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Le dire ou pas ?

Monogamie
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missmeteore

le vendredi 28 juin 2013 à 17h04

Bonjour
Je suis nouvelle sur ce forum.
Je me sens poly-amoureuse, j'en ai déjà parlé (du moins j'ai déjà tenté d'en parler avec mon conjoint) et il se "braque".
Du coup, j'ai "opté" pour l'adultère, j'ai 2 amoureux en cachette, et je déteste ça ... Je n'ai aucune intention et envie de quitter mon conjoint pour un de ces 2 hommes, ils m'apportent des choses différentes, des choses belles et riches, ça ne veut pas dire pour autant que j'ai envie de faire des bébés avec eux et de vivre sous le même toit ...

Je voudrai que vous me disiez comment vous avez fait ? Pour ceux ou celles dont un seul membre du couple est poly ...
Avez vous fini par le dire ? vivez vous finalement dans l'adultère ? Comment faites vous ?
Je n'en peu plus de vivre cachée, de me renier en quelque sorte ...

Merci.

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sielane

le vendredi 28 juin 2013 à 17h40

missmeteore. je ne suis pas dans la position que tu recherches ayant toujours vécu mes relation poly amoureuse de manière transparente et partagée.
je te souhaite toutefois bienvenue sur ce site, et espère que tu trouveras des réponses à tes questions pour bien vivre tes relations multiples.
Cela passera forcément par le dialogue, l'écoute, l'empathie

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(compte clôturé)

le vendredi 28 juin 2013 à 18h32

Chere missmeteore,
Je te fais une réponse en MP (message privé) à cause de certaines personnes qui trainent sur ce site et n'ont pas toujours des propos bienveillants. Tu es je pense suffisamment en détresse et j'espère que ces personnes se reconnaitront et ne feront rien qui pourrait te nuire davantage. Inutile d'en rajouter une couche. Merci donc à celles-ci de s'abstenir de propos inopportuns. Missmeteore demande de l'aide et non d'être jugée. Que ceux qui ne comprennent pas sa situation s'abtiennent, encore merci.

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Len

le vendredi 28 juin 2013 à 19h38

*

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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missmeteore

le lundi 01 juillet 2013 à 17h22

merci pour vos réponses ...

Len, j'ai réfléchi à ta question et je me suis dit moi, aujourd'hui, je voudrai savoir ... mais parce que je suis prête à l'entendre, le comprendre, l'accepter dans le cadre d'une belle relation de couple qui s'autorise des "extras" ...
mais il y a quelques années, ça m'aurait anéantie ... et j'aurai préféré ne rien savoir et que mon conjoint vive ce qu'il avait à vivre sans me faire souffrir ...

et là je sais que ça le fera souffrir ... qu'il ne conçoit pas cette forme de vie ...

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Polyamour.info

le lundi 01 juillet 2013 à 17h43

Len
Aussi je pense que les modérateurs savent ce qu'ils font.

Len, si nous devions modérer tout ce qui est hors sujet, de mauvaise foi ou visiblement provocateur, le forum ressemblerait actuellement à un emmental.

Merci de ne pas considérer notre inaction comme une validation !

