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PolyEric

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Discussion : De l'inclusion des enfants dans nos événements poly

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PolyEric

le lundi 07 octobre 2019 à 01h55

Un peu obligé de l'accepter cette règle car lui aussi il a des parents :-) .

Les événements à la grange n'étaient pas des cafés poly mais des week-end ou des semaines de vacances entre poly (les monos y étant acceptés pour peux qu'ils respectent les polys et leur choix de vie). Un lieu ou il n'était ni nécessaire de justifier d'être poly ni de demander à ce que l'on respecte les choix de vie.

Il y avait des débats, ou plutôt des discussions naturelles qui ressemblaient à celles que l'on pouvait retrouver dans les cafés poly (à l'époque où le nombre de polys ne nécessitait pas d'organiser de tels débats). On pouvait aussi raconter sa vie (qui en général sortait de l'ordinaire) ou ses problèmes, et écouter les autres, essayer de trouver des solutions à partir des idées des uns et des autres, bref, les discussions, étaient libre et enrichissantes. D'où la comparaison de la situation "cafés polys + présence d'enfants" avec la la situation "événement à la grange + présence d'enfants". Ces discussions étaient accessibles à tous y compris aux enfants. Les personnes qui voyaient là une raison de limiter l'accès des enfants à ce genre de discussion particulièrement soft étaient rares. Il faut dire que ces discussions étaient bien plus soft que de nombreux films que les enfants peuvent voir banalement à la télé et aussi soft que les émissions ou discussions diverses et variées que l'on peut voir à la télé. Bref, pas de quoi demander à un enfant d'aller au lit, surtout qu'elles avaient parfois lieu à 9h du matin pendant le petit déjeuner ce qui n'est pas franchement une heure pour aller au lit. Il faut savoir que les polys ne parlent quasiment pas de sexe, du moins pas directement ou pas en public, peut-être parce qu'ils n'ont pas vraiment besoin d'en parler peut-être aussi parce qu'ils ne sont pas ce que beaucoup de gens imaginent. Voilà pourquoi je parle du droit des enfants à savoir ce qui existe, sachant bien entendu que des parents peuvent très bien trouver ça scandaleux ou que sais-je. Mais d'une manière générale, le problème est simplifié parce que tout simplement le problème n'existe pas au niveau juridique, il n'existe qu'au niveau de la sensibilité personnelle des parents et se résout donc à ce niveau. Rien n'interdisait aux parents d'interdire, même si par définition la grange était avant tout un espace de liberté. Cette liberté n'était pas au dessus de la responsabilité des parents et n'était donc pas au dessus du pouvoir des parents donc il n'y avait pas de problème sur ce sujet non plus.

Du coup, certains enfants pouvaient se voir refuser des choses par leurs parents alors que d'autres enfants pourtant du même age, mais avec des parents différents, avaient droit à ces mêmes choses (du genre veiller tard), ce qui se traduit pas des pleurs et des "pourquoi il a le droit et pas moi", une situation bien plus difficile à résoudre qu'il n'y parait pour les parents, et très difficile à supporter pour les enfants (car le sentiment d'injustice est particulièrement difficile à ravaler pour tout être humain doté d'une certaine logique). Par suite, les phrases du type "je suis ton parent c'est moi qui te commande" n'a pas toujours l'effet escompté, ce qui peut déstabiliser le parent qui ne s'y est pas préparé.

Mais parlons plutôt de ce qui vous turlupine, si j'ai bien compris, le sexe, c'est bien ça ? L'étalement sur plusieurs jours et une telle concentration de polys d'ordinaire éloignés les uns des autres favorisaient à la fois les rencontres et les regroupements du style "on se retrouve à la grange" vu qu'il y avait de la place. Du coup, des activités amoureuses (et probablement sexuelles va savoir) sans que ce soit l'objet de l'événement avaient naturellement lieu. Il y avait aussi des séductions dans la mesure ou l'esprit "rencontres poly" était affiché. Mais dans la mesure où il ne s'agissait pas d'un événement libertin, et qu'en plus, la présence des enfants excluait d'avoir ce genre d'activité dans des lieux accessibles à tous, il était exigé que les éventuels ébats amoureux (et non pas "débats amoureux") se déroulent, soit ailleurs qu'à la grange (ce n'était alors plus notre problème), soit dans les quelques endroits clos, à l'écart et bien entendu interdits aux enfants (notamment les chambres vaguement aménagées sous les combles à l'étage). Le but n'était d'ailleurs pas uniquement de protéger les enfants. Il convenait aussi de protéger les adultes qui n'auraient pas envie d'assister à cela sans l'avoir voulu. Et bien entendu, les protagonistes pouvaient avoir envie d'une certaine intimité. Par ailleurs l'échelle pour monter à l'étage ne devait pas être laissée accessible aux enfant qui auraient pris un risque à monter et à descendre en jouant avec cette échelle (puisqu'un un enfant joue avec tout ce qu'il trouve), et ceci même lorsque rien de "bizarre" ne se passait à l'étage. D'ailleurs, même les adultes étaient intimidés par l'échelle. Du coup, les dangers potentiels de l'échelle (qui pourtant était tout à fait aux normes et solidement fixée) donnait un bon alibi pour interdire aux enfants d'accéder à l'étage, étant entendu que cette échelle se situait dans un endroit reculé de la grange accessible uniquement par deux portes en cascades que les enfants ne devaient pas ouvrir. Chacun sait que les enfants demandent pourquoi on ne doit pas faire ceci ou cela. Par suite, leur dire : "l'échelle est dangereuse pour les enfants" se révélait très pratique. D'une part c'était vrai (ce qui évitait d'avoir à mentir à des enfants). D'autre part, cela évitait d'avoir à creuser davantage la question du "pourquoi" avec les enfants (cette question du "pourquoi" pouvant être précisée par chaque parent auprès de ses propres enfants, étant entendu que les parents pouvaient aussi éviter la discussion avec leurs enfants et se contenter d'entériner l'explication sur les dangers de l'échelle ce qui donnait suffisamment de poids à leur autorité). Il était également de la responsabilité des parents de surveiller que les enfants ne tentaient pas d'accéder à l'échelle, d'où l'importance de la responsabilité des parents. Autrement dit, ce n'était pas uniquement une question administrative, les parents avaient vraiment quelque chose à surveiller, donc même si les parents avaient tous deux envie de monter (donc obligatoirement en laissant leurs enfants en bas même dans le cas hypothétique où ces enfants auraient eu envie de monter voir), l'un des parents au moins devait renoncer puisqu'il fallait que l'un d'eux (ou que quelqu'un de "mandaté") reste en bas pour surveiller leurs enfants (non seulement pour les empêcher de monter mais aussi pour tout le reste car les enfants font souvent des bêtises quand les parents ne sont plus là). D'où l'idée qu'il y ait une nounou sur place, une idée qui n'a pas eu de succès, donc pas de nounou sur place, dur dur d'être parent :-) .

