Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Réactions à l'événement

Soirée Open kiss & polysensuelle

#
Profil

ScottBuckley

le mercredi 21 août 2013 à 13h03

Geraldin-e

Merci GreenPixie de lancer ce genre d'événements.

Pour moi ce genre de soirée "polycontacts" me paraît aller tout à fait dans le sens du polyamour.

Car j'imagine qu'on peut arriver à se toucher simplement, sans arrière pensée et sans crainte, qu'il y ait ou pas des états d'amitié ou amoureux entre les personnes. Comme les massages, c'est une autre communication que le dialogue verbal ou la relation sexuelle.

C'est sortir des normes qui disent toujours, surtout ici dans nos pays, que pour se toucher, s'embrasser ailleurs qu'aux endroits restreints et "convenus", il "faut" être ami.es ou amant.es.

Les normes néfastes ne sont pas seulement dans la monogamie exclusive obligatoire, mais dans la stricte exclusivité corporelle réglementée.

Merci à toi Geraldin-e, pour tes messages chaleureux et encourageants, et je plussoie (+) ta remarque sur les normes néfastes !
( ainsi un message peut parfois être tendre comme un massage, avec la langue ? :-D )

@ MetaZet :
Tu nous dis : " En fait, je trouve que ce genre de soirée est vraiment une très bonne idée, mais je pense qu'il dépasse le cadre du polyamour au sens strict. Il ne s'agit plus simplement d'affections multiples, mais de multiplier les affections, c'est-à-dire de passer d'une attitude passive — j'ai de l'affection pour quelqu'un et réciproquement : on ne s'interdit pas de manifester cette affection — à une attitude active — je créé des liens affectifs avec plusieurs personnes en passant du temps avec elles, en apprenant à les connaître, en dansant avec, en les touchant, en les massant, en les embrassant, etc. "

-->> En fait, je ne (re)connais pas de définition "stricte" du mot "polyamour", et de toute façon je cherche à explorer les univers bien plus vastes de la galaxie polyamory (le mot d'origine, qui ne signifie surtout Pas "polylove").

Polyamory, en anglais, signifie (de mémoire) : relations intimes, avec un ou plusieurs partenaires, avec éthique, honnêteté, complicité, et réciprocité des droits et devoirs
(et donc même avec une définition Si belle et si vaste, cela exclut donc : les rapports et dominations subies, les "relations tarifées", l'adultère, la polygynie, le machisme, la monogamie en série, le mythe infantile du "Finding The One I love pour le reste de la vie" / chercher sa "moitié", la routine subie, les pseudos "morales" religieuses... bref : tout ce que je déteste !). Et ça n'exclut pas le libertinage, mais ça ne le rend pas obligatoire non plus.

De nouvelles formes de relations sentimentales et-ou sexuelles peuvent ainsi naître & co-exister joyeusement !

La communication non-verbale, c'est 80 à 90% de l'ensemble de la communication entre les personnes.

Elle est là, et trop souvent à l'insu de notre plein gré, elle demeure froide, trop maladroite voire agressive.

Et donc oui, ça m'intéresse + que beaucoup d'explorer ces territoires et univers sensitifs & sensuels avec d'autres personnes ouvertes à cela, avec les respects mutuels que l'on s'accorde.

C'est même une très belle façon d'apprendre à connaître les autres, de belles âmes, quand la confiance est là (condition sine qua non pour moi).

Car j'ai envie de revenir à l'origine du mot contact (dans le sens de ' con tact : avec le toucher ' ).

Comme dans une danse-contact, qui peut être juste si touchante et sublime, entre deux êtres qui ne se connaissent pas encore (+)

Si aujourd'hui le mot ' contact ' est un peu trop galvaudé et signifie "n° ou @ dans un répertoire électronique via un écran", je suis convaincu qu'il peut malgré tout retrouver ses lettres de noblesse & de tendresses.

Notre société (de surconsommation et de surcommunication) manque, au final, profondément de vrais contacts (au sens fort, originel), or s'embrasser, se serrer dans les bras, et s'offrir des bisous et baisers dans le cou ou sur la bouche, ça n'a jamais tué personne, au contraire, et en + c'est gracieux, pas besoin d'être "riche" pour l'offrir !

