Polyamour.info

xylopyromax

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Montélimar (France)

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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xylopyromax

le jeudi 07 août 2014 à 15h08

Bonjour à fou-t-es,

J'ai des places disponibles en covoiturage entre Montélimar et la Grange demain. Description du trajet ici, mais passez plutôt en mp si ça vous intéresse. Pour le retour c'est possible mais plus délicat, car je m'arrête en route dimanche soir près de Chalon/Saône et repartirai lundi après-midi.

À très bientôt,
--

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le lundi 20 janvier 2014 à 00h06

Je suis pas chez moi (sinon j'aurais free) et je viens de découvrir horrifié que par orange il y a pubs spécifiques qui proposent des quizz dont le montant de 0,90€ est prélevé directement sur votre facture si jamais vous validez. J'avais jamais vu un truc pareil! Alors faites gaffe de pas confirmer trop vite… le capitalisme, pas pervers? du vice à l'état pur, oui! :-( :-)

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le dimanche 19 janvier 2014 à 23h48

bohwaz
Tu n'es toujours pas bien réveillé car tu continue à esquinter mon pseudo :'( :-D

Oups… sorry :-)
Allez je me flagelle un peu en cliquant sur toutes les pubs :-(
5 mn, pas plus…

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le dimanche 19 janvier 2014 à 20h34

bouquetfleuri
Hahaha, Xylopyromax, tu t'es fait avoir parce que tu as de quoi te payer des vacances aux Îles Marquises...

Mazette… mais comment le sais-tu? ah c'est vrai, tu y étais aussi :-)

bouquetfleuri
Plus sérieusement, je préfère vivre avec la pub en continuant d'acquérir et d'exercer mon esprit critique pour prendre un recul salutaire que contre la pub, parce que je ne suis pas sûr que ce soit un combat qui se gagne.

De toute façon il devient impossible d'y échapper, et garder une vigilance active est trop fatiguant, donc il vaut mieux en effet la laisser nous traverser en riant. sinon, essayer de ne consommer que dans des circuits choisis hors de la pub est une parade. Pour cela, il est préférable d'être pauvre et de tout partager, on est moins tenté.

bouquetfleuri
Je disais dans un autre fil que nous sommes tous conçus dans (par) une société capitaliste et si je veux la changer, il me faut vraiment la connaître de l'intérieur.

Euh oui… bon courage. Einstein disait qu'une chose produite par un mode de pensée ne peut être détruite par le même mode de pensée. Il ne sert à rien de «  connaitre» le capitalisme, il suffit d'en observer les effets. Il est indestructible parce qu'il a contaminé toute la planète. Il représente ce que l'être humain est devenu par la soumission à l'argent. Je ne pense pas qu'il soit amendable car étant un culte de la mort et se nourrissant de ses propres enfants, il ne peut devenir un hymne à la vie. Mais de toute façon, comme tout fait civilisationnel, il possède les gènes de sa propre perte (par auto-dévoration),il suffit donc d'attendre en se tirant de dessous ses décombres fumantes, en protégeant au mieux ce qui peut l'être encore, en développant sa conscience, en essayant de vivre en accord avec elle, et en contribuant à créer un nouveau monde autour de nous. Rome a fini par disparaître, mais les Romains ont continué à faire des enfants dont nous sommes les descendants. J'aime la métaphore de la forêt dont les vieux arbres pourris se cassent la gueule, mais où de jeunes pousses d'espèces différentes prennent la relève. Il vaut mieux être une de ces pousses plutôt qu'un vieil arbre malade, non?

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le dimanche 19 janvier 2014 à 19h59

Tu viens de gagner 0,0001€… et j'ai découvert un nouveau site de rencontre dis-donc! ça me manquait, c'est vrai. Des fois je me dis qu'il y en a plus que d'êtres humains ;-) ça me fait penser à des jeunes enfants pas éduqués quand il y a un gâteau à partager. capitalisme = régression infantile? Bon, je désactive, trop pénible. Je regrette de ne pas contribuer plus à ton enrichissement, mais c'est au dessus de mes forces :-( Mais tu vas trouver une autre idée, c'est sûr :-)

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le dimanche 19 janvier 2014 à 19h33

Désolé et confus pour mon anti-contribution au débat, vu qu'effectivement à 3h du mat' je n'avais pas les yeux en face des trous… et que j'ai lu mais le temps de rédiger j'avais déjà oublié ce que tu avais écrit, bowhaz :-) et à ma piteuse décharge je dirais que jongler entre les pages de contributions pour répondre n'est pas commode dès qu'on a commencé à rédiger… la paresse aidant… je n'ai pas re-vérifié le bien-fondé de mes propos, et c'est le lendemain matin que j'ai vu que j'étais à côté de la plaque.