C'est peut-être pour ça que certains polys - qui ont des enfants pourtant habitués au monde poly - n'amenaient pas leurs propres enfants à la grange... :-)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Discussion : De l'inclusion des enfants dans nos événements poly

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PolyEric

le jeudi 03 octobre 2019 à 21h29

Parfaitement synthétisé !

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Discussion : De l'inclusion des enfants dans nos événements poly

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PolyEric

le mercredi 02 octobre 2019 à 23h22

Je confirme pour la grange avec d'ailleurs autour plutôt 50 polys que 30 mais passons sur les détails. Le seul truc qui peut être inquiétant est que pendant les ébats des parents à l'étage, il n'y a plus personne qui surveille l'enfant au rez de chaussée ce qui pourrait mettre l'organisateur en situation de responsabilité malgré lui, notamment au niveau de la sécurité, par exemple si l'enfant profite de l'absence de ses parents pour faire des bêtises. Du coup, il me semble qu'il faille imposer qu'il y ait toujours au moins un parent disponible pour surveiller son enfant en dehors des heures de sommeil de l'enfant, et peut-être même pendant les heures de sommeil de l'enfant car on ne sait jamais ce qui peut lui arriver dans la nuit (maladie, mauvais rêve, que sais-je, ou même intrusion d'un adulte dans la chambre ... il faut se méfier de tout). Les tentatives d'organisation d'un service de nounou sur demande n'ont pas eu de succès à la grange donc bizarrement ce n'est pas une solution non plus.

A partir d'un certain age (qui peut éventuellement varier selon qu'il est déjà ou non dans une famille poly qui s'assume, et encore je ne suis pas sûr que ce soit un gage d'indépendance de l'enfant), il ne me parait pas loufoque d'exiger que la démarche vienne de l'enfant lui-même en plus de l'autorisation de ses parents, et à condition qu'au moins un de ses parents l'accompagne (cette fois-ci on pourrait accepter le fait que le parent soit considéré comme accompagnant alors qu'il ne viendrait pas de lui-même sans son enfant, un cas très rare en pratique mais qui peut arriver chez un poly qui ne s'intéresse plus trop aux cafés poly et qui viendrait en tant que "taxi" un peu comme on amène son enfant au judo). A l'inverse, vu que les parents sont juridiquement responsables de leurs enfants, on ne peux pas obliger les parents à faire taxi pour respecter le désir de leurs enfants, c'est peut-être malheureux mais c'est comme ça, donc la simple expression de l'enfant ne suffira pas, il faudra qu'un parent soit partie prenante dans l'histoire. Par contre on pourrait très bien exiger le contraire, à savoir exiger que l'enfant exprime sa volonté (peut-être même en dehors de la présence de ses parents pour ne pas être trop influencer, s'ils sont d'accord pour qu'on lui pose la question sans leur présence) avant de laisser rentrer l'enfant, grâce au règlement intérieur des lieux exigeant l'expression d'une volonté d'entrer non dictée par autrui à partir d'un certain age.

