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Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
artichaut
le vendredi 06 février 2026 à 01h58
la question pourrait être : que peut-on faire de ça aujourd'hui ?
comment faire de ce pluriel un aspect d'abord qualitatif et non pas quantitatif ?
ou comment pluraliser non pas l'amour(sous-entendu amoureux), mais les formats relationnels, les types d'interactions ?
autrement dit comment élargir le spectre ?
dépasser non pas l'unicité d'une relation amoureuse (en avoir plusieurs plutôt qu'une), mais dépasser l'unicité de cette forme d'amour qu'est l'amour-amoureux, comme seul ayant le droit de cité, ou a minima toujours en haut du podium
tant qu'on ne fera pas tomber l'amour-amoureux de son piédastal (son socle, même, pourrais-je dire), j'ai l'impression qu'on pourra vainement se débatrre contre le capitalisme et sa récupération outrancière du polyamour, ça ne donnera rien de + que ce qui est déjà là.
Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
artichaut
le vendredi 06 février 2026 à 01h43
en reparcourant le site, je me rends comptre que j'avais aussi, il y a 3 ans, questionné le terme multiamour…
dans tous les cas c'est toujours ce pluriel (censé s'opposer à l'unicité de la monogamie) qui à mon sens brouille les pistes et cause tant de plantages dans nos histoires.
évidemment que le capitalisme absorbant le polyamour, comme il a absorbé le féminisme (avec des bons et des mauvais côtés), à mis l'accent sur cet aspect quantitatif, qui lui correspond tellement
on est autres que des Dom Juan de l'amour (et des hystériques) qui prétendent mettre de l'éthique dans la mutiplication des petits pains, euh pardon, de l'amour
Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
artichaut
le vendredi 06 février 2026 à 01h37
aujourd'hui en roulant en voiture, je me demandais si le terme pluri-monogamie ne serait pas +clair.
combiner plusieurs histoires (de type) monogames, non pas les unes après les autres (monogamie sérielle), mais simultanément.
de même que le concept de monogamie sérielle est venu à une époque pointer les contradictions de la monogamie, de même le concept de pluri-monogamie vient pointer peut-être aujourd'hui certains travers ou angles mort du polyamour…
mes propositions n'ont pas vocation à condamner le polyamour, mais à questionner de quoi on parle réellement ?
et clairement l'ambiguïté lexicale du terme (qui met clairement l'accent sur l'aspect pluriel et moins sur le reste) me semble, avec la mainstreamisation du polyamour il y a 5 ans environ, avoir favorisé les quiproquos entre ce qui est pensé et ce qui est réellement tenté ou mis en jeu
*
ou même monogamie sérielle, et monogamie parallèle
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
artichaut
le jeudi 05 février 2026 à 00h46
Aki
Certes, il y a eu le romantisme en Europe de l'ouest au XIXème ; mais quid du reste du monde ? Comment la monogamie a-t-elle évolué en Chine, au Congo, au Pérou, etc ? Bref, qui est ce "on" ?
oui la question vaut la peine d'être posée.
le romantisme a-t-il eu l'influence que vu d'occident on peut avoir l'impression qu'il a eu sur le monde ?
quels sont les liens entre les concepts issus du romantisme et le capitalisme ?
etc.
j'ai trouvé cet article Le romantisme , la première mondialisation culturelle qui évoque vite fait le sujet.
Non seulement le romantisme n’est pas mort – c’est évident pour le sentimentalisme chic et glamour qu’il sert à désigner dans le langage international du marketing –, mais il n’est pas exagéré de considérer que ce très vaste phénomène de civilisation, qui, à partir de la fin du XVIIIe siècle, se propage progressivement depuis la Grande-Bretagne et l’Allemagne à travers toute l’Europe et au-delà, est le premier avatar de notre actuelle mondialisation.