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aviatha

le lundi 01 juillet 2013 à 18h18

Deux points de vue très différents, qui pourront peut-être t'aider si tu te reconnais dans l'un ou l'autre.
Le cas de mon compagnon : Je le connais par coeur et il ne peut rien me cacher, donc je me doutais que quelque chose le tracassait. Il a choisi de me le dire, premièrement pour éviter que je me mette à imaginer tout et n'importe quoi en ne sachant pas, mais surtout parce qu'il n'était pas concevable pour lui d'avoir à se "méfier" de moi, d'avoir peur de moi (que je le découvre, de ma réaction...). Et aussi, sans doute, parce qu'il envisage de faire ça vie avec moi, ce qui pour lui n'a pas de sens s'il doit me mentir sur un truc comme cela. D'abord parce que ça voudrait dire que, peut-être, je ne l'accepterais pas s'il me montrait tel qu'il était vraiment, et ensuite que j'aurais tort de lui faire confiance. Pour lui, ce n'est pas envisageable. Après, bien sûr que j'ai beaucoup souffert de ça. J'en souffre beaucoup, mais je ne suis pas toute seule, il m'accompagne, il veille sur moi et, paradoxalement, je sais que je peux parfaitement lui faire confiance.
Le cas de mon "à-côté" : Je l'ai vu très peu de temps, un peu poussé par mon compagnon qui pensait que cela me ferait du bien de voir quelqu'un d'autre. Ce n'est pas mon truc et j'ai arrêté, mais lui continue à vouloir me voir, je crois bien qu'il est amoureux. Il a quelqu'un, depuis longtemps, et il ne lui a rien dit. Pour lui, ce qui se passe avec moi est une faute de sa part, une rupture dans leur contrat, un coup de canif dans leurs engagement. Il s'estime responsable, et pour cette raison, il ne voit pas pourquoi il devrait soulager sa conscience en lui disant et la faire souffrir. Sa faute, son problème, il gère cela seul avec sa conscience et son reflet dans la glace le matin, et il estime qu'aimer les gens, c'est les préserver, de nous-mêmes parfois, surtout quand c'est nous qui déconnons.
Voilà, je ne sais pas si cela t'aide vraiment, mais peut-être que cela te donnera des pistes à défaut.
Courage

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(compte clôturé)

le lundi 01 juillet 2013 à 20h46

MP réenvoyé (+) . J'espère que cette fois-ci tu le recevras :-D
N'hésite pas à converser avec moi en MP

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Len

le lundi 01 juillet 2013 à 22h38

*

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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alps

le lundi 01 juillet 2013 à 23h50

missmeteore
Bonjour

Je suis nouvelle sur ce forum.

Je me sens poly-amoureuse, j'en ai déjà parlé (du moins j'ai déjà tenté d'en parler avec mon conjoint) et il se "braque".

Du coup, j'ai "opté" pour l'adultère, j'ai 2 amoureux en cachette, et je déteste ça ... Je n'ai aucune intention et envie de quitter mon conjoint pour un de ces 2 hommes, ils m'apportent des choses différentes, des choses belles et riches, ça ne veut pas dire pour autant que j'ai envie de faire des bébés avec eux et de vivre sous le même toit ...

Je voudrai que vous me disiez comment vous avez fait ? Pour ceux ou celles dont un seul membre du couple est poly ...

Avez vous fini par le dire ? vivez vous finalement dans l'adultère ? Comment faites vous ?

Je n'en peu plus de vivre cachée, de me renier en quelque sorte ...

Merci.

vous avez quel age ?
Vous avez des enfants ?

Tu utilises des preservatifs ?

Je pense que dans le polyamour il y a le reconnaissance du respect du à l'autre. Comment ton mari peut il être libre si tu lui caches la vérité ? Toi même tu n'y arrives pas.

Qu'il s'agisse d'amour ou de n'importe quelle verité difficile. Le mieux est d'y aller par pallier. T'es pas obligé de tout lui dire en une fois.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Annabelle

le mardi 02 juillet 2013 à 09h05

miss,

je crois que l'important dans ce genre de situation est de ne pas paniquer, de prendre le temps surtout. De ne pas tout dire dans un moment de crise ou de détresse. Mais de considérer les choses le plus tranquilement possible (je sais facile à dire). Et surtout de ne pas se culpabiliser d'être la méchante qui va tout casser. Tu sembles aimer et respecter suffisamment ton compagnon pour vouloir son bien avant tout. Rien ne compte plus que ça au fond. Tu finiras bien par trouver ta façon de dire (ou pas d'ailleurs) les choses. Il n'existe de toute façon jamais de recette à suivre dans ce genre de situation, si ce n'est de suivre son coeur. Ca ne sera pas facile. Mais bien souvent une fois l'étape franchie, avec le temps et le recul, on se rend compte que ça n'était pas autant catastrophique (y compris quand ça conduit à une séparation, ce qui n'est absolument pas l'issue inévitable qui plus est). Car ne pas se renier comme tu le dis si bien reste la clé à mon avis ! Courage surtout !

