Participation aux discussions
Discussion : Recensement de stats et d'études sur le polyamour
Aki
le vendredi 06 juin 2025 à 17h44
Siestacorta
Se faire une image du polyamour à partir des témoignages d'ici est un biais.
Je le dis quelquefois : ce serait (un peu) comme juger de la santé d'une ville en interviewant les gens qui font la queue dans un cabinet médical.
Ha ha, excellent ! =D
Discussion : Tromperie ou polyamour
Aki
le vendredi 06 juin 2025 à 17h41
Intermittent
Quand on donne des chiffres, on donne des sources ....
Bien sûr, c'est par ICI.
Alinea7
55% des personnes en couple n'ont jamais trompé leur partenaire et 87% sont exclusifs actuellement.
Tout à fait. Merci pour cette vision optimiste des choses. ;)
Intermittent
Et ce qu'on peut dire au vu de ce qu'on lit ici, c'est que ces personnes qui trompent se réclament souvent du polyamour ....
Avant de donner des leçons de morale, encore faudrait-il que les "polyamoureux" respectent les critères des relations non-monogames éthiques.
Et c'est loin d'être le cas.
Balaie devant ta porte ....
Oui, c'est loin d'être le cas.
Je suis d'accord avec toi.
Cela dit, il n'y a pas encore de Fédération Internationale des Polyamoureux, avec une charte commune, des moyens de contrôle, etc.
Chacun peut librement se définir comme "polyA".
"Les" polyamoureux n'adhèrent pas (encore) à une vision et une définition commune de la chose, et encore moins à des critères de relations éthiques. Donc les accuser de trahir LA cause, en quelque sorte, est assez facile. C'est comme ces végétariens qui mangent du poisson ou ces écolos qui prennent l'avion ...
Discussion : Cocu→Candaulisme→Polyamour
Aki
le vendredi 06 juin 2025 à 16h48
Intermittent
Le polyamour a l'avantage de ne pas avoir cacher ses autres relations et ne pas avoir à mentir à son conjoint.
C’est un avantage certain pour la personne adultère.
Hm, je trouve ça gênant de considérer le polyamour uniquement sous l'angle hiérarchique d'un couple ouvert (dans une certaine mesure) à d'autres relations. Comme si c'était juste un aménagement du couple conventionnel (dans lequel beaucoup veulent aller voir ailleurs mais ne se l'autorisent pas, par conformité à une culture exclusive).
Considérer qu'il y a un-e conjoint-e et les autres me semble déjà une distinction problématique. Le polyamour serait-il juste un adultère autorisé ?
Peut-être que j'ai une vision des relations romantico-sexuelles plus proche de l'anarchie relationnelle que du couple ouvert ... mais je comprends que dans la culture actuelle, beaucoup cherchent juste à y négocier des aménagements.
Intermittent
Donc aussi bizarre que ça puisse paraître, le polyamour dans ces conditions est peut être plus "dangereux" pour le couple initial qu'un adultère qui est par définition caché et intermittent.
L'adultère caché et intermittent est plus difficile à gérer, en effet.
Ouvrir sa relation rend les autres relations moins stressantes. Elles peuvent donc potentiellement s'épanouir plus facilement, plus longtemps, créer un contraste / une comparaison entre les personnes, mettre en lumière des frustrations, des insatisfactions, des problèmes dans le couple initial et peut donc mener éventuellement à une rupture.
Tu as raison.
Intermittent
Le seul polyamour "sain", c'est celui qui est négocié au début de la relation ou celui qui bloque toute nouvelle relation tant que les membres du couple ne se sont pas mis d'accord de façon claire et non contrainte.
