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Couple ouvert - Vraiment paumé ...

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Lostinrelation

le mercredi 26 février 2020 à 14h05

Bonjour à toutes et tous,

Je viens me rajouter à la longue liste des personnes paumées en quête de réponses, de conseils ou autre.
Je n'ai connu que des relations exclusives depuis de longues années et ne m'y suis jamais senti enfermé.

Depuis quelques moi maintenant j'ai rencontré -et je pèse mes mots- l'amour de ma vie. Une femme exceptionnelle, et parfaite pour moi, vraiment, ça parait dingue de dire quelque chose comme ça mais c'est bel bien ce que je pense et le cas.

Cette femme que j'aime vraiment éperdument (et qui m'aime tout autant en retour) a toujours (ou presque) était continuellement dans ces précédentes histoires dans un schéma de couple ouvert (quelques fois poly).

A l'heure actuelle, il n'y à que moi dans sa vie et elle ne semble pas avoir l'envie d'autre chose.

Mais, voilà, je me pose des questions, je n'ai pas peur que cela s'arrête demain, je m'interroge surtout sur ma capacité à moi à lui laisser sa liberté d'être qui elle est sans que cela ne finisse par me bouffer, ou la bouffer, elle. Je ne suis, moi, pas du tout tenté par cette liberté là, ça ne m’intéresse pas le moins du monde me concernant. On en à déjà parlé, j'aurai pu avoir des possibilité mais n'en ai pas envie/besoin.

Les mois passent et je me prends la tête (souvent tout seul et en lui en parlant aussi quelques-fois) sur ça, serais-je capable de ne pas lui infliger mon schéma parce que je n'aurai pas la force nécessaire à endurer cette ouverture (et c'est c'est son droit le plus entier, nous sommes un couple, oui, mais nous sommes deux et pas un seul être unique issu de ce couple) et de surcroit elle ne m'a jamais caché la manière dont elle voyait les choses. Le problème, là, vient de moi nullement d'elle.

Quand on en parle et qu'elle ressent la souffrance que j'ai face à ça, elle me dit qu'elle la comprends et tâche de me rassurer sur le fait que l'acte sexuel dans sa vision n'est rien qu'un moment de plaisir et que c'est moi qu'elle aimera quoiqu'il advienne. Pour cela elle à toujours les mots rassurant et je suis intimement convaincu que c'est ce qu'elle pense et pas des mots dits pour me "faire plaisir".

Je suis très clair avec ça, c'est moi qui ne parvient pas à gérer tout cela lorsque j'y pense ou me projette.

D'une part je ne veux pas lui imposer de rentrer dans l'exclusivité car elle y serait malheureuse, et d'autre part je suis incapable de savoir qu'elle sera ma réaction lorsqu'elle aura de nouveau l'envie de s'ouvrir vers ailleurs.

Quand j'y pense un minimum, cela me tétanise, trop ancré dans mon exclusivité que je suis, je lis beaucoup de chose sur le sujet, j'essaie de me déconstruire autant que possible. Je ne suis pas jaloux quand j'y pense, je me déprécie plus qu'autre chose, je suis perdu, j'ai peur de finir par la perdre soit parce que je ne serais pas capable d'aller au delà de la souffrance que j'imagine que cela me causerait, soit parce que "l'obligerait" à renoncer à ce qu'elle est et que je m'en sentirais fortement coupable.

Et sans être devin, comme tout le monde, au final personne ne serait vraiment heureux alors que c'est tout ce que l'un et l'autre souhaitons.

Je ne sais pas par quel bout prendre la chose, je me renseigne, j'essaie d'imaginer, mais je ne trouve jamais de solution pour avancer. Comme si la "seule" solution était que l'un des deux finisse par céder à l'autre ce qui entrainera forcément de la tristesse et un déséquilibre.

Je suis paumé, quel chemin dois-je faire, moi, pour déconstruire intelligemment ce que je suis, comment aborder tout cela de manière saine, comment ne pas la faire culpabiliser ou renoncer à la manière dont elle mène sa vie ?

Comment être heureux ensemble, malgré nos différences.

Merci pour vos réponses, conseils ...