Par contre en dessous de ce certain age, on ne peut pas raisonnablement exiger l'expression de la volonté de l'enfant. Je pense qu'il vaut mieux raisonner en se basant sur le "droit de l'enfant de savoir ce qui existe", et dans la mesure ou un des parents est partie prenante, je pense qu'il faut faire sauter l'exigence de l'expression positive de l'enfant par contre s'il exprime son refus (on a toujours le droit de lui demander s'il est d'accord pour rentrer avec son parent), là, il me semble qu'il faut interdire au parent d'entrer avec un enfant qui ne veut pas venir (la responsabilité de parent ne suffit pas pour obliger l'organisateur à accepter des gens qui refusent de venir, fussent-ils mineurs, même si la loi autorise le parent à forcer un peu l'enfant un peu comme un parent forcerait son enfant à aller en classe). On peut mettre dans le règlement intérieur que toute personne quelle que soit son age a le droit de ne pas rentrer et a le droit de sortir à tout moment sans avoir à donner aucune justification. Par contre, si le parent rentre quand-même en laissant son gamin dehors, ça se complique, il faudra alors peut-être prendre l'enfant en charge en attendant l'arrivée des autorités qu'il faudrait alors prévenir dans ce cas complètement loufoque mais comme on voit de tout, il faut se préparer au pire.

Mais tout ceci est un arbre qui cache la forêt. La vérité est que ce sont certains adultes qui sont gênés par la présence d'enfants. Et, ça, aucun règlement intérieur ni charte ne pourra rien y faire. On ne peut pas obliger les gens à ne pas être gêné de la présence d'enfants !

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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PolyEric

le samedi 26 janvier 2019 à 21h27

Ah oui, la fameuse phrase : il faut s'aimer soit même avant de pouvoir aimer les autres ?

Mais à mon avis ça arrive en même temps tout ça (et non pas l'un après l'autre).

S'aimer soi-même quand on est avec quelqu'un c'est reconnaître que ce quelqu'un nous fait du bien, donc qu'on l'aime. Toute la question est plutôt de savoir si nous lui faisons du bien à notre tour et s'il s'aime lui-même en notre présence.

"Un problème d'égo ?" moi je dirais plutôt "la solution durable pour l'ego" (s'aimer soi-même à plusieurs, étant entendu qu'être deux c'est déjà être plusieurs).

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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PolyEric

le vendredi 25 janvier 2019 à 22h36

Calinou, Alinea, Bididi.... très int"ressant tout ça, et à la fin je ne sais plus ce que je pense.

Par contre, il me parait clair que je me suis mal exprimé sur cette histoire d'amour théorique. Vous avez interprétés ma phrase comme ceci : "en fait tu ne l'aimes pas" c'est à dire que vous avez interprété en grossissant mon trait alors que j'étais moi-même en réaction à PDP pour rétrécir son trait.

Il tenait comme acquis le "je l'aime", et je voulais l'aider à nuancer cette notion. Et au lieu de voir la nuance, vous avez crus que je voulais dire "tu ne l'aime pas" et ça ne me ressemble pas du tout de dire ça, donc excusez moi pour cette façon d'écrire. Surtout que dans ma propre vie, je ne raisonne pas en amour, je dis toujours qu'il ne faut pas analyser ce qui va bien. La raison, c'est plutôt fait pour gérer ce qui ne va pas bien.

Je pense, qu'effectivement, on n'aime jamais tout dans une personne, et peut-être même qu'on aime davantage l'amour que la personne elle-même, je n'ai jamais trop su. Peut-être même que c'est notre vie que l'on aime lorsque l'on est avec cette personne et non pas la personne elle-même.

Ce qui me paraissait clair dans la situation de PDP, c'est que leurs vies respectives devenaient impossibles et qu'il ne fallait peut-être pas rester bloquer sur le "je t'aime" qui n'avait peut-être pas autant d'importance que les apparences veulent bien le laisser penser. Un peu comme un couple qui veut sauver son couple mais qui ne se rappelle plus pourquoi il veut le sauver.

Le genre de but qu'on se fixe un jour et qu'on ne lâche plus, même lorsque l'envie de l'atteindre disparaît. On continue de vouloir l'atteindre comme une sorte d'obsession. Le fait d'abandonner ce but nous libère et nous rend moins crispé, ce qui finalement rend possible des choses que l'on n'arrivait pas à faire lorsqu'on le poursuivait.

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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PolyEric

le jeudi 24 janvier 2019 à 01h00

J'ai beau relire, il y a quelque chose qui cloche.

Tu écrits :
- A l'inverse, si je lui dis "je veux migrer vers une relation poly et je t'aime et ne veux pas te quitter, à toi de décider que faire" , est-ce que c'est une façon de rejeter la responsabilité sur elle ou pas (ce qui ne serait pas éthique non plus) ?

Dans cette phrase tu nous demandes si c'est une façon de rejeter la responsabilité sur elle. Hors c'est justement dans cette phrase que tu prend vraiment ta part de responsabilité (en lui laissant prendre la sienne, certes, mais ce qui est important dans cette phrase c'est que tu prennes ta responsabilité).

Si ta question est inversée par rapport au contexte de ta phrase, c'est surement parce qu'il y a une inversion dans ta tête sur la notion de "quitter" et "d'être quitté". Tu as l'impression que ce n'est "pas éthique" de la "forcer à te quitter" (d'après toi, tu la force à te quitter vu qu'elle déclare qu'elle n'acceptera jamais ça). Il me semble plutôt que tu as tout simplement peur qu'elle "te quitte" (une peur bien normale vu qu'elle dit "je n'accepterai jamais ça").