Bon, sinon… comme j'adbloque, je n'ai encore rien vu, mais finalement je trouve assez rigolo que les gens ici cliquent volontairment sur toutes les pubs en se moquant d'elles… promis, je vais essayer aussi… on peut peut-être imaginer des communautés de générateurs de revenus par clics sur publicités, ce qui donne l'impression de reprendre un certain pouvoir, mais je pense qu'en lisant les petits caractères des conditions générales de Google, il y a des protections contre cela, et les algos pour estimer si un clic doit être comptabilisé ou si son intention est de générer du revenu doivent être assez sophistiqués.

bouquetfleuri
Moi, j'aime bien la pub, c'est mon catalogue de non-achat.

C'est ce qu'on croit quand on est dans son état normal, maître de soi. J'ai eu tandance à le penser mais je me suis déjà fait avoir. La pub s'immiçant de plus en plus absolument partout et tout le temps dans nos sphères les plus intimes, elle fonctionne comme un prédateur tapi dans l'ombre, essentiellement en captant des moments de dérive ou l'on se laisse séduire parce qu'on en a besoin, ou tout bonnement quand elle tombe pile au bon moment et capte nos instants d'euphorie, c'est à dire quand tu fantasmes comme un fou d'aller aux îles Marquises découvrir les séduisantes beautés locales parce que tu chattes avec une splendide créature sur un réseau improbable, et que justement on te propose une promo vraiment pas cher et expirant dans 2h sur les vols, comme par magie ;-) Le taux de retour des pubs en ligne est extrêmement faible, et pourtant… ça rapporte.

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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xylopyromax

le samedi 18 janvier 2014 à 03h45

Je rejoins GreenPixie quant à l'analyse. Je considère la publicité comme une forme de corruption très insidieuse (car dictée par le «  principe» de nécessité), qui doit être évitée comme la peste. Il est impossible de ne pas la voir, consciemment ou pas, sauf à utiliser AdBlock. Par Google, tu ne contrôles pas son contenu, et ce sont eux qui nous contrôlent.

@bowhaz: si on utilise AdBlock, alors tu n'as aucun revenu publicitaire car ils n'arrivent que parce qu'on clique sur les pubs. Pareil si tu offres une option pour la désactiver.

@MetaZet: l'entreprise, par sa définition communément admise, n'a pas de fonction morale, ni même utile, elle doit juste gagner de l'argent. Pour moi, ce principe sur lequel le capitalisme s'est construit a des effets pervers, car il est impossible de gagner encore plus d'argent sans sur-exploiter quelque chose, et donc cela conduit nécessairement à se conduire immoralement. Désolé pour la disgression…

Si le site coûte trop cher, alors deux solutions (mais qui ne génèrent aucun revenu supplémentaire):

1/le fermer temporairement et le remplacer par un compte Diaspora (pas Facebook… pitié). J'entends les cris… aïe! solution désagréable évidemment, qui a elle même son propre coût de mise en place, mais pas moins stupide que la pub à mon avis. En tout cas, bowhaz, cela aurait le mérite de préserver ton éthique personnelle.

2/Ouvrir à des donations privées (hors site), permettant de faire tourner le site durant 1, 2, N mois selon ce qui est collecté. Comme Dreitak, la forme associative me convient aussi, elle peut même rester informelle au début, et je ne pense pas que l'essentiel de l'argent disparaisse en charges tant qu'il ne s'agit pas d'un revenu mais de l'équilibrage du coût de fonctionnement. On pourrait à tour de rôle acheter de l'hébergement, par exemple. Il te faut combien pour tourner 1 mois? Tant que ça reste des petites sommes, je doute que les services fiscaux aillent y voir de plus près et ça laisse le temps de réfléchir.