L.I.R

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laurent59

le mercredi 26 février 2020 à 15h08

Bonjour LIR,
De quoi as tu peur de souffrir si elle rencontre d'autres personnes ? (Ca c'est pour la partie travaille sur soi même)
Elle ne peut pas t'imposer son mode de relation comme tu ne peux pas lui imposer le tien (ceci est une croyance personnelle).
Quand vous parlez ensemble de cette différence de point de vue sur votre manière de relationner (qui ne vous empêche pas de vous aimer) quels sont les besoins qui sont assouvis par chacun de vos mode de relation ?
Tu parles d'une solution unique qui me semble binaire et insatisfaisante (que l'un des deux se range à l'opinion de l'autre). Ne peux tu pas envisager des accords entre vous sous forme de demi mesures, de négociations ?
Tu ne l’empêches pas de vivre la vie qu'elle a envie de vivre (à priori avec toi aussi) mais tu peux lui demander de prendre en compte tes besoins et limites. Pas sous formes d'interdictions ou d'exigences mais en te recentrant sur tes besoins (ceux dont tu as peur qu'ils ne soient plus assouvis si elle découvre de belles choses ailleurs) et en étant force de proposition d'actions concrètes qui vous permettent de mieux vivre les choses (car elle non plus ne veut pas te faire souffrir avant tout).
Par exemple, dans le livre 'compersion' il y a des exemples d'accords, dont certains font état d'une certaines 'graduation' dans le vécu de la non exclusivité.
A titre personnel ce qui me mets en grande insécurité émotionnel est l'élément de surprise. Si tu as peur de quelque chose de ce genre peut être pouvez vous passer des accord sur un délais d'information avant un date, pour que tu sois au courant, que tu t'organises à te changer les idées à ce moment là (important). Tous les accords/ententes sont envisageables s'ils vous conviennent à tous les deux.
Que tu aies peur de l'inconnu est totalement entendable, je te conseille de ne pas laisser trop de place à celle-ci si tu en as la possibilité afin de vivre votre histoire en priorité et mettre en place des outils (cités ci dessus par exemple) lorsque le cas concret se présentera.

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PolyEric

le jeudi 27 février 2020 à 02h33

Le mot "déconstruire" est dangereux lorsqu'il est employé seul, surtout si on l'imagine comme une solution à un problème. Si tu ne faits que "déconstruire", tu vas rester en petits morceaux ! Il faut coupler le mot "déconstruire" avec le mot "reconstruire".

Ta déconstruction semble très avancée (pour ne pas dire achevée). Mais il me parait clair que tu oublies de te "reconstruire" (d'ailleurs tu n'en parles pas du tout). La déconstruction n'a d'intérêt que si elle est immédiatement suivie d'une reconstruction.

On peut se reconstruire d'une autre façon (d'où l'intérêt de s'être déconstruit). On peut aussi se reconstruire à l'identique (si l'on s'aperçoit que finalement on n'était pas si mal que ça !). Dans ce dernier cas, ça n'a pas servit à grand chose de se déconstruire, si ce n'est que de devenir quelqu'un qui sait maintenant que ça ne servait à rien de se déconstruire !

On dirait que tu passes ton temps à t'attaquer toi-même, à t'en vouloir d'être que ce que tu es....et ça se comprend. Tu dois probablement te dire que si tu restes comme tu es, tu perdras la personne que tu aimes.

La personne que tu aimes ne semble pas être comme tu aimes (elle n'est pas complètement à toi, ou du moins, elle risque de ne plus être complètement à toi un jour, donc au final, c'est comme si elle n'était déjà pas totalement à toi).

La 1ère question est donc : pourquoi on aime ce que l'on n'aime pas ? (phase de déconstruction). En général, la réponse est que l'on aime des choses que l'on croit "ne pas aimer" (dans ton cas, tu penses souffrir de son indépendance alors que c'est peut-être cette partie qui t'attire le plus et tu ne veux pas te l'avouer). Mais parfois, la réponse est inverse, c'est à dire que l'on croit aimer des choses (ou des personnes) que finalement on n'aime pas tant que ça (dans ton cas tu penses aimer cette personne telle qu'elle est, alors que tu aimes peut-être une personne imaginaire qui serait un peu son contraire et tu ne veux pas te l'avouer). Bien entendu, je ne peux pas t'aider pour répondre à cette première question, il n'y a que toi qui puisses y répondre.