Et je suis sûr que cela pourrait calmer bien des tensions, et faire du bien à beaucoup de personnes, qui aujourd'hui, pour différentes raisons, ne sont plus ' touchées ' tactilement (à cause de leur âge, de leur corps, de leur isolement / internement, ou d'une maladie, d'une Mst...), car tout le monde n'a pas l'envie ni les moyens d'avoir un kiné ou une osthéo.

' je veux vivre une vie riche,
pas une vie de riches ! '

Vive les sensations & les polycontacts réciproques, épanouissants et librement consentis !

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Anarchamory

le mercredi 21 août 2013 à 15h38

GreenPixie
@ MetaZet :
Tu nous dis : " En fait, je trouve que ce genre de soirée est vraiment une très bonne idée, mais je pense qu'il dépasse le cadre du polyamour au sens strict.
Il ne s'agit plus simplement d'affections multiples, mais de multiplier les affections, c'est-à-dire de passer d'une attitude passive — j'ai de l'affection pour quelqu'un et réciproquement : on ne s'interdit pas de manifester cette affection — à une attitude active — je créé des liens affectifs avec plusieurs personnes en passant du temps avec elles, en apprenant à les connaître, en dansant avec, en les touchant, en les massant, en les embrassant, etc. "

-->> En fait, je ne (re)connais pas de définition "stricte" du mot "polyamour"

Ce que je veux juste dire par là, c'est qu'il y a des gens qui sont tout à fait polyamoureux (qui ne se ferment pas à aimer éthiquement plusieurs personnes à la fois) mais qui sont tactilophobes avec 99% des gens, qui ne cherchent pas à aller vers les autres en terme de contact physique (sauf s'il y a une attirance physique à la base). Entendons-nous bien : je trouve ça éminemment regrettable car je vois comme toi le toucher comme un moyen de communication — hélas sous-exploité — parmi d'autres, avec tous les bénéfices que tu cites, mais de telles personnes existent, on ne peut bien sûr pas vouloir à leur place, et je ne pense pas malgré tout qu'elles soient moins polyamoureuses pour autant, la liberté amoureuse, affective, sexuelle, sensuelle, etc. étant aussi la liberté de dire "non" si on n'a pas envie (N.B. : je ne dis pas que tu n'es pas d'accord avec ça, je sais même que tu l'es, puisque tu précises : "Vive les sensations & les polycontacts réciproques, épanouissants et librement consentis !").

Pour le reste de ton propos, je suis bien sûr à 100% d'accord avec tout ce que tu dis, et que tu formules si bien. Vraiment. Je ne peux que soutenir pleinement un tel projet qui épouse parfaitement mes idées et aspirations les plus profondes. (+)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Geraldin-e

le mercredi 21 août 2013 à 16h07

Oui MetaZet, c'est sûr qu'il existe des personnes beaucoup moins tactiles. Dont l'intérêt aussi de multiplier les possibilités de communication. Ca pourrait être pour elles le chant, le débat intellectuel, des activités en commun (travail manuel, sport, jeux d'adresses...) etc.
C'est assez récemment que je mesure mieux l'importance de développer d'autres modes de communications, ouverts et non restreints seulement à quelques personnes. Auparavant, pour moi, la plupart des autres m'étaient incompréhensibles, agressifs, intrusifs (mes côtés un peu autiste et élitiste).
Je ne suis pas forcément très doué verbalement, même si je me suis améliorée. Je préfère l'écrit, et surtout l'image. Et là, récemment (malgré tout, la danse m'avait toujours interpellé), avec notamment des débuts en naturisme, et les journées à la Grange, je vois que d'autres rapports au corps existent, que les communications non-verbales sont possibles, variées, enrichissantes, etc., et sont un des moyens incitant/aidant à avancer vers la non-violence et le respect mutuel.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Anarchamory

le mercredi 21 août 2013 à 16h13

Geraldin-e
Oui MetaZet, c'est sûr qu'il existe des personnes beaucoup moins tactiles. Dont l'intérêt aussi de multiplier les possibilités de communication. Ca pourrait être pour elles le chant, le débat intellectuel, des activités en commun (travail manuel, sport, jeux d'adresses...) etc.

