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Témoignage
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(compte clôturé)

le vendredi 16 janvier 2009 à 14h31

Bonjour,

Marié de longue date (21 ans), père de famille nombreuse, et bientôt quinqua.
Notre couple à "vite" été constitué par l'arrivée de notre 1er junior, elle plus en amour et moi plus relation avec une amie-amante + attitude d'homme responsable, d'honneur et de respect de la nouvelle vie qui arrivait.

21 ans après; le temps, les enfants, le travail, la vie tout simplement, le couple s'épuise..., les relations deviennent moins intimes, proches (..d'ailleurs l'ont-elles vraiment été en fait !).

Il y a trois un, j'ai eu une sérieux coup de coeur avec une "âme soeur" (plus âgée de 10 ans env.). Nos relations se sont arrêtées à un "flirt" et quelques baisés fougueux. Rapidement, ne voyant pas d'issue j'ai très vite stoppé de voir cette personne. Ce qui m'a provoqué (nous a) de réelles et grandes souffrances, j'avais l'impression "d'avorter" la naissance d'une relation que je cherchais depuis longtemps,...

Dans un premier temps je n'ai rien dis à mon épouse, ne voulant pas la faire souffrir. Puis elle m'a posé la question, ... alors, je n'ai pas menti ! (...oulala la galère mes amis, presque 19 ans d'amour par 1001 actes et de coeur pour ma famille et elle, ne représentaient plus grand chose, vis-à-vis de sa souffrance qui a pollué notre relation.
J'ai bien essayé de parler de Polyamour, mais no way, absolue no way.

Naturellement, mon épouse avant tout, mes/nos enfants et la famille, que pouvais-je faire d'autre ?

Et bien bientôt trois ans après, je n'arrive toujours pas à trouver bien ouverte la porte du coeur de mon épouse et je vous promets que je n'ai pas hésité sur les moyens, stages, thérapies, invitations, week-end, déclaration, demande que nous renouvelions nos voeux (d'ailleurs refusé par elle), etc..

Je veux bien vivre un amour vivant, riche, complice, intime etc. avec ma compagne (mon expérience a été une sorte "d'initiation - d'ouverture" pour moi), mais à ce jour, nous rentrons de plus en plus dans des relations "plan-plan pantoufle" et je la sens de plus en plus s'éloigner de moi...

CQFD j'ai donc fait mon "job" de père vraiment au mieux, je me suis occuper de mon épouse avec affection et également le plus que je pouvais, j'ai renoncer à vivre une relation magnifique (même si elle n'aurait pas forcément duré 15 ans), etc... et aujourd'hui je me retrouve assoiffé !
Alors que la source d'eau fraîche et délicieuse, vivant avec moi, m'offre bien trop souvent juste de quoi (sur-vivre) - au niveau de relation intime
Dilemne, divorcer ou rester
Divorcer cela ne me convient pas et rester avec cette situation qui dure dure cela ne me convient pas non-plus !

Je ne me vois pas vivre comme cela jusqu'à la fin de mes/nos jours.

Je n'arriverai pas à vivre des "relations autres", sans amour, respect et tout ce qui va avec.
- donc libertinage et tutti ne me convient pas
- vis "double" cachée (avec amour), mouaip pourquoi pas, mais en fait pas terrible: pourquoi see cacher pour aimer, est-ce un crime ?

Le Polyamour, une solution ?

...pour ma sur-vie, ma nouvelle vie !

Comme pour qu'un polyamour soit vrai, ne faut-il pas l'accord et l'entente des deux partenaires (initiaux-couple de base): donc à nouveau: no-way !

No -way:
1 elle ne veut rien entendre
2 peut être - pour être honnête - un peu moi

Par le passé je considérais comme cela absolument pas envisageable. Aujourd'hui, en considérant les "manques de vie - les crispations et tensions, etc..., : je m'ouvre à cela, progressivement (au niveau du concept cela va bien, mais l'on fouille dans les tripes les émotions profondes, j'ai peut être encore un peu de chemin à faire)
M'enfin quoiqu'il en soit, mon ouverture ne sert à rien, de fait de la fermeture de ma compagne

Bref galère.....

