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Vers un polypacs? Idées, suggestions et éléments positifs issus de divers modèles

Famille
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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 09h13

Et pourquoi pas partir à la recherche d'un modèle PA assez général pour laisser campo aux polyamoureux divers, en couple, trouple, triade, avec ou sans enfants, avec ou sans patrimoine ou fortune...

J'ouvre ce fil, sous la rubrique "social" en pensant à ce qu'un état de droit pourrait garantir à ses citoyens; pour y collecter tous les items intéressants et positifs que n'importe qui aurait l'envie d'y poser, concernant n'importe quel versant d'un polypacs.

Je pense jusqu'ici aux sentiments, bien sûr, à tout ce qui regarde la culture du lien, très généralement.

Mais aussi à tout ce qui régit les liens de droits et de devoirs familiaux entre membres, parents, enfants, parrains/marraines, y compris la responsabilité en cas de maladie, décès, dons d'organes, décision opératoire ou de soins, volonté de donner les rênes à sa famille créée plutôt qu'à sa famille d'origine, etc.

Et de même, à la mise en commun des ressources, tout comme le fait de pouvoir reprendre ses billes en cas de dissolution.

Voyez-vous d'autres facettes?

Et que voudriez-vous y voir figurer?

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 09h26

Et je me réponds illico en ramenant déjà tout ce qui à moi me plairait de voir proposé comme alternatives.

D'abord, la Famille Choisie Associative, s'appuyant sur des articles de loi déjà existants. www.associationmodeemploi.fr/
Une page de ce site enregistre les propositions de projets : www.associationmodeemploi.fr/Find/1/2467-appel-a-projet.htm
Pour le moment, rien vu concernant les polyfamilles, mais si ça inspire quelqu’un !

Ensuite, tout ce qui aurait trait à un repositionnement total des dialogues à mener pour entretenir honnêtement les alliances "transitoirement durables" ainsi contractées, mettrait peut-être l’accent sur les comportements discrétionnaires (les actes de bonne volonté posés dans l’intérêt d’amener un plus, quelque chose comme un engagement, une implication dépassant le strict minimum – ce dont parlait wolfram sur le fil concernant l’Alliance Royale, là : /discussion/-yy-/La-polygamie-et-l-Alliance-Royale/

Mais encore : disposer d'une sorte de pacs particulier, de pacs de parentalité/filialité. Contractable d'abord entre parents biologiques et troisième adulte (ou plus). Dès l'âge de raison, contractable directement entre l'enfant et l'adulte, renouvelable par quinquennats par exemple...
Ce qui le dissocierait du pacs d'amour entre adultes. Il pourrait ainsi y survivre, tout comme un lien de parentalité subsiste lorsque deux parents divorcent.

Et sur la durée, ces diverses facettes devraient être remaniées ou renouvelées tacitement après une durée convenue entre partenaires, voire plus si nécessaire.

D’autres idées ?
Brainstormons ! Rien n’est idiot, farfelu, déplacé, « Imagination powaaaaaa ! »

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 09h48

Je continue... car si une fois tout cela donnait naissance à un article bien étayé, résumant les diverses envies des PA concernés - vous? vous! - et bien je le trouverais coulant de source, de la source d'origine: il n'y a que ceux qui le vivent et désirent le construire au-delà de la liberté d'aimer qui peuvent raisonnablement en parler.

Alors sachant ce que l'exploration d'un site peut prendre de temps et d'énergie, voici quelques extraits choisis.

“Sous le matriarcat émergeant, la famille sera considérée comme un amalgame de divers individus plutôt qu’un groupe social homogène. La notion de « famille » s’élargira pour inclure d’autres formes d’arrangements de vie, comme cela se produit déjà sous nos yeux de manière informelle. Nous allons assister à l’émergence de familles en rotation, lesquelles ne sont pas constituées d’un groupe stable, ayant des liens pour la vie, mais réunissant davantage une série d’individus – hommes et femmes – qui s’ajoutent ou se soustraient à l’unité familiale en perpétuelle transformation par nécessité, par intérêt ou par l’engagement affectif des couples, des individus ou des contraintes internes au groupe. Les cinq premières années de la vie adulte d’une jeune femme pourraient être vécues en présence de co-locataires des deux sexes ; les cinq années suivantes avec un compagnon de vie ; les cinq années suivantes avec un mari et un enfant ; puis les trois années suivantes avec des amies de femmes, et ainsi de suite. Ce modèle émerge déjà. Mais lorsqu’il s’étendra sur une plus vaste échelle, nous verrons la famille en rotation remplacer progressivement la famille nucléaire et devenir le nouveau statu quo.” - Nickles et Ashcraft

Le site matricien.org propose une page à explorer,

matricien.org/societes-gentilices/

concernant les diverses sociétés gentilices – ce sur quoi déboucherait le modèle des noyaux de Familles Choisies Associatives.

A explorer… mais déjà, concernant le dernier modèle évoqué (la démocratie clanique Nuer), j’ai la banane en retrouvant les échos d’un concept déjà posé sur polyamour.info, dans l’article que Zina avait aimablement traduit : /-cV-/L-anarchie-relationnelle-en-huit-points/ ….

… c’est-à-dire « une anarchie ordonnée ».