Ça rejoint ce que disais sauge21 à la grange : "si j'ai envie d'un câlin, il faut que je prenne conscience qu'il n'y a pas forcément qu'une seule personne qui est susceptible de me l'apporter" (bon, ce ne sont peut-être pas ses termes exacts, mais je ne pense pas avoir trahis l'idée...).

Geraldin-e C'est assez récemment que je mesure mieux l'importance de développer d'autres modes de communications, ouverts et non restreints seulement à quelques personnes. Auparavant, pour moi, la plupart des autres m'étaient incompréhensibles, agressifs, intrusifs (mes côtés un peu autiste et élitiste).
Je ne suis pas forcément très doué verbalement, même si je me suis améliorée. Je préfère l'écrit, et surtout l'image. Et là, récemment (malgré tout, la danse m'avait toujours interpellé), avec notamment des débuts en naturisme, et les journées à la Grange, je vois que d'autres rapports au corps existent, que les communications non-verbales sont possibles, variées, enrichissantes, etc., et sont un des moyens incitant/aidant à avancer vers la non-violence et le respect mutuel.

(+)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Vaniel

le jeudi 22 août 2013 à 18h40

Des câlins gratuits pour tous !!

Par rapport à cette tactilophobie que mentionne MetaZet, il y a quelque chose de culturel et de générationnel qui se joue. Je me rappelle d'une après-midi très enrichissante de free hugs à Paris pendant laquelle j'avais surtout été en contact avec des étrangers et des jeunes. D'accord, je me trouvais sur le parvis de Notre-Dame mais, même dans des lieux moins touristiques, j'avais trouvé les Français plutôt frileux comparativement aux étrangers (certes, en dehors de leur milieu habituel et en "configuration vacances"). Le plus surprenant était que un nombre non-négligeable de personnes se trouvaient embarrassées de voir, oui simplement de voir, que des free hugs avaient lieu avec enthousiasme à proximité d'eux. Certaines détournaient leurs regards et passaient devant nous comme si de rien n'était (à la manière dont se comportent certaines personnes à la vue d'une femme nue dans un espace public, cf. l'article du 19 août sur le blog d'Agnès Giard, Les 400 culs). Je dirais qu'avant même de pouvoir travailler sur de nouvelles possibilités de contacts physiques, il y aurait fort à faire avec le contact visuel. Vous avez remarqué comment les passants évitent de se regarder les uns les autres, notamment dans les grandes villes ? Ca me choque ! Et, ça me choque d'autant plus que je me retrouve régulièrement, souvent involontairement, dans cette dynamique d'évitement des contacts visuels. L'injonction "ce n'est pas bien de regarder fixement une personne" est une belle connerie bien ancrée.

J'aimerais moi aussi développer ma communication non-verbale en dehors du cercle des intimes mais souvent je me bride en me sentant, parfois certainement à tort, en milieu hostile aux contacts.

Plus j'y pense et plus je trouve que la proposition de GreenPixie est une excellente idée. Plus qu'une expérience intéressante, elle me semble être une expérience nécessaire, vitale même !

#
Profil

ScottBuckley

le jeudi 22 août 2013 à 19h25

Avec tact.

Voilà qui pourrait bien résumer l'esprit de cette future 1ère soirée polysensuelle.

En ce qui concerne les personnes et leur rapport au toucher :
> chaque personne a un rapport au tact, au tactile, au corps, aux autres, qui lui est unique (lié à son enfance, sa vie, sa culture, sa manière de prendre soin de son corps, sa manière de s'habiller, son rapport à la nudité / au sauna/hammam / au naturisme, ses relations sensuelles et-ou sexuelles, voire lié à d'éventuelles blessures ou traumas...).

Parmi nous il y a des personnes très tactiles, d'autres plus timides à ce sujet, d'autres peut-être presque tactilophobes...

Et d'autres encore qui peuvent être tout l'un Ou tout l'autre, selon les moments de la journée, selon les personnes avec lesquelles elles sont, la période de l'année (soirées, vacances...), la chaleur, selon les zones (sensibles et-ou érogènes), et en fonction de quelque chose de plus qu'essentiel : le respect et la confiance mutuelles entre elles et les autres, dans l'espace où elles se trouvent.