Sinon, au niveau professionnel proprement dit, je pense qu'il ne faut surtout pas être trop légaliste. Quand j'avais démarré mon activité, on m'avait dit: «  commencez, et lorsque vous aurez votre premier client, vous vous déclarerez». Ce que je fis… Il existe, fort heureusement une tolérance administrative sinon rien ne serait possible.

Je connais au moins 2 personnes qui cumulent RSA et statut d'auto-entrepreneur sans revenus, donc c'est possible, mais il est possible qu'il faille être d'abord au RSA :-/

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Discussion : Soirée polyphonico-poétique à Montélimar

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xylopyromax

le jeudi 23 mai 2013 à 17h00

Reveur
est ce que tu sais si quelqu'un a rapproché ça des distorsions cognitives décrites par les thérapeutes comportementalistes ?

Non, je ne sais pas et je me méfie un peu des comportementalistes et leur prétendue objectivité, mais c'est une piste de réflexion pour le moins révolutionnaire dans le cadre strict de l'informatique… qu'est ce qui nous pousse à agir n'importe comment, et en plus très souvent en croyant bien faire? Pourquoi un retour d'expérience même médiocre est-il très souvant auto-validant? Est-ce par narcissisme? De quelle manière et pour quelle raison un système de croyance justifie-t-il une pratique? Là, ça redevient des questions universelles…

:-)

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Discussion : Soirée polyphonico-poétique à Montélimar

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xylopyromax

le jeudi 16 mai 2013 à 00h19

LiliLutine
(+) Blague ou pas moi j'adore ce thème :-D

Ha ha ha... il s'agit d'un anti-thème qui à mon avis introduirait un faux débat, à la manière des antipatterns informatiques qui conduisent à des erreurs de programmation. La vraie question serait: attend-t-on de l'autre qu'il soit disponible pour l'aimer? On peut remplacer «  disponible» par n'importe quel qualificatif, comme «  élégant», «  fort», «  soumis», etc… d'ailleurs, que ça ne changerait pas la nature de la question :-)

Et dire que c'est cette critériologie là c'est ça qui fait le beurre des sites de rencontres…

:-D

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Discussion : Soirée polyphonico-poétique à Montélimar

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xylopyromax

le mercredi 15 mai 2013 à 22h36

Bonjour à tou-te-s,

Merci à tout-e-s celles et ceux qui se sont déjà inscrits. Je m'excuse de ne pas vous avoir répondu individuellement, mais je cours après chaque minute :-/ Par ailleurs, j'ai modifié quelque peu le texte de l'invitation. Il sera possible de dormir dans la maison dans la mesure de la place disponible, mais suite aux travaux en cours, le confort est minimal. L'année prochaine, ça ira mieux… D'autre part, le barbecue du lendemain sera partagé avec d'autres invités, pas forcément poly. Enfin, après quelques tergiversations dues à ma disponibilité très fluctuante et de ces travaux que je n'arrive décidément pas à finir,ce qui se passera samedi soir dépendra donc de l'énergie du moment et des participants. Soirée festive ou tranquille, on verra bien. It's open.

Et hop, autre thème de discussion au passage, très d'actualité pour moi en tout cas: les relations amoureuses, à fortiori multiples, sont-elles compatibles avec une vie stressante et surchargée? :-) À rapprocher des statistiques de divorce suite à des gros travaux dans une maison, importantes paraît-il… just kidding.

Ah, et puis aussi: il est possible qu'il s'arrête de pleuvoir pour le 25. Les skis ne devraient pas être nécessaires, mais prenez quand même des pulls :-(

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Discussion : L'amour complet et le polyamour

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xylopyromax

le mercredi 20 février 2013 à 13h58

Bonjour,

Bon là je ne vais pas y aller à la hache, mais au bulldozer… bouquetfleuri, j'aime beaucoup ta réponse, mais je vais me placer sur un terrain moins pragmatique et plus théorique.