Mouais, est-ce qu'un couple exclusif (du point de vue romantique et sexuel) déjà établi est une base saine pour aller vers le polyamour ? Pas sûr. Il existe plein de méthodes, protocoles et règles pour faire ça. Ca me laisse dubitatif car changer de modèle relationnel en étant déjà impliqué dans un projet / relation ayant un autre modèle exige beaucoup de réflexions sur soi, de remise en question, de bouleversements, etc. Bref, c'est ultra coûteux en énergie (comme beaucoup de changements).
C'est aussi fondamentalement la question des "amant-es" et "autres partenaires", qui n'ont souvent pas leur mot à dire dans les décisions qui les concernent, qui pose un problème éthique. Iels font souvent les frais des dysfonctionnements, des difficultés et des caprices des membres du couple. Iels servent souvent de cobaye et/ou de variable d'ajustement. Ca leur demande parfois pas mal de sur-adaptation.
Bref, tout ça ouvre beaucoup de réflexions sur la fin des haricots.
Message modifié par son auteur il y a 9 mois.
Discussion : Tromperie ou polyamour
Aki
le mardi 03 juin 2025 à 17h48
45% des personnes en couple ont déjà trompé au moins une fois l'un-e de leur partenaire et 13% des personnes en couple déclarent lae tromper actuellement ... pour l'honnêteté des personnes monogames on repassera.
Discussion : Besoin d'aide Polyamour
Aki
le mardi 03 juin 2025 à 17h40
Tu sembles avoir déjà toutes les réponses. Ce nouveau modèle de couple ne te convient pas, dépasse tes limites et ne répond pas à tes besoins. Il te fait du mal, manifestement. C'est un signal à prendre en compte.
En as-tu parlé à ta compagne déjà ?
Discussion : Ici je pense que je serais comprise
Aki
le lundi 26 mai 2025 à 16h05
Lexique
Énergie de la nouvelle relation (NRE ou ENR)De l'anglais : New Relationship Energy (NRE)
La NRE, littéralement énergie liée à une nouvelle relation, définit l'état d'esprit d'une personne au début d'une nouvelle relation amoureuse et/ou sexuelle, apportant un flot de passion et d'excitation.
Discussion : Échanges et discussions sur Montpellier
Aki
le lundi 26 mai 2025 à 15h45
Je ne sais pas s'il existe des cafés polyamoureux réguliers sur Montpellier ; mais je connais quelques personnes poly' là-bas .
Souhaiterais-tu que je vous mette en contact ?
Discussion : Face au mur
Aki
le mardi 25 mars 2025 à 15h27
Cette situation a l'air terrible pour toi.
Tu sembles connaître tes limites et savoir ce que tu peux supporter ou non.
D'après toi, quels sont les scénarios possibles (compte-tenu du contexte et de votre histoire) ? Lequel te semble le meilleur (ou le moins pire) ?
Discussion : Grossesse en relation avec deux hommes
Aki
le dimanche 02 mars 2025 à 18h47
Il me semble qu'Intermittent parlait de la conception.
La stratégie pour s'assurer de la paternité d'une personne étant simplement de n'avoir des rapports non-protégés qu'avec elle.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
Aki
le samedi 01 mars 2025 à 02h55
Pourquoi est-ce que l'ENR nous pousse l'un-e vers l'autre ?
Est-ce que s'il n'existait pas d'ENR les gens se mettraient quand même en relation amoureuse durable ?
Est-ce que vous connaissez beaucoup de personnes qui auraient vraiment pris le temps de bien se connaître (plusieurs années) puis qui se seraient mises en "relation" (romantico-sexuelle-etc) ?
Je ne sais pas vous, mais personnellement si je fais en sorte de ne pas m'emballer lors d'une rencontre (j'utilise mon cerveau contre lui-même : cortex pré-frontal VS striatum), si je prends beaucoup de temps pour connaître la personne (et ne pas céder à une potentielle ENR), le résultat est que je ne ressens effectivement ni sentiment amoureux ni désir pour la personne (on devient "amis", voir colloc) et il n'y a plus aucune chance que ça change avec le temps.