La seconde question est : comment faire pour accepter cette idée que l'on aime une personne que l'on n'aimes pas telle qu'elle est ! (phase de reconstruction). C'est un peu plus facile. Une première solution consiste à se dire que ce problème n'est pas vraiment un problème et que le principal est d'aimer ! Une seconde solution consiste à se dire qu'on aime forcément quelque chose que l'on n'a pas et que l'on voudrait obtenir (par exemple l'indépendance), sinon à quoi servirait t-il de l'aimer. Mais dans les deux cas, on est obligé de faire une exception à notre propre règle. Par exemple, tu peux te dire "en général j'aime les femmes qui sont complètement à moi, mais je tolère qu'une exception vienne confirmer ma propre règle !".

Ceci te permettra de conserver ta règle en évitant soigneusement de ne pas l'appliquer dans ce cas là !

Ah j'oubliais : jouir de souffrir, c'est toujours jouir !

Et ce n'est pas "l'un cède pour garder l'autre" mais plutôt "chacun doit céder pour garder l'autre". Sinon, celui qui cède ne pourra pas céder bien longtemps à moins qu'il y trouve finalement son bonheur (et dans ce cas là, ce n'est plus vraiment "céder" mais "adopter").

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Lostinrelation

le jeudi 27 février 2020 à 09h50

Merci laurent59 et merci PolyEric pour vos réponses cela met de l’eau à mon moulin.

@laurent59
- De quoi as tu peur de souffrir si elle rencontre d'autres personnes ? (Ca c'est pour la partie travaille sur soi même) J’ai peur de ma réaction, d’être malheureux, de mal le livre et que cela ne se répercute sur notre couple en rejetant une culpabilité sur elle qui ne devrait pas être.

J’ai surtout peur qu’elle finisse par rencontrer quelqu’un d’autre qui partagerait ce schéma de vie qui est le sien et que, lassée, elle ne me quitte. Après concernant cela, c’est valable pour tous les schémas de vie, le risque zéro n’existe pas, j’en ai parfaitement conscience.

- Elle ne peut pas t'imposer son mode de relation comme tu ne peux pas lui imposer le tien (ceci est une croyance personnelle).

Je suis tout à fait d’accord avec toi sur cela, aucun ne peut imposer quelque chose que l’autre ne souhaite pas, mais dans notre cas de figure nous serions dans une impasse, d’où ma volonté de solutionner, adapter ou trouver un juste milieu.

- Quand vous parlez ensemble de cette différence de point de vue sur votre manière de relationner (qui ne vous empêche pas de vous aimer) quels sont les besoins qui sont assouvis par chacun de vos mode de relation ?

On à jamais fait l’état des lieux de ce que nos schémas différents, assouvissent.

Je dirais que pour elle, c’est juste un besoin d’être libre, de faire ce qui lui plait à un moment donné, de vivre l’instant présent pour ce qui lui apporte (passer un bon moment, le plaisir) mais là je présume probablement un peu.

Me concernant moi, c’est le côté « rassurant » que l’exclusivité m’impose de fait, je ne me sens pas en «  danger », je suis serein et ne me pose pas de question et cette impression, probablement erronée, d’être important, de lui apporter ce dont elle à besoin, mais là en l’écrivant je me rends compte de mon erreur, la seule personne qui sait ce dont elle à besoin c’est elle, pas moi.

-Tu parles d'une solution unique qui me semble binaire et insatisfaisante (que l'un des deux se range à l'opinion de l'autre). Ne peux tu pas envisager des accords entre vous sous forme de demi mesures, de négociations ?

Ce serait une bonne chose je pense, donc ce n’est pas prévu dans l'immédiat mais je vais amener la discussion et voir comment on peut s’accorder.