Alors probablement que cette peur insupportable pour toi se transforme en culpabilité de la quitter, pour justifier la pression que tu te mets sur toi-même. Tu ne veux pas admettre que tu plies sous ses exigences, alors tu préfères plier sous tes propres exigences éthiques. Tu t'inventes une faute pour justifier auprès de ton "moi intérieur" la nécessite de faire des efforts, encore des efforts, toujours des efforts, attendre, attendre encore, attendre toujours. Bref, ton éthique vise à la satisfaire et à te contraindre.

C'est un rapport de force, et manifestement tu le perd sous le prétexte d'une éthique bidon qui ne tient pas debout. Le dialogue avec insistance de ta part ne sert qu'à faire passer le temps et à te donner l'impression que c'est toi qui mène la dance, mais moi, c'est l'inverse que je vois. Chacun fait ses choix de vie comme il l'entend, point barre. Il n'y a aucune autre éthique fumeuse à chercher pour éclipser la dure réalité des faits.

Les polys ne sont pas aimés par les monos, et inversement. D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. Quant à elle, peut-être qu'elle dit qu'elle t'aime, je ne sais pas trop, mais en pratique elle ne supporte pas que tu devienne "toi-même". Vous formez une sorte de couple basé sur la phrase historique "je t'aime, moi non plus".

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas l'éthique qui changera les choses. Le seul espoir pour toi est qu'elle trouve son compte dans un choix de vie poly et qu'elle l'adopte aussi, d'elle même. Si tu as déjà sortit tous tes arguments, je ne vois pas ce que vous pouvez faire de plus que de vous mettre au pied du mur mutuellement par les actes et qu'il advienne ce qu'il adviendra.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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PolyEric

le lundi 21 janvier 2019 à 21h16

Ben moi ça a mis 11 ans environ, donc plus que deux pour toi ? Hum pas si sûr.

Ce qui me frappe dans ton exposé c'est que ton soucis d'éthique est plus fort que toi, ou du moins ne s'applique pas à toi comme bénéficiaire de cette éthique. Est ce si éthique que cela de te maltraiter ainsi ? N'es tu pas une personne ? Si ? Alors pourquoi cette personne (que tu es) n'aurait-elle pas le droit à ta propre éthique ? Ton éthique n'est-elle valable qu'au profit des autres ? N'est ce pas une injustice ? Qu'as tu de si invincible qui fasse que tu puisses te passer d'au moins une personne sur terre qui soutienne ton choix de vie ?

Il me parait clair que la situation est déséquilibrée. Ta/Ton partenaire se bat pour pouvoir vivre ses choix, et toi tu te bat aussi pour qu'elle/qu'il puisse les vivre. Personne ne se bat pour que tu puisses vivre les tiens.

La question n'est pas avec ton partenaire. La question est entre toi et toi => Si tu penses que tes choix de vie sont si bons pour toi, alors pourquoi ne les adoptes tu pas ? Il est temps que tu t'occupes sérieusement de tes problèmes car s'occuper des problèmes des autres (sous prétexte d'éthique) n'a pour but que de repousser le moment ou tu t'occuperas des tiens. Tant que tu n'es pas convaincu de tes choix pour toi-même, tu n'a aucune chance de convaincre quelqu'un de t'accepter. Il vaut mieux d'abord s'accepter, puis ensuite, essayer de convaincre les autres de nous accepter (et on a des arguments car on y a déjà réfléchis).

Il ne s'agit pas de quitter ta/ton partenaire, il s'agit plutôt de ne pas la/le perdre. Te demander si tu la/le quitte, te permet de ne pas penser que tu peut la/le perdre lorsque tu mettras tes choix en pratique. Mais ce n'est que reculer pour mieux sauter.

On ne peux pas demander à quelqu'un qui a adopté ses propres choix pour soi-même de renoncer à ses propres choix pour qu'une autre personne puisse profiter de ses propres non-choix (= choix qu'on n'a pas le courage d'adopter pour soi-même au point de demander aux autres de les adopter pour nous !).

Vu que les points de vue sont opposés entre vous deux, seul le passage à l'acte peut éclairer ta/ton partenaire sur la réalité du besoin que tu lui exprimes. Pour l'instant tout laisse paraître que tu peux attendre des lustres donc que ton besoin n'est pas réel.

Certes les choix de ta/ton partenaire ne sont pas clairs puisque tu as été clair (dans la parole) depuis le début, mais bon, contrairement aux apparences, les tiens ne sont pas plus clairs puisque toi aussi tu savais que ce n'était pas sa tasse de thé. Au final rien n'est clair, seuls les actes peuvent éclaircir cette situation.

Enfin, Il faut comprendre qu'un dessert imposé n'a pas le même goût qu'un dessert choisi.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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Discussion : [Le site] Bientôt 10 ans

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PolyEric

le mercredi 28 novembre 2018 à 19h40

Pour répondre à l'invité, perso je ne sécuriserai rien du tout puisque je n'organise rien. Ce sera la même sécurité que dans un camping, c'est vraiment horrible, ha, ha, il faudrait être fou pour venir là !