Si vous avez réussi à me lire jusqu'ici, merci et si des idées, remarques, partages etc. vous viennent, n'hésitez pas

NB le comble du comble, c'est que tout roule pour nous, santé, travail, argent, etc...

Et si la vrai richesse, c'était la somme de tout l'amour que nous pouvons donner & recevoir dans la vie. ( ..et là, j'ai une grosse retenue, snif)

Cordialement

Dolphin

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(compte clôturé)

le vendredi 16 janvier 2009 à 15h12

Ben t'es bien coincé dans la situation... Tu es le seul à connaître l'issue qui te convient.

Sinon, idée... continuer toi-même, tout seul et sans ta femme, à faire du développement personnel? Les psychothérapeutes ne sont pas compétents que pour les moments de crise!

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(compte clôturé)

le vendredi 16 janvier 2009 à 15h23

Hello

...et bien l'issu top one, "re"-crée l'intimité, la complicité, etc. avec ma compagne, si impossible (pour l'instant: 1 jours, 1 mois 1 an, tjrs ou ...gasp),

- solution 2 "tenir le coup" et attendre et continuer de rester disponible (...danger de "dégadation" de la situation, + tensions diverses à gérer)

- solution 3 vivre une (peu probable plusieurs) relation "demi-polyamour" puisse que sans l'accord de mon épouse (mouaip pas top, + plusieurs inconvénients potentiels pour tous)

- solution 4 divocer: no way for me, to day (femme, enfants, famille...)

- solution 5 elle me quitte, là je ne maîtrise pas grande chose

Donc demeure le 2 et la 3, voici mon dilemne !
A ce jour, je pratique la 2, mais par moment, je me sens "sensible" à basculer sur le 3

Bye

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Profil

Emeline

le vendredi 16 janvier 2009 à 17h25

Je crois que tu as parfaitement raison en disant qu'il faut recréer l'intimité avec ta femme, si tu as l'intention de poursuivre votre relation. Mais avant de passer au sexe et au côté romantique, je crois qu'il y a une étape importante à ne pas louper: la communication.

Ca a l'air facile comme ça, et je suis sure que tu as beaucoup parlé avec elle, mais elle, a-t-elle parlé avec toi? Sais tu ce que ta femme attend de votre relation, si la situation lui convient? Car si elle n'est pas intéressée à travailler avec toi pour faire marcher votre couple, que propose-t-elle?

C'est important de prendre le temps de l'écouter sans la juger et d'être honnête avec elle dans vos conversations. Je peux aussi clairement comprendre sa réticence au polyamour vu les circonstances: l'idée lui a été présentée au moment où ton infidélité, si petite soit-elle, a été révélée. Le polyamour est donc associé pour elle à cette situation douloureuse de tromperie. Ce n'est pas si facile de regagner la confiance de son partenaire, du moins pas au point de le laisser libre d'aller voir ailleurs.

C'est pourquoi je crois que c'est sa confiance, et une excellente communication qu'il vous faut regagner. L'idée d'un thérapeute proposée plus haut est une bonne idée. Ce ne sera surement pas facile, et il est même possible que ça ne marche pas... Dans ce cas là, à toi de voir si ton mariage compte plus pour toi que ta liberté d'aimer. C'est une décision que toi seul est en mesure de prendre, en pesant le pour et le contre de chaque situation et en définissant tes priorités.

Bon courage, et toute ma sympathie...

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Profil

MiV

le samedi 17 janvier 2009 à 14h13

Un peu comme le disait Clementine, je pense que c’est à vous de découvrir l'issue qui vous convient, je ne vous donnerais donc pas vraiment de conseils mais je me permettrais quelques remarques et réflexions… .