Amitiés.

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Siestacorta

le mardi 02 juillet 2013 à 10h21

"Comment le dire", c'est pas vraiment une question, si ?
Toi, t'informer sur le polyamour et essayer de bien te comprendre avant de parler, pour pouvoir te sentir juste dans tes paroles, ça oui ; mais pour ce qui est de choisir son moment et sa tactique, je pense que c'est pas une recherche fertile.

Sinon, je ne rejette pas l'adultère en soi. Ca arrive, et c'est même compréhensible dans une société qui met une pression mono.
Et puis, disons que pour moi, il y a des adultères "institutionnalisés" qui sont des hommages du vice à la vertu, des polyamours qui s'assument pas. Quand le cocu n'est pas stupide, il arrive que le mensonge soit juste une hypocrisie de la part de tous.

Mais la plupart des adultères sont des stratégies d'échec, faites pour amener des changements, ruptures, conflits... Et qui y arrivent dans de mauvaises conditions.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le mardi 02 juillet 2013 à 10h26

Sinon, un rappel en passant, quand on est en couple et qu'on ment, on est pas "le membre poly avec un mono", hein.
On a des aspirations poly et on est dans l'adultère.
Ce n'est pas un jugement moral ! C'est juste que poly, ce n'est pas désirer plusieurs, c'est désirer plusieurs et le dire si ça se fait.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mardi 02 juillet 2013 à 13h34

Pour ma part je n'ai jamais menti à mes relations mais ceux qui étaient mono ou bien "pas-vraiment-poly" (dans le genre, il veut plusieurs copines mais il ne trouve pas vraiment légitime que moi je fréquente d'autres personnes) ont fini par me quitter tôt ou tard.

C'est tout ce que je peux dire au vu de mon expérience.

Parfois, on a aussi de bonnes surprises ; certaines personnes qu'on pensait mono réfractaires finissent par trouver le polyamour "plus normal" (je mets des guillemets hein) que l'exclusivité, plus "logique", et acceptent ce mode de vie, qu'elles aient de leur côté d'autres histoires ou non (pour ma part, je ne considère plus ces personnes comme des mono !).

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(compte clôturé)

le mardi 02 juillet 2013 à 15h03

Merci Siestacorta pour ton rappel. L'adultère n'est pas à condamner en effet. C'est une autre manière de vivre plusieurs amours simultanément avec des avantages et des inconvénients qui sont différents. Et je suis d'accord pour dire que l'adultère est souvent le résultat d'une "pression mono" imposée par la société.
J'ai déjà entendu malheureusement la remarque : quoi, t'aime un autre homme et en plus tu le dis à ton mari ? polyamour = incompréhension. D'où l'intérêt d'expliquer encore et toujours même si c'est lassant et énergivore. J'ai connu aussi un homme (certainement adultère je pense à ses heures perdues) qui, suite à son divorce car Madame avait désiré aller vivre avec un autre homme, que si elle l'avait tromper un peu, bon passons, mais là non. Autrement dit, quelques histoires de cul ok mais pas de l'amour, pas une histoire sérieuse. Ce qui m'a le plus marqué dans les propos de cet homme c'est lorsqu'il a dit : et en plus elle a osé l'invité sous MON toit... (comme si elle n'était pas AUSSI chez elle).

