Polyamour.info

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redon (France)

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Discussion : Parler des gens qu'on aime

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ladys

le jeudi 22 septembre 2011 à 16h51

Junon
En général, j'utilise mon amoureux/euse ou mon compagnon/ma compagne...parce que le mot amour est trop joli pour qu'on ne l'emploie pas et que compagnon renvoie à l'idée de partage...

Pareil, mais j'ai mis du temps à dire "mon".
Et compagnon, pour moi, renvoie à un partage particulier, celui du quotidien.

Je crois que j'ai intégré l'adjectif possessif une fois que j'ai réussi à le déshabiller de son aspect possessif, en me l'appropriant comme adjectif "liant", en quelque sorte.

Il n'empêche que sous une avalance de "mon coeur, mon amour", j'ai toujours tendance à me figer et à chantonner la chanson "Appartenir", de J-J. Goldman:


Mon doudou, mon chéri
Mon amour
Mon amant, mon mari
Mon toujours
Des mots si doux
Mais qui m'effraient parfois
Je ne t'appartiens pas
Des mots si chauds
Mais à la fois si froids
Je n'appartiens qu'à moi

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Discussion : Du mensonge dans les relations

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ladys

le mardi 20 septembre 2011 à 08h40

Bonjour à tous.

Je vous lisais sans intervenir, non pas que le sujet me semble inintéressant, mais n'ayant pour ma part pas grand chose à en dire.

Mon message n'a pas pour but d'entrer dans le vif, d'ailleurs, mais de demander un éclairage sur ceci:

khany
(...)

Une zone de dialogue est certes ouverte, et Ladys donne un point de vue décalé mais souhaite peut-être dialoguer au lieu de rester dans son Asperger, et ne pas retomber dans l'idée qu'on ne l'écoutera pas et elle souhaite peut-être arrêter de minimiser la situation.

(...)

Soit il y a un gros malentendu me concernant, soit j'ai raté un ou des messages.

Je n'ai pas le sentiment de "rester dans mon Asperger", je veux dire par là, que certes, le fait d'être aspie me cause parfois des difficultés, mais je ne m'y sens pas enfermée.

Je crois, Khany, que tu m'as confondue avec quelqu'un d'autre. Lorsque Popol parle de "minimiser la situation", il ne s'agit pas de moi.

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Discussion : Face à une personne passionnée

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ladys

le mercredi 14 septembre 2011 à 18h35

Bnjour lam

lam
(...)

c'est dur de dire à quelqu'un-e que l'on aime, qui est passionnée et en forte demande, des choses comme 'je n'ai pas envie d'un troisième baiser langoureux', 'laisse moi de l'espace pour dormir', 'je n'ai pas envie de sexe', surtout parce que je sens que je la frustre.

Tu sens que tu la frustre de quoi?
De désir, de contact physique, de fusion, ou de "démonstration d'amour"?
Ce que je veux dire, c'est que s'il s'agit de désir, l'inadéquation ponctuelle des désirs de deux partenaires, ça n'est pas forcément lié à la relation, mais peut avoir de nombreuses causes extérieures.
Alors que si ce sont des "preuves d'amour" que ton amie recherche, cela peut être signe d'un manque de confiance dans votre relation, de manque de confiance en elle...

lam
Je sens plusieurs choses :

- qu'il y a des injonctions paradoxales qui se cachent dans tout ça, mais j'ai du mal à les identifier

"Si tu l'aime, sois, toi même, spontanée, ne fais pas semblant, si tu l'aimes, fait un effort pour t'accorder sur ses besoins"?

lam
- que ma manière d'envisager le consentement est différente selon si mes relations sont homo ou hétéro, en clair que je serai plus laxiste dans une relation homo alors que rien ne justifie un apriori positif en la matière (et j'ai envie de creuser ça)

c'est un a priori positif sur les relations homo, ou un a priori négatif sur les relations hetero?
Dans le sens où ayant évolué dans une société où la domination masculine est prépondérante, tu pourrais avoir une retenue dans les relations hetero, une crainte sous jacente de laisser s'installer un climat que tu ne crains pas dans la relation homo.


lam
- que je me sens un peu 'coincée' dans une situation que j'ai du mal à mettre en mots pour lui en parler (oui bon ça rejoint l'idée d'injonction paradoxale)

oui, le sentiment d'être coincée correspond bien à l'injonction paradoxale.

lam
- décidément la passion c'est pas mon truc...

Peut être, si ce qui la pousse à demander "plus" est un moyen de se rassurer sur ton implication dans votre relation, lui dire justement que "la passion n'est pas ton truc", en général, pas vis à vis d'elle en particulier, la rassurerait et serait un point de départ à une discussion sur vos attentes différentes?

lam
Et j'aurais bien voulu avoir votre avis sur cette situation ou ce type de situation.

Ca vous est déjà arrivé d'avoir des sentiments pour quelqu'un-e mais de mettre fin à une relation parce que les attentes vis à vis de la relation amoureuse n'étaient pas en phase ?

De mettre fin à une relation concrête, non, mais de refuser d'en entamer une, alors que les sentiments étaient (et sont toujours, en quelque sorte) présents, oui. Je savais que nous ne serions jamais en phase, justement sur ce que nous voulions de la relation, de la façon de la vivre.
Et lui était persuadé qu'avec le temps, je serais capable d'être plus "passionnée" justement, alors que je pensais sincèrement que ce n'était pas dans mon tempérament.
Dans l'absolu, nous avions tord tous les deux, il n'est pas la personne capable de me rendre passionnée, mais d'un autre coté, j'ai rencontré depuis quelqu'un avec qui je l'ai été spontanément.
Je pense que ce n'est pas seulement une question de "nature", mais de personnes.

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Discussion : Médias divers : appels à témoins, témoignages, etc.

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ladys

le mardi 13 septembre 2011 à 14h06

Je me sens très bête d'avoir signifié dans ma réponse à la première journaliste que ce fil existait et était l'endroit idoine pour lancer un appel à témoin.

M'embêtez pas en mp, y'a un fil pour ça! Sauf qu'en modérant ainsi les interventions, quel recours reste-t-il aux journalistes à part tenter de contacter les membres en mp?

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le vendredi 09 septembre 2011 à 02h05

Siestacorta
Moi je dis qu'il bluffe :-)

On en reparlera quand tu n'auras plus de genou...

(Je ne faisais que passer ;) )

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 20h57

RIP
Ladys,

article intéressant. Sinon, oui, je parlais purement et simplement des chromosomes masculins et féminins - point barre. Par contre, ton article montre que le rôle des chromosomes n'est plus aussi évident qu'avant. Pour ma part, ce qui m'importe, c'est que ce n'est pas un choix.

Par contre, en tant que question du vivre ensemble, le politique est une question de choix de vie. Or, occulter des choix de vie au nom de ce qui n'est pas un choix ne me semble pas participer à une dynamique de vivre ensemble.

Reste que, du point de vue de l'éducation des adolescents en matière de sexualité, les carences me semblent encore plus évidentes par rapport à la question du consentement. Pour l'instant, à ma connaissance, aucun programme en la matière ne fait de cette question une priorité, voire y accorder de la place. Or, cela me semble important non seulement pour qu'ils apprennent à se protéger des abus sexuels tant entre eux que, surtout, de la part d'adultes, mais aussi parce que finalement, ce qui en fait tout le plaisir, c'est de ne pas être le seul à le sentir, mais que l'autre le sente aussi et qu'il y a donc tout intérêt à rechercher le consentement. (Qu'est-ce qui fait peur dans le consentement ?! ? La possibilité de refuser ? Je pense que cette possibilité fait peur à la politique parce que le consentement joue un rôle bien au-delà des seules relations sexuelles.)

Bref, j'hallucine : trois pas en arrière quand il y en a dix à faire en avant. Il suffit de faire des recherches sur internet avec le terme "consentement", c'est effarant la médiocrité de la plupart des résultats et les résultats sont tout aussi médiocre dans les programmes scolaires.

Précision: Je n'ai pas cité d'article, c'est lam.

Par ailleurs, je rejoins popol sur un point, apprendre à se défendre des abus, ce n'est pas à mon sens, une histoire d'éducation sexuelle.
C'est effectivement "savoir dire non" et cela s'apprend bien avant l'adolescence, mais pour moi c'est surtout être éduqué dans le respect de l'intégrité (corporelle entre autres) de chacun.

Pour être plus concrête c'est faire savoir aux enfants, dès leur plus jeune âge, que dire bonjour, c'est poli, mais que jamais ils ne doivent accepter de recevoir ou donner un bisou contre leur gré. Que les chatouilles, c'est seulement quand ils le veulent, tant qu'ils le veulent, et que quand ils disent stop, on doit arrêter. Que quand ils expriment leur désaccort, face à toute situation les concernant, ils doivent être écoutés, leur avis pris en compte, que c'est juste qu'ils le soient.
Qu'ils ne doivent toucher les autres que ci ceux ci donnent sans ambiguité leur accord, et qu'eux même le souhaitent etc.
Et en parler aux enfants précisément avec les mots "respect de l'intégrité corporelle", poser cette notion et faire en sorte que celle ci les accompagne au long de leur apprentissage de la vie ne les empêche pas de pouvoir faire de mauvaises rencontres, mais les arme considérablement face à cette éventualité. Accessoirement, le respect de l'intégrité d'autrui permet de poser les bases d'un comportement ou la violence n'est pas autorisée.
Alors, la notion de consentement, elle coule de source, pour eux comme pour ceux et celles qu'ils sont amenés à fréquenter.

Mais pour moi, c'est avant tout au sein de la famille que cela s'apprend. Même s'il n'est pas inutile que le corps enseignant se fende de temps en temps d'une piqure de rappel.

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Discussion : Vous pouvez me dire?

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 19h12

Siestacorta
merde, mon expression est incompréhensible. Souvent. Mais là plus. Donc, rebelote (et je rétrotransforme, au cas où quelqu'un voudrait me répondre sans lire les messages d'après) :

Et quand les deux amoureux ont déjà chacun dans leur chez-eux, et qu'ils sont pas particulièrement dans la perméabilité totale de leur intimité, on fait quoi ?

Moi, il me semblait avoir compris (OK, je ne suis pas une référence).
Là, en revanche "ont déjà chacun dans leur chez eux..."...
Ont déjà quoi? Un amoureux?

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Discussion : La théorie et la pratique

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 15h19

LittleJohn
(...)

Ladys : je regarde ces séries (et toutes les séries sentimentales) comme je regarde les séries de science fiction ; j'admets, pendant 45 minutes, que ce que nous est proposé est réaliste, pour revenir sur terre à la fin. Encore que parfois, les voyages inter-dimensionnels me semblent plus réalistes que les modèles relationnels proposés dans DH ou autre... ^^

Je n'ai en aucune façon porté un jugement sur celles et ceux qui regardent des séries. Je répondais à Amant Parisien.
Je n'ai jamais vu un épisode de "DH", mais j'ai entendu dire que c'est drôle. En revanche, je suis moi aussi friande de séries bizarres (genre Heaven, Eureka, The gates, et surtout Fringe)

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Discussion : Vous pouvez me dire?

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 14h18

Le camping, ça peut être sympa aussi, c'est moins cher, on a sa propre tente perso, c'est moins anonyme, on a des souvenirs quand on replante la tente...
Parce que se construire des souvenirs heureux dans des lieux qu'on peut revisiter, c'est bon, aussi.
J'aime bien quand mes deux amoureux se coalisent parce qu'ils détestent tous les deux ma nouvelle parure de draps. Même si c'est moi qui dort dedans le plus souvent et qu'à ce titre, il est hors de question que leurs remarques influencent ma façon de faire mon lit :-D , à chaque fois que je mets cette parure la, je pense à eux avec un sourire.
Un peu comme le renard, le petit prince et la couleur du blé, mais je m'égare...

J'ai beaucoup rit en lisant ceci:

Siestacorta
et quand les deux amoureux on déja un amoureux dans le chez-soi, et qu'on est pas particulièrement dans la perméabilité totale de l'intimité, on fait quoi ?

ladymarlene
Ah tiens, un de mes questionnements.......on fait un trio ? (moi j'dis ça, j'dis rien.....)

Là Ladymarlène, c'est plus de la perméabilité, niveau intimité! :-D

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Discussion : La théorie et la pratique

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 08h19

amantparisien
Je me rend compte que je me suis mal fait comprendre...

Je ne critique pas les PA qui sont bien comme çà et ne veulent pas faire de rencontres.

Ni celles qui veulent vivre "par procuration télévisuelle" ce qu'elles ne vivent pas en vrai...

Je critique celles qui mettent des annonces claires de recherche (sur okcupid, par exemple), et qui au moment de faire la rencontre se retractent sous de faux pretextes...

J'ai l'habitude de mettre mes actes en accord avec mes paroles.. je sais, çà devient rare.. ;-)

Désolée, j'ignorais que tu faisais référence à un site de rencontres (l'idée ne m'avait même pas effleurée).

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 01h02

RIP
Juste comme çà, en passant, le sexe est une détermination génétique au même titre que la couleur de la peau. C'est le résultat d'une loterie génétique bien moins signifiante que les aspirations d'une personne d'un point de vue politique dès lors que le politique se définit par la question du vivre ensemble. Les déterminations génétiques ne ressortent pas d'un choix de vie à ce que je sache.

Voilà, en quelques mots, ce qui me choque. Ce qui me choque encore plus, c'est l'absence de la question du consentement qui me semble pourtant primordiale.

Je ne suis pas sûre de comprendre (pour changer...)

Le sexe est une determination génétique, ça signifie pour toi qu'en fonction des chromosomes sexuels, l'individu est de sexe masculin ou féminin, point?
Que penser des intersexués (pseudo hermaphrodisme)?

Là, on parle plus de genre que de sexe biologique, non?
Le genre étant bien sûr influencé par le sexe biologique, mais aussi par le developpement du cerveau (vu l'influence des secretions hormonales), et l'environnement.
Enfin, c'est ce que j'ai compris entre les discussions d'ici et d'ailleurs.

Je ne comprends pas de quel consentement (de qui, a quel propos?) tu parles.

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 00h52

LuLutine
Mince, moi j'ai joué aux petites voitures....

Mais...mais...je ne suis pas lesbienne !

Y a un souci alors ? ?

^^

Mes fils jouent à la poupée... Il y a même un berceau dans la chambre de l'aîné... il se sert de son bureau comme table à langer.
Rendez vous dans quelques années pour savoir si ça a eu une influence...
:-D

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le mardi 06 septembre 2011 à 00h50

Popol
T'es une mine d'or, Ladys. On est obligé d'expliquer ce qui nous paraît des évidences !

Je trouve ça très stimulant pour les méninges :-)

Merci !

Merci.
C'est rassurant de te lire, j'ai souvent la crainte que mes demandes d'explications ennuient.

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Discussion : La théorie et la pratique

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ladys

le lundi 05 septembre 2011 à 21h38

J'interviens un peu à côté, dans cette histoire de théorie et pratique.

Chez moi, la pratique (tomber amoureuse de deux personnes en même temps) à précédé la théorie.
Qui d'ailleurs n'est pas pour moi une "théorie": c'est le constat que je suis capable d'aimer plusieurs personnes, dans un contexte déjà existant de transparence au sein du couple.

Maintenant, pour revenir à l'interrogation de Ladymarlène, " Imaginons un homme qui prècherait le polyamour et la liberté dans le couple et rentrerait chez lui couler une existence cool de monogame....ce ne serait pas très classe, non ?"

Si c'est un homme pour qui la liberté de couple est un choix de l'ordre de la philosophie de vie, et chez qui le polyamour est reconnu comme possible, mais qui n'a, à un moment M, aucun désir en dehors de son couple, et aucun amour en dehors de celui qu'il porte à sa femme, en quoi n'est-ce pas classe?
Quand bien même il "prêcherait" des théories auxquelles il croit, parce qu'il pense sincerement que se laisser ces libertés (de désirer, d'aimer en dehors du couple) est un choix de vie qui rend plus heureux, qui est plus juste mais que concretement, il n'a pas rencontré les personnes qui lui donnent envie de profiter ces libertés, je ne vois pas en quoi son attitude serait incohérente.

De même, je ne vois pas en quoi se reconnaître comme polyamoureuse et ne pas éprouver le désir de rencontrer une personne en particulier est dérangeant.

amant parisien
Je me reconnais bien dans certains témoignages. Depuis que j'ai été "converti" au polyamour, j'ai eu pas mal de contacts avec des poyamoureuses (théoriques ou avérées).
Mais encore aucune n'a fait la preuve de l'être au point d'accepter juste un rendez vous autour d'un déjeuner.
Je suis très dubitatif, de ce fait, sur le nombre de femmes (j'ai affaire seulement aux femmes) qui prétendent être (ou vouloir être) polyamoureuses, et celles qui préfèrent regarder "desperates housewifes"....

Je me reconnais dans le polyamour, dans le sens où j'ai plusieurs relations amoureuses transparentes. J'apprécie de discuter ici, où de façon privée, avec d'autres polyamoureux, je trouve les discussions riches, au delà des sujets PA, d'ailleurs.

Mais, d'une part, je ne cherche pas une autre relation amoureuse, je ne vois même pas en quoi cela peut être une fin en soi d'avoir plusieurs amours.
Sans parler de la recherche d'une relation, je n'éprouve pas le désir de rencontrer des PA sous prétecte qu'ils sont PA. Même pour boire un verre.

Une rencontre est en train de s'organiser dans ma région, je me suis posé la question "envie d'y aller ou pas", et sincèrement, les personnes qui s'y rendront sont peut être formidables, sympathiques et tout, mais pourquoi les rencontrer elles, plutôt que les participants à un groupe de poterie? Je ne suis pas très sociable, et la perspective de rencontrer des inconnus avec qui je partage une certaine façon de vivre ne m'emballe pas plus que de rencontrer une personne avec qui je partagerais mon goût pour la natation.

Je ne dis pas que je suis fermement opposée à l'idée de rencontrer des individus particuliers, rencontrés ici ou ailleurs. Mais cette eventuelle envie de rencontre n'est pas issue de l'apartenance au PA mais d'échanges autres où se tisse une certaine complicité, une découverte de longueur d'onde.

Même si je sais juste que Desesparates Housewives est une série télé, je ne vois pas en quoi la regarder est opposé à être PA...
et je ne vois pas en quoi préférer regarder la télé au lieu de rencontrer un inconnu est incohérent pour un PA.

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Discussion : Queer theory et poly-trucs

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ladys

le lundi 05 septembre 2011 à 21h00

Siestacorta
Sinon, une idée de nom de mouvement ou de slogan :

"Les Autres, c'est Vous "

Idée d'un mouvement un peu "queer" / "multidentitaire" / pro-sexe/ polytruc / kinky / branché libertés sensuelles mais aussi libertés privées

dépassement de la tolérance et de l'insertion par l'immersion sociale et la douceur éthique

ca parle à quelqu'un ? Sinon, c'est pas grave, on dira que lire guillaume dustan me met la tête de traviole.

Message modifié par son auteur il y a 5 heures.

Bonsoir à tous.

J'ai ouvert le fil suite à celui sur les 80 députés etc. Pour mieux coomprendre la notion de queer.
Je crois que j'ai capté. (ouf).

Je rebondis sur ça: "Les Autres, c'est Vous "

Comment dire... Ca me parle au delà des cotés "queer" / "multidentitaire" / pro-sexe/ polytruc / kinky / branché libertés sensuelles mais aussi libertés privées.

Souvent, un peu en plaisantant, lorsque je discute de mon "atypisme" neurologique, je dis que pour moi "c'est vous qui êtes différents".
Cela ne signifie pas que je trouve "les autres" anormaux, ou que je me trouve "mieux" (travers hélas présent chez un certain nombre d'aspies que je connais), mais lorsqu'on pointe le doigt sur mes bizarreries, parfois, j'ai du mal à capter que c'est moi qui suis "différente", car j'ai du mal à comprendre la cohérence dans l'attitude de mes dissemblables ;)

Alors

Siestacorta
Dans mon idée, c'est qu'au fond, il y a plus d'autres que de "nous les gens tous pareils", même si c'est pas déclaré, avoué. L'ironie du slogan "les Autres, c'est Vous" est là pour ça.
Donc, si il y a plein d'autres, du discrètement décalé au pur freak, on peut submerger la norme. On devient conscient de l'intérêt de notre unicité ni en égalisant tout ce qui dépasse, ni en se juchant sur sa petite forteresse plus ou moins victimaire : on prend conscience que l'individualité est l'intérêt même de l'humanité en plongeant à fond dans le désir qu'il y ait des Autres, plein de type d'autres, de combinaisons d'altérité, plein d'autres, plein.
Immersion sociale dans une société de diversité.

Donc.. revendication du goût pour la diversité comme dépassement "optimiste" du droit à la différence

J'adhère à 100%.

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le lundi 05 septembre 2011 à 20h38

Merci pour vos eclaircissement, Iam et Janis. :)

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le lundi 05 septembre 2011 à 11h20

lam
Par l'adjectif "genré-e" on parle justement d'introjections sociétales, de conditionnement culturel. En clair il s'agit de comment "on" (la société) fabrique des êtres classés en deux catégories (femme/homme) alors que la génétique est responsable de différences minoritaires, voir n'y est pour rien dans les différences de comportement femme/homme.

Mais dans la société actuelle on ne peut pas nier que le comportement genré ça existe, mais c'est tout sauf génétique.

Je m'en rends compte, ou plutôt, je perçois que cette notion de comportement genré à un sens et qu'elle est communément perçue.
Mais pour ma part, pour prendre une exemple commun, face à un enfant risque tout, je ne vais pas penser "c'est bien un garçon" ou "quel garçon manqué!".
Je n'ai pas la perception de comportements plus féminins que masculins. J'entends que communément, on attribue tel trait de caractère aux hommes, ou aux femmes.

Je n'arrive pas à comprendre si cette attribution a une origine essentiellement culturelle, ou si elle a une racine plus "naturelle" (d'où ma question sur les autres mamifères, vu que j'ai souvent entendu "les chiennes sont plus douces que les chiens, les rats plus affectueux que les rates, les chats plus indépendants que les chattes" etc, et qu'en pratique, je fréquente plein de bestioles qui sortent des clous.)

J'ai encore l'impression de ne pas m'expliquer correctement.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : 80 députés UMP réclament le retrait de manuels scolaires abordant la notion de genre

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ladys

le lundi 05 septembre 2011 à 10h50

Je vous lis, je vous lis...
J'en ai discuté longuement par ailleurs avec un ami passionné par la question.

Me reste un gros vide qui m'empêche de bien comprendre, avec lui comme avec vous.

Cette notion de comportement genré.

Soit "le comportement genré" n'existe pas, parce qu'à la base, on est identique comportementalement, et c'est le conditionnement, l'éducation etc qui fait qu'on a un comportement particulier, et à ce moment là, pourquoi le définir comme "genré". Il me semble qu'il est "culturel" et qu'a posteriori nous attribuons l'adjectif féminin ou masculin à un comportement en se basant sur le phenotype genré majoritaire.

en plus clair (j'essaye...)

Certains ont des attribus sexuels féminins, d'autres masculins. On éduque les "féminins" d'une façon, les "masculins" de l'autre, et on décide que les comportements issus de l'éducation apportée sont par essence masculins ou féminins, ce qui me semble ressembler à un serpent qui se mord la queue

Soit "le comportement genré" existe. Parce qu'il est issu d'une particularité génétique, au même titre que la couleur des yeux. Cette particularité n'étant pas forcément portée par les chromosomes X ou Y. Elle entraîne un état "de base" qui commande un comportement "plutôt masculin", ou "plutôt féminin" mais les différents stades de développement, l'éducation et l'expérience, matinent cette "prédisposition".

Donc, on peut avoir un individu XX, avec une prédisposition masculine, qui en fonction de son éducation (liée à son phenotype sexuel), un developpement (lié à son histoire et son bagage génétique) et un chemin de vie particulier, va avoir une identité genrée qui va être particulière.

Mon problème, c'est qu "intuitivement", je ne parviens pas à comprendre en quoi certains comportements sont plus "masculins" ou "féminins".

En dehors des blagues sexistes éculées, je sais qu'il y a des théories, a priori défendables d'une configuration de cerveau, d'une capacité à produire plus ou moins d'adrenaline etc qui ont été (mal) vulgarisées par Pease et Gray. Mais même chez Pease (je n'ai pas lu Grey), l'idée est nuancée par une idée de partage entre les deux tendances.

Ce que je ne saisis toujours pas, c'est l'origine de cette qualification genrée des comportements.
Est-elle basée sur l'observation des autres mammifères? Sur celle de groupes d'individus?

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Discussion : Tiens, chez vous comment ca se passe?

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ladys

le jeudi 01 septembre 2011 à 01h16

LuLutine
Ah, mais je n'ai pas dit que je n'avais pas de projets ^^

Je parle de mon quotidien d'aujourd'hui ;)

Au temps pour moi ;)
Pour les miens de projets, les dates sont déjà "arrêtées" et ça a un impact sur mon quotidien, c'est pourquoi j'ai jugé utile de le préciser.

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Discussion : Tiens, chez vous comment ca se passe?

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ladys

le jeudi 01 septembre 2011 à 00h21

Pour ma part, je suis dans le même cas que Lulutine aujourd'hui, mais avec un de mes amoureux, nous avons en projet d'emmenager ensemble et d'avoir un enfant.

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