-Tu ne l’empêches pas de vivre la vie qu'elle a envie de vivre (à priori avec toi aussi) mais tu peux lui demander de prendre en compte tes besoins et limites. Pas sous formes d'interdictions ou d'exigences mais en te recentrant sur tes besoins (ceux dont tu as peur qu'ils ne soient plus assouvis si elle découvre de belles choses ailleurs) et en étant force de proposition d'actions concrètes qui vous permettent de mieux vivre les choses (car elle non plus ne veut pas te faire souffrir avant tout).

La dessus elle est dans cet optique-là de ne pas me heurter et oui elle ne veut pas me faire souffrir ça c’est évident et avéré, ça rejoint ta question au-dessus, avoir une conversation sur comment s’accorder. De son côté elle redoute aussi que si je ne parvenais pas à surmonter mes propres peurs que je finisse par mettre fin à la relation si je n’étais pas heureux.

-Par exemple, dans le livre 'compersion' il y a des exemples d'accords, dont certains font état d'une certaines 'graduation' dans le vécu de la non-exclusivité.

J’ai mis ce livre dans une liste des ouvrages à lire il y a quelques temps, je note ton conseil et vais me le procurer.

-A titre personnel ce qui me mets en grande insécurité émotionnel est l'élément de surprise. Si tu as peur de quelque chose de ce genre peut être pouvez-vous passer des accords sur un délais d'information avant un date, pour que tu sois au courant, que tu t'organises à te changer les idées à ce moment-là (important). Tous les accords/ententes sont envisageables s'ils vous conviennent à tous les deux.

C’est là, la grande inconnue, comment trouver quelque chose qui conviennent au deux « parties », et met en avant la nécessité comme dit plus loin de poser des jalons.

-Que tu aies peur de l'inconnu est totalement entendable, je te conseille de ne pas laisser trop de place à celle-ci si tu en as la possibilité afin de vivre votre histoire en priorité et mettre en place des outils (cités ci-dessus par exemple) lorsque le cas concret se présentera.

Merci pour toutes tes réponses, d’avoir pris le temps pour cela.

@PolyEric

-Le mot "déconstruire" est dangereux lorsqu'il est employé seul, surtout si on l'imagine comme une solution à un problème. Si tu ne faits que "déconstruire", tu vas rester en petits morceaux ! Il faut coupler le mot "déconstruire" avec le mot "reconstruire".

Je n’avais pas vu cela comme ça, tout empêtré dans ma volonté de me déconstruire et de cesser de ne voir que mes propres certitudes comme des vérités absolues.

-Ta déconstruction semble très avancée (pour ne pas dire achevée). Mais il me parait clair que tu oublies de te "reconstruire" (d'ailleurs tu n'en parles pas du tout). La déconstruction n'a d'intérêt que si elle est immédiatement suivie d'une reconstruction.

Ça me rassure un peu que lire que c’est d’un œil extérieur pratiquement achevé, à force de réfléchir je finis pas ne plus vraiment savoir ou j’en suis.

En effet, je n’en parle pas, car je n’ai pas du tout entamé ce processus là, à vrai dire je n’y avait même pas songé …

-On peut se reconstruire d'une autre façon (d'où l'intérêt de s'être déconstruit). On peut aussi se reconstruire à l'identique (si l'on s'aperçoit que finalement on n'était pas si mal que ça !). Dans ce dernier cas, ça n'a pas servit à grand chose de se déconstruire, si ce n'est que de devenir quelqu'un qui sait maintenant que ça ne servait à rien de se déconstruire !

Je comprends ce que tu veux dire, je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir et que si je m’oublie en cours de route à trop vouloir aller vers « elle, je crée un déséquilibre pratiquement tout seul en me mettant dans une situation délicate.

On dirait que tu passes ton temps à t'attaquer toi-même, à t'en vouloir d'être que ce que tu es....et ça se comprend. Tu dois probablement te dire que si tu restes comme tu es, tu perdras la personne que tu aimes.

