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Critique du livre "Guide des amours plurielles" de Françoise Simpère, par Guilain Omont

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C’est avec un plaisir mêlé d’appréhension que j’ai entamé la lecture du dernier livre de Françoise Simpère : « Guide des amours plurielles - Pour une écologie amoureuse ». Plaisir lié à la parution d’un nouveau livre sur le polyamour – sujet qui me tient à cœur –, écrit par une femme dont j’apprécie la façon de vivre et la plume. Appréhension parce que je connais maintenant Françoise Simpère personnellement, j’apprécie beaucoup notre relation, mais j’avais peur qu’elle associe le livre à des idées avec lesquelles je ne suis pas en phase : condamnations du…

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oO0

le vendredi 05 juin 2009 à 03h20

...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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titane

le vendredi 05 juin 2009 à 08h17

Oui merci...

Vais le livre de ce pas... je suis assez proche de l'expérience de Françoise Simpère... plus de spontanéité, liberté et gratuité... tout simplement... sans aucun modèle sinon celui de s'aimer comme on peut (plus que comme on veut d'ailleurs)... aimer librement n'étant pas d'aimer comme on "veut" (est-ce que l'amour serait dans le "vouloir"?) mais comme on "peut" dans ces intimités partagées et fragiles...

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LuLutine

le samedi 06 juin 2009 à 17h50

En ce qui me concerne, après deux lectures du livre, je lui vois une principale limitation : il tourne beaucoup autour de l'option qui consiste à se mettre en couple (projet de vie commun à deux) et avoir des amant(e)s "à côté".

Cela provient en partie, je suppose, du fait que nombre de gens qui ont posé des questions sont dans ce cas de figure ; et aussi en partie, du fait que c'est l'expérience vécue par Françoise Simpère (on parle mieux de ce que l'on connait).

Je vois principalement un avantage et un inconvénient à ce choix (si c'en est un).

L'inconvénient, c'est que les polyfamilles (plus de deux adultes vivant ensemble et élevant des enfants en commun) ne sont pas vraiment mentionnées. On passe à côté d'au moins un mode de vie possible.

L'avantage, c'est que cette façon de présenter les choses rend sans doute le livre plus abordable pour la majorité des gens : imaginez que vous soyez monogame depuis toujours et paf, d'un seul coup on vous parle de polyfamilles ! Il y aurait de quoi être déstabilisé pour certains. Cela pourrait même entraîner un rejet de la part de gens qui ne sont pas prêts à accepter une évolution trop grande. Alors que le schéma "compagn(on/e) + amant(e)s" n'est en fait pas très éloigné du schéma actuel : il ajoute simplement l'honnêteté à des relations extraconjugales auparavant souvent vécues dans le secret et la dissimulation.

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clown.et.lapin

le samedi 06 juin 2009 à 18h43

Lulutine, l'éducation des enfants en dehors de la structure d'un couple est, à mon avis, un autre sujet. Et l'échec apparent (statistique) des communautés d'après 68 à cause des problèmes d'argent, d'enfants, dépasse complètement la question du lutinage ou des amours plurielles. Justement : F.S. démontre qu'entre la famille couple monogamique+ enfants et la vie en communauté, il y a une autre voie.

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françoise (invité)

le samedi 06 juin 2009 à 19h19

Effectivement, Lulutine, j'ai reçu en majorité des questions de Lutins souhaitant vivre un projet de vie avec qqn, tout en ouvrant les possibles d'autres relations amoureuses, qui ne sont pas d'ailleurs seulement des amant(e)s au sens sexuel du terme, mais de vraies relations avec des activités communes, de l'affectivité, des vacances communes (parfois en groupe de Lutins d'ailleurs). Même les Lutins célibataires (vivant seuls et ayant plusieurs amoureux ou amoureuses, ou les homosexuels) se posent en majorité la question, un jour, de construire un projet de vie avec qqn "avac qui ils (elles) ont envie de vieillir. C'est fou d'ailleurs ce que les gens définissent souvent l'amour comme un sentiment qui donne envie de vieillir auprès de qqn.
Voilà pourquoi j'ai fait ce choix, qui correspond à la majorité des gens, donc rend mon livre plus accessible. Par ailleurs, ayant vécu en communauté (une fois 9 ans, et une fois 6 ans) j'ai vu des expériences de "mise en commun" des familles, qui ont tenu quelques mois, rarement au delà d'un an. Après, je ne sais pas pourquoi, ça explosait, et les gens revenaient à un schéma de couple classique, oubliant même souvent les amours plurielles.