Pour commencer je trouve que cet article parlant de l'amour vrai est assez intéressant, et je n'y vois pas d'opposition majeure avec le polyamour, même s'il n'est pas évoqué. On y parle notamment de l'être aimé comme d'une personne que l'on aurait élu. On peut débattre sur l'unicité de cet élu. Pour ma part, je dirais qu'il y a souvent confusion sur ce que «  unique» veut dire. Chaque amour est unique, évidemment, ce qu ne signifie pas que l'amour en tant que tel doit être unique.

Il y a aussi cette page parlant des types d'amour, qui permet d'étayer le polyamour, non pas avec le discours classique et limite consumériste de «  trouver quelque chose de différent en chaque être aimé» comme on ferait son marché, mais plutôt de «  donner une réponse aux multiples aspirations qui nous composent et nous poussent vers l'autre».

Être confondu par deux relations amoureuses qui se perturbent confusément l'une l'autre est à mon avis la marque d'une incapacité à accepter l'autre dans sa singularité propre. Je suis moi-même passé par cette prise de conscience du manque d'écoute de ma part dans le passé. En effet, si l'on considère que l'amour unique est avant tout une manifestation de son propre narcissisme, alors il paraît difficile de se retrouver en même temps et en toute intégrité dans le retour simultané de deux miroirs qui forcément renverront deux images différentes de soi-même. La seule issue est de ne plus se servir de l'autre comme d'un miroir. C'est la condition de base du polyamour, je crois.

Quant à l'amour dit passionnel, sa nature par essence fusionnelle paraît incompatible avec la multiplicité amoureuse. En effet, un corps A fusionnant avec B ne peut en même temps fusionner avec C, sauf à ce que B fusionne aussi avec C, why not, mais c'est une autre histoire. La fusion pousserait donc à l'exclusivité. Mais en fait, en y réfléchissant, la fusion n'est pas si incompatible que ça avec le polyamour car il ne faut perdre de vue que la fusion ne peut être définitive, sauf à en mourir en plein délire romantique. Il y a fusion certes, mais ensuite retour à soi et c'est cette incapacité à sortir de la fusion qui à mon avis est à l'origine de nombreux troubles du couple monogame. Par contre, dès que cela est acquis, il est tout à fait envisageable pour A de vivre des moments de passion intense avec B, puis un autre jour, avec C.

Et vis à vis de l'engagement, eh bien quoi? Il peut être matériel dans plusieurs relations, comme en amitié d'ailleurs. Par exemple, les musiciens d'un quatuor sont engagés dans un processus qui est pour moi aussi une forme d'amour. Militer ensemble, voyager, pratiquer un sport, etc… il y a de multiples formes d'engagement, pas que la famille. Et s'il n'est pas matériel, alors il y a déjà engagement par la simple écoute attentive de l'autre, et déjà, cela n'est malheureusement pas la réalité de nombreux couples standard. Je n'aime pas trop la formulation «  tout faire pour cultiver l'attachement». En soi, je ne vois pas à quoi ça sert si rien ne pousse. On ne s'attache que parce qu'on y trouve son compte, l'amour n'est en aucun cas altruiste très longtemps.

De même que la fusion, l'engagement immatériel n'a pas de nécessité à être permanent autrement que par la mémoire de ce qui a été dit. Il est donc difficile, d'un point de vue de la responsabilité propre, d'y mettre fin car les pensées liées au devoir vers l'autre nous accompagnent toujours. C'est vrai avec toutes les personnes que l'on aime. Et quant à l'engagement matériel, sauf peut-être pour la responsabilité envers les enfants, encore que, il est souvent possible d'y mettre fin avant son terme si tout se passe de travers.

En bref donc, l'être aimé n'est pas un miroir que l'on briserait dès qu'il renvoie une image qui ne nous plaît plus à l'instar de la sorcière de blanche-neige qui elle, d'ailleurs, est peut-être bien polyamoureuse des sept nains :-) , et qu'il est possible de sortir de la fusion comme l'huile et le vinaigre reviennent à eux après avoir été fortement secoués :-D , et qu'il n'y a rien de fatal dans l'engagement, ce n'est pas forcément à la vie à la mort :-( .