Le problème lorsque l'on s'engage à une vie commune (mariage ou pas) c'est qu'on ne pense pas à demander à l'autre : si dans l'avenir j'aimais quelqu'un d'autre que toi, tu voudrais que je te le dise ou pas. Si oui, aurais-tu des limites ? Et l'autre répondrait certainement : je ne sais pas, je ne suis pas dans la situation. Donc on tourne en rond...
J'ai souvent demandé à mon mari s'il aurait préféré ne pas savoir et je sais que si, il préfère savoir. J'ai donc fait ce qu'il fallait. Par contre, je pense que ça aurait pu être l'inverse. Après, il y a eu aussi la manière de dire et de gérer cela. Là encore, nous avons eu une attitude positive et surtout avons toujours garder cette volonté de continuer à voyager ensemble. Donc, oui Lulutine il y a des monos qui trouvent plus "logique", en tout cas que l'adultère.

Je reviens à l'adultère et je pense que tout se sait toujours un jour ou l'autre, comme ce fut le cas pour l'un de mes affectifs qui ne voulait pas faire souffrir "inutilement"... alors que j'ai su après que son épouse aurait compris et que la situation aurait pu être débattue en commun. Cela aurait peut être abouti au même résultat mais bon. Dans cette histoire, je lui reprocherai toujours de s'être engagé avec elle dans le mariage en pensant que "ça ne changerait rien entre nous". Utopie !!! Trahison !!! Parfois, ça me rendait malade pour elle.

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missmeteore

le mardi 02 juillet 2013 à 15h46

aviatha


Le cas de mon "à-côté" : Je l'ai vu très peu de temps, un peu poussé par mon compagnon qui pensait que cela me ferait du bien de voir quelqu'un d'autre. Ce n'est pas mon truc et j'ai arrêté, mais lui continue à vouloir me voir, je crois bien qu'il est amoureux. Il a quelqu'un, depuis longtemps, et il ne lui a rien dit. Pour lui, ce qui se passe avec moi est une faute de sa part, une rupture dans leur contrat, un coup de canif dans leurs engagement. Il s'estime responsable, et pour cette raison, il ne voit pas pourquoi il devrait soulager sa conscience en lui disant et la faire souffrir. Sa faute, son problème, il gère cela seul avec sa conscience et son reflet dans la glace le matin, et il estime qu'aimer les gens, c'est les préserver, de nous-mêmes parfois, surtout quand c'est nous qui déconnons.

Voilà, je ne sais pas si cela t'aide vraiment, mais peut-être que cela te donnera des pistes à défaut.

Courage

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai fonctionné comme ton "à côté" ... sans y voir une faute ou un problème.
Je me dis que j'ai ce besoin, qu'il m'épanouit et qu'indirectement il épanouit aussi notre couple et notre famille puisque je suis plus joyeuse, plus "moi" ...

Je l'aime, je le préserve, surtout que c'est le début ... et que j'ai du mal à savoir si c'est un moment de ma vie ou une grande tendance.

En tout cas, merci pour tous vos messages, ils sont apaisants :-).

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demeter

le mardi 02 juillet 2013 à 18h31

gcd68
....Ce qui m'a le plus marqué dans les propos de cet homme c'est lorsqu'il a dit : et en plus elle a osé l'invité sous MON toit... (comme si elle n'était pas AUSSI chez elle).
....

Ben le fait qu'elle était AUSSI chez elle ne lui donne pas le droit de briser les symboles des autres. L'habitation est souvent un lieu qui nous protège de ce qui nous fait peur, une partie de notre intimité. La partager avec quelqu'un ne donne pas le droit à l'autre d'user de notre intimité à sa guise sans consentement. C'est en cela une forme de viol. Si cela est sa peur, il me parait compréhensible que sa maison ait perdu, de fait, sa fonction, son utilité, qu'il ressente comme une agression importante. Un cambriolage produit également ce genre de ressenti. Vivre avec le v(i)oleur devient plus compliqué. Le temps de s'expliquer les choses autrement si c'est possible et entendu.