Sachant que cela peut évoluer (notre rapport au toucher, au visage, au corps, à la sensualité...) : une personne réservée peut devenir petit à petit plus libre voire coquine et-ou sauvage avec le temps, ... ou l'inverse :-/ !

Et donc en co-organisant cette future soirée polysensuelle, le souhait principal et d'être à l'écoute de chacun-e des personnes qui voudra être présente, pour veiller à ce qu'elle se sente en toute sérénité, et dans le droit et même le devoir de savoir dire Non ou de savoir dire Oui à toute proposition (culinaire, dansante, sensuelle...) qui lui sera présentée.

Seule la personne elle-même peut savoir ce qu'elle a envie, ce n'est surtout Pas à un ' effet de groupe ' de la forcer à danser ou à embrasser ou à être embrassée, par exemple.
C'est à elle-même de dire si elle veut essayer, ou pas.

Une telle soirée inédite est là pour favoriser de nouvelles formes d'échanges, de partages, de sensualités sereines, avec ou sans les yeux bandés (pour ouvrir l'imaginaire), mais en aucun cas à les forcer.

Sa réussite dépendra donc autant des personnes co-organisatrices... que des invité-es et des belles énergies & suggestions libres (gustatives, dansantes, sensuelles...) qu'elles amèneront avec elles :-D !

--> Vos suggestions, questions, expériences, ressources, contacts, désirs, vos remarques et messages, ici sur le forum ou par message privé, pour cette soirée ou de prochaines, sont les bienvenues !

#
Profil

ScottBuckley

le jeudi 22 août 2013 à 19h59

Merci à Vaniel et à vous pour ces messages encourageants déjà reçus, ici + par textos,
ça fait rrrrrudement plaisir :-D de voir l'accueil (et même l'euphorie pour l'une, via texto !!) offert à une telle proposition ouverte !!

@ Vaniel :
Oui, je suis d'accord avec toi, nos regards sont parfois fuyants, comme si on avait peur de ce que cela pourrait provoquer en nous (des désirs ?).

Comme quoi, on n'a pas besoin de porter de voiles pour se masquer la vue ou le corps, il suffit de s'autocensurer (le poids des religions collectives, ces expertes en frustration et en compression de nos cerveaux et de nos libidos, > sur notre culture personnelle ?) .

Vivement que l'on continue à s'en libérer nous-mêmes !

En tout cas, si le sud-est de la France en octobre cela fait trop loin pour toi, j'espère que tu serais motivé par une telle soirée du côté de Paris fin 2013 (avant le 32 décembre ;) ) ou début 2014, qui sait ? Tes ami-es de confiance y seraient les bienvenu-es (+)
( * Nb : et suis vraiment Ravi de t'avoir revu, à la Grange cet été, et puis ça change de la cave du bubble bar )

#
Profil

Vaniel

le vendredi 23 août 2013 à 02h39

En réfléchissant à des suggestions pour la soirée en question, j'ai commencé à imaginer une soirée, ou une première partie de soirée, sans aucune parole. Et, pourtant, cette soirée ne serait pas, mais alors pas du tout, silencieuse.

J'espère que vous y trouverez quelques idées à prendre et que je ne me rendrais pas compte demain matin que j'ai divagué pendant une heure.

Pour en expliquer l'un des intérêts, avant d'en venir aux activités proposées (au total de quatre pour l'instant), je me permets un détour par une œuvre de John Cage intitulée 4 minutes 33 secondes. Il s'agit d’une partition d'une durée totale de 4 minutes et 33 secondes. Elle peut être interprétée par n'importe quel musicien puisqu'elle est dépourvue de note. Cependant, son interprétation ne plonge pas la salle dans un silence absolu. Des éléments sonores existent, ce sont ceux introduits par le public ou/et la rumeur extérieure. Ce point est souvent relevé dans les livres qui traitent de l’œuvre de John Cage. Plus rarement, il est mentionné que John Cage avait constaté, que même en l’absence de bruits extérieurs, il entendait deux sons, l’un aigu, l’autre sourd. Il sut plus tard qu’ils correspondaient à sa circulation sanguine et aux battements de son cœur. Donc, premier point, l'absence de parole permettrait de nous rendre plus attentif à notre environnement ainsi qu'aux personnes qui y évoluent et à nous-même.