Et pour résumer le résumé, je dirais: cédez quand ça vous fait «  oui», résistez quand ça vous fait «  non», et laissez-vous prudemment troubler quand ça vous fait les deux à la fois, et si ça fait vraiment trop mal, ben allez voir un psy.

Au bulldozer, je vous avais prévenu… déposé sortie de bétonneuse en vrac, prêt à coffrer <3 <3 <3 .

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Représentations sociales ou psychologiques

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xylopyromax

le jeudi 08 novembre 2012 à 02h14

Quelques réflexions en vrac… (je n'ai pas eu le temps de finir l'article du cairn, mais il y a là de la matière, assurément).

J'ai parfois été triste a un mariage et joyeux a un enterrement et ça ne m'a jamais posé de problème. Cela ne choque pas forcément outre mesure, dès qu'on se sent en accord avec soi-même et qu'on peut expliquer ce qu'on ressent à ceux qui le demanderaient. En général, bien sûr, personne ne le fera, mais froncera plutôt les sourcils. Il s'agit donc de ne pas le montrer trop ostensiblement (ça serait une forme de crânerie), et dans une certaine mesure, ça passe très bien. Tout est question de bienveillance. Ça ne veut pas dire non plus qu'il est interdit de se moquer lors d'un discours ennuyeux, mais dans ce cas, on prend le risque de déranger des individus, de choquer sans être compris, ce qui est inutile le plus souvent (pas toujours). Il y a clairement une limite difficilement franchissable sans être mis dehors pour trouble de l'ordre public. Ça peut être néanmoins un objectif valable dans certains cas. Mais tant que ça se passe discrètement, je dirais même que ça rassure de voir que quelqu'un puisse extérioriser un peu ces sentiments contradictoires que chacun porte en soi. Donc le problème chez nous n'est pas tant sociétal qu'individuel. Il rejoint ce que Don Miguel Ruiz appelle le «  mitote», le brouillard, dans les quatre accords toltèques. Ce brouillard est formé des voix des autres, donc c'est l'écho de la société toute entière, et c'est ce qui altère profondément notre jugement intérieur.

L'espace d'intervention est toutefois ténu. Comme dit «  butineuse», proclamer est un acte courageux. C'est parfois indispensable, quand on se sent acculé, mais c'est parce qu'on a plus le choix et que c'est la question de ne pas être écrasé. Mais est-ce toujours nécessaire? Je crois qu'il existe un espace où on peut toucher sans tout bousculer, car le problème des comportements révolutionnaires, c'est qu'ils sont souvent égocentriques (MOI je vous dis que…). Suggérer est un moteur plus puissant car il préserve la liberté de l'autre de recevoir ou non le message. Notre société est normative, mais pas autant que d'autres, qui emprisonnent, mutilent, lapident et pendent pour toute forme de déviance. Alors de quoi avons-nous peur? Somme-nous coupés de nos fondamentaux à ce point?

Comme la société n'est finalement que la somme de tous ces comportements individuels, il suffirait que chacun puisse jouer avec ce petit espace de liberté en poussant les murs pour qu'elle évolue en douceur. Ça paraît pas gagné mais c'est ce qui se passe par le renouvellement générationnel, sauf qu'on sait pas trop où ça va. On peut juste espérer qu'il y ait un sens plus juste et qu'il devienne majoritaire (ouch, c'est vague, ça… tout le monde peut espérer ça, désolé).

Quant au paradoxe entre le développement personnel et l'injonction sociale de le faire, il existe effectivement. Ça ressemble bien au fameux paradoxe «  sois spontané» mettant en scène une double contrainte. D'une certaine manière, l'injonction est donc inhibitrice. C'est comme si la société, par le simple regard que ses acteurs portent sur eux-mêmes, normalisait le processus d'extraction de la norme, et m'amènerait à penser que puisque le développement personnel devient à la mode, et que je cherche à m'individualiser, je ne le pratiquerai pas. C'est effectivement redoutable et la seule manière de s'en sortir à mon avis est d'ignorer le discours dominant, de réduire le robinet médiatique, et donc de s'échapper d'un cadre social globalisant et «  d'écouter son cœur». Cependant, il faut donc être déjà un peu libéré, hors cadre, un minimum conscient, pour devenir plus libre encore. Ça s'apprend, et pas à l'école. Ce «  bootstrapping» est néanmoins possible à tout moment car trouver son propre chemin est étranger à toute normativité, se pratique un peu par accidents, et ne peut être fait que dans le cadre de sa propre singularité. Même si chacun le pratique, chacun le fera différemment et il suffit d'accepter que devenir soi-même est un processus aussi naturel que de respirer, et qu'on ne peut s'y soustraire durablement sans souffrir intérieurement, et qu'il n'est nul besoin de faire des stages pour cela (même si ça peut aider). Tout le monde trouve normal de respirer et personne n'attend de la société de nous dire comment le faire (même si là aussi, respirer peut se réapprendre).