Artichaut, tu as peut-être raison, je ne suis pas au fait des théorie sur l'anarchie, mais c'est quand-même la première fois que j'entend dire qu'un camping banal est l'incarnation d'une théorie sur l'anarchie :-). Tu remarqueras que je n'ai fais qu'expliquer la façon dont fonctionne les lois de notre société. Si tu y vois de l'anarchie, c'est peut-être le signe que notre société n'est pas assez répressive pour toi :-) (ou est assez libre pour toi, selon l'angle de vue).

Message modifié par son auteur il y a 12 mois.

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PolyEric

le mercredi 28 novembre 2018 à 06h49

Participer à l'organisation de la "non organisation" :-)
Oh, tu me donnes une idée.
En fait, je m'aperçois à la lueur de ton message que chaque personne qui se sent une âme d'organisateur, pourrait éventuellement se regrouper avec d'autres organisateurs, pour organiser un événement à l'intérieur du "non événement".
En effet, dans la mesure ou un camping est organisé sous la forme de "location d'emplacements" qui deviennent des "propriétés privées" pendant un temps déterminé, tu pourrais créer un événement privé sur ce site et réserver plusieurs emplacements côtes à côtes dans lesquels des règles spécifiques seraient spécifiées. Cette notion de propriété privée limitée dans l'espace et dans le temps te donnant le droit et le pouvoir de filtrer les entrées (de la même façon que tu ne laisserait pas rentrer tout le monde chez toi et que tu demanderais aux invités d'enlever leur chaussure avant d'entrer) Par ailleurs, dans la mesure ou les règles que tu édictes ne sont pas "plus permissives" que celles du camping, il n'y a pas d'obstacle insurmontable à organiser un tel événement. Par exemple, tu ne pourrais pas mettre une règle qui dirait "ceux qui font du bruit sont prioritaires sur ceux qui veulent du silence" puisque un certain calme est exigé dans un camping pour ne pas déranger les autres campeurs, par contre, tu pourrais facilement imposer des règles d'ordre et de respect. Et personne n'a le droit je pense de t'en empêcher, même pas le propriétaire du camping.

D'ailleurs, le camping propose des tarifs de groupe sur leur site internet. En général, ce genre de groupe est organisé avec des règles, par exemple lorsqu'il s'agit d'une "famille nombreuse" ou un groupe de "pêcheurs dans la Saône" il y a forcément des règles internes à ce groupe et personne ne s'en offusque.

Dans la mesure ou ce n'est pas un événement et qu'il n'y a pas d'autres règles que celles du camping pour rentrer dans le camping, je ne vois pas l'intérêt de considérer que cet absence de règle est une règle en elle-même. S'interdire soi-même de fixer ses propres règles sur son propre emplacement à l'intérieur du camping serait une forme d'auto censure que personne ne demande. En ce qui me concerne, je ne m'y oppose pas bien au contraire car je ne suis pas du genre à limiter la liberté de s'enchaîner. De toute façon, si ça ne me plait pas, je peux très bien organiser sur mon emplacement ou sur des emplacements que j'aurai regroupé avec d'autres, comme toi, des règles peu restrictives ou en adéquation à mes propres convictions. Certes je ne le ferai surement pas car j'ai la flemme, mais n'importe qui peut le faire, donc ton événement n'empêchera personne d'en organiser un autre ailleurs dans le camping. Dans ce contexte, pourquoi se gêner.

Organisez, organisez, pas de problème.

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PolyEric

le vendredi 23 novembre 2018 à 19h13

C'est plus prudent je pense oui, car il y a aussi un risque qu'il n'y ait pas assez de monde pour couvrir le prix de la location, on risque d'être de notre poche.

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PolyEric

le samedi 17 novembre 2018 à 01h20

C'est moins cher qu'un camping et il y a les dortoirs. Par contre, ça nous oblige à tout organiser, inscriptions, bouffe, sécurité, trajet pour la gare, etc.

Au final, et après mûre réflexion, je propose de revenir a l'idée d'un camping au mois d'août (on donnerait un intervalle de 15 jours). Ainsi, on n'aurait rien à organiser.

Ce ne serait pas un événement au sens propre du terme. Chacun se débrouillerait pour réserver et payer le camping à son propre nom. Du coup, pas de charte, pas de règle autre que celle du camping et bien entendu les règles de droit commun.

Chacun dirait seulement à quelle date il y serait et s'arrangerait avec ses amis pour s'y retrouver aux mêmes dates. Ceux qui ne connaissent personne pourraient également prendre un emplacement seul au camping et essayer de faire connaissance sur place. Rien n'empêcherait chacun une fois sur place d'organiser des choses que ce soit à l'intérieur du camping (en respectant les règles du camping) ou à l'extérieur.

Je propose le camping municipal de Seurre, au bord de la Saone qui est facile à accéder à pied en été depuis la gare (1,5km). En train depuis Paris il suffit de passer par Dijon (TGV). Et depuis Lyon il faut passer par Bourg en Bresse. Pour le covoiturage, il suffit de viser Beaune. Ensuite, ceux qui le désirent et qui ont une voiture pourraient assurer un covoiturage assez fréquent entre Beaune et Seurre via un site officiel de covoiturage pour éviter les problèmes juridiques et partager les frais. Vu que j'habite près de Seurre, je me propose de faire au moins "voiture balai" via BlaBlacar une fois par jour le soir à 20h par exemple pour éviter que quelqu'un ne reste coincé à Beaune.