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françoise (invité)

le samedi 06 juin 2009 à 19h23

... je pense par ailleurs que le Lutinage dépasse largement les "relations extra-conjugales autorisées", car elles comportent le partage de bien d'autres choses que le sexuel: des activités, des projets, de l'intimité de vie et de la durée.

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LuLutine

le dimanche 07 juin 2009 à 00h06

clown.et.lapin
F.S. démontre qu'entre la famille couple monogamique+ enfants et la vie en communauté, il y a une autre voie.

Je ne pense pas qu'il y en ait une seule, justement.
Et si ce livre avait un défaut (et je ne dis pas que c'en est un, car comme je l'indiquais dans mon message, il a surtout l'avantage d'être bien adapté à son public "moyen", et d'ailleurs tu en apportes toi-même la preuve :-) !), ce serait justement de laisser entendre qu'on a seulement deux choix : le couple monogame ou bien un couple central avec des amours supplémentaires.

Or je suis persuadée qu'il existe encore d'autres choix.
Car une polyfamille, ce n'est pas nécessairement une communauté (s'il n'y a "que" 3 ou 4 adultes, par exemple, en ce qui me concerne je n'appelle pas cela "communauté").
Je mets aussi sous le terme "polyfamille" cet exemple que j'ai lu je crois dans un article sur un site anglophone : deux familles à la base "classiques" (papa, maman, les enfants) se sont installées dans deux maisons voisines et passent quasiment tout leur temps libre ensemble, chacun ayant son espace lorsqu'il en a besoin.
Ce n'est pas une vie "en communauté", mais dans ce contexte les enfants ont 4 adultes de références plutôt que 2.
Bien entendu ils savent qui sont leurs parents biologiques !

J'imagine bien aussi un couple homosexuel (disons masculin pour fixer les choses, mais ça marche dans l'autre sens) dont l'un des deux au moins aurait une tendance bi, et qui désirerait des enfants, s'installer avec une fille. Ca ne me choquerait pas qu'ils élèvent les enfants à trois.
Pour les enfants, qui n'ont pas à être mêlés à la vie sexuelle de leurs parents, c'est un peu comme si papa et maman habitaient avec tonton (ce qui peut arriver parfois, pour raison financières par exemple, ou autres).

Donc, si ce livre avait un défaut, ce serait celui que je cite plus haut.
Mais je pense qu'il a le mérite de montrer en effet qu'il existe *au moins* une autre voie, et que ceux à qui les polyfamilles, la vie en communauté ou que sais-je encore conviennent mieux le découvriront par eux-mêmes par la suite : une fois qu'on a ouvert les possibles (selon l'expression de Françoise Simpère), je pense qu'on est capable de se questionner sur d'autres points : pourquoi n'être forcément que deux pour élever des enfants ? pourquoi ne faire des enfants qu'avec une seule personne ? etc.

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LuLutine

le dimanche 07 juin 2009 à 00h15

françoise
... je pense par ailleurs que le Lutinage dépasse largement les "relations extra-conjugales autorisées", car elles comportent le partage de bien d'autres choses que le sexuel: des activités, des projets, de l'intimité de vie et de la durée.

Ben oui justement....et on peut désirer vivre (ou vieillir comme dit dans le message précédent) avec plus d'une personne !

Pour ma part (mais c'est une opinion personnelle et je ne critiquerai pas ceux qui souhaiteraient tenter l'expérience !) je suis persuadée qu'une vie en communauté (au-delà de 3 ou 4 adultes) est difficile, si ce n'est vouée à l'échec.
Cela étant dit je pense qu'on peut adopter d'autres solutions à mi-chemin entre le couple et la communauté (comme notamment l'exemple des deux familles que je donnais plus haut).