Quand vous vous êtes marié, à quoi vous êtes-vous engagé ? Vous en souvenez-vous et étiez vous parfaitement conscient et sain de corps et d’esprit quand vous avez fait cette engagement ?

N’est-ce pas saint Augustin qui disait « Aime, et fais ce que tu veux. » et n’est-ce pas Pascal qui disait « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas » et qui donc disait « A l’impossible, nul n’est tenu. » je ne sais plus… Et voyons du côté de Kant : « L’amour est une affaire de sentiment et non de volonté ; je ne peux aimer parce que je le veux, encore moins parce que je le dois ; il s’ensuit qu’un devoir d’aimer est un non-sens. » L’amour ne se commande pas… Cela ne signifie pas qu’il soit immoral d’aimer, l’amour va plus loin que la morale mais il ne l’annule pas, il ne la viole pas il la prolonge, il ne l’abolit pas, il l’accomplit. Et, n’en déplaise à votre femme, l’amour n’est manifestement pas exclusif.

Et il y a-t-il de l’amour entre vous ? Je n’en sais rien, je me pose la question…
A lire ton témoignage, j’ai plus l’impression qu’il y a une union de fait et de la possessivité plus que de l’amour de la part de votre femme… Mais peut-être que je me trompe, sa souffrance était ce l’empathie par ce que tu as souffert de ne pas t’autoriser à aimer ou par ce que tu t’es autorisé un "flirt" et quelques baisés fougueux ?

Je pense que l’un et l’autre vous n’avez pas respecté votre engagement, mais était-ce possible ? Loin de moi donc d’en faire le reproche, juste constaté le fait…

Il me semble qu’il faudrait communiquer, rediscuter et voir ce qui est encore possible…

D’autre part, je pense que la souffrance ne vient pas de l’amour mais au contraire de son absence, de sa rareté ou de sa faiblesse…

A ta place, j’exprimerais mes sentiments et cela pourrait donner quelque chose comme :

« Je n’ai jamais cessé de t’aimer et je t’aime encore mais je dois bien constater que je n’aime pas que toi et que ton amour (ou notre relation) ne me suffit plus, qu’il y a quelque chose d’insatisfaisant et il me semble important que nous en parlions, que nous voyons comment nous pouvons améliorer cette situation pour notre bien à tous les 2. Soit nous parvenons à nous aimer, soit, pour ma part, je n’exclus pas de trouver la tendresse, l’affection, le plaisir dont je ressens l’envie et/ou le besoin avec d’autres personnes. Il ne s’agit pas d’un ultimatum ni d’un chantage, mais simplement d’une constatation et je nous mets face à nos responsabilités. ».

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(compte clôturé)

le samedi 17 janvier 2009 à 14h25

Je reprends mon idée de thérapie. Quand la situation semble sans issue, pour s'y retrouver il faut parfois ne travailler que sur soi pendant un moment, se rafraîchir les idées, se concentrer sur ce qui est le plus à sa portée: toi.

A moins que ne rien décider et rester dans l'incertitude soit un besoin pour l'instant.

Il arrivera fatalement un moment où tu te décideras pour une direction ou une autre.

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(compte clôturé)

le samedi 17 janvier 2009 à 16h24

--.et bien, un grand merci à vous trois.

Je ressent en vous de l'expérience, et même un parfum de sagesse :-)

Je vais relire plusieurs fois vos réponses, sur plusieurs jours, et laisser "mûrir" en moi vos remarques, idées et suggestions.

Encore une fois merci de votre participation & partage.

Je vous souhaite de beaux partages d'amours énergisant, de ceux qui nourrissent l'un et l'autre (coeurs, corps et âmes), de ces merveilleux échanges qui ouvre le coeur à toujours plus d'amour...