Il y a un supermarché à 2km du camping, il faudrait s'arranger pour mettre au moins les courses dans les voitures de ceux qui en ont pour ne pas avoir à trimbaler des sacs sur 2km. Il y a des boulangeries et kebab à 1,3km, un resto devant le camping et d'autres à 1,5km. Il y a un marchand de fruits et légumes devant le camping pendant tout l'été (du moins cela fait plusieurs années qu'il y est).

Il y a une piscine municipale ouverte avec toboggans à coté du camping (attention on ne peut pas se baigner dans la Saône trop polluée).

Pour les autres renseignements (y compris les tarifs), vous pouvez consulter le site internet du camping www.campingdelaplage-seurre.fr . Il y a aussi une aire de camping-car sur l'autre rive de la Saône.

Qu'en dites vous ?

Message modifié par son auteur il y a un an.

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PolyEric

le lundi 12 novembre 2018 à 10h46

Sur internet, j'ai trouvé des trucs intéressants sur le camping sauvage. Je résume ici pour ceux qui ne veulent pas tout lire: Si le gestionnaire du lieu est d'accord et que le propriétaire ne s'y oppose pas, et s'il n'y a pas de panneau de la mairie l'interdisant à cet endroit, alors c'est possible (même si ce n'est pas très discret).

D'ailleurs à la grange, les tentes étaient très visibles de la route par tout le monde, et vu que certaines personnes du village sont particulièrement intolérantes, il y a surement eu des plaintes auprès de la mairie. Mais les plaignants n'ont pas eu gain de cause. La police est seulement venue vérifier que j'étais d'accord à la fois en tant que personne ayant la jouissance du sol et en tant que propriétaire. Le PLU stipule qu'on ne peut pas faire un terrain de camping mais il ne concerne que la création de vrai terrain de camping. Pour un camping sauvage comme celui-ci, il y aurait fallu un panneau de la mairie devant le chemin d'accès pour pouvoir nous interdire de camper chez moi. Par ailleurs, lors du dernier événement, un peu plus long que les autres, j'avais prévenu oralement madame le maire en disant que beaucoup de monde allait débarqué chez moi et elle n'avait rien trouvé à redire.

Voici les détails (en substance car j'ai enlevé les parties qui ne nous concernait pas et j'ai arrangé le texte pour qu'il soit plus facile à lire) :

Article R111-32, le camping est librement pratiqué avec l'accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l'opposition du propriétaire.

Article R111-33 le camping est interdit sur les plages de la mer, sur les sites classés/protégés (patrimoine protégé, nature protégée, etc) et à proximité d'un captage d'eau potable (200m).

Article R111-34, la pratique du camping en dehors de terrains aménagés peut être interdite dans certains endroits par le plan local d'urbanisme (PLU) ou par un arrêté du maire. Toutefois ces interdictions doivent êtres portées à la connaissance du public, d'une part grâce à un affichage en mairie et d'autre part, par des panneaux aux points d'accès habituels des endroits visés par ces interdictions.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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PolyEric

le dimanche 11 novembre 2018 à 14h58

Il me semble que c'est le centre de vacances que je connais. Maps indique environ 5km de la gare et environ 7km de la sortie d'autoroute, c'est jouable en effet. De toute façon, ça serait difficile de trouver mieux .

Du coup, il faudrait peut-être viser un week-end allongé. Le 1er mai et le 8 mai tombent un mercredi, on pourrait réserver une semaine entière ou faire MJVSD ou même commencer un mercredi et finir le mercredi suivant, je ne sais pas trop ce qui est possible pour la réservation. Je pense qu'à ces dates, les gens pourraient se libérer, surtout si on le décide maintenant, ça laisse le temps à chacun de s'organiser. Et cette année, Lili-Lutine a annoncé que le week-end d'Avignon sera en Juin donc çà ne ferait pas de doublon.

@Scarlett : Qu'est ce que tu en penses ? Tu pourrais peut-être t'occuper des inscriptions à distance et moi de la partie concrète.

@bohwaz : Est ce que tu peux demander pour ces dates et demander aussi si on peut planter des tentes pour ceux qui n'aiment pas les dortoirs (on reprendrait l'idée du camping et faire un peu comme on faisait à la grange avec les tentes dans le pré, ça marchait bien, chacun pouvait choisir son environnement et se sentir un peu chez lui tout en étant avec les autres)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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PolyEric

le mercredi 07 novembre 2018 à 21h50

@bohwaz Je crois que je le connais ce centre, j'avais cherché à le louer mais comme il était en travaux à l'époque ça n'a pas pu se faire. Si c'est celui là, il c'est effectivement intéressant, il y a même du terrain autour je crois. par contre, vis à vis des transports en commun comme le souligne Scarlett, ça sera surement pas au top, je vais essayer de le localiser pour voir où c'est exactement. Tu sais combien ça nous coûterait ?