(…)
Encore faut-il s’entendre sur le mot. Le romantisme ne représente pas seulement le rêve utopique d’harmonieuse synthèse entre la raison et la sensibilité, entre soi et le monde, entre le spirituel et le matériel – ou encore, pour revenir au cliché actuel, entre l’esprit et le corps, dans le domaine amoureux. Il implique aussi que cette volonté d’harmonie, qui gouverne en effet à notre insu la plupart de nos représentations les plus banales, se matérialise aussi dans les destinées des peuples, en sorte que les individus qui composent les sociétés accèdent à une forme de bonheur commun.
(…)
Et puis il y a le romantisme du cœur, une certaine conception du sentiment et de l’amour, qui grâce au cinéma et à la télévision s’étend au monde entier, et dont on aurait tort de se moquer trop vite, parce que cette considération de l’intime est peut-être l’un des faits les plus significatifs de nos cultures modernes.
(…)
Le romantisme, vu de la façon la plus générale et détachée de ses diverses réalisations historiques, du XVIIIe siècle à nos jours, n’est finalement rien d’autre qu’un mode de vie global, qui concerne tous les aspects de l’existence : la manière de croire, de s’engager, d’aimer, de se distraire, d’imaginer, d’agir… Il n’a pas touché de façon égale tous les peuples ni toutes les classes, mais il n’empêche qu’il est devenu une sorte de norme, si partagée et intériorisée qu’on a fini par la naturaliser, et surtout un langage universel dont on fait dépendre le dialogue entre les cultures : d’où les malentendus et les incompréhensions à l’égard de tous ceux qui sont restés, par choix ou du fait des circonstances historiques, à l’extérieur de ce romantisme globalisé.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
artichaut
le jeudi 05 février 2026 à 00h28
Siestacorta
Chaumier ( /!\ PDF)
le lien ne semble pas être le bon…
Discussion : [Film] [Livre] Les Sentiers de l'Utopie, Isabelle Fremeaux et John Jordan, 2011
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 05h01
Interview des réals (6') : https://www.youtube.com/watch?v=PIcT8WuqAdA
Le film (1h48) :
https://vimeo.com/228210969
https://www.youtube.com/watch?v=9Fx2m2bo1K4
https://www.dailymotion.com/video/xj0jfx + https://www.dailymotion.com/video/xj0lge
Discussion : [Film] [Livre] Les Sentiers de l'Utopie, Isabelle Fremeaux et John Jordan, 2011
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h53
Il s'agit d'un livre-film d'Isabelle Fremeaux et John Jordan
ISBN 9782355220340
Parution 10/02/2011
Nb de pages 318
Dimensions 135 x 198 mm
Le nouveau lien des éditions Zones :
https://www.editions-zones.fr/livres/les-sentiers-...
Le livre a été réédité aux éditions La Découverte :
https://www.editionsladecouverte.fr/les_sentiers_d...
Isabelle Fremeaux mène sa recherche-action en explorant l'éducation populaire et les formes créatives de résistance. Avec John Jordan, elle a fondé le collectif The Laboratory of Insurrectionary Imagination et décidé de changer de vie à la suite de leur périple pour lancer une expérience utopiste en Bretagne.
John Jordan est un artiste-activiste, cofondateur de " Reclaim the Street " et de " l'Armée des clowns". Avec Isabelle Fremaux, il a fondé le collectif The Laboratory of Insurrectionary Imagination et décidé de changer de vie à la suite de leur périple pour lancer une expérience utopiste en Bretagne.
Dans le livre-film Les Sentiers de l’utopie, une chercheuse et un artiste racontent leur périple européen à la recherche de sociétés parallèles, où se réinventent des manières de vivre, à rebours du système productiviste et individualiste.