Cordialement
Dolphin

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(compte clôturé)

le dimanche 18 janvier 2009 à 15h14

bonjour,
ce n'est pas évident de répondre à vos questionnements parce qu'on ne peut connaître que votre point de vue/votre ressenti et pas celui de votre femme.
L'idée de faire une psychothérapie pendant plusieurs années accompagnée d'un travail corporel (sophrologie, relaxation) pourra probablement vous aider dans votre situation.
Etant donné que la situation est complétement bloquée et qu'elle risque fortement de pourrir ou de continuer dans la routine, voir le chantage affectif, l'habitude, pourquoi vous refusez absolument de divorcer ?
c'est tout ce que je peux dire,
bon courage.

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(compte clôturé)

le lundi 19 janvier 2009 à 17h31

Bonjour

Effectivement j'ai l'impression de subir un "chantage" affectif (encore une fois hier), ils sont discrets, bien souvent indirects, et je me demande s'ils ne sont pas ...inconscient.

Bien que 1 x j'ai pu entendre de ma compagne qu'elle me "pardonne" mon incartade, j'ai l'impression qu'une partie d'elle ne me le pardonne pas (elle en souffre encore), et probablement jamais....sic !

Pourquoi nous ne divorçons pas ! ... et bien, elle ne le veut pas et moi (dans le fonds) non plus, mon voeux principal c'est que nous nous aimions: encore mieux qu'avant !

De plus, de mon côté je pense qu'un divorce la ferait encore plus souffrir, ainsi que les enfants. Bien que de mon côté, j'aurai un gros gros coup de blues de la quitter, j'accepte d'envisager cette solution pour le mieux être (à termes) d'elle et de moi...
C'est vraiment une situation pénible, pénible...

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(compte clôturé)

le lundi 19 janvier 2009 à 18h06

à MiV

J'ai bien lu, relu le texte proposé + médité et réfléchis à ce que cela pourrait provoquer comme réponses et attitudes de ma compagne (je comprend bien que je fais les questions et les réponses, mais bon je, l'a connaît quand même un peu)

Texte initial:

« Je n’ai jamais cessé de t’aimer et je t’aime encore mais je dois bien constater que je n’aime pas que toi et que ton amour (ou notre relation) ne me suffit plus, qu’il y a quelque chose d’insatisfaisant et il me semble important que nous en parlions, que nous voyons comment nous pouvons améliorer cette situation pour notre bien à tous les 2. Soit nous parvenons à nous aimer, soit, pour ma part, je n’exclus pas de trouver la tendresse, l’affection, le plaisir dont je ressens l’envie et/ou le besoin avec d’autres personnes. Il ne s’agit pas d’un ultimatum ni d’un chantage, mais simplement d’une constatation et je nous mets face à nos responsabilités. ».

Elle (je résume les réponses probables, of course elles seraient présentées de manière plus soft)
- améliorer la situation, mais moi je vais bien, très bien c'est toi qui a un (des) problèmes
- si tu n'es pas capable de voir et de ressentir que je t'aime, c'est toi qui bug
- si tu as des problèmes, je te comprends (...puis plus rien, si j'ai soif et qu'elle est ma fontaine, ma source, elle le comprends et puis c'est tout...gasp)
- ...quoi en fait tu veux aller "baiser" ailleurs, et bien bravo m'enfin c'est ton problème si tu veux foutre en l'air notre couple et la famille, choisi n'oublie pas que tu en serais responsable des conséquences de toutes les conséquences
- toi tu veux + de tendresse d'affection, mais moi aussi j'en veux + (...je lui tends ouvre les bras, je t'aime et veux te donner ce que tu veux, viens - Elle "non pas maintenant j'en n'ai marre de tes histoires, tu me gonfle" - en général elle part en claquant la porte - puis souvent pleurs et je ne peux plus l'approcher durant des heures...

...vous aurez compris, c'est du vécus (plusieurs fois...)

Gros snif

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Profil

Siestacorta

le lundi 19 janvier 2009 à 20h27

Ben...
Je vais sans doute sembler plus brutal que les autres...
Mais de ta part, la flamme me semble éteinte. Tu voudrais que ça revienne, on a vu souvent le feu rejaillir d'anciens volcans qu'on croyait trop vieux, toussa.