1) Il faudrait rentrer dans la pièce ou l'appartement les yeux bandés. Les personnes déjà présentes, à l'exception d'une pour gérer les arrivants, seraient elles aussi dépourvues de vision. Lorsque tous les participants seraient rentrés dans une même pièce, commencerait au minimum dix minutes d'inaction où il s'agirait de prendre conscience de la présence des autres corps, du bruit des respirations, des odeurs, etc.

2) Viendrait ensuite le temps des "présentations"... non-verbales évidemment. Aidées par la personne qui orchestre ce début de soirée (je ne vois pas comment faire autrement :-/ ), les participants devraient former des groupes de deux, groupes qui changeraient jusqu'à ce que toutes les personnes se soient trouvées une fois face-à-face. Les présentations devraient se dérouler ainsi : pour commencer, il faudrait poser ses paumes contre les paumes de la personne en face de nous. Puis, après un temps indéfini, l'une des deux devrait prendre l'initiative (ou, plus exactement, sentir que l'autre a décidé de lui laisser l'initiative) de remonter le long des bras de l'autre, lentement, afin d'aller explorer son visage à l'aide de la pulpe de ses doigts. L'idée étant qu'aucune parole ne devrait être prononcée, je propose que si une personne se trouvait mise mal à l'aise, elle recule simplement d'un pas en arrière. L'autre comprendra ainsi la situation et pourra attendre soit le retour de la personne qui a reculé soit la présentation avec une autre personne. Si tout se passe sans gêne, alors, une fois l'exploration tactile terminée, les rôles sont inversés. L'idéal serait, qu'une fois établit, le contact ne soit jamais interrompu entre deux personnes avant la fin des présentations respectives. Commencer par les mains avant de remonter vers les bras me semble être un bon début car aller tout de suite vers le visage serait invasif. Dans un premier temps, il me semble préférable de s'en tenir aux mains, aux bras et au visage (et que tout le monde sache qu'il en sera ainsi).

3) Une fois toutes les présentations terminées, il serait intéressant de "recommencer" par groupe de trois ; la configuration de départ est assez évidente. Seule une personne serait explorée à la fois par les deux autres qui se restreindraient chacune à une main, un bras et une moitié du visage. Cette expérience aurait deux intérêts supplémentaires par rapport à la deuxième activité. Le premier consisterait en l'expérience d'une simultanéité d'explorations et permettrait de mettre en évidence les différences de rythme de part et d'autre et/ou de troubler la réception des sensations. Le deuxième consisterait à voir si nous parvenons à reconnaître une personne qui nous a déjà touché(e)s précédemment soit à sa manière de nous explorer soit à la chaleur de sa paume soit à la rugosité ou la souplesse de ses doigts soit au grain de sa peau ou à sa senteur, etc.

4) Pour la quatrième activité, toujours sans parole, sachant que les trois précédentes devraient prendre un temps relativement long, il s'agirait de dîner, les yeux fermés, comme l'a déjà proposé GreenPixie. Afin d'expérimenter davantage les bruits des corps, et de faire travailler un autre de nos sens, manger avec les mains me paraît intéressant (je n'en suis pas encore à réfléchir aux plats qui peuvent se manger sans trop de difficulté les yeux fermés et avec des textures et saveurs intéressantes).