Jean-Marie Durand - Les Inrocks - 23/02/2011
Table des matières
Note aux lecteurs et aux spectateurs
Camp Climat
Landmatters
Paideia
Marinaleda
Can Masdeu
La Vieille Valette
Cravirola
Longo maï
Zrenjanin
ZEGG
Christiania
Abeilles et archipels
Post-scriptum
Remerciements
Notes
Discussion : [Film] La grande amoureuse, Martine Asselin, Québec, 2007
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h44
Un reportage TV (1') de 2009 sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=-juIpISPMLc
*
52 minutes, documentaire, 2007, Québec
Réalisation: Martine Asselin
Production: Vidéo Femmes en collab' avec Sens Crupule
« Pourquoi serait-il mieux d'aimer une seule personne que plusieurs ? C'est la question que pose Françoise Simpère. Elle nous mène au fil de ses réflexions sur l'amour, la vie, et la beauté des rencontres. Résolument hors normes, « mais tout à fait normale », Françoise partage des bouts de vie et fait réfléchir. Mariée depuis plus de 30 ans, mère de deux enfants, elle a décidé qu'il était possible d'aimer au pluriel. C'est une femme authentique et attachante, dont la manière de vivre en choque certains, en rassure d'autres, mais intéresse à coup sûr, puisque l'amour, après tout, ça intéresse tout le monde. La grande amoureuse, c'est mon voyage vers cette femme dont les idées rejoignent mes questionnements.»
Martine Asselin, scénariste-réalisatrice
Discussion : [Docu] Les ruses du désir, docu de Gérard Miller, 2011
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h37
J'imagine qu'il s'agit de celui-là : https://www.youtube.com/watch?v=s_8N13J6JE8
Chaque couple qui vient de se former repose sur la surestimation des qualités de l'autre : Frédéric Beigbeder, Elie Semoun et Roland Giraud témoignent.
"Les ruses du désir : La tentation"
Réalisé par Gérard Miller
© Morgane x Deux Cafés L'addition - 2011
*
Il n'est pas inutile de savoir que :
Début 2024, plus de quatre-vingt-dix femmes accusent Gérard Miller de comportements déplacés, d'agressions sexuelles et de viols, notamment sous hypnose. En octobre 2025, il est mis en examen pour des viols et agressions sexuelles sur six femmes, dont plusieurs mineures.
(source Wikipédia)
Discussion : [Docu] Amours plurielles : le nouvel art d'aimer ?, Jessica Decap 2010
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h32
Dispo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=PrG4kqVPtoY
Une coproduction Televista - Pallas Télévision
Un film de Jessica Decap (réalisation, image, son)
Chef monteur : Michaël Vieuille
Mixage : Romain Colonna d'Istria
Production : Sandrine Lefranc et Fiona Barotto
Moyens techniques : Planipress et Télévista
Télévista : Diane Imbault-Huart et Jean-Michel Garnier
Avec la participation du Centre National de la Cinématographie.
© Pallas TV - Télévista 2010
Meta, Marie, Françoise et leurs amours.
Discussion : [Presse] Polyamour vu dans la presse (fil général)
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h10
Siestacorta
(Pas trouvé de fil générique pour ça)
Bon le fil que tu a créé pour "ça", c'est à dire la presse, est très vite devenu un fil un peu fourre-tout.
Le renommer en Media serait +logique que Presse, vu ce qui y est posté.
Il y a déjà un fil Médias (destiné aux journalistes), mais après-tout Médias est un tag, qui au même titre que le tag [Vidéo] peut acceuillir plusieurs fils.
Discussion : [Presse] Polyamour vu dans la presse (fil général)
artichaut
le mardi 03 février 2026 à 04h08
Paul-Eaglott
Un documentaire sur Arte.tv qui interroge les raisons de la monogoamie
Merci.
Ça se contente de survoler le sujet, je trouve, mais c'est intéressant quand même, et ça tire les grandes lignes.
Ça permet de prendre un peu de recul (ou de la hauteur).
