de la norme, plus rien n'est simple. L'amour est compliqué, alors plusieurs...

Je rejoins beaucoup ce qu'indique DisKovery

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 23h14

DisKovery
Le polyamour n'est pas une version "upgradée" de l'amour. Je suis tenté de vous poser la question suivante en toute bienveillance : si le choix d'une vie de polyamoureux ne vous rend pas plus heureux et en phase avec qui vous êtes profondément. Pourquoi serait-ce la voie à suivre ?
Ce que je nomme "le constat d'une évidence" ne signifie absolument pas que, de facto tout est simple, fluide, limpide. Bien au contraire.

Oui en effet c'est bien la question que je (me) pose : le polyamour pourrait bien ne pas être fait pour moi. Mais comme vous le dites aussi, croire qu'on n'est "pas fait pour ça" parce que c'est compliqué, c'est comme ne pas voir que le choix du polyamour est par nature compliqué. Comme le dit bonheur, "le polyamour n'a pas pour vocation une quelconque simplification, mais alors pas du tout".

Même si sans doute, comme vous dites, toutes les réponses sont déjà en moi, je ne les ai pas encore trouvées alors merci pour ces indications personnelles. C'est un réconfort. Mon problème est que j'ai parfois l'impression que la jalousie est quasi aussi présente dans ma vie désormais que l'amour, qu'elle est entrée dans ma vie et qu'elle y occupe une bien plus grande place maintenant qu'à l'époque où j'étais monogame (et où je m'ennuyais ou sublimais tous mes désirs au lieu de les vivre réellement ah ah ah). Peut-être ne faut-il que prendre le temps de voir. Mais comme je me sens assez isolé, entouré que je suis de monogames super straights avec qui il est difficile de parler, bah voilà je suis venu sur ce site pour causer un peu...

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 23h17

bonheur
Ce que je vais dire te semblera sans doute peu plausible. Laisse vivre les deux. Ce sont deux symptomatiques différentes. Quand deux possibilités sont incompatibles, il faut les séparer. Ton intellect a lieu d'être et exprime le. Ton émotionnel a lieu d'être et exprime le. Si ton émotionnel te parait moins clair de ta raison (si c'est le cas, je ne suis pas en toi), concentre toi sur son extériorisation. Si ça te met en colère, frappe (si tu n'es pas boxeur, utilise un coussin représentatif) ou crie (au milieu de la nature si tu as des voisins). Tout comme il existe la rigologie, il devrait exister la rageologie.

ah ah, oui c'est un peu ce que je fais actuellement en fait, je crois. J'exprime beaucoup ma jalousie, de plein de manières, pour l'instant sans faire de boxe. Mon amour aussi. Mais la jalousie, c'est l'enfer.

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 23h18

bonheur
En tout cas, je crois que tu devrais adressé aussi ces flous à ta compagne de vie. Elle mieux que tout le monde peut être présente pour toi.

Malheureusement non. D'abord parce qu'elle ne veut pas en entendre parler. Ensuite parce que ça me paraît un peu limite d'aller se plaindre à une amoureuse de la jalousie que nous fait ressentir une deuxième, non ?

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castaneda

le dimanche 10 mars 2019 à 23h27

HeavenlyCreature
malheureusement, j'en suis à peu près tjs au même stade : tiraillée entre le corps et l'esprit. La jalousie est tjs la bête noire contre laquelle je n'ai pas encore gagné. Je crois que de comprendre les racines de ce mal (c'est à dire considérer que la jalousie n'est que l'expression d'une autre insécurité) est le 1er pas vers l'acceptation.

Merci pour ton message. C'est aussi ce que je pense (il faut travailler les raisons profondes de la jalousie avant de faire quoi que ce soit). Mais j'ai parfois l'impression que je pourrais très bien progresser dans cette compréhension, sans nécessairement progresser dans ma capacité à cohabiter avec cette bête noire. Un peu comme ces gens qui aiment beaucoup les chiens, mais ne s'habitueront jamais à en avoir un chez soi, devoir le sortir, le nourrir, lui dire de se taire plusieurs fois par jour et le mettre dans sa niche tous les soirs.

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HeavenlyCreature

le dimanche 10 mars 2019 à 23h42

castaneda
Merci pour ton message. C'est aussi ce que je pense (il faut travailler les raisons profondes de la jalousie avant de faire quoi que ce soit). Mais j'ai parfois l'impression que je pourrais très bien progresser dans cette compréhension, sans nécessairement progresser dans ma capacité à cohabiter avec cette bête noire. Un peu comme ces gens qui aiment beaucoup les chiens, mais ne s'habitueront jamais à en avoir un chez soi, devoir le sortir, le nourrir, lui dire de se taire plusieurs fois par jour et le mettre dans sa niche tous les soirs.

Ne sous estime pas ta capacité à évoluer c'est aussi par l'action (le corps donc) qu'on évolue, donc fais face à ta bête noire, affronte là, n'essaie pas de la vaincre que par l'esprit en te posant 1 milliard de questions, pcq ça ne se situe pas (uniquement) à un niveau de compréhension rationnelle. Dis toi que tu n'en mourras pas. Je pense que c'est comme pas mal de chose, c'est en s'y frottant qu'on s'y habitue. Et continue surtout dans parler ici, et à l'amoureuse en question.