@GreenPixie : J'essaierais de venir et, dans tous les cas, organiser une soirée comme celle envisagée ne serait pas pour me déplaire. (Je me réjouis aussi de nos échanges à la Grange.)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Geraldin-e

le vendredi 23 août 2013 à 15h48

Les suggestions de Vaniel pourraient faire une bonne entrée en matière non ?
Ensuite, suggestions d'autres actions simples :
- écouter ensemble une musique les yeux bandés en se tenant en cercle par les mains ?, ou mieux allongé.es au sol un peu enchevêtré.es (se tenir par les mains, mais aussi par "les pieds, dos à dos...) ?
- massages des pieds/mains/visages/dos ou autre, suivant ce que les unes et les autres souhaitent ?
- suivi des dégustations de mets
- puis l'ouïe

En tout cas le bal masqué ça me plaît bien aussi. :-D

#
Profil

EauRage

le samedi 24 août 2013 à 15h07

En voici d'autres : danse contact, en s'appuyant un peu sur le principe de l'impro, ça peut être à 2, 3 ou 4.... à réfléchir, avec des exercices de portés ou de mime en même temps......
Et je peux aussi proposer une séance d'une demi-heure environ (ou plus) avec de l'argile où nous pouvons créer une petite pièce les yeux bandés (je suis céramiste et je fais ça sous forme de jeu avec mes élèves, c'est assez fun, on peut choisir comme thème le corps humain...)
Tout ça sous forme de jeux, je pense que quelque soit les "ateliers", les "découvertes" ce serait bien que ce soit ludique, ce qui n'enlève en rien la prise de conscience de nos sens.........
Et pour le bal masqué je suis partante aussi...

#
Profil

EauRage

le samedi 24 août 2013 à 15h39

Au fait j'ai fait la demande pour louer une salle, j'attends la réponse dans les jours qui viennent.
C'est en réalité un lieu de cours de danse et de percu sur ma ville (Montélimar) qui tourne grâce à une association joyeuse et motivante.
Normalement ils ne louent pas, mais si exceptionnellement..........???
On verra si le coût n'est pas prohibitif et peut se diviser entre participants ???

#
Profil

LuLutine

le lundi 26 août 2013 à 05h37

GreenPixie
@ Vaniel :
Oui, je suis d'accord avec toi, nos regards sont parfois fuyants, comme si on avait peur de ce que cela pourrait provoquer en nous (des désirs ?).

Ce qu'ils provoquent en nous....ou bien chez les autres ???

Pour ma part, habitant (et ayant toujours habité) dans une grande ville, j'ai remarqué ceci : à l'époque où je regardais mes semblables dans la rue, j'avais droit soit à des réactions agressives, soit à ce qu'on appelle aujourd'hui le harcèlement de rue.

Que je regarde un homme plus de deux secondes (en général ça suffit), et qu'il en profite pour me parler, je peux comprendre. Mais qu'il insiste lourdement, qu'il me suive etc. alors que je lui ai dit clairement que "Désolée, je n'ai pas envie de parler", c'est usant.

Ado et jeune adulte, je me faisais souvent "prendre" à ce jeu (regarder les gens dans la rue et/ou les transports). Aujourd'hui, il m'arrive de me faire harceler (y compris récemment par un type qui refusait de me lâcher pendant plusieurs minutes alors que je lui avais dit clairement que je n'avais pas le temps et ne souhaitais pas lui parler) même par des gens que je n'ai pas regardés...juste parce qu'eux m'ont vue.

Alors oui, aujourd'hui dans la rue ou les transports, même si je ne peux pas ne pas regarder les gens, et que par rapport à la moyenne je pense que je le fais beaucoup (!), je le fais le moins possible, consciemment, parce que l'attitude contraire me met trop souvent dans des situations désagréables qui me pompent une énergie monstre.

C'est à tel point que parfois il y a quelqu'un que je connais à deux mètres de moi et qu'on ne se voit pas...!

Alors oui on peut trouver dommage de ne pouvoir se regarder franchement (et c'est mon cas), mais pour un certain nombre de personnes il y a peut-être des raisons cohérentes à cette attitude. Je voulais juste le préciser...

#
Profil

Deneb

le lundi 26 août 2013 à 10h21

Lulutine
Ce qu'ils provoquent en nous....ou bien chez les autres ?? ?

J'ai vécu les mêmes choses, habitant dans une grande ville et prenant souvent les transports en commun.
Je pourrais développer ici le pourquoi selon moi de tout ce désordre "relationnel" mais on serait HS..

#
Profil

LuLutine

le lundi 26 août 2013 à 10h25

Deneb
Je pourrais développer ici le pourquoi selon moi de tout ce désordre "relationnel" mais on serait HS..