Ce qui est à posteriori effrayant, finalement, c'est de se dire qu'être simplement soi-même était devenu socialement contre-nature. Ça s'appelle du totalitarisme, ça rejoint aussi le «  monstre doux» de Raffaele Simone, mais je pense qu'il a néanmoins du plomb dans l'aile, nos consciences n'étant pas si endormies que cela et se réveillant collectivement et très progressivement, enfin, je crois. Mais peut-être que je rêve un peu.

Enfin, la démarche de l'épanouissement personnel n'est en rien individualiste, puisque notre singularité est réinjectée dans le corps social tout en s'en nourrissant. C'est à partir de là, je pense, que le lien social prend tout son sens, et s'affirme par la multiplicité des échanges. Ce qui crée et entretient le conformisme totalitaire, en définitive, c'est la peur de se retrouver seul car rejeté, et rien d'autre, et ça devient une émotion socialement auto-générée, bizarrement construite sur l'idée de sécurité matérielle excluante, d'ailleurs. De plus, en attribuant de la valeur à tout, par le biais de la marchandisation, on en arrive à croire que l'échange social est sans valeur aucune, alors que c'est tout le contraire.

Work in progress, anyway… il y a beaucoup à discuter là-dessus.

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Discussion : Le polyamour est-il glamour? ou deviendrait-il simplement rentable?

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xylopyromax

le vendredi 12 octobre 2012 à 13h43

Hello à tou-te-s,

Je rebondis sur cet article de «  Glamour Paris» sur lequel je suis tombé par hasard en allant aujourd'hui sur le portail free:

Le trouple saisonnier.

Moi, ça m'interroge grave. Ok ok, l'article est plaisant et amusant. Je devrais être content, l'idée d'aimer plusieurs personnes devenant de plus en plus populaire, il n'y aurait aucune raison de s'en plaindre. Mais pourquoi donc est-ce que ça devient de plus en plus tendance d'en parler?

Est-ce une manière de fondre le dragon dans la normalité avec son propre feu, afin de le rendre inoffensif? Ou simplement et plus inocemment, le reflet d'une évolution sociale profonde? Mais, nourri de Noam Chomsky, je ne crois pas à l'innocence des médias. Or, j'ai l'impression que justement, les médias en parlent plus souvent que les gens eux-mêmes. Pourquoi?

D'une manière générale, j'ai horreur d'être tendance… en plus je déteste ce mot. Alors me voilà confronté à un dilemme car sans me renier le moins du monde je cherche à savoir comment, inconsciemment, je m'inscris dans tout ça.

Vous allez peut-être dire que j'exagère, mais dans un tel article j'y vois plus une sorte d'hédonisme narcissique hyper fun s'inscrivant parfaitement dans la société de consommation actuelle. En effet, d'une part, gommer le côté subversif de la relation multiple favorise une culture du loisir dans lequel le politique est sagement mis de côté (le terme «  relations sans prise de tête» induit aussi ça), et d'autre part, en multipliant les relations amoureuses, on multiplie les sites de rencontres, les vacances, les cadeaux, etc… et que font les journaux actuels, d'après Chomsky? Il vendent des lecteurs à des annonceurs. La mode fait vendre.