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DisKovery

le lundi 11 mars 2019 à 07h20

castaneda
Malheureusement non. D'abord parce qu'elle ne veut pas en entendre parler. Ensuite parce que ça me paraît un peu limite d'aller se plaindre à une amoureuse de la jalousie que nous fait ressentir une deuxième, non ?

Je rebondis sur cette réflexion car elle me fait directement écho. Notre "QUAD" polyamoureux a aujourd'hui trouvé son équilibre. Cependant, durant toute la période de déconstruction de nos couples historiques, nos cœurs ont fait les montagnes russes !
Nous ne sommes pas tous égaux pour verbaliser les mots et maux du coeur. Pourtant nous avons dû apprendre à nous confier, partager nos doutes, nos peurs et nos douleurs. C'était une nécessité vitale.
J'ai beaucoup soutenu mon épouse qui alors vivait difficilement d'être amoureuse aussi d'un autre homme qui lui à contrario s'exprimait peu sur ce terrain. Etrangement, je me suis senti "honoré" de soutenir la femme que j'aime depuis 20 ans des peines de cœur dont je n'etais pas responsable. C'était pour moi le témoignage d'une confiance et d'un amour indéfectibles. Cela m'a aussi permis de prendre la mesure des difficultés auxquelles chacun de nous faisait face. Et ainsi d'avancer sur mes propres difficultés, mes peurs pour enfin les dominer ou tout du moins ne plus les nourrir.

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bonheur

le lundi 11 mars 2019 à 10h05

castaneda
Malheureusement non. D'abord parce qu'elle ne veut pas en entendre parler. Ensuite parce que ça me paraît un peu limite d'aller se plaindre à une amoureuse de la jalousie que nous fait ressentir une deuxième, non ?

Le voilà le déséquilibre. Sans compersion du tout, le polyamour revient à nager uniquement où on n'a pas pied... au bout d'un moment, on boit la tasse... puis on se noie. Ce doit être fatigant.

Tu devrais lire "compersion, transcender la jalousie en polyamour" d'Hypatia From Space.

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castaneda

le lundi 11 mars 2019 à 11h36

bonheur
Tu devrais lire "compersion, transcender la jalousie en polyamour" d'Hypatia From Space.

Merci pour cette référence. Je vais essayer de trouver (là pour l'instant je ne trouve pas, aurais-tu un lien ?).

A vrai dire la compersion ça me paraît totalement inatteignable, du moins sans s'être auparavant détaché. La compersion, j'ai l'impression, ça suppose de pouvoir situer la personne que tu aimes et la relation singulière que tu as avec elle dans un truc beaucoup plus vaste, quelque chose comme l'amour en général qui serait toujours une bonne chose, en ce sens ça ressemble à une sorte de sentiment de sublime (comme quand tu imagines ta place dans l'univers). Pour en être à ce stade, il faut être sorti de la passion amoureuse il me semble. Or quand tu es dans une passion amoureuse, par principe tu n'es pas détaché-e, tu es emporté-e par un truc que tu ne maîtrise pas bien. Tu régresses, tu es assailli par tes peurs primitives. Et en même temps tu es ivre de cette puissance des sentiments. J'ai l'impression que pour arriver à cette fameuse compersion, qui ressemble à une forme de sagesse, je dois d'abord guérir d'une maladie dont je ne veux pas guérir, la passion amoureuse qui a un côté pathologique mais qui, indéniablement, doit bien faire partie de l'amour.

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bonheur

le lundi 11 mars 2019 à 11h42

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bonheur

le lundi 11 mars 2019 à 11h51

D'une certaine façon, tu n'as pas tort dans ce descriptif. La compersion est valorisée quand elle fait boule de neige. Mais oui, c'est un peu cela, quelque chose de plus vaste que ton ressenti et qui "contamine" les personnes qui t'entourent et qui t'aiment. Ton bonheur fait le leur !

Par contre, si tu contamines plus sur ce que tu vis mal que sur ce bonheur (NRE ou pas) qui devrait t'envahir, alors c'est que toi, tu te focalises sur ce qui ne va pas. Les autres ne peuvent pas être heureux pour toi si toi tu ne l'es pas.

En fait, à la base, je parlais du désintérêt de ta compagne. Si tu ne peux pas exprimer avec la personne avec qui tu passes le plus de temps... comment en effet être dans un cercle d'acceptation que demande l'amour.

Tu tiens trop compte de ce côté NRE (à mon sens, je ne suis pas en toi et te connait peu). Tu n'utilises pas ses bienfaits. Moi en NRE, je pourrai me battre contre un lion à main nue :-D . Ca m'énergise plus que de raison et j'utilise cette énergie pour aussi aimer les autres personnes, et les métamours... Lorsque l'on est en NRE, on a justement cette capacité (enfin moi je l'ai) de bouffer du lion et de répandre l'amour autour de soi. On électrise, on rayonne... Sauf que si les personnes de notre entourage tournent le dos à cela, on rayonne dans le vide et on se sent inutile.

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