La réalité me déçoit toujours : les autres sont aussi imparfaits, ils ne peuvent pas combler mes manques les plus viscéraux, ils ont des défauts et sont faillibles. Prendre conscience de ça ne me donne pas spécialement envie d'être amoureux ou de coucher avec eux, au mieux de les fréquenter selon des modalités qui rendent la relation cordiale, voir agréable. L'amour rend aveugle : je me raconte des salades, je trouve l'autre beau, passionnant, sans défauts et tellement semblable. C'est complétement déraisonnable, disproportionné (et éphémère). L'ENR c'est du théâtre, tout est faux. Et en créant un "surplus" de bonheur ça générera un futur "vide" à un moment ou à un autre, donc c'est potentiellement addictif. Elle peut pousser à négliger d'autres relations amoureuses, amicales, familiales, professionnelles, etc.
On peut logiquement remettre en question l'ENR.
Mais quels sont les risques de jeter le bébé avec l'eau du bain ?
Discussion : Ça se passe comment quand on débute ?
Aki
le jeudi 26 décembre 2024 à 14h01
Salut @cohen43,
est-ce que vous aviez parlé de polyamour avec ta compagne avant ou après que tu ais rencontré cette autre personne qui te plaît ?
Pour que les choses soient claires, il n'y a pas d'autre choix que d'en parler ensemble (en reformulant, ça aide).
Afin d'éviter les imprévus et les incompréhensions, il peut être utile d'utiliser des questionnaires relationnels pour amorcer des discussions. Tu en trouveras, par exemple, ICI.
Ne blesser personne est une approche louable. Cependant, dans les faits, il y a souvent des zones de crispation, des frustrations, des limites non-exprimées, des blessures anciennes qui peuvent rendre les interactions douloureuses dans le cadre d'une relation polyamoureuse. Le temps, les besoins et les disponibilités de chacun/e étant ce qu'elles sont, il y aura probablement des compromis à faire pour tout le monde.
Discussion : Pourquoi tant de cruauté?
Aki
le lundi 16 décembre 2024 à 17h48
Tu dis que "tu tombes toujours sur ce genre de gars".
Ca me questionne sur comment faire pour ne plus retomber sur ce genre de gars.
Personnellement, quand je rencontre une personne déjà en relation amoureuse/sexuelle (polyamoureuse, en couple ouvert, libertine, etc), je lui demande comment elle fonctionne avec saon/ses autres partenaires et je pose la question : Est-ce que je peux en parler avec eux/elles ? Pourrait-on se rencontrer un jour ou s'appeler ?
En fonction de la réponse, ça peut aider à se faire un avis sur la fiabilité de la personne.
Discussion : Critique de la relation socle
Aki
le lundi 16 décembre 2024 à 16h47
Qu'est-ce qu'une relation "non-socle", du coup, d'après vous ?
Le mot "socle" évoque la solidité, la pérennité.
En définissant une relation ainsi, est-ce que ça implique que les relations secondaires (ou plutôt "non-socles") seraient fragiles et éphémères (légères), qu'éventuellement on mettrait moins d'efforts pour la faire durer, prendre soin de l'autre, faire des projets ensemble, etc ?
Une relation "amicale" ou familiale peut-elle être considérée comme un autre type de relation-socle ?
Peut-on réduire la complexité des engagements, des pratiques et des attentes au sein d'une relation unique à un seul mot (comme on le fait avec "amoureux", "amie", etc) ?
Que définit cet adjectif "socle", en somme ?
Discussion : L'art d'équilibrer la passion dans le polyamour
Aki
le lundi 16 décembre 2024 à 16h23
@lydia74 : Peux-tu définir ce que tu entends par "passion" et le lien avec l'ENR, s'il-te-plaît ?