C’est exactement cela, elle à beau m’avoir dit il y à peu, que ma souffrance serait prioritaire sur tout le reste (ce que j’ai réfuté, comme dit dans mes réponses à laurent59, aucun des deux ne devrait, ne doit cesser d’être ce qu’il est par complaisance, ou alors c’est un vrai choix, assumé et accepté, ce que j’essaie moi de faire au travers de ma recherche de solution, de travail sur moi), j’ai cette peur, viscérale, de la perde à cause de cela, à cause de ma capacité à ne pas changer, et surtout à ne pas trouver de clef pour vaincre et dépasser mes peurs.

La personne que tu aimes ne semble pas être comme tu aimes (elle n'est pas complètement à toi, ou du moins, elle risque de ne plus être complètement à toi un jour, donc au final, c'est comme si elle n'était déjà pas totalement à toi).

Là-dessus je suis clair, elle ne m’appartient pas, elle n’est pas un « objet », elle est comme j’ai toujours voulu que la femme de mes rêves soit, elle est même plus encore. Je n’ai pas de sentiment de possessivité à son égard. Enfin je ne pense pas, je le lui demanderait son ressenti sur le sujet tiens, peut-être qu'elle ressent cela et que je ne m'en rend pas compte.

-La 1ère question est donc : pourquoi on aime ce que l'on n'aime pas ? (phase de déconstruction). En général, la réponse est que l'on aime des choses que l'on croit "ne pas aimer" (dans ton cas, tu penses souffrir de son indépendance alors que c'est peut-être cette partie qui t'attire le plus et tu ne veux pas te l'avouer). Mais parfois, la réponse est inverse, c'est à dire que l'on croit aimer des choses (ou des personnes) que finalement on n'aime pas tant que ça (dans ton cas tu penses aimer cette personne telle qu'elle est, alors que tu aimes peut-être une personne imaginaire qui serait un peu son contraire et tu ne veux pas te l'avouer). Bien entendu, je ne peux pas t'aider pour répondre à cette première question, il n'y a que toi qui puisses y répondre. La seconde question est : comment faire pour accepter cette idée que l'on aime une personne que l'on n'aimes pas telle qu'elle est ! (phase de reconstruction). C'est un peu plus facile. Une première solution consiste à se dire que ce problème n'est pas vraiment un problème et que le principal est d'aimer ! Une seconde solution consiste à se dire qu'on aime forcément quelque chose que l'on n'a pas et que l'on voudrait obtenir (par exemple l'indépendance), sinon à quoi servirait t-il de l'aimer. Mais dans les deux cas, on est obligé de faire une exception à notre propre règle. Par exemple, tu peux te dire "en général j'aime les femmes qui sont complètement à moi, mais je tolère qu'une exception vienne confirmer ma propre règle !". Ceci te permettra de conserver ta règle en évitant soigneusement de ne pas l'appliquer dans ce cas là

Je comprends ce que tu dis là, mais non je suis très sûr de moi sur mes sentiments, je ne suis pas amoureux d’elle parce qu’elle est dans un schéma d’ouverture, ce n’est pas ce qui m’attire chez elle, je pourrais dresser une liste longue comme le bras mais ce n’est pas le propos.
Et surtout, je l’aime vraiment telle qu’elle est. Je ne me voile pas la face, ni ne me raconte des histoires ou essaye de me convaincre de quelque chose qui n’est pas.

Mais je vois toute l’ambiguïté que tu expliques. J’ai bien mis le doigt sur ce qui « cloche », ce sont mes propres peurs, mes propres doutes qui me plonge dans la réflexion et non pas ce qu’elle est au fond d’elle ou sa manière de vivre, même si au final mes peurs sont liées à cela. Je fais bien le distinguo entre ce qu’elle est, et ce qui me fait peur.

-Ah j'oubliais : jouir de souffrir, c'est toujours jouir ! Et ce n'est pas "l'un cède pour garder l'autre" mais plutôt "chacun doit céder pour garder l'autre". Sinon, celui qui cède ne pourra pas céder bien longtemps à moins qu'il y trouve finalement son bonheur (et dans ce cas là, ce n'est plus vraiment "céder" mais "adopter").