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
artichaut
le vendredi 30 janvier 2026 à 15h05
il ne me semble pas indispensable d'avoir un mot en commun pour qualifier une relation.
s'il y a une exigence à cet endroit, pour moi c'est révélateur d'autres exigences à clarifier. comme faire exister la relation aux yeux des autres, ou exiger un cadre spécifique que le mot serait censer désigner.
perso, les personnes que j'appelle mes ami·es m'appellent bien comme ielles veulent. j'ai arrêté d'en tenir compte.
mettre un mot sur la relation en elle-même, fait partie des choses qui ne m'intéresse plu. et qui me font déserter cette notion même de relation.
en contexte hétéro, quand c'est le mec qui préfère utiliser un terme censé être moins "engageant", je comprends que ça puisse mettre mal à l'aise (surtout quand il y a de la sexualité partagée) vu que socialement les mecs sont souvent aux abonnés absent en matière de charge mentale.
pour autant, perso, je préfère pas de relation, qu'une relation où je sens qu'on voudrait m'imposer des choses que je ne souhaite pas vivre.
Discussion : [Podcast] Pourquoi la tendresse devrait-elle rester enfermée dans le cadre de nos relations romantiques ?
artichaut
le vendredi 30 janvier 2026 à 14h20
Aki
Peut-on écouter ce podcast ailleurs que sur Instagram ?
j'avais oublié le lien, déso
c'est réparé
Discussion : [Outil] Le spectre de l'amour
artichaut
le vendredi 30 janvier 2026 à 00h24
Lili-Lutine
Il y a des amours qui m’ouvrent et d’autres qui me contractent
Des amours qui m’augmentent et d’autres qui me font rapetisser
Alors si je devais parler de spectre, ce ne serait pas un spectre des "formes d’amour" mais un spectre des effets du lien sur le vivant
Par exemple :
Il y a des liens qui me donnent plus de souffle où mon système nerveux se détend où je me sens autorisée à être lente, fragile , mouvante
Et il y a des liens qui m’activent en permanence où je suis en vigilance où mon corps se raidit où je dois m’adapter, me contenir , me sur-réguler
Oui.
Et ça prend du temps de faire la part des choses, de se rendre compte de ce qui réellement nous fait du bien (et pas juste nous donne le sentiment temporaire d'être bien) et ce qui ne nous convient pas ou dont le rapport bénéfice/emmerdements est bien trop inégal pour que ça en vaille la peine.
Les injonctions nous incintent à rechercher/accepter des choses dont on n'a pas forcément besoin, voire même qui nous font du mal.
Et aussi nous brouillent le paysage et ne nous font rechercher certaines choses (dont par contre nous avons réellement besoin) que par des voies toutes tracées, mais qui en réalité ne nous conviennent pas, sans imaginer qu'on puisse faire autrement.
Ces voies, ont été élaborées et prônées au fil du temps pour convenir au +grand nombre, mais aussi pour maintenir les privilèges de certaines classes, la morale de telle autre classe, pour maintenir une "paix" sociale (en réalité une hiérarchie sociale, et une gouvernance sinon acceptable, du moins acceptée).
Ce monde est hiérarchique et nos amours le sont toutes pareilles.
Ce monde est régie par la propriété et nos amours sont possessives.
Ce monde est basé sur l'asservissement de certains humains au profit d'autres humains et nos sexualités peinent à être autre chose.
Alors oui il y a un sens politique à faire que chacun·e individuellement on puisse savoir et choisir ce qui nous convient, au delà des normes, au delà des injonctions ou de la morale.
Et sans doute qu'il y a aussi une dimension politique +vaste, +collective, à une échelle +grande qu'individuelle, pour rendre ce monde un peu moins injuste et violent.
Dessiner un spectre, c'est faire l'éloge de la diversité et de la pluralité des possibles.
Refuser certains modèles sociétaux qui fabriquent de l'exclusion, également. Ou qui maintiennent des privilèges.
On est loin du compte, très loin du compte.
Et on se démerde tant bien que mal au milieu de ce palais des glaces.
Le +souvent avec des outils qui ne sont pas les nôtres et qu'on nous a imposés.
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
artichaut
le jeudi 29 janvier 2026 à 23h02
Allyah148
Comment vois-tu ou imagines-tu la non séparation amour/amitié ?