Je suis fils d'un couple qui aurait du divorcer. Mon père n'y était pas, puis a trompé, ma mère souffrait mais ne prenait pas la décision de partir.
Ma mère est morte d'un cancer. Mon père, 3-4 ans après, se marie avec l'ex-maitresse.

Aujourd'hui, je connais toute l'histoire (je l'ai su rapidement de toute façon) : ILS AURAIENT DU SE SEPARER. Refaire leur vie quand c'était possible. Il y aurait eu des difficultés, des larmes... Peut-êre qu'ils n'auraient plus pu se parler vraiment...
Mais au final, pas de stérilisation des terrains du bonheur. La vie aurait continué pour chacun, et il n'y aurait pas dans le passé de ma famille cette époque "non vécue".

JE ne veux pas généraliser mon cas, qui a son côté radical dans son déroulement.

JE vais prendre quelques paroles de Brel dites à un journaliste, pour passer du particulier au général :

-----
- Et on ne peut pas vivre tout le temps en renonçant à ses envies,
n’est-ce pas ? On devient fou, on devient malheureux et on emmerde son entourage.
-Mais ce besoin que tu as…
- C’est pas un besoin ! Je trouve anormal de refuser la peur tout le temps ! Je trouve anormal cette espèce de sécurité qu’ont… qu’ont bien des gens – je ne leur en veux pas du tout, bon sang que je les aime bien et que je les respecte ! – mais je ne pourrais pas, moi, vivre sans avoir peur, sans cette espèce de… mais calculé, pas bêtement, hein ! pas du tout ! c’est pas vivre, enfin, il vaut mieux être mort, quoi !
----

Comme je disais, je suis peut-être un peu brutal, ta situation n'est pas drôle, et j'ai pas ta famille à gérer, bien sûr.
Mais si tu sors le nez du guidon, si tu prends de la hauteur...
Comme dit le personnage de Daroussin dans "le coeur des hommes", "ça vous prend jamais de vous demander qu'est-ce que vous feriez si vous étiez moins con ?"

Désolé encore pour le côté bourru de l'ensemble, j'essaie d'ajouter une manière différente à l'ensemble...

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Profil

Noemi

le mardi 20 janvier 2009 à 00h23

oula, Dolphin, en lisant les possibles reactions, attitudes et reponses de votre femme, je me disais qu'il y a

.... beaucoup beaucoup de boulot devant vous (et que vous ferez mieux de vous faire aider; d'autres ont déjà suggeré une therapie). Mais a-t-elle cette volonté d'attaquer cette immense tâche ? Est-elle prête à faire une thérapie avec vous? (si sa reponse est "c'est toi qui a besoin d'une thérapie, pas moi - là, c'est déjà mal partie...)

...qu'il fallait peut-être mieux vous séparer, vu la montagne de boulot qu'il y aurait devant vous (vos enfants ont quel age ? "Foutre en l'air la famille"... euhm, c'est mieux de foutre en l'air sa vie en choississant de garder une vie qui ne vous plait pas et ne vous épanouit pas?)

... que les possibles propos et attitudes de votre femme sont des belles exemples comment il ne faut surtout pas communiquer avec son compagnon. Il y a menaces, accusations a gogo, refus de se mettre à votre place ou de vous comprendre, et je n'en finis pas...

Vous êtes à fond dedans. Essayez de prendre un peu de recul, peut-être un week-end ou même des vacances en solo, habiter pendant quelques jours chez des amis ?

Bon courage en tout cas...

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(compte clôturé)

le mardi 20 janvier 2009 à 07h32

Oui, bonne idée, le petit temps de coupure pour se clarifier les idées. Les disputes et Cie, ça empêche de se pencher sur le vrai problème: vous ne vous êtes pas mariés ensemble pour les mêmes raisons... et quand deux partenaires ont des objectifs différents, et qu'en plus, ils sont irréconciliables... ça peut couver 20 ans, mais la facture revient toujours et avec intérêts salés.