En effet, d’où l’intérêt de pousser plus en avant une discussion ensemble avant toutes choses, de mettre des mots sur les peurs, de l’un, comme de l’autre. Je trouve que ta phrase « chacun doit céder pour garder l’autre » est très parlante et finalement très juste. Je n’avais pas vu les choses comme cela, pensant, être le fond du « problème ». Mais je pars sur le fait, malgré tout l'impact que cela à sur moi, d'être en mesure de m'adapter sinon j'aurai déjà baissé les bras.

Merci beaucoup pour toutes ces réponses également. Cela me permet, non pas de solutionner immédiatement les choses mais au moins d’avoir d’autres éléments de réflexion, d’autres approche.

C’est vraiment appréciable de pouvoir en parler ici, je n’ai pas vraiment de personne autour de moi à qui m’en ouvrir, alors encore merci pour tout.

LIR.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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alinea7

le jeudi 27 février 2020 à 10h41

Bonjour,

Et voudrais rebondir juste sur les scénarios catastrophe que tu imagines. Récemment j'ai entendu parler de trouble anxieux. Il s'agit d'une anxiété qui prend peu à peu des proportions ingérables. Ça révèle une intolérance à l'incertitude (je résume imparfaitement et rapidement).

Un exemple serait que dans une situation de licenciement économique possible, la personne s'inquiète constamment d'être licenciée et cela affecte la qualité de son travail au point potentiellement de provoquer le résultat redouté.
Inversement quelqu'un de résistant à l'incertitude va se dire qu'il s'en sortira le cas échéant, ou va commencer éventuellement à poser des actions pour chercher un autre travail.

Tout ça pour dire : les inquiétudes sont utiles si elles répondent à des situations concrètes et avérées, ou si elles permettent de poser des actions. Dans le cas contraire, l'inquiétude au mieux fait du mal, au pire s'entretient et augmente.

Si tu te sens concerné par ça n'hésite pas à te renseigner, en général ça ne touche pas un seul aspect de la vie et ça peut pomper pas mal d'énergie. Et pour vivre la situation actuelle sereinement ce serait toujours utile de construire une sécurité intérieure, une certitude que tout ira bien pour toi quoiqu'il advienne, et/ou une confiance sur tes moyens d'action. Une sécurité que vous ferez attention à entretenir ensemble lorsque la situation se présentera...?

Ce n'est pas parce que quelque chose est possible que ça va se produire. Ce n'est pas parce qu'on ignore comment on répondra à la situation qu'on n'en aura pas les moyens le cas échéant. A moins de pouvoir dès à présent poser des actions.

Juste un commentaire sur le fait que si on n'aime pas un aspect de la personnalité de notre amour c'est qu'on ne l'aime pas : personne n'est parfait, et généralement le bon côté de la médaille vient avec son pendant. Il sera chouette le jour où on aura des avantages sans les inconvénients qui vont avec. Il faut évaluer personnellement ce qu'on retire de la relation qu'on a avec la personne et même dans l'amour on peut choisir de s'éloigner.
Je ne suggère pas que ce soit nécessaire dans ce cas précis, ce n'est pas mon rôle (ça va sans dire mais ça va mieux en le disant).

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Lostinrelation

le jeudi 27 février 2020 à 10h54

-Bonjour,

Bonjour et merci pour ta réponse @alinea7

-Et voudrais rebondir juste sur les scénarios catastrophe que tu imagines. Récemment j'ai entendu parler de trouble anxieux. Il s'agit d'une anxiété qui prend peu à peu des proportions ingérables. Ça révèle une intolérance à l'incertitude (je résume imparfaitement et rapidement).

Parce que sinon ça serait beaucoup trop simple, je suis d'un naturel anxieux, genre très.

-Un exemple serait que dans une situation de licenciement économique possible, la personne s'inquiète constamment d'être licenciée et cela affecte la qualité de son travail au point potentiellement de provoquer le résultat redouté. Inversement quelqu'un de résistant à l'incertitude va se dire qu'il s'en sortira le cas échéant, ou va commencer éventuellement à poser des actions pour chercher un autre travail. Tout ça pour dire : les inquiétudes sont utiles si elles répondent à des situations concrètes et avérées, ou si elles permettent de poser des actions. Dans le cas contraire, l'inquiétude au mieux fait du mal, au pire s'entretient et augmente.

