Chères amies, je n'ai vu nulle part dans le code civil (qui régit entre autres les questions du mariage, de la séparation, du divorce) une quelconque allusion au sexe. "Les époux s'obligent à une communauté de vie" implique un DOMICILE commun (habité conjointement la plupart du temps) Mais je ne vois aucune implication au sexe, ou au non-sexe.
Il est vrai que le viol entre époux -impossible autrefois- est reconnu maintenant (je crois depuis la modification du code pénal) comme un viol, donc comme un crime.
Mais la "séparation automatique de corps" est prononcée, sur demande d'un conjoint, quand il est prouvé qu'ils n'HABITENT plus ensemble (pas de question de non-baise là dedans) au bout se six ans.
Je signale que l'adultère, même constaté par huissier, n'entraîne pas TOUJOURS le divorce aux torts de celui qui est pris "la main dans le sac" (ou la foufoune dans le pilou-pilou pour rendre hommage à Pierre Desproges), et que la notion de TORTS, en cas de divorce, évolue de plus en plus vers "TORTS PARTAGES DE FAIT". Enfin que, contrairement à une idée reçue très commune, la détermination des pensions alimentaires et autres dommages (en pépettes) n'est pas toujours corrélée avec ces fameux torts. Le jugement ne sanctionne jamais la "faute civile" que constitue l'adultère de personne mariée mais le "déséquilibre financier subi par le conjoint, du fait de son mariage (et non pas de son divorce). Par exemple, une femme qui arrête ses études pour suivre son mari muté à l'étranger, puis élève les enfants, puis prend un amant vers les 40 ou 50 ans. Le mari demande le divorce aux torts de madame qui se verra tout de même attribuer une "prestation compensatoire", les juges considérant que l'interruption de brillantes études a privé madame de diplomes de valeur, d'une situation et donc de revenus personnels importants et donc que c'est son mariage, et non pas son divorce, qui entrainent le dénûment.
A propos de la fellation interdite dans certains états des USA, aucune pratique sexuelle entre adultes consentants n'est interdite dans la loi française actuelle (ou alors citez-moi l'article l'interdisant) Loi d'un état qui ne se soucie pas de réglementer l'intimité de chacun, même si les plus hauts personnages de l'état aiment, parfois, à étaler leur intimité -fabriquée ? - à des fins électorales