Ah, ben ça pourrait m'intéresser !
On peut toujours ouvrir un autre fil en catégorie "Hors-sujet" (car ce n'est pas directement lié au pa comme sujet...)

#
Profil

Len

le lundi 26 août 2013 à 11h13

Vaniel >>

J'aime bien tes idées.

Pour prendre contact avec l'autre, avec son âme, d'une manière différente et plus approfondie c'est sans doute très bon.

Je vois ça comme une expérience pour améliorer la prise de conscience de l'essence même de l'être en face de soi.

Je serais personnellement très intéressé de vivre ce genre d'expérience. Cela peu être enrichissant, troublant et s'ouvrir des portes jusqu'ici à peine entrevu où pas du tout.

Je pense qu'il faut que ce genre de soirée sot bien encadré, bien organisé car on touche à l'intime.

Et cela peut provoquer des réactions à mon avis parfois tellement inattendues (rejet ou au contraire profonde communion par exemple) que il vaut mieux prévoir des réactions qui seront parfois hors de contrôle des participants.

Pour les bisous sensuels par exemple, je reste sur ma réserve, je pense que ce genre d'action va trop loin dans l'expérience. Déjà la base, les messages non verbaux, le tactile (les bras, la main, les épaules...le visage (peut-être déjà trop envahissant).

En fait cela va dépendre des personnes, parfois la main sera trop envahissante, l'idée d'avoir une base, des limites c'est bien.

#
Profil

Deneb

le lundi 26 août 2013 à 11h56

@ Lulutine
Oui on peut, ce sujet m'intéresse aussi !

#
Profil

LuLutine

le lundi 26 août 2013 à 12h21

Deneb
@ Lulutine
Oui on peut, ce sujet m'intéresse aussi !

Tu ouvres le sujet ?

#
Profil

dominik

le lundi 26 août 2013 à 14h44

Deneb
J'ai vécu les mêmes choses, habitant dans une grande ville et prenant souvent les transports en commun.
Je pourrais développer ici le pourquoi selon moi de tout ce désordre "relationnel" mais on serait HS..

oh oui , dévellopez ... ça m'interesse bien aussi ce sujet ...

#
Profil

ScottBuckley

le lundi 16 septembre 2013 à 11h08

Bonjour,

Ce message juste pour vous dire Merci à vous tous et toutes, pour vos encouragements et réactions assez positives !

Votre enthousiasme fait chaud au coeur.

On a reçu un certain nombre de messages, et aujourd'hui je crois pouvoir vous dire que l'on est complet (12 personnes déjà inscrites), au moins pour cette fois-là.

Ce n'est pas facile à gérer, loin de là, et j'espère Vraiment que vous en êtes conscient-es.
C'est une première, c'est assez expérimental pour moi de co-organiser cela (c'est très différent d'un café poly), donc le nombre est volontairement restreint.

Désolé pour les personnes qui auraient souhaité venir, qui ont notamment cliqué sur "je voudrais participer", et qui découvrent ce message.

Et puis organiser tout cela de façon bénévole, demande beaucoup de temps et de disponibilités (tout le monde ne les a pas tout le temps), et je ne peux absolument pas m'engager à en co-organiser d'autres pour vous à ce jour.
Y participer, en revanche, avec plaisir.

Si à l'avenir ce type de rencontres vous intéresse, on en reparlera plus tard, fin octobre 2013 par exemple, et peut-être pourriez-vous en co-organiser une vous-mêmes dans votre région, qui sait ?

Belles journées à vous d'ici là !

#
Profil

silco

le lundi 16 septembre 2013 à 20h18

Bonne soirée à toi (vous) GreenPixie.
Je partage cette initiative, et suis en accord avec sa philosophie. J'ai eu récemment une expérience de communication non verbale avec des partenaires, ou le toucher, sous plusieurs formes dont certaines novatrices pour moi, prenait une place prépondérante, mais pas totale ; cela a fait ressortir en moi des émotions bien bien enfouies ... déstabilisé bien entendu, mais comblé par ces moments.
A bientôt sur Toulouse j'espère

Répondre

Voir l'événement

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion