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Discussion : Solitude polyamoureuse
bonheur
le mardi 08 décembre 2020 à 15h40
Kintsugi
Ou alors oui ce ne serait pas du polyamour...Mais de l’amour tout court .. tout simplement
Oui, cette simplicité est bénéfique, je trouve. Aimer sans imposer à autrui. Laisser l'amour s'inviter ou non, est un choix. Il m'est arrivé de percevoir des incompatibilités, alors que l'amour était là, et de faire le choix de ne pas donner cette "substance" que requière pour l'amour (affectif).
Si je reprends l'exemple de mon chéri, il ne veut pas se compliquer la vie. L'amour est simple, il suffit de ressentir ce qui se passe en soi. Quand le relationnel s'installe, les complications s'invitent d'elles-mêmes. Le choix de ne jamais s'offrir cette "substance" afin de vivre simplement, est un choix comme un autre.
Kintsugi
Avec tous ces termes. Mais la dynamique d’un poly acceptant est pour moi tout aussi polyamoureuse qu’un Polyamoureux.
« Accepter » que son unique amour puisse aimer d’autre personne j’appelle ça du polyamour aussi. Ou je me trompe alors et je m’en excuse.
C'est bien que utilise ce terme de "dynamique". Le dynamique commune, pour moi, est celle d'aller vers l'avenir sans museler. C'est elle qui maintient la relation et la simplifie pour la rendre viable. Inutile que tout le monde soit poly. La dynamique fait son office. On sait et on vit ainsi, dans le respect, la considération, la gratitude et la joie. Et quand les métamours (poly ou non) s'amalgame dans cette dynamique (effet boule de neige), alors c'est encore plus beau. On peut ainsi vivre des instants tous ensemble. L'amour est alors le moteur, l'énergie de ce tout.
C'est vrai qu'une personne acceptante est dans cette spirale. Cela n'implique pas d'être soi-même poly. On peut garder sa propre identité, sans vouloir obligatoirement adopter celle de l'autre.
Je me suis souvent dite que dans l'affect, nombre de personnes sont poly de nature. Ensuite, dans les choix et les actes, on peut être comme mon chéri, s'abstenir d'aimer au plurielle. Il n'est donc pas poly, sauf acceptant. Il a en effet eu la curiosité (saine). Il a en effet la compréhension, intellectuelle comme émotionnelle. Il a en effet une philosophie de vie proche. Il désire rester mono-amoureux, sans m'entraver.
Discussion : Solitude polyamoureuse
bonheur
le lundi 07 décembre 2020 à 10h36
Kintsugi
Mais pour moi les poly acceptant sont des Polyamoureux :)
Euh ? Mon chéri par exemple, n'a pas spécialement envie d'être assimilé à un polyamoureux, puisque par choix, il ne veut PAS l'être. Je me permets donc de faire le distinguo entre polyamoureux et polyacceptant. Je respecte tous les choix et l'amalgame ne doit pas se faire, je trouve. Idem pour les personnes qui m'acceptent tel que je suis et qui serait aussi polyacceptante (en amitié, ou autres). Ce serait comme dire que d'accepter pleinement l'homosexualité, revient à être homosexuel soi-même. Désolée, mais je ne comprends pas ce type de raccourci.
Discussion : Solitude polyamoureuse
bonheur
le dimanche 06 décembre 2020 à 21h09
Je voulais indiquer que l'amour, on peut le vivre avec des personnes pas obligatoirement poly. Ce n'est pas une opposition. Seule savoir qui l'on est et aimer à sa façon. Si autrui est acceptant, inutile que cette personne soit aussi poly.
Je suppose, en effet, que je ne souffre pas d'isolement. L'ouverture, c'est dans ma vie et je ne peux vivre autrement. J'ai actuellement un lien fort avec quelqu'un que j'aurai dû voir en chair et en os, sauf que second confinement oblige... Je sais aussi que la patience fera que le jour J, on savourera encore mieux le bonheur.
Je vis au milieu de personnes différentes de moi et je n'y vois aucune opposition. Avoir une autre philosophie n'isole pas, au contraire. Je m'ennuierai, je crois. D'ailleurs, les autres polys que j'ai connu n'étaient pas comme moi du tout. Se faire accepter tel que l'on est n'implique que l'on sera rejeté des autres.
Discussion : Solitude polyamoureuse
bonheur
le dimanche 06 décembre 2020 à 19h20
Bonjour PatrickF,
Si tu considères pouvoir aimer uniquement d'autres poly, alors forcément, le monde se réduit considérablement.
Ouvre toi au monde, poly ou pas.
Discussion : Je me sens perdu, besoin de parler
bonheur
le dimanche 06 décembre 2020 à 16h06
Bonjour Marisati,
Puis-je te demander quels sont les livres que tu as lu, sur le polyamour ? Il en existe tellement de différents car le polyamour n'est justement pas un moule différent, mais la suppression de stéréotypes pour laisser place à soi et aux autres. Donc, ce n'est pas un style de vie, mais des vies où en effet, l'honnêteté, est un critère. Les tabous sont exprimés, envisagés... Toutefois, placer des barrières est possible, pour soi, sans qu'elles soient imposées. Ce n'est pas liberté totale, puisque les autres sont une préoccupation.
Sache que du moment que tu sors de ce qui est "convenable", évidemment que tu peux te mettre sur le banc de la touche. Moi je trouve beau que tu fasses preuve de franchise dès le départ. Je ne parle que pour moi, mais une personne atypique, qui me laisserait croire qu'elle est "normale" implicitement (tout en sachant qu'elle ne l'est pas) et qui attendrait que je m'attache à elle, pour m'annoncer après coup son atypicité... Violent, pour moi, comme nouvelle. Déjà parce que l'on me considérerait comme immature et incapable de faire face, et décider par moi-même. Ensuite, parce que je serai de toute façon mise au pied du mur un jour ou l'autre, alors autant construire sur du solide et non sur du non-dit et de la fourberie, ce que je déteste.
Le polyamour est plus qu'une façon d'aimer individuelle. Il arrive que se découvrir poly incite à aller beaucoup plus loin dans la démarche de la compréhension de l'humain et des relations humaines, quelque soit sa forme. L'étude entre autres, du développement personnel, de la CNV... Laisse-toi, offre-toi le luxe du temps. Aucune transition ne se fait en claquement de doigts, faute de ne pas se faire en profondeur. Surtout si tu te sens poly, que ça fait partie de "qui je suis".
Ce qu'il te manque ? Du vocabulaire peut-être ? Et ce que la vie va t'apporter, du vécu. Ton amie a raison d'avoir peur pour toi. Les amours finissent parfois mal. Ce n'est en revanche pas en lien direct avec le "mode" mono ou poly. Il suffit de regarder autour de soi pour constater que le moule n'est pas porteur de "réussites" amoureuses.
Voilà ce que ton post m'a inspirée comme réflexions et remarques. Un regard comme un autre.
Concernant les livres sur le polyamour, voici un lien intéressant :
/discussion/-bRf-/-Livre-elaboration-d-une-Bibliog...
Discussion : Être polyamoureux, un choix ? (Inné)
bonheur
le samedi 05 décembre 2020 à 15h53
Oui, moi, j'ai eu une période d'enfance où j'étais souvent amoureuse et mes sentiments se conciliait avec le fait de tomber de nouveau amoureuse. Ado, j'étais la "salope" de service et voilà. Au sortir de l'adolescence j'ai été prise par la vie, une relation (mariage :-/ , enfants :-/ , pavillon à la campagne <3 ) et des amitiés masculines. Il faut dire, je m'entends peu avec les femmes car je suis garçon manqué (genderfluid).
Et puis, après 20 ans de vie commune, un évènement bouscule mon existence. Je dis à un autre homme que mon chéri que je l'aime, je dis à mon chéri que je suis amoureuse. J'avais 38 ans, en 2007, quand j'ai chamboulé nos vies. En 2011, je connais le mot polyamour. Je me reconnais sauf pour le côté sexualité plurielle. Je deviens donc polyaffective assumée et fait mon coming out, comme le ferait toute personne hors moule.
Je me sens profondément polyaffective, comme si c'était de naissance. Au même titre que mon ADN, mon caractère, etc...
A une époque, j'aurai envisagé un enfant de mon chéri et un enfant d'un ex, revenu dans mon entourage comme ami, jamais été un ami, mais seule solution pour vivre mon ressenti (je ne savais pas encore). Bravo pour l'imagination des jumeaux, j'aime beaucoup :-D (+) .
Déconstruction, réinvention au sein de notre couple, qui a perdurer de façon polyaffective pour moi et monoamour pour lui (par choix). Mon chéri considère l'amour comme trop compliqué pour avoir plusieurs amours simultanément. Notre vie lui convient, alors quand il a un coup de coeur, il en sourit, en savoure éventuellement une amitié. Il ne dira pas son amour, sauf peut-être à moi, à l'occasion d'une discussion.
Le polyamour éloigne les personnes trop conformistes, elles ne peuvent faire partie de mon entourage proche. Je n'oblige personne et s'il y a incompatibilités, je fais mon deuil de ce que j'aurai pu vivre et garde la part de bonheur ressentie intérieurement, comme belle et saine.
Discussion : Des tensions répétées
bonheur
le mercredi 02 décembre 2020 à 16h12
@Sophie72 : Mon chéri de vie est mono par choix. En revanche, il est "pas pareil" avec certaines personnes, enfin certaines femmes. Je le "détecte" illico. Et si je demande s'il ne serait pas un p'tit peu amoureux, il avoue "c'est vrai, je l'aime bien". Puis en général, il demande "comment t'as deviné ?". Non seulement ça se voit comme le nez au milieu de la figure, mais ça se ressent, pour une personne attentive et qui perçoit ce genre de chose. Toute son attitude est différente, le timbre de sa voix, l'éclat du regard, les gestes, l'interaction, le sourire...
Je ne relève pas obligatoirement. En revanche, je sais sans l'ombre d'un doute possible.
Donc, ton histoire ne me surprend pas. De là à comprendre que dès qu'un homme s'approche de toi, tu est troublé... Essai de te rappeler des situations similaires, sans trouble. S'il n'y a pas trouble, tu ne relèves pas la situation, elle s'oublie, s'efface. D'ailleurs, comme tu le soulignes très bien, c'est la répétition qui fait que l'on s'attarde.
Discussion : Des tensions répétées
bonheur
le samedi 28 novembre 2020 à 15h27
@Sophie72 : belle avancée :-D
Je suppose que cette nuit-là restera dans la mémoire de votre évolution comme un tournant. C'est après coup que l'on prend conscience de ces "instants clés".
Bravo pour persévérer dans ce que je nomme la dynamique commune ! (+)
Discussion : [Texte] Lettre aux polyamoureux aguerris, Hypatia from space, nov 2020
bonheur
le samedi 28 novembre 2020 à 14h43
Merci à toi, pour ce soutien apporté, notamment lors de la disparition de l'un de mes amours (+) . J'en profite pour mettre en avant ton intelligence du coeur et ton ouverture d'esprit hors normes :-D . Parfois, un "compliment" (justifié et mérité) public, fait du bien. Alors, reçois ce post ainsi.
Discussion : [Texte] Lettre aux polyamoureux aguerris, Hypatia from space, nov 2020
bonheur
le samedi 28 novembre 2020 à 14h20
Aguerris ? Depuis pas mal de temps déjà.
Je ne sais que penser de ce texte. Des personnes viennent en effet solliciter et demander des témoignages et des conseils. On peut en effet lire et laisser lettre morte (donc pas de partages, pas de "profits", pas de découvertes d'autrui). Moi, tout simplement ce n'est pas dans ma nature. Dire que j'ai un besoin de répondre est poussé. De plus en plus souvent, je délaisse, par manque de motivation individuelle. Donc, je crois que j'en ai de moins en moins besoin.
Ce n'est pas parce que je me souviens d'où je viens, et je m'en souviens très bien, que je pourrai offrir. L'autre, les autres ne sont pas moi. Ce que je sais, c'est qu'ici l'amateurisme est très présent. Je suppose que peu d'entre nous sont thérapeutes, psy ou autres.
Je n'ai pas toujours, enfin au quotidien, la disponibilité intérieure, c'est vrai. Faut-il s'abstenir pour autant ? Pas obligatoirement, je pense. En tant que supposée philocognitive, si je n'exprime pas sur l'instant, ça s'évapore. Alors oui, la maladresse est possible. Je suis humaine, imparfaite. Je peux avoir la motivation et mal m'exprimer. Pour moi, l'un n'entre pas en conflit avec l'autre.
Il m'est arrivé de faire des récits de vie. Souvent. Il arrive aussi que l'on interprète, enfin certain-e-s, comme une attitude égocentrique qui ramène toujours tout à moi. Du coup, même ça, peut se concevoir comme inopportun. Le témoignage se retourne contre son auteur :-/ . Le livre compersion aussi, est issue d'une longue expérience et ramène à la vie de son auteur (+ entourage). Je recommande souvent cet ouvrage, d'ailleurs.
Ce que je sais, c'est que l'empathie n'exclus pas la positivité et la foi en l'avenir. Je suppose que les précautions (amateurisme, etc), tout comme le non amalgame du polyamour et de ce qu'il n'est pas, devraient venir en première page (page de garde). Mais bon, si je redis cela, ce n'est pas pour avoir raison, c'est parce que ça sonne pour moi comme une évidence. Le contraire m'est illogique. Je préfère la prévenance, c'est dans ma personnalité. Je persévère, désolée.
Je préfère l'aide individuelle qui implique plus une forme d'entraide. En effet, la découverte de la vie d'autrui et de ses aléas, m'est agréable. J'ai récemment découvert du vocabulaire :-D . C'est un exemple.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 12h57
Egalement, ce lien auquel je viens de repenser. Il concerne la colère, étape possible lors d'un deuil.
Pour transiter de mono à poly, le deuil de l'avant est indispensable, je pense. La colère en est une étape possible.
Discussion : Atterrissage violent et douloureux
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 12h45
fusible. Le mot me parait exact.
Je te comprends. J'ai reçu un jour l'appel téléphonique d'une épouse, dont le mari était plus dans une optique d'adultère affectif, que de polyamour. J'ai eu ce tort d'espérer qu'il parlerait à sa femme (nous étions ensemble avant, enfin sans définition, oscillant entre amitié et amour affectif, suivant sa volonté). Et puis, j'ai fini par l'envoyer sur les roses, lasse de tout ceci, d'être caution de son attitude.
Au début de son appel, elle était très autoritaire et directive. Surtout, elle rejetait sur moi, l'indélicatesse de son mari. C'est surtout cela que je lui ai fait comprendre. Les éclaircissements nous concernant toutes les deux étant fait, je lui ai dit que j'étais ok pour que l'on puisse se rencontrer à quatre. Sa réponse fut négative. Elle m'a juste demandée de lui promettre de ne pas informer son mari de notre discussion et que pour elle, tout était clair et clos. Autrement dit, elle n'aurait pas cette discussion en profondeur avec son mari. Elle n'affronterait pas cela avec lui, alors qu'elle avait eu le courage de l'affronter avec moi. J'étais bel et bien la fouteuse de trouble, et non son mari le responsable de ses actes.
C'était sa vision de l'amour et du couple, sa façon d'affronter la situation. Ni bonne, ni mauvaise.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h52
Je viens de te renvoyer un mail perso avec mes coordonnées. Si le site ne permet cet échange, on peut échanger en dehors, bien que je le regrette. Mon message est considérer comme spam et je ne comprend pas pourquoi.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h47
Je tente un copier-coller de la suite, mais je n'y arrive pas. :-(
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h45
@Lariastoha. Je suis désolée, je travaillais hier et n'ai pas pu poursuivre cette discussion (d'où aucune réponse de ma part). Je ne sais que te dire.
Après, oui, le polyamour est complexe à vivre. A chaque nouvelle émotion, chaque nouvelle personne, c'est tout un chambardement et une remise en question. Car nombre de partenaire (poly ou non) veulent faire la connaissance de cette nouvelle personne (métamour). Je sais que d'autres ne veulent rien savoir et c'est un choix comme un autre. J'en reviens au lien entre métamour. Il est important et si les deux personnes mettent de la bonne volonté, il s'exerce une sorte de lien aussi entre eux. Pas obligatoirement comme étant proche. Toutefois, ces personnes (deux ou plus) se rapprocheront volontiers dans des occasions communes. Il faut pour cela que ces personnes apprennent à se connaitre, se respecter, se considérer et surtout se lier si nécessaire.
Aussi, comme je l'ai indiqué, j'ai eu ces excès de colère qui sortent d'une mauvaise façon impulsive. Donc, sache que l'on peut, en exprimant ce qu'il nous faut avoir, pour que celle-ci repose, se rendorme. Pour que la colère soit celle de la chanson de Julien Clerc, il faut que l'entourage n'insiste pas sur l'obligation d'éclaircir immédiatement. Respecter le souhait que la personne en colère est besoin d'apaisement (chacun-e le trouve à sa façon) pour poursuivre. Ce n'est pas prendre la fuite, c'est se mettre dans les dispositions optimales.
Une autre chose aussi. Les larmes. Tout comme la colère n'est pas à prendre contre toi, il faut percevoir les larmes comme un exutoire (https://www.bing.com/search?q=exutoire+d%C3%A9finition&form=ANNNB1&refig=604414a8a0d14324a9e5608ef3f50b8b&sp=2&qs=LS&pq=exutoire&sk=AS1&sc=8-8&cvid=604414a8a0d14324a9e5608ef3f50b8b). J'ignore si ta compagne pleure beaucoup. Si c'est le cas, reconnais ces larmes comme opportunes. Et si elle ne pleure pas, s'interroger si ce ne serait pas pertinent pour elle. Et si elle t'inonde, incite-la à continuer, doucement, gentiment, avec des mots doux et de gentillesse. Les larmes sont la meilleure façon que je trouve d'extraire de soi. Evacuer et s'apaiser. En revanche, si la personne qui me voit pleurer prend POUR ELLE, ce n'est pas bon du tout. Ne pas s'affliger devant une personne qui pleure. Elle pleure car c'est physiologique, afin d'aller mieux ensuite. Elle ne pleure pas parce qu'on la rend malheureuse. En apparence, il n'y a pas de différenciation entre les larmes qui coulent pour extraire de soi et les larmes de tristesse. A l'intérieur, la personne ne demande pas de compassion, juste laisser couler.
J'ignore si ce passage te servira ? A d'autres peut-être.
Discussion : Atterrissage violent et douloureux
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h44
Bonjour Reve_errance,
Faire de son mieux, le maximum n'est pas toujours suffisant. Tu ne peux aller à l'encontre de cette situation. En revanche, tu n'en n'es pas responsable et n'a pas à te sentir coupable.
C'est plus facile pour cette personne de te remettre ça sur le dos, que de s'en prendre à la personne aimée, qui pourtant est à l'origine (puisque tu ne l'obliges pas) de ce cataclysme. Rejeter sur autrui est plus aisé, que d'encaisser.
Eventuellement, demande-lui en quoi ce que tu fais et vis (enfin désire vivre, puisque rien de concret) n'est pas du polyamour ? Qu'est-ce qui lui fait penser que c'est malsain, cruel et malveillant ? Après, qu'elle ne veuille plus te voir, c'est son problème je crois, pas le tien. Demande lui sa définition du polyamour, afin que tu saches ce qui la bloque à ton encontre. Aussi, couple libre, n'est pas synonyme de couple libre. Quelle est sa vision ? Quel est leur accord d'origine ?
Personnellement, je demanderai des éclaircissements. Autrement, laisser tomber :-/ .
Après, cette personne lance des interdits, ce qui révèle des failles. Mais bon, elle a sans doute ses raisons et sans connaitre les personnes, c'est difficile.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h19
@Lariastoha : je t'ai envoyé un message que tu recevras (peut-être dans les spams) de ta boite mail perso. J'ai voulu posté ici, sauf que ce fut impossible. Je m'en excuse par avance.
Discussion : Remise en question poly
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le lundi 23 novembre 2020 à 14h42
De ce que je sais, la colère est une émotion primaire. Elle est donc incontournable et doit exister. Le hic, c'est quand on retourne son émotion à l'encontre d'autrui. Il est là, je pense, le danger.
J'aime beaucoup cette chanson : https://www.bing.com/search?q=ma+col%C3%A8re+julie...