Discussion : Polyamour distance et jalousie
Aki
le lundi 16 décembre 2024 à 16h16
Bonjour Manick,
Je vais te répondre froidement car j'essaie d'être réaliste et logique par rapport à ce que tu dis (et à comment les gens réagissent en général dans ce genre de situation d'une banalité sans nom).
Je ne suis pas surpris que tu ne trouves pas de réponses aux questions que tu te poses ici. Ce forum est dédié au polyamour, c'est-à-dire à tout ce qui concerne les relations amoureuses non-exclusives consensuelles et éthiques (et pas directement à l'adultère, qui n'est ni consensuel ni éthique, par définition).
Il est normal que tu te sentes mal : c'est à cause du décalage entre ce que tu penses et ce que tu as fais. Tu dis ne pas vouloir mentir à ta femme mais tu l'as déjà fait en pleine conscience : tu l'as déjà trompée, concrètement parlant. Les éléments qui vous font peur et risquent de faire exploser vos couples réciproques sont donc déjà là, en fait.
Partant de là, comment peux-tu espérer que ta femme le vive bien et accepte cette nouvelle situation, alors même que tu as trahi sa confiance à la base ? Comment réagirais-tu dans la situation inverse ?
A toi de voir : est-ce que l'honnêteté sentimentale envers cette amie à plus d'importance pour toi que la confiance que ta femme t'as accordée ?
Garde de côté les considérations sur le polyamour pour plus tard.
Il faut déjà traiter le problème de base, auquel je vois 2 solutions (à minima) :
- soit tu n'en parles jamais à ta femme et tu persistes dans l'adultère, avec peut-être le poids de la culpabilité et le risque que le pot-aux-roses soit découvert (ça finit souvent par arriver un jour quelconque). Auquel cas, ce n'est pas le lieu pour en parler.
- soit tu lui en parles et donc, comment présenter la chose à ta femme ?
Le plus simple est de lui dire la vérité : tu l'as trompée, tu es amoureux et sexuellement engagé avec cette amie et tu aimerais la revoir.
Assume que ça risque (très probablement) de la faire souffrir, que tu vas devoir ramer pendant des mois (voir des années) pour regagner sa confiance, demande-lui ce qu'elle veut faire (accepter votre relation ... ou plus probablement t'imposer de ne plus revoir cette amie, te quitter, ou autre).
Bon courage.
Discussion : Trio asymétrique - Comment avancer sereinement ?
Aki
le vendredi 06 décembre 2024 à 16h38
As-tu discuté avec ta compagne de ce qui l'inquiéterait si tu étais en relation avec A. ? De quoi a-t-elle peur concrètement ? Qu'est-ce qui pourrait la rassurer ?
JohannS
Quant à A., j'aimerais beaucoup pouvoir en dire plus sur ce qu'elle pense, comment elle voit les choses, ce qui l'intéresse, ce qui l'inquiète... mais je n'en sais rien :-) !
Ah, ça serait pas mal d'en discuter avec elle, déjà, non ?
Qu'est-ce qu'elle aimerait vivre avec toi, clairement ?
A-t-elle des craintes par rapport à son amitié avec ta femme ?
Discussion : Je suis en train de tomber amoureux d'une polymamoureuse
Aki
le jeudi 05 décembre 2024 à 17h41
Bonjour Abu,
ton témoignage me touche car j'ai vécu une histoire un peu similaire : j'ai été en relations monogames pendant 18 ans.
Et après une relation de 5 ans, j'ai fini par me questionner sur la pertinence du modèle monogame (et la culture patriarcale) dans lequel j'avais été éduqué : les contes de fée, l'âme-soeur, les chevaliers et les princesses, l'amour romantique, tout ca, tout ca.
Comme toi j'ai rencontré une femme polyamoureuse incroyable,
avec qui j'avais les mêmes valeurs, et qui était déjà en relation avec d'autres personnes (que j'ai rencontrées rapidement). Son attitude bienveillante et le temps m'ont aidé à surmonter mes peurs, mes insécurités et mes croyances. Ca n'a pas été facile parfois, j'ai du affronter des moment terribles.