Arrêter de hiérarchiser/différencier/séparer les différentes sortes d'amours.
(ce qui peut paraître contradictoire avec chercher à élaborer le spectre de l'amour, mais en réalité non)
Aujourd'hui, toutes les personnes importantes de ma vie, je les nomme des ami·es (quelque soit ce qu'on vit/partage), et franchement ça fonctionne plutôt bien.
Il faut juste accepter que les gens du coup méprisent un peu ce que tu vis (« ah vous êtes juste ami·es ! »).
Mais d'un autre côté c'est beaucoup +simple et +libre.
Avoir plusieurs ami·es c'est ok. Avoir des ami·es de différents sexe/genre, c'est ok. Être heureux (compersif) pour les joies de ses ami·es (même sans moi, et même si c'est du sexe et/ou de l'amour-"amoureux" qu'iels partagent) c'est ok.
Franchement même pour moi c'est +simple. plu besoin de hiérarchiser quoique ce soit, plu besoin de se promettre la lune, une compersion qui devient +instinctive, des nouveaux possibles qui s'ouvrent qu'on n'avait même pas imaginé…
Et je pourrais les appeler mes "amoureux/amoureuses" (ou n'importe quel autre nom) en milieu poly, ça fonctionnerait aussi.
Mais je préfére "amie·es", c'est +passe-partout, moins de presion, moins prétentieux, moins sujet à quiproquos, +simple, etc.
Le +dur c'est peut-être soi-même d'arrêter d'attacher une quelconque importance à certains de ces termes, et à cette différentiation stigmatisante.
Reléguer aussi certains mots/concepts/injonctions (amour-amoureux, sexualité et autres scripts giga-normés) à de simples contingences ou options facultatives, pour redonner de la valeur à ce qui à mes yeux compte vraiment : l'amour (au sens large du spectre), la tendresse, la solidarité.
Discussion : [Podcast] Vos 5 podcasts préférés
Discussion : [Podcast] Ma participation (Ella Silloë) au podcast Lignes de désir. nov 2024.
artichaut
le jeudi 29 janvier 2026 à 14h16
(je copie-colle ici mon avis, que j'avais écrit à Ella, en mp, en nov 2024)
je l'ai enfin écouté !
je l'ai trouvé super
je t'ai trouvé très sereine, et avec un chouette regard sur ton passé
comme si tout ce vécu avait décanté.
et ça me donne le sentiment d'un genre de post-scriptum à tes deux livres.
j'ai par exemple aimé que tu parle de "relation quotidienne" avec Loïc, plutôt que de "relation socle".
ce qui m'a semblé à la fois clair, précis et… neutre (ne qualifiant pas la relation en importance vis à vis des autres, contrairement à ce que le terme socle — que je n'aime pas trop — me semble faire)
…et j'ai trouvé dommage que la podcasteuse te relance avec ce terme de socle…
j'ai senti aussi dans ta voix, comme dans ton récit, une forme d'apaisement
quelque chose qui se dépose enfin
une lutte qui peut déposer les armes
et un genre de serrenité.
j'ai aimé ce que tu nomme "faille" (si je me souvient bien) au début du podcast.
est-ce que le curseur frustration—<->—jalousie est de toi, ou ça vient de quelque part d'autre ? (si tu t'en souviens /des fois on croit qu'un truc est de nous, alors qu'on l'a lu quelque part)
j'ai beaucoup aimé que tu ne parle pas à un public averti, et que (sauf sapiosexuelle et assez peu métamour) tu définisse les termes que tu utilise, voire que tu les paraphrase/explicite d'abord au lieu d'utiliser direct des termes consacré (comme pour la NRE, ou tu parle d'abord d'un truc chimique, au lieu de balancer un acronyme bizarre de but en blanc)
sur la question des termes théoriques, seul ta "déf" de la polyamorie, m'a semblé chelou, et en décalage avec ce que je ressent, à la fois en soi, à la fois à l'écoute de ce podcast.
par contre je ressent fort que ton chemin te mène aujourd'hui vers cette "déf" que tu donnes (et qui après tout est TA définition-en-vie de ta polyamorie, même si tu l'empruntes à Isabelle Broué)
j'ai au contraire ressenti que la polyamorie, c'est "un polyamour éthique en acte".
c'est à dire un polyamour qui a à coeur (ça veut pas dire qu'il ne se plante pas parfois) de prendre réellement soin de chaque relation (et pas juste un truc consumériste).