Si la colère perdure, qu'elle se transforme en obsession, en haine, en violence... alors ce n'est plus de l'émotion.
Je suis de nature à ressentir la colère. Avec la vie, j'ai compris qu'elle était naturelle et que claquer les portes étaient désagréable pour tout le monde (y compris la pauvre porte). Il m'a été difficile de dire, que si j'avais besoin de ruminer seule, et bien c'était justement pour ne pas infliger. Au final, quand on lui accorde crédit, la colère s'auto évapore et ensuite la lucidité revient. Aussi, mon chéri a appris à ne pas forcer la discussion. Si je suis en pétard, je m'isole et quand je suis calmée, je reviens.
Certains caractères sont plus "colériques" que d'autres. Il ne faut pas lutter contre sa nature. En revanche, les autres ne doivent pas subir (les portes non plus). J'ai été longtemps ainsi, à claquer les portes, jeter des objets... C'est stupide et ça ne sert à rien. Vivre une émotion, c'est l'exprimer, et non en projeter la responsabilité sur autrui.
Il vaut mieux aller faire un jogging, une rando, autres. Etre avec soi-même.
Voilà ce que je peux exprimer concernant le sujet de la colère. En aucun cas, la colère n'a pour vocation de régler des comptes. La colère est un état ponctuel et il a droit à la reconnaissance qui lui est dû. Dire à sa colère qu'elle est présente et qu'on lui reconnait d'exister pour ce qu'elle vaut. Se complaire dans la colère, au point de la transformer, c'est dangereux. Un peu comme l'amour qui devient possession.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le lundi 23 novembre 2020 à 13h41
Merci Lariastoha pour ces éclaircissements.
Il n'y a pas grand chose à faire lorsqu'une personne se braque et ne veut rien entendre. Obliger n'est pas une solution, pour personne. Ni en faveur du dialogue, ni en sa défaveur.
Je me suis aperçue, qu'il arrivait parfois, que des personnes vivent bien une situation et ne supporte pas que son entourage, y compris amoureux, s'autorise à vivre une situation similaire. C'est ainsi.
C'est dommage que ce ne soit pas elle, qui vienne s'exprimer ici. Pour toi, la clarté est faite, à mon sens. Tu as beaucoup appris sur toi-même et c'est primordial.
L'injustice et l'enfermement. Quand c'est passager, ça se vit. Sur la durée, c'est plus difficile. Pour moi, en tout cas. Ce que je peux indiquer, c'est que ces moments existent. Y compris lorsqu'intellectuellement tout est clair. On ne choisi pas ces émotions. Elles existent et il faut faire avec. On choisi en revanche ses actes.
Il arrive que l'on s'engage dans un projet à plusieurs, et qu'au final on se retrouve seul. Quitter, surtout après tout ce temps, tout ce vécu, c'est lourd de sens. Ne pas quitter, tu sais déjà ce que ça te coûte. Dans les deux cas, la liste est longue.
Et là, je ne m'aviserai surtout pas à conseiller. Je comprends cette forme de liberté, qui consiste à tomber les tabous et mettre en avant l'émotionnel. C'est super, tant que l'on ne prend pas un mur en pleine face en retour. Je compare ce type de situation à un boomerang. On le lance, il s'envole, on l'oubli, et un jour il revient nous percuter par surprise. L'envol est magnifique, l'autonomie aussi. L'objet vole seul, à sa guise. Et puis, bim ! A qui doit-on en vouloir ? Ben à personne. Il faut oser lancer, il faut sortir du commun et vivre. Avoir conscience de l'effet parfois pernicieux. Dans l'idéal, ne pas oublier le lancement et ses effets imprévisibles. Anéantir l'effet de surprise, est un début. Je l'ai aussi appris, à mes dépens. Tu n'es pas le premier à essuyer les plâtres. Après, la dynamique commune, on l'accepte sans qu'il y ai de conditions. Etre humain est faire de son mieux. Fais-tu de ton mieux ? Déjà tu cherches à faire mieux, et c'est bien. Fait-elle de son mieux ? Elle seule peut répondre.
La rancune, si elle ne s'estompe pas avec le temps, se renforce avec le temps.