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françoise (invité)

le dimanche 07 juin 2009 à 13h15

à Lulutine: le Lutinage "'ouvre les possibles" c'est-à-dire qu'à partir du moment où on sort du schéma monogame, tout est possible, à chacun d'inventer sa vie. J'ai d'ailleurs écrit que le Lutinage est un choix individuel et non un choix de couple, que les célibataires sont aussi concernés, ainsi que les homosexuels. Et précisé que si je parle surtout dans ce livre du "couple" c'est parce que cela concerne une majorité de gens. Plus j'avance dans cette voie, plus je m'aperçois que c'est un choix individuel, que ce n'est pas du tout un "arrangement avec la fidélité"', mais une disponibilité à tout ce qui peut arriver dans l'existence... y compris la solitude ou la vie à plusieurs. Cela étant, j'ai connu deux couples qui ont vécu ensemble avec leurs enfants, les deux hommes aimant les deux femmes et réciproquement. Au début, ça a super bien fonctionné, mais un jour, c'est le fils d'une des familles qui a dit qu'il voulait vivre "juste avec ses parents." Il ne supportait plus l'idée, le fait évident que son père aime une autre femme que sa mère. Les enfants sont parfois plus stricts que leurs parents, et je suis réticente à leur imposer des expériences trop perturbantes, j'ai eu des reproches d'une de mes filles lors de notre vie communautaire, où pourtant elle avait semblé bien heureuse...

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LuLutine

le dimanche 07 juin 2009 à 13h19

françoise
à Lulutine: le Lutinage "'ouvre les possibles" c'est-à-dire qu'à partir du moment où on sort du schéma monogame, tout est possible, à chacun d'inventer sa vie.

C'est pile poil ce que je dis plus haut...

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titane

le dimanche 07 juin 2009 à 23h59

c'est aussi ce que je m'évertue à dire dans tous les forums auxquels j'ai participé....aimer serait "ouvrir des possibles" mêmes les plus anodins, les plus éphémères.

Je suis aussi de l'avis que c'est un choix individuel, une liberté individuelle plutôt... qui s'explique, et doit se faire comprendre, accepter et même aimer...

Je crois que l'amour peut-être dissocier d'un "projet" de vie (à deux ou plus), mais qu'on a quand même envie de vivre un ou des "projets"... un compagnon ou une compagne est un partage au delà de l'amour... et même sans "amour" au sens conventionnel...

Ce que je veux dire c'est ce qui lit deux personnes dans un projet de vie n'est pas essentiellement de l'amour... ou alors pas forcément plus "intense" ou "plus beau" que les autres...

D'ailleurs j'ai eu plusieurs discussions sur la "valeur relative" entre ses amours "extérieurs" et cet "amour central"... avec souvent un mélange des genres. Comparer l'amour ne rime pas à grand chose, c'est sur, mais comparer la façon d'aimer ou la façon dont on s'offre des instants d'amour, oui.

L'amour central peut se plaindre d'avoir à s'occuper de tous les problèmes de logistique et de lutter contre le train train... alors qu'avec les amours satellite on ne s'offre que du "bon temps"... les amours satellites de leur côté peuvent regretter de ne pouvoir s'offrir que des moments "limités" ou justement de ne pas vivre ce "train train", ces "choses simples"...

Tout dépend la valeur symbolique que l'on met dans certains situations... et la façon dont on place nos valeurs symboliques est souvent un révélateurs de nos craintes et projections...

Je crois, comme Françoise, que tout est à faire et à vivre... s'offrir des possibles... et cela rend les choses un peu plus difficile et pourtant plus facile... on s'accroche trop souvent à des repères ou des modèles, comme si notre liberté nous embarrassait...

La spontanéité, la gratuité et la liberté nous perturbent, pourtant ce serait la seule recette, non?