Mais aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir fait face à ces difficultés. Je suis moins anxieux qu'avant. Je suis inséré dans un réseau de personnes motivées par d'autres modèles relationnels, et je discute avec les personnes que je rencontre pour créer des relations qui nous ressemblent et qui fonctionnent.
C'est coûteux de changer de point de vue, de modifier ses habitudes et sa facon de réagir. C'est normal que tu souffres parce que les choses ne sont pas telles que tu l'aurais aimé, parce qu'elles évoluent. C'est normal que tu ais peur d'abandonner, parce que tu sais, au fond, que le jeu en vaut la chandelle. Beaucoup de gens sont passés par là, il me semble. Ce "combat", cette transformation, peut être longue et douloureuse, tu as raison.
Si j'ai un conseil à te donner c'est de penser à ce moment où tu te retourneras (dans quelques mois ou plus) et que tu verras toutes les épreuves que tu auras surmontées, avec cette personne incroyable à tes côtés. Si tu penses que cet amour est précieux, ne baisse pas les bras en chemin.
Discussion : Trio asymétrique - Comment avancer sereinement ?
Aki
le jeudi 05 décembre 2024 à 16h52
Salut @JohannS,
Je rejoins l'avis de @Topper.
En fait, les risques que :
- ta relation avec A. insécurise ta femme
- que cela nuise à son amitié avec A.
- que ca dégrade la relation actuelle entre toi et ta femme
- que ca mène à une perte de confiance de sa part (voir une rupture).
... ne sont pas négligeables du tout, et vous y seriez tous les trois perdants.
Je pense que tu es trop optimiste sur la tournure que ca pourrait prendre, d'autant plus que ta femme n'a pas l'air franchement enthousiasmée par cette aventure. Si ca n'est pas un grand "oui, faisons-le" de sa part, si elle l'accepte juste pour te faire plaisir, il y a peu de chances qu'elle parvienne à surmonter les difficultés qui inévitablement apparaîtront.
Tu semble déterminé à franchir ce cap.
Honnêtement, quelles sont les chances que ca se passe bien, d'après toi ?
Es-tu prêt à prendre ces risques ? Qu'est-ce que tu y gagnerais, qu'est-ce que tu y perdrais ? Et les autres personnes impliquées ?
Discussion : Construire la non-exclusivité en dehors du couple
Aki
le lundi 02 décembre 2024 à 17h23
Salut @crest.
Si ça peut t'aider, je te donne mon vécu et mes conclusions :
J'ai été pendant des années dans des relations de couple exclusif (hétéro) qui m'ont littéralement enfermées, pour lesquelles je me suis coupé avec le temps de mes amitiés, de mes passions, de ma famille, etc. Les ruptures (souvent accompagnées d'infidélité sexuelle de la part de mes partenaires) ont été dévastatrices (et certaines ont failli être fatales).
Aujourd'hui, le polyamour m'oblige à ne pas tomber dans ce travers de la monogamie (= "tous les deux, pour toujours, quoi qu'il arrive") et l'anarchie relationnelle me permet de vivre et valoriser d'autres formes de relation, notamment de fortes amitiés avec des femmes et une proximité physique avec mes amis.
Bref, les RAS ont moins une place centrale dans ma vie qu'avant, même si elles restent (très/trop) importantes.
Nourrir d'autres formes de relation, quelles que soit les conditions/pratiques/échanges, me semble essentiel pour être en bonne santé relationnelle (et acquérir une certaine résilience émotionnelle).
C'est comme favoriser la biodiversité dans un écosystème, ça le rend plus vivant et donc plus à même de surmonter des crises.
Sortir d'une vision hétéro et mono-normée de l'Amour, développer d'autres formes d'amour évite de mettre toutes ses attentes, espoirs, projets, rêves dans le même "coffre-fort" (ce qui par définition est risqué, lourd et coûteux).