Apparement, vous êtes tous deux dans un moment de l'histoire où une mauvaise relation, c'est toujours mieux que pas de relation du tout.

Quand l'un des deux ne peut accepter que l'autre a changé, c'est un déni de réalité, tout simplement.

Et quand je parlais de thérapie, c'est pour toi tout seul, Dolphin. A un moment, il faut juste départager ce qui appartient encore à la relation de couple, et ce qui ne fait partie que de toi-même. Comment avancer sinon?

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Profil

MiV

le mardi 20 janvier 2009 à 09h30

Que dire de plus, ou plutôt écrire ?
Je me sens fort en accord avec les propos de Noemie et Clémentine
Cependant, la description que tu nous fait de ta femme et de ce qu’elle pense est-il suffisamment objectif ? N’y a-t-il pas une peur de l’inconnu, de quelque chose de nouveau qu’elle devrait apprendre à connaître ? On ne peut se baser que sur la présentation que tu nous en fait et il aurait été préférable d’entendre les 2 versions, non pas que je doute de ta sincérité, c’est seulement que je ne crois pas à une complète objectivité…

Comme tu le dis, ce ne sont que des réponses probables et tu la connais quand même mieux que nous… Il y a pourtant ce qu’elle est aujourd’hui et ce qu’elle pourrait devenir.

J’ai envie de tenter des réponses à chaud…

- améliorer la situation, mais moi je vais bien, très bien c'est toi qui a un (des) problèmes

Il ne suffit pas de le dire… Mais si toi tu va bien, tant mieux, je vais donc résoudre mon problème… Merci de ton aide… Cependant, je ne suis pas certain que toi cela vas aussi bien que tu le dis et j’aimerais que nous puissions évoluer ensemble vers plus d’ouverture ce qui je pense pourrais également te faire beaucoup de bien à toi aussi.

- si tu n'es pas capable de voir et de ressentir que je t'aime, c'est toi qui bug

Qui a dit que je n’étais pas capable de voir et ressentir que tu m’aimes ?
Je peux le sentir mais je sens aussi ta peur, tes appréhensions, parce que tu apprends que je pourrais aussi aimer une autre femme et crains-tu de me perdre ? Manques-tu de confiance en moi ? Où est-ce aussi parce que tu restes prisonnière de cette idée que l’on ne peut pas aimer d’autre personne que son conjoint, que c’est interdit ? J’aimerais que tu te pose sérieusement ces questions.

- si tu as des problèmes, je te comprends (...puis plus rien, si j'ai soif et qu'elle est ma fontaine, ma source, elle le comprends et puis c'est tout...gasp)

??? Euh… Merci de me comprendre… Tu me comprends vraiment ? Alors, comment pense-tu que je peux résoudre ce problème ? Si tu te mettais à ma place, tu ferais quoi ?

- ...quoi en fait tu veux aller "baiser" ailleurs, et bien bravo m'enfin c'est ton problème si tu veux foutre en l'air notre couple et la famille, choisi n'oublie pas que tu en serais responsable des conséquences de toutes les conséquences

Ah non, il ne s’agit pas de « baiser » mais d’aimer, ne tombons pas dans la vulgarité et la tentative de culpabilisation, je ne me sens pas coupable d’aimer et je ne cherche certainement pas à foutre en l’air notre couple et la famille sans quoi je serais justement comporté bien différemment et avec moins de scrupules. Je suis donc surpris que tu puisses penser ça !
Tu essayes de me rendre le seul responsable de conséquences qui sonnent comme une menace. Cela ressemble plus à une guerre froide qu’à de l’amour !