Je vois très bien le propos, tellement si tu savais...

-Si tu te sens concerné par ça n'hésite pas à te renseigner, en général ça ne touche pas un seul aspect de la vie et ça peut pomper pas mal d'énergie. Et pour vivre la situation actuelle sereinement ce serait toujours utile de construire une sécurité intérieure, une certitude que tout ira bien pour toi quoiqu'il advienne, et/ou une confiance sur tes moyens d'action. Une sécurité que vous ferez attention à entretenir ensemble lorsque la situation se présentera...? Ce n'est pas parce que quelque chose est possible que ça va se produire. Ce n'est pas parce qu'on ignore comment on répondra à la situation qu'on n'en aura pas les moyens le cas échéant. A moins de pouvoir dès à présent poser des actions.

Tu as mille fois raison sur le sujet, je ne le sais que trop hélas mais l'anxiété est quelque chose de difficile à combattre par moment.

-Juste un commentaire sur le fait que si on n'aime pas un aspect de la personnalité de notre amour c'est qu'on ne l'aime pas : personne n'est parfait, et généralement le bon côté de la médaille vient avec son pendant. Il sera chouette le jour où on aura des avantages sans les inconvénients qui vont avec. Il faut évaluer personnellement ce qu'on retire de la relation qu'on a avec la personne et même dans l'amour on peut choisir de s'éloigner. Je ne suggère pas que ce soit nécessaire dans ce cas précis, ce n'est pas mon rôle (ça va sans dire mais ça va mieux en le disant).

Je suis tout à fait d'accord avec toi, et ce n'est pas que je n'aime pas un aspect de ce qu'elle est, vraiment.Je ne me suis jamais dit "je l'aime mais alors son schéma de vie pas du tout, dommage qu'elle ne soit pas exclusive".

Je lui ai souvent dit et répété, que si la contrepartie de cet amour est d'accepter son schéma de vie alors je dois faire ce chemin là (d’où toutes mes interrogations ici bas) parce que cela fait partie d'elle aussi comme tout le reste et que c'est un tout, et que je veux "tout".

Merci pour ton intervention.

LIR

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laurent59

le jeudi 27 février 2020 à 11h59

Re bonjour,
J'ai beaucoup aimé les réponses apportées à ton messages (les tiennes comme celles des autres intervenants).
Je réagis par rapport à un bout de la réponse de @PolyEric : pour moi si après une déconstruction tu reviens à ton schéma initial (car tu trouves qu'il te convient bien, finalement à cet instant T) ce n'est pas une perte de temps car tu le fais cette fois avec conscience et ça change tout pour moi car cela signifie que tu es acteur de ton choix de vie.
J'ai aussi envie de réagir par rapport à @alinea7 et la tienne : je suis aussi d'un naturel plutôt anxieux (mais je rappel que nous vivons dans des sociétés où la peur est l'un des outils principaux de domination et d'incitation à la consommation, donc nous ne sommes probablement pas les seuls ;) ) mais la pratique de sport, pour moi particulièrement du yoga, m'a permis de faire baisser mon anxiété.
Je ne suis pas en mode solution (si je suis honnête avec moi même y a quand même de ça quand j'écris ces lignes) mais plus en partage d'expérience. Je ne dis pas que ça te conviendrait et je ne sais pas si c'est même envisageable pour toi.
En ce moment je (re)lis un livre sur la CNV et je trouve ça chouette la manière dont ça peut aider à structurer le mode de pensé, vis à vis de soi même en premier lieu (pour apaiser les jugements sur soi même, cerner ses besoins, ses émotions, ce genre de choses).
N'hésite pas à revenir vers nous si tu as l'occasion de parler de ce sujet avec elle.

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Lostinrelation

le jeudi 27 février 2020 à 12h15

Merci @laurent59 , non bien sur que chaque solution n'est pas forcément stéréotypé et que ce qui à marché avec l'un ne marchera peut-être pas à l'autre, je ne prends pas vos interventions comme la solution à mon problème mais comme un cheminement pour trouver ma propre solution, qui elle sera en adéquation avec ce que je traverse.

Merci vraiment merci pour vos retours.

LIR.

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