Ça me fait rire, finalement, de me dire que mes choix relationnels les plus intimes contribuent à soutenir la croissance économique qui n'arrive décidément plus à s'en sortir autrement. Je ne la plains pas… mais quelle misère! Dans mes phases d'optimisme, je me dis que ça sent vraiment le sapin pour elle. Dans mes phases pessimistes, je me dis qu'elle ira jusqu'à se nourrir de nos tripes et nous abandonnera, une fois vidé de notre substance, enchaînés à nos rochers prométhéens.

Et vous, ça vous fait quoi?

PS1: Au fait, le mot «  glamour», vous savez d'où ça vient? Allez, cherchez un peu avant de regarder la solution.

PS2: voir aussi: La culture du narcissisme

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Discussion : Apéro poly Lyon

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xylopyromax

le mercredi 10 octobre 2012 à 13h20

@UrbanHymns: J'aime beaucoup Cespedes. Ici il parle de mélange: Philosophie sur Arte. Beaucoup de commentateurs essayent d'en faire une star de la philo. C'est un piège et j'espère qu'il saura y résister. C'est bien l'excès de narcissisme qui en a foutu par terre plus d'un, Onfray, etc…

En parlant de narcissisme d'ailleurs: c'est un peu le mal du siècle, lire: La culture du narcissisme, que j'ai d'ailleurs pas lu :-/ mais un condensé téléchargeable se trouve ici.

@Lililutine: super-citation, je la mets dans mon album!

@tous: j'ai comme l'impression que j'ai raté quelque chose… on peut pas être partout, et en l'occurence je n'étais nulle part, ce qui est nécessaire parfois.

À une autre fois…

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Discussion : Café poly de rentrée à Paris — 17 septembre au Bubble Bar

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xylopyromax

le vendredi 14 septembre 2012 à 17h30

Hello à tou-te-s,

Il se trouve que je suis à Paris le lendemain… zut! je pourrais venir éventuellement lundi soir, mais j'ai deux problèmes à résoudre: 1/ revendre un billet de train prems (jouable), et 2/ trouver un hébergement pour lundi soir (plus délicat car à la dernière minute). Si quelqu'un a un canapé de libre…

Alors je viendrai peut-être!

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Discussion : un pique-nique (samedi 4 août à Lyon - Villeurbanne)

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xylopyromax

le jeudi 02 août 2012 à 15h57

Hello à tou-te-s,

finalement, en bon dernière-minutiste qui se respecte je serai là aussi, je viens en train (je serai en transit vers Angers, donc malheureusement sans mon panier en osier avec tissu en carreaux vichy et plein de victuailles dedans), j'arriverai sans doute vers midi, et j'amènerai des picodons de la Drôme et des nougats de Montélimar pour tous le monde.

Bises et re-bises!

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Discussion : Comment organiser la maison?

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xylopyromax

le lundi 09 juillet 2012 à 14h14

Ça existe un peu déjà, ça s'appelle un hameau cévenol (mais je dois idéaliser un peu quand même), une nouvelle maison pour chaque nouvel arrivant, une pour les grands-parents, une pour la fille qui se marie, ensuite ça devient un village, etc… tout ça revisité version PA à la sauce des petits abris écologiques indépendants et parfaitement isolés, que l'on pose où l'on veut, ou alors des yourtes ou des containers recyclés, ça pourrait être sympa, faut juste le terrain et l'accord du maire, et là c'est pas gagné.

L'idée de plusieurs appartements structurés dans un/autour d'un espace commun est pas mal non plus. Maintenant, quant à savoir qui les occupent, eh bien là, chaque histoire est différente et il n'y a pas de modèle. On s'entend, ou pas, c'est tout. La seule difficulté est de savoir quoi faire lors d'un conflit durable entre deux personnes en particulier et là, il est nécessaire d'y avoir pensé avant sinon c'est l'explosion. Tu pourrais bien te retrouver chassé de chez toi!