- toi tu veux + de tendresse d'affection, mais moi aussi j'en veux + (...je lui tends ouvre les bras, je t'aime et veux te donner ce que tu veux, viens - Elle "non pas maintenant j'en n'ai marre de tes histoires, tu me gonfle" - en général elle part en claquant la porte - puis souvent pleurs et je ne peux plus l'approcher durant des heures...

Ce n’est apparemment pas le bon moment, alors laissons du temps au temps…

Et je ne suis pas du tout certain que mes réponses à chaud soient la meilleure stratégie…
Mais que faire face à des ‘chantages affectifs’ et plus encore s’ils sont inconscients.
Elle te pardonne quoi ? Tu n’as quasiment rien fait, ou 3 fois rien et l’envie d’aller plus loin…

Qu’est-ce qui la dérange le plus ? Ce qui s’est passé ou ce qui risque d’arriver plus tard ?

Je crains, vu ce que tu nous dis ici qu’elle risque de se rigidifier et de refuser d’évoluer malgré les risques et qu’elle essaye de te culpabiliser, de te rendre le seul responsable, de te donner le mauvais rôle. Et tu semble resté dans ce rôle, tu te comporte comme un coupable qui a quelque chose à se faire pardonner. Et elle à donc l’attitude correspondante.
Tu devrais peut-être plus te présenter comme un amoureux qui a découvert quelque chose de merveilleux pour vous deux et que tu aimerais la faire profiter elle aussi de ta découverte…

Et si les rôles était inversés, comment réagirais-tu ? Imagine qu’elle rencontre une ancienne connaissance dont elle avait été amoureuse et qu’elle ressente les mêmes émotions que toi…

Qu’est-ce qui va alors se passer en toi ?

J’aimerais, je vous souhaite que vous vous aimiez encore mieux… Difficile pourtant d’y croire et c’est triste car cela pourrait être tellement mieux si il n’y avait pas cette exclusivité et plus d’amour inconditionnel.

Et pour ce qui est de faire une thérapie, pourquoi pas, le choix est vaste… mais il y a le risque de tomber sur intervenants qui pourrait être tenté de vous faire rentré dans la norme et vous aider à vous y adapter. Est-ce que tu veux ? Tu pourrais aussi choisir une thérapie de couple, mais là il faudrait que ta compagne sois d’accord… Et puis, tu pourrais aussi entreprendre une thérapie pour t’aider toi-même à t’épanouir et faire les meilleurs choix…

Bonne chance…

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(compte clôturé)

le mardi 20 janvier 2009 à 09h47

A siestacorta

Bonjour,

J'ai lu votre message avec attention, merci de votre partage.

J'ai bien aimer vos mots et je les comprends (ressent bien)
"stérilisation des terrains du bonheur"

... et :-) d'être moins con !

... c'est bien vrai bien souvent à trop se "prendre la tête" on devient un peu con

Cordialement

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(compte clôturé)

le mardi 20 janvier 2009 à 09h58

A Clémentine

Effectivement il vaut mieux une "mauvaise" relation que pas de relation du tout. (ou relation rompue définitivement par l'un ou par l'autre, ou les deux).

Donc il y a encore de "l'énergie" à disposition, reste à savoir comment bien l'utiliser.

Sur tant d'année partagée en couple, immanquablement, un fois l'un, puis l'autre etc. "change", et continuer ensemble n'est-ce pas tout cette magie d'adaptation, de concession, d'amour, de patience et tutti...

Dans cette période de 40...50 ans, il y a cumul de plein d'élément, bilan de nos vies, départ des enfants, ...arrivée des "factures & intérêts" des choses que l'un et l'autre on mal encaissé, etc..

Mon soucis concernant le déni de réalité, c'est qu'il me semble faire ce qu'il faut ( en tout cas au mieux que je puisse), pour la comprendre et faire des aménagements pour sa nouvelle réalité et besoins. Je crois que de son côté elle me "comprends", mais n'est pas vraiment disposée à bien m'accompagner dans ma "nouvelle" réalité.
J'espère qu'avec le temps, cela s'arrangera.