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Leonidas

le lundi 08 juin 2009 à 11h15

Merci à Guilain pour cette critique et à vous tous pour vos réactions,
Je viens de terminer le livre et je puis dire que ça m'a permis de "grapiller" nombre de petites recettes à un "bon Lutinage" ... c'est vrai que la limite de ce livre est de s'adresser principalement aux couples "compagnopns de vie" lutinant par ailleurs ... mais c'est (peut-être) proche de mon cas ...

En tous cas ça m'a permis de voir que certains (gros) couacs de ma jeune pratique de polyamoureux pourraient être évités ...

A nous de prendre ce qui nous est utile de l'expérience des autres pour mieux vivre ;)

A bientôt ;)

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françoise (invité)

le mercredi 22 juillet 2009 à 11h48

Une anecdote anodine, qui montre l'écart entre théorie et pratique. L'un des hommes que j'aime est actuellement immobilisé chez lui après un accident. L'ayant appris au téléphone, j'ai eu le réflexe "je vais venir te voir", et lui m'a répondu "d'accord, mais appelle avant, il y a du monde qui passe chez moi", manière délicate de me rappeler qu'il est lui aussi Lutin. Je le sais, mais je n'ai pas eu le réflexe, sur le moment, de lui demander "quand puis-je passer chez toi sans te déranger?" tant nous avons l'impression, lorsque nous nous voyons, d'être unique l'un pour l'autre. Ce qui est vrai aussi, notre relation est unique, comme chacune des autres que j'ai et qu'il a, mais dans la pratique, elle peut se superposer à d'autres. Cela ne me gêne pas, il nous est arrivé avec mon compagnon de partager des vacances avec des amours de l'un ou de l'autre (ou des deux) mais cet homme là, au contraire, veut cloisonner et il est important de respecter ce désir, même si je le trouve parfois bloqué ou pas clair dans ses choix. C'est son affaire. On ne peut pas imposer à l'autre, aux autres sa vision personnelle du Lutinage, chacun est responsable de son modede vie, influencé par le passé, l'éducation, etc.

Tout à fait autre chose: certains Lutins regrettaient de ne pas trouver "le guide des amours plurielles" dans les Relay des gares et aéroports, comme mes autres livres. Je me suis renseignée, c'était une question de collection et de gestion, à présent réparée: normalement, dans les jours qui viennent, le Guide sera dans un bon nombre de Relay, n'hésitez pas à le demander s'il n'est pas visible.

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(compte clôturé)

le mercredi 22 juillet 2009 à 12h23

françoise
... cet homme là, au contraire, veut cloisonner et il est important de respecter ce désir, même si je le trouve parfois bloqué ou pas clair dans ses choix. C'est son affaire. On ne peut pas imposer à l'autre, aux autres sa vision personnelle du Lutinage, chacun est responsable de son mode de vie, influencé par le passé, l'éducation, etc.

Très juste. Je cloisonne parce que mes histoires sont bien séparées, les hommes ne se connaissent pas entre eux... Mais je trouverais normal de présenter les uns aux autres, s'ils en avaient envie. Comme je réunis des amis à table, espérant qu'ils partagent de bons moments et qu'une fois ou l'autre, on aille ensemble au cinéma, voir une expo, faire un petit voyage culturel...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 22 juillet 2009 à 12h24

Leonidas

En tous cas ça m'a permis de voir que certains (gros) couacs de ma jeune pratique de polyamoureux pourraient être évités ...

A nous de prendre ce qui nous est utile de l'expérience des autres pour mieux vivre ;)

A bientôt ;)

Justement... tu pourrais nous dire ce que tu as repéré comme couacs évitables?

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Leonidas

le mercredi 22 juillet 2009 à 18h26

Hmmm ... un certain cloisonnement, comme françoise et toi l'ont mentioné, est de rigueur, et mon esprit très "idéaliste" (voui, Guilain, moi aussi :D ) a tendance à toujours imaginer que les gens que j'aime s'aimeront forcément ... erreuuuuuuuuuuuur ! ... même si ça peut arriver, ce n'est pas à moi de faire cette supposition.
D'un manière générale, c'est surtout de garder un peu de "distance" ou "discrétion" (je ne trouve pas le mot juste) quand on parle à l'une de l'autre ... ne pas aller dans les détails à moins que ce soit demandé.