ça m'a donné envie d'écrire
des choses un peu théoriques sur le forum (endroit où je développe ma pensée sur ces sujets)
et aussi des choses sur ma vie, ou sur ma vision des relations
parler de soi (comme tu le fais) donne envie de parler de soi à son tour.
(et ce indépendamment, des réflexions théoriques que par ailleurs je mène, par goût des dévellopements intelectuels, +que par souci de théoriser le polyamour)
Discussion : [Podcast] Ma participation (Ella Silloë) au podcast Lignes de désir. nov 2024.
artichaut
le jeudi 29 janvier 2026 à 14h02
ou ici : https://podcast.ausha.co/lignes-de-desir/tomber-en...
Tomber en amour pour la polyamorie avec Ella Silloë, polyamoureuse et autrice
1h13 | 10/11/2024
Lignes de désir
D'autres chemins existent. Des récits de vie pour mieux comprendre les autres et/ou mieux se comprendre soi-même.
Un podcast animé, imaginé, produit et réalisé par Romane Bouillon.
Instagram : @lignesdedesir
Description
L’invitée de cet épisode est Ella Silloë.Ella est l’autrice de 2 récits de vie autour de la polyamorie parus en 2021 et 2022 aux éditions du ARouge : “Du temps et des mots, un chemin vers la polyamorie” et “Aimer au-delà du couple, joies et doutes d’une polyamoureuse”.
Ensemble, nous avons exploré sa route vers la polyamorie, son exploration d’un chemin de vie alternatif, d’une ligne de désir.
Ella est - je la cite - une femme blanche plutôt hétérosexuelle, de classe moyenne, n’ayant pas vécu de gros traumatisme. Elle n’est pas issue d’une minorité ou porteuse d’un handicap et n’a eu que très peu à vivre ou ressentir l’exclusion. Grâce à cela, elle a été préservée de certaines vulnérabilités et a pu développer un mode relationnel plutôt apaisé.
Dans l’épisode que vous vous apprêtez à écouter, elle s’exprime donc depuis ce point de vue.
Cet épisode est une invitation à cesser de penser l’exclusivité sexuelle et romantique comme une obligation, à s’interroger sur ses propres désirs, au-delà de ce que la société nous pousse à désirer, à respecter toutes les configurations relationnelles, qu’elles matchent avec la norme dominante ou non.
Bonne écoute! ☀️
Discussion : [Podcast] Pourquoi la tendresse devrait-elle rester enfermée dans le cadre de nos relations romantiques ?
artichaut
le jeudi 29 janvier 2026 à 13h44
Mon avis : j'aime beaucoup !
Même si le portrait est quelque peu idéalisé (pas le temps en 20 min de mettre un peu de vulnérabilité et de récits de difficultés ?).
Mais je comprend le prosélytisme vu le big tabou sur le sujet.
Perso les co-dodo systématiques ça ne me fait pas envie, j'aime la solitude de mon lit !
Mais pour le reste c'est assez enthousiasmant de voir que ça existe.
Le fait qu'il n'y ai que des femmes aide grandement j'imagine à rendre cette utopie possible.
*
Accessoirement ça m'a un peu gonflé cette façon de se situer au début de l'épisode. J'ai l'impression que tout le monde fait ça désormais, façon Tuaillon, mais que je le ressent comme un genre de laisser-passer un peu de convenance, et sans réelle conséquences.