Et surtout, il est important de développer la relation la plus important : celle à soi-même. Prendre soin de soi, faire des choses qui nous épanouissent, trouver des activités seul, faire des relations un plaisir parmi tant d'autres.
Discussion : Toute relation amoureuse et sexuelle est monogame
Aki
le lundi 02 décembre 2024 à 16h58
Est-ce que cette "monogamie intégrée" n'aurait pas un lien avec la relation que nous entretenons toutes et tous (ou presque) avec notre mère à l'origine ? Cette relation primaire, vitale et totale, n'influencerait-elle pas notre perception de nos relations futures et l'importance (voir la supériorité sur les autres relations) que l'on donne souvent aux RAS (=> "une seule personne nous suffit") ?
L'ENR n'est-elle pas tout simplement un effet biochimique (hormonal) ?
Quelle est la part de "mental" dans notre perception de l'ENR ?
N'est-elle pas une répétition de ce qui se joue avec notre mère (et qui par définition est une relation monogame) ?
Personnellement, je décris souvent le polyamour comme une extension par défaut de la monogamie par défaut (= un cumul de relations monogames) puisqu'on interagit, dans les faits, qu'avec une personne à la fois (sauf lorsqu'il s'agit de plusieurs personnes qui s'aiment toutes entre elles, comme en trouple). Déconstruire notre conception des relations, les sortir des cases socialement établies, relève plus de l'anarchie relationnelle, non ?
L'amour n'ayant historiquement pas été la raison principale pour laquelle les hommes et les femmes se mettaient en couple (mariages arrangés, par exemple) et n'étant devenu la raison principale que de manière assez récente (XIX-XXème siècle ?) peut-on dire que la primauté de la RAS sur les autres formes de relations est ancrée en nous ? Ou du moins, à quelle échelle temporelle ?
L'hétérosexualité (et dans une bien moindre mesure la bisexualité) est la norme parce qu'elle assure la procréation (donc la survie de l'espèce), comme chez toutes les espèces sexuées. Ca n'est ni "bien" ni "mal", c'est juste ce qui permet à notre espèce de se perpétuer. Bref, n'y aurait-il pas des causes bassement biologiques à cet état de fait ?
Et la monogamie (dans ce cadre hétéro) est la norme actuelle (depuis la civilisation ?) chez notre espèce, parce qu'elle est suffisante (minimale) et surtout, parce qu'elle sert les intérêts des hommes qui dominent historiquement les femmes et possèdent les ressources (filiation, transmission du patrimoine, etc).
Même si la polygamie/polysexualité marche aussi (puisqu'elle concerne 95% des mammifères et 79% des oiseaux, par exemple) nous (humains civilisés) restons sur un modèle de monogamie unique (mariage) voir sérielle (un-e partenaire à la fois) ... du moins en apparence (entre 0,5% et 12% des enfants ne sont pas de leur père "officiel" dans les pays riches, selon l'époque et la classe sociale, et 13% des gens trompent sexuellement leur conjoint).
Peut-être que je me trompe mais j'ai l'impression que la RAS est aussi une norme très récente. Elle n'est pas du tout la norme, historiquement, dans la majorité des peuples civilisés depuis l'avènement de la civilisation.
Peut-être, soit dit en passant, que les peuples plus anciens (ou non-civilisés actuels) donnaient plus d'importance à des choix de partenaires libres, sur la base des sentiments (et pas celle des intérêts des familles, des propriétaires, des dominants, etc) ?
La RAS n'est pas, en tout temps et en tout lieu, "sans aucune hésitation possible, celle qui se retrouve toujours au sommet du podium". Il existe pas mal de cas où les liens de parenté sont plus forts (beaucoup plus valorisés) que la RAS, par exemple.
Bref, voici pêle-mêle, quelques idées pour nuancer tout ça, AMHA.