Un autre aspect (qui me fait chier, mais il semblerait que ça nous préserve) c'est d'éviter de se donner à fond dès le début, mais de se dévoiler petit à petit, ce n'est pas de retenue que je parle, mais de se voir évoluer dans la relation ... c'est pas forcément spécifique au PA mais le fait de se "présenter" à l'autre comme dans une relation "mono-amoureuse" donne souvent l'impression à l'autre que nous allons n'être là QUE pour lui ... (oui, je n'ai malheureusement pas eu de partenaires réellement polyamoureuse, hors ma femme, ou disons qu'elle le découvraient avec moi et ça mérite une certaine retenue dans le rythme de découverte).

Et puis quelques petites autres choses plus simples, comme de ne pas croire que la "totale transparence" est forcément le mieux dès le début (tout tout raconter n'est pas forcément ce que l'autre désire), s'engager progressivement pour "tester" ses sentiments (suis-je en mode "hormonal" ou y-a-t-il du plus "fondamental") ... voilà quoi, rien de très exceptionnel ...

Pour info, j'ai trop désiré que mes partenaires se connaissent, ce qui est, à mon avis, une erreur ... s'ils s'intéressent l'un à l'autre et que les deux désirent se rencontrer, why not mais en terrain neutre la première fois ...

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(compte clôturé)

le mercredi 22 juillet 2009 à 19h01

Leonidas
Hmmm ... un certain cloisonnement, comme françoise et toi l'ont mentioné, est de rigueur, et mon esprit très "idéaliste" (voui, Guilain, moi aussi :D ) a tendance à toujours imaginer que les gens que j'aime s'aimeront forcément ... erreuuuuuuuuuuuur ! ... même si ça peut arriver, ce n'est pas à moi de faire cette supposition.

Hihi. C'est un peu mon problème : trouver qu'en général, hors de moi, ma mie a surtout eu des goûts "de chiottes" pour ses autres amours (il doit y avoir au moins une exception, m'enfin...).
Par exemple, il semble que le dernier et encore actuel soit un gros raciste patenté[1].

Bon, il doit y avoir un peu de jalousie mal refoulée qui parle en moi sur laquelle je travaille, mais d'un autre côté elle aussi s'est faite la même constatation plusieurs mois après. :P

Ce sont des personnes que je me sens d'apprécier par relation interposée pour ce qu'elles peuvent apporter à ceux que j'aime, mais dont je sais que je serais presque incapable de savourer une relation humaine directe avec eux.

Heureusement, j'ai cette chance : elle sait maintenant assez bien juger si l'un ou l'autre est susceptible de me plaire... ou pas, et de cloisonner en conséquence. Ouf.

[1] Enfin j'ai du mal à trouver plaisant un type que je connais à peine mais qui tente de se bidonner avec moi sur ce genre de blague :
"-Quelle est la différence entre un chien écrasé et un arabe écrasé ?
- Sur l'arabe il y a deux traces de passage de roue (marche avant puis marche arrière pour être sûr qu'il soit bien mort)."

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 22 juillet 2009 à 19h55

Un peu d'espace, de marge... donc prudence et circonspection. Du quant à soi, de la réserve, de la modération.
Quelque chose de l'ordre de l'anti-fusion, tiens!

Toujours la même idée; et qui rejoint celle que tu évoques Leonidas: ne pas foncer tête baissée, se donner le temps d'équilibrer entre la relation de base et la nouvelle, de comprendre la dimension de celle-ci. Et de gérer la jalousie, la tentation de compter les points; bref, c'est comme un mobile accroché au plafond: ça danse, ça vole... et ça se calme gentiment.

La transparence, ça peut être vécu comme un insupportable étalage, le fait de narguer, de tester la relation de base, pour provoquer le renouveau de l'intérêt, la mise en compétition de deux histoires; bref, faut être bien au clair sur ce que cache l'envie de dire, et de mettre en contact.

Quant à souhaiter que les deux personnes se connaissent, j''y vois un désir bien compréhensible de désamorcer le conflit éventuel, de vouloir éviter certaines difficultés; mais en effet, se connaître n'est pas s'apprécier!

On ne peut pas vouloir pour les autres, et encore moins vouloir que les gens s'apprécient...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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marie-emmanuelle (invité)

le jeudi 23 juillet 2009 à 08h33

le fait est que découvrir le visage de l'autre permet de désamorcer la peur irrationnelle qui peut prendre naissance dans l'imagination..mettre un visage sur une image peut désacraliser la sphère des idées...donner quelques informations permet à l'autre de construire un discours rationnel..de rationnaliser une situation prise dans un tourbillon d'émotions...de jalousie, etc ..mais bien que nous souhaitions que tout le monde soit amis et s'aiment , parfois n'est ce pas dangereux de souhaiter et d'encourager les deux personnes à se connaître , à s'apprécier à s'ouvrir l'une à l'autre, et justement par confiance envers son partenaire, par confiance en son jugement on peut s'ouvrir intimement à la personne qu'il a choisi, en se disant, si c'est son choix, étant donné que c'est une personne intelligente, je peux m'ouvrir en confiance, puisque tous ses choix sont intelligents...et qu'il ne peut avoir une inclination que sur des personnes dignes d'amour..
eh voilà l'écueil à ne pas commettre, parce que même son partenaire si intelligent soit-il ..n'a peut -être pas globalement conscience de tout, et la personne peut se révéler pas du tout sympathique, c'est l'expérience que j'ai faite, dans l'enthousiasme qui me porte à aimer et m'a m'ouvrir naturellement les personnes, et à m'ouvrir intimement même, en donnant ma confiance et tout, j'ai fait la grosse erreur, de donner aveuglément ma confiance, à une personne juste parce qu'elle était l'amie d'une personne que j'aimais, bien trop vite, car quand les masques sont tombés, j'avoue que la claque a était magistrale, comme tombée du cinquintième étages d'un building dans un cartoon, et j'ai pu contempler avec ravissement, l'étendue de ma connerie...
d'autre part , si on devient intimement ami avec la tierse personne, alors émotionnellement forcément quelque chose de nous -même est en jeu, et si cette personne se révèle particulièrement abjecte, difficile d'imaginer son partenaire entretenir des relations avec des personnes qui vous faits font froids dans le dos, on préferait imaginer son partenaire avec une belle personne, d'ailleurs la plus belle personne même douée de toutes qualités , plutôt qu'avec un crapaud et là difficile de faire dît du jugement ..surtout qu'on s"'échange toujours un petit bout de nous -même, un petit bout de cette personne , vient en votre partenaire, ce qui peut le changer aussi, et lui donner des réactions toutes à fait nouvelles, qui vous étiez inconnues , , et vous êtes obligés de supporter ce petit bout d'être qui vous écoeure, donc je préconise plutôt un cloisonnement, pour que chaque partie puisque conserver dans une certaine distance, son intimité et ses propres choix en matière de goût..

et surtout pour ne pas commencer à réflechir aux choix de l'autre, un visage une silhouette, quelques informations, mais pour ma part, le coup de on est tous amis ,dans le meilleur des mondes, ben le meilleur des mondes c'est la version huxley pour moi à présent, je préfere encore le on est tous ennemis, au on est tous amis hypocrite

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marie-emmanuelle (invité)

le jeudi 23 juillet 2009 à 08h58

voilà le problème majeur qui peut advenir ..quand on connaît trop l'autre, c'est la compétition, c'est abaissant pour la personne,mieux vaut garder la singularité et l'individualité de chacun, de chaque monde..ne pas laisser l'autre pénétrer dans son monde non plus par l'intermédiaire de l'autre..en lui racontant toute son existence, sa manière d'être, en laissant les jugements de la tierse personne affecter notre personne...(y'a des coups de poéles à frire qui se perdent...d'ailleurs..)

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