Je sais, c'est pas très bucolique comme tableau, mais ce type d'histoire remplit les tribunaux et je ne crois pas que le fait d'être PA ou non y changera quelque chose. Habiter ensemble n'est pas toujours facile, personne ne désirant habiter spontanément à l'intérieur du rêve d'un autre en abdiquant des siens. Il y aura toujours une personne plus dominante que les autres qui cherchera à matérialiser ses rêves avec plus de force, d'éclat ou de vigueur, tout le monde ne sera pas forcément d'accord pour transformer l'espace commun un peu foutraque mais bien sympa en jardin zen épuré propice à la méditation, et donc il faut apprendre à gérer ça collectivement. Si on démarre seul maitre à bord, ça risque de coincer. Mais une fois bien acceptée la réalité de ce que nous sommes — des êtres humains pétris d'égo, de désir ou de passion –, le jeu en vaut vraiment la chandelle, je crois.

UrbanHymns
À la croisé des réflexions de Marco, Dakhla et Lulutine je propose des ilôts habitables, mais autonomes permettant la proximité tout en autorisant la solitude. Il faut donc un grand terrain avec réparti un peu de partout des petits habitats mais aussi un lieu commun permettant la réunion de la petite communauté (ne pas oublier la cheminé pour la symbolique du foyer). Bon courage. Moi aussi j'attend la crémaillière ... à pendre dans la cheminée cela va sans dire.

Message modifié par son auteur il y a 5 jours.

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Discussion : WE en bourgogne en Juin chez moi

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xylopyromax

le samedi 30 juin 2012 à 00h36

Dans cette avalanche de mercis je rajoute, un peu tard, les miens ;-)

Je suis enchanté d'avoir pu tous vous rencontrer, même si il m'aurait fallu au moins une semaine pour pouvoir échanger avec tout le monde! mais ce n'est qu'un début, je souhaite que l'on puisse avoir d'autres occasions de se retrouver en toute amitié et simplicité. Il n'est pas dit que je ne fasse pas quelque chose chez moi à l'automne…

Eric, tu as le sens de la communauté, merci pour ta magnifique, cordiale, prodigue et prodigieuse hospitalité, et merci à tous les colibris qui ont fait leur part pour que ça se passe si bien!

Quant aux photos, je donne également mon accord pour une diffusion privée aux participants.

Bizatous!

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Discussion : Polyamour et culpabilité

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xylopyromax

le jeudi 03 novembre 2011 à 13h56

Salut Zina,

pour une distinction éclairante entre responsabilité et culpabilité, je te conseille vivement la lecture du petit guide de Yves-Alexandre Thalmann "Responsable Oui, Coupable, Non", chez Jouvence éditions. À la base, tu es 100% responsable de tes propres actes, paroles, émotions et pensées, et 0% de ceux des autres. La culpabilisation apparaît quand un autre se positionne en victime en te rendant responsable de sa souffrance, alors qu'il serait libre d'y échapper mais ne le fait pas. Pour obtenir cela, celui qui se positionne ainsi s'appuie inconsciemment sur une culpabilité sociale, religieuse, originelle, comme tu voudras, où certains actes sont coupables non pas parce qu'ils infligent une souffrance, mais parce qu'ils doivent l'être. Ainsi, aimer plusieurs hommes est originellement coupable, "illégitime" comme tu dis. Or en fait, tu n'es pas responsable de la souffrance ressentie par ton partenaire, puisque la situation est claire, non forcée, et qu'il peut toujours partir si ça ne lui plaît pas. Ce n'est donc pas à toi de quitter qui que ce soit, à mon avis, si tu aimes les deux. Si tu le faisais, tu ferais souffrir celui que tu quittes et cette fois, tu en serais responsable.

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Discussion : Rencontre le mardi 19 juillet, Paris (la Villette, fontaine)

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xylopyromax

le mercredi 20 juillet 2011 à 11h33

Merci, zina pour avoir eu l'initiative de cette rencontre. Je trouve extraordinaire, surréaliste, et magnifique, de rencontrer des inconnu/e/s et de pouvoir parler d'amour dans les cinq minutes. Même avec mes meilleurs amis c'est souvent plus difficile. Et il reste tant à confronter, tant chaque expérience, chaque regard éclaire tous les autres, que j'ai trouvé cette rencontre trop courte, d'autant plus que je n'ai pas pu parler avec tout le monde. Et je regrette de n'avoir pu discuter de la valeur d'échange des krémas avec Siestacorta… ou de l'écouter déclamer du Debord… j'aurais adoré :-D
À bientôt j'espère…

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