Sinon se poser la question du dire ou ne pas dire me semble être également une question qui n'est pas très constructive. La question est plutôt de savoir ce que l'on assume ou pas. Et là, ce n'est pas une question d'intention, de mots ou de souhait ou de morale, ni même d'éthique. C'est une expérience. Expérience qui n'est pas fiable, pas rejouable, qui s'introduit dans ce que l'on est, entièrement, là tout de suite, et dans ce contexte là, celui dans lequel nous vivons, et entre les personnes qui le vivent. Répondre à la question du "dire ou ne pas dire" est un piège qui enferme, ne pas y répondre est une perte de temps. Le mieux serait de se mettre d'accord pour ne pas y accorder trop d'importance, ou, dit autrement, de comprendre en quoi cela n'a pas beaucoup d'importance en réalité.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le mardi 02 juillet 2013 à 20h27

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai fonctionné comme ton "à côté" ... sans y voir une faute ou un problème.
Point que je n'ai pas mentionné, désolée, il est très marqué par le catholicisme (pas par son éducation, il n'est pas baptisé, ses parents sont athées, mais c'est un cheminement dans sa vie, et je respecte ça), ce qui veut donc dire un certain type de morale (qui vaut ce qu'elle vaut) et les maximes du style "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse", "aime ton prochain comme toi-même" et autres. Clairement, il ne voudrait pas qu'elle lui fasse ça, donc il considère que le faire lui est une faute (et parfois il s'excuse de m'avoir embarquée là-dedans, c'est dire), et pour lui l'aimer c'est la préserver de la souffrance. Pour lui c'est une faute et un problème, mais c'est un point de vue un peu particulier je pense.

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(compte clôturé)

le mardi 02 juillet 2013 à 21h07

A Demeter : j'entends bien mais "l'intrus" avait été tout d'abord reçu en qualité d'ami et je pense que même si le bien est acheté en commun chacun a le droit d'invité qui il veut. Après je suis d'accord sur le principe que ça doit être un lieu où l'on doit se sentir bien mais il ne s'était rien passé sous leur toit, juste, il l'avait reçu... (quoi qu'il ce soit passé par la suite entre sa femme et cet homme).

Oui, c'est une expérience qui n'est pas "rejouable" (bien que ce ne soit pas un jeu) car en effet, aucun retour en arrière possible

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demeter

le mercredi 03 juillet 2013 à 03h05

Peut-être que de parler de droit (nous l'avons fait tous les deux) peut prêter à confusion. Cette légitimité est circonstancielle et individuelle. Disons alors qu'il arrive de heurter l'intimité de l'autre par l'usage que l'on fait de son intimité, sans même qu'il soit possible de pouvoir l'anticiper ou le concevoir. Accepter que l'autre le ressente ainsi, lui reconnaitre la légitimité de ce ressenti, est une nécessité ; que l'on trouve la posture de l'autre stupide ou non, égoïste ou non, éthique ou non n'y change rien. Sans cette reconnaissance, il y a au moins conflit.

L'habitation est une chose qui cristallise beaucoup d'affects, entre la maison commune (au ''couple'' souvent) et la colocation, il y a probablement à penser une alternative dans l'architecture pour une cohabitation. Il est intéressant de chercher à définir, entre les constituants de la relation, dans ce qui les lient, une circulation de la partie la plus privée (individuelle, inviolable) à la partie la plus "mise en commun" voire publique, une pluralité d'espaces à réfléchir lors d'un habitat en commun, un lieu dans lequel au moins deux intimités se croisent, se mêlent, se confrontent, s'enrichissent l'une de l'autre ou parfois se détruisent. (Encore faut-il que l'espace et les finances le permettent. Tout le monde n'a pas un budget suffisant pour cela.) Pluralité d'espaces qui peuvent permettre une souplesse de fonctionnement, modulant les frontières entre l'intérieur et l'extérieur. Cela me fascine de voir combien les symboles nous construisent et s’enchâssent les uns dans les autres comme autant de poupées gigognes qui s'enracinent dans notre histoire, fabriquant à la fois ce "je" et ce "nous" si indissociable l'un de l'autre.

Par "non rejouable", j'entendais, plutôt que l'impossibilité d'un retour en arrière, l'impossibilité de définir pour la suite, un contrat, un droit ou une éthique bâti sur cette expérience.

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