Chaque jour, je comprends de plus en plus que je dois me recentrer sur moi-même,... afin de ne pas me mettre en "danger" à trop attendre des miens

Bye

#

(compte clôturé)

le mardi 20 janvier 2009 à 10h19

Réponse à Miv

Hello, j'ai bien lu ton message, merci.

Effectivement, il est clair que ma présentation est subjective et que les éléments que je présente n'est que le reflet d'un point de vue, de l'esprit et du coeur.

J'ai bien retenu plusieurs choses en te lisant dont:

Tu devrais peut-être plus te présenter comme un amoureux qui a découvert quelque chose de merveilleux pour vous deux et que tu aimerais la faire profiter elle aussi de ta découverte…

- c'est ce que j'ai fait (bien probablement un peu de manière maladroite)

Et si les rôles était inversés, comment réagirais-tu ? Imagine qu’elle rencontre une ancienne connaissance dont elle avait été amoureuse et qu’elle ressente les mêmes émotions que toi…

- je lui est présenté également ce scénario, et sa réponse (à l'époque) a été "rude & carrée": " moi je suis mariée, je sais ce que je veux, moi je suis fidèle et je ne me laisserais aller à des sentiments amoureux avec un autre" (of course, cela a été présenté d'une manière plus soft)

Dimanche, j'ai eu droit à un nouveau coup au coeur.
Elle m'a fait comprendre que comme j'ai eu une "histoire amoureuse", cela avait causé une "perturbation" dans notre relation, un déséquilibre (dont j'étais responsable).
Et que cela, d'une manière direct ou indirect allait provoquer des "complications futurs" dans la vie de nos enfants ...sic !
Donc, elle pense que "la vie" allait d'une manière devoir "ré-équilibrer" les choses. Elle n'annonça (d'une manière détachée) que je ...verrai bien, qu'on verra bien ce qui ce passera... puis de laisser l'écho de ces mots résonner en moi, elle quitta la pièce ...gasp !

...grrr, j'ai été faire un footing de plusieurs kilomètres sous la pluie et le froid, puis une bonne douche froide,... alors je suis redevenu ...Zen

M'enfin la vie continue et le soleil brille toujours, même au-dessus des nuages

:-)

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(compte clôturé)

le mardi 20 janvier 2009 à 10h49

Cher tous !

Vos remarques, partages, idées, suggestions, points de vue, etc... m'ont bien aidé. muchos gracias :-)

Je penses avoir bien fait le tour de la question, réfléchi, médité, analysé, etc...

en résumé:

1 - j'accepte que je suis responsable d'où j'en suis aujourd'hui, cela est le fruit de mes choix et des événements de la vie que j'ai voulu vivre
2 - les autres ne sont pas responsables de mon bonheur ou malheur, je suis le propre créateur de mes "paradis" et "enfers"
3 - j'accepte et reconnaît la situation actuelle, telle qu'elle est
4 - je comprends que je ne peux pas changer les autres (outre que c'est idiot, c'est mission impossible), il faut les aimer tel qu'ils sont
5 - si une situation ou une relation ne me convient pas (et que je ne puis, ou ne décide pas de la stopper ou changer), je peux changer ma manière de voir les choses

Actuellement, en l'état, je crois qu'il y a un moment où il faut "lâcher prise".
Tout faire, puis faire confiance en la vie, en les autres et en un avenir meilleur pour tous.
Des fois à trop vouloir en faire, on risque de mal faire... alors dans une attitude la plus positive et zen que je puis, je vais laisser du temps au temps... et continuer de sourire à la vie !

...et essayer :
- d'être un peu moins "con" :-)
- je chercher à ressentir de plus en plus, qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir
- avant tout d'apprécier tout le positif que la vie me donne (plutôt que me focaliser sur ce qui ne va pas)

Mes meilleurs voeux pour vous tous.

Dolphin ;-)

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