Quoiqu'il en soit, je trouve que ça fait double emploi avec le jour de l'an à Avignon, certaines personnes voudraient peut-être participer aux deux événements. Je trouve aussi qu'on s'y prend un peu tard, j'ai peur qu'il n'y ait pas assez de participants, et une bonne partie de ceux qui ne vont pas à Avignon ont peut-être déjà prévu une soirée ce jour là. On sait aussi, sur la base des expériences à la grange, qu'il y a toujours moins de partants pour le jour de l'an que pendant les vacances d'été. D'un autre côté, je suppose qu'on ne peut pas avoir ce centre de vacance en été, il doit y avoir des vacances organisées dedans, justement...

De plus, je veux bien participer à l'organisation mais pas tout seul car j'organise déjà un repas de famille le week-end qui précède, et personne ne se bouscule ici pour participer à l'organisation. Ya quelqu'un ?

@Scarlett oui, effectivement, j'ai eu l'occasion de faire le taxi et c'est galère mais trouver un camping près d'une gare n'est guère plus facile à faire. Eventuellement, on peut viser le long d'un grand axe de circulation pour que les participants puissent au moins trouver des covoiturages. Mais ma question était surtout de savoir dans quelle région tu habites, car pour organiser il faut quand-même aller sur les lieux, donc de prévoir des déplacements. Du coup, j'ai tendance à choisir un lieu près de chez moi, mais ça risque de ne pas t'arranger.

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Discussion : [Le site] Bientôt 10 ans

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PolyEric

le mercredi 07 novembre 2018 à 06h52

Scarlett tu as une préférence pour le lieu ? (je veux dire la région)

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Discussion : [Le site] Bientôt 10 ans

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PolyEric

le dimanche 04 novembre 2018 à 18h29

Ya quelqu'un ? On organise un truc ou pas ? Paris ? Dijon ? Printemps, été, hiver ? A mon avis, il faut viser l'été au grand air, pendant plusieurs jours, par exemple dans un camping, ça coûterait moins cher pour les gens de trouver un hébergement, et ça laisserait le temps d'organiser.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

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PolyEric

le mardi 04 septembre 2018 à 00h16

Le fait de s'affranchir des règles de la communauté/société est en soit une sorte de règle que se fixent de nombreux polyamoureux de façon plus ou moins prononcée (d'ailleurs on parle souvent de déconstruction dans les cafés polys).

Les règles se créent chez les polyamoureux, ne serait ce que la règle qui consiste à assumer ses relations multiples (cf la définition), on y trouve aussi l'égalité des genres et le respect des individus, tout ceci constitue des règles qui sont nécessaires pour être reconnu au sein des autres polyamoureux, par exemple dans les cafés polys.

Que tu le veuilles ou non, ce n'est pas ta règle mais une règle que tu peut choisir de te fixer. Tu ne pourrais peut-être pas te la fixer dans d'autres sociétés sans avoir de gros problèmes, donc c'est une règle que la société d'ici t'autorise officiellement à te fixer, et également une règle que la société d'ici tolère plus ou moins bien dans les moeurs mais bon, ça passe quand-même en restant discret).

Par ailleurs, tu es loin d'être le seul à t'appliquer cette règle donc ta démarche n'est pas aussi individuelle que tu le décrit. L'ensemble des gens qui font comme toi, finissent par créer par leur nombre de plus en plus grand une sorte de mouvement collectif qui change la société. Les polyamoureux et autres amoureux libres qui t'ont précédés on ouvert une voie que tu agrandis peut-être malgré toi mais qui servira aux générations futures. C'est donc une oeuvre collective même si tu la ressent comme une démarche individualiste sans te soucier des autres. C'est de l'individualisme de groupe ou "une oeuvre collective de fait" si tu préfères.

Concernant le terme de collectivisme, que j'utiliserais soit disant de façon détournée de son sens primaire, tu peut bien le remplacer par le mot que tu veux. C'est seulement l'idée que j'essaie de faire passer, une subtilité de raisonnement, et non pas des idées toutes faites. Ce n'est pas parce que je n'ai pas compris tes définitions que j'arrive à des conclusions surprenantes et qui paraissent illogiques (alors qu'elles le sont si tu regardes bien). En fait, c'est plutôt parce que je joue avec les mots pour montrer leur absurdité que cette absurdité apparaît.

Je maintiens que prêcher l'individualisme auprès de tout le monde est, contrairement aux apparences, une action qui tente de diriger la collectivité, et donc une démarche "collectiviste" (à remplacer par le mot que tu veux). Un acte militant à ne pas confondre, certes, avec "faire ses choix individualistes dans son coin" comme tu le faits, ce qui n'a effectivement que des effets secondaires sur le plan collectif, effets secondaires qui changent la société petit à petit quand-même, mais bon, secondaire et peut-être non recherché, donc non dirigiste, je veux bien l'admettre.

L'individualisme à l'intérieur d'un groupe collectif est-il une démarche individualiste ou une démarche collectiviste ? C'est ça ma question :-) .

Et ma réponse est :

- c'est une démarche individualiste à condition que l'on ne milite pas pour l'individualisme à tout crins sinon ça devient "collectiviste dirigé",

- c'est une démarche individualiste qui a des effets bénéfiques sur l'organisation de la vie en collectivité.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

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PolyEric

le lundi 03 septembre 2018 à 09h07

C'est plus clair comme ça, en effet.

La phrase qui affirme que "l'État vit aux dépens des citoyens" reste quelque peu orientée car même en considérant les frasques, les détournements et les gaspillages de l'état, la plus grosse partie du budget revient quand-même aux citoyens. La phrase me semble également un brin démagogique dans la mesure ou elle s'appuie sur la difficulté naturelle de chacun à voir que les choses gratuites (les routes, les hôpitaux, les écoles, l'armée et j'en passe) sont en fait payées par les impôts et par les cotisations sociales, toutes ces taxes ne servant pas uniquement à nourrir l'état, mais étant utilisées fort judicieusement à améliorer la vie de la collectivité, donc la vie de chaque individu, et ceci quelque soit le type de gouvernement en place. Vu qu'il faut bien nourrir ceux qui travaillent à produire ces choses pour la collectivité, il reste peu d'argent perdu. La partie qui ne revient pas aux citoyens reste faible, et c'est justement pour cela qu'elle est si facile à détourner, puisqu'elle reste quasiment invisible des citoyens même lorsqu'elle atteint des sommes incroyables.En résumé, ta phrase participe à la confusion et tente par ce biais de détourner les pensées collectives saines pour tenter de les amener vers des pensées individualistes exacerbées qui ne seraient pas meilleures pour l'individu au final.

Quand à l'individualisme qui serait le moteur du polyamour, on pourrait dire la même chose du socialisme, car il est évident que toute idée collective est poussée par un individu, puis un autre, puis encore un autre, qui cherchent tous leur propre bien individuel.

Par ailleurs, seul un individu, puis un autre, puis un autre, peuvent avancer à contre courant des idées collectivement ancrées en portant leurs propres idées individuelles, qui ne changent la société que lorsqu'un socle commun (donc forcément collectif, même sans le vouloir) se crée autour de ces idées individuelles (ne serait ce que par la juxtaposition banale des individualités).

Par suite, l'opposition entre individualisme et collectivité reste foireuse à la base des concepts. C'est plutôt "toute forme de collectivisme voulant uniformiser les individus" qui reste incompatible avec l'individu. Et le libéralisme exacerbé fait partie de cette forme de collectivisme qui voudrait que tous les individus raisonnent de façon uniforme (de façon individualiste). Par suite, l'individualisme exacerbé est une des formes du collectivisme dirigé.

Le polyamour doit continuer à garantir à l'individu la liberté d'être "collectiviste non dirigiste", autant que d'être "individualiste", deux notions qui ne sont pas finalement très éloignées.

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Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

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PolyEric

le jeudi 23 août 2018 à 13h47

Ce que je ne comprend pas Zion63, c'est ta certitude que le socialisme est incompatible avec l'individualisme ou l'esprit libertaire.

A mon avis, ce n'est qu'une partie du socialisme qui est directif collectiviste à l'ancienne, éventuellement une petite moitié si tu veux, et encore, ça devient super rare cette frange du socialisme, même si elle fait beaucoup de bruit.

Il y a de nombreux socialistes et même de nombreux communistes qui sont libertaires, même parfois accusés d'êtres trop libertaire ou trop anarchistes, donc je ne vois pas trop d'où viennent tes certitudes.

Même d'un point de vue économique, les socialistes prônent plutôt le libéralisme économique avec seulement des gardes fous pour éviter les abus. Le socialisme est aujourd'hui très libéral sur le plan économique.

De plus, on a une petite expérience en France, car dans les années ou les socialistes étaient au pouvoir, y compris avec des communistes dans le gouvernement, je n'ai pas vu la société dériver vers le collectivisme dirigé, loin de là, je l'ai plutôt vu s'orienter encore plus vers l'individualisme. Un peut comme si le socialisme était devenu le soutient de chaque individu, un petit peu plus prononcé pour le moins aisé, et encore il y avait de quoi rester sur sa faim. Il ya eu aussi des mesures vaguement libertaires, style PACS ou "mariage pour tous" (étant entendu que le mariage n'est pas le must des libertaires mais bon c'est un soutient de la liberté des minorités quand-même, c'est loin d'être dirigiste)..

A l'opposé, avec le président actuel, qui a pourtant une vue très orientée sur la liberté et le soutient de l'individu, avec un point de vue économique très libéral, on assiste à des pertes démocratiques, à une gouvernance très dirigiste, avec un soutient très prononcé des individus les plus aisés au détriment de la marge de manoeuvre des individus les moins aisés, donc moins de liberté pour ces derniers qui sont mêmes parfois méprisés, etc.

Certes, la frange des "individualistes" me parait fortement majoritaire chez les polyamoureux, ça crève les yeux effectivement, par contre, à mon avis, il y a une bonne dose de socialistes dans le lot.

Personnellement je crois beaucoup à une sorte d'individualisme en collectivité, c'est à dire une collectivité qui s'appuie énormément sur la liberté des individus mais qui reste très collective en même temps, et c'est vrai que je suis très minoritaire en ce sens, mais de très nombreux polyamoureux sont quand-même venus voir (même pas peur).

Du coup, tes évidences ne me crèvent pas les yeux.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : [Orga] Rencontres à la Ferme

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PolyEric

le lundi 30 avril 2018 à 18h52

Avoir les épaules solides ou être fou...
Je ne sais pas pour toi, mais pour moi, c'est plutôt la seconde hypothèse qui fut mon moteur.

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