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Profil

Apsophos

le vendredi 29 juin 2012 à 11h42

L'anarchie est loin d'être forcément désordonnée, donc ça n'a rien d'étonnant.
Certains anarchistes, d'ailleurs, proposent le "modèle" (une base sur laquelle construire un modèle concret, disons) suivant : chaque individu libre (= adulte) est indépendant et non lié à une ou plusieurs autres personnes et chaque individu non-libre (= enfant) est sous la responsabilité égale des adultes. Ce n'est pas une nouvelle forme de famille, c'est son abolition pure et simple.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 14h26

Comme "couple", "anarchie" a besoin d'être redéfini selon son utilisation.

Je parle, littéralement, d'une "absence de commandement", dégommant le statut de chef de famille, au moins.

La famille, au sens d'une communauté de personnes réunies par des liens de parenté, institution sociale, juridique et économique, qui existe dans toutes les sociétés humaines, sous une forme ou une autre.

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Profil

wolfram

le vendredi 29 juin 2012 à 19h05

@apsophos, cela a été testé dans les lebensborn... le résultat ne fut pas idéal parait-il mais l'expérience n'a durée qu'une dizaine d'année... assez en tout cas pour relever les dysfonctionnements semble-t-il.

en dehors de toute considération raisonnée, nous sommes par essence des animaux de meute ; un animal de meute demande un hiérarchie qui aura tendance à s'horizontaliser plus la capacité de raisonnement sera grande mais trop de raisonnement amène un partage des tâches, responsabilité et devoir qui ressemblerait plus à du taylorisme familial qu'à un système équilibré de famille.

je serais plus pour le principe du leader familial qui serait choisi ou reconnu comme l'est le président d'une association. d'ailleurs, dans les associations, souvent le président ou le secrétaire général est le vrai moteur.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 19h11

Donc si je résume vos propositions, ce que vous voudriez voir, c'est pour Apsophos la mise en commun des enfants, et pour Wolfram, la désignation d'un leader en fonction de ses qualités naturelles?

Je demande, hein, parce que le sujet du fil, c'est de collecter ce qu'on voudrait voir dans un polypacs, son polypacs, idéalement.

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Profil

wolfram

le vendredi 29 juin 2012 à 19h26

en général, le leader naturel n'a pas besoin d'être désigné... il est et est accepté des autres ; dans le cadre associatif, il faut un président... c'est dans ce cadre qu'il y a désignation. la présidence peut être tournante...

dans les deux trouples que j'ai vécu (je parle des relations de vie commune seulement) il y avait toujours un leader ; dans le premier, c'était clairement moi et j'ai d'ailleurs décidé et provoqué la rupture quand les problèmes ancillaires ont dépassé la joie et l'amour.
dans le second, c'était notre amie le moteur et c'est elle qui a provoqué la rupture car elle ne se sentait pas aimée de ma compagne comme elle estimait devoir le vivre. effectivement ; c'est bien elle qui par ses efforts, faisait vivre la relation. elle a logiquement cessé ses efforts et la relation est tombée.

nous sommes actuellement un couple célibataire mais nous pensons qu'une troisième personne déclenche la mise en place d'un référent amené à trancher. la question se pose moins à deux.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 19h30

Et dans un polypacs idéal pour toi, tu voudrais...?

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 19h55

Tiens, au passage, voilà qui va dégager un peu les perspectives:

le mariage gay et l'adoption pour tous en France seront votés début 2013.

Yallllllllah!

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Profil

wolfram

le vendredi 29 juin 2012 à 20h07

la première chose, un statut social !
cette notion de statut social est le truc qui me parait le plus bloquant chez les filles que nous rencontrons... ma compagne est mère de nos enfants et même si nous ne sommes pas mariés, elle est reconnue ainsi et moi comme père. cela complique les choses pour la troisième qui intègre un couple ayant déjà une histoire et a du mal à créer la sienne. un besoin d'être rassuré et de comprendre que si le temps a renforcé notre union, sa présence n'a pas moins d'importance pour chacun de nous.
ensuite, il y a la crainte d'avoir un enfant et d'être confondue avec une famille polygame à base religieuse ce qui laisserait penser qu'elle vivrait sous domination. il y aurait alors un sentiment d'infériorité qui serait perçu et ne correspondrait pas à ce que nous vivons.
j'ai pu remarquer que le regard des autres a son importance !
la fille qui aime ma compagne depuis des années et nous rejoint régulièrement dès que nous sommes célibataires, n'ose pas s'engager du fait de ce que pensera sa mère et de réflexions empreintes de méconnaissance de copines féministes.
en gros, elle est une amante frustrée de ne pouvoir nous aimer ouvertement parce qu'elle n'assume pas sa position.
un pacs officialise le statut car chacun se retrouve socialement sur un pied d'égalité. je suis fleur bleu et rêve toujours de mariage <3

dans l'idéal, des droits en terme d'héritage avec un statut différenciant pour les enfants biologiques et les enfants assumés (assumés car l'ensemble des adultes assume une rôle d'éducateur et serait comptable de ce que devient l'enfant). la répartition entre adultes serait égale. les enfants assumés doivent aussi recevoir de l'affection de la part de tous les adultes et cela doit être indiqué clairement.
un enfant s'épanoui avec de l'amour et un cadre où il peut exprimer sa liberté. cet amour tous les adultes doivent le dispenser.

je ne dirais pas que les adultes se doivent fidélité mais ils se doivent transparence à mon sens. ils se doivent entraide, y compris pour les enfants assumés.

ce sont justes quelques points en vrac...

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 20h16

Alors j'ai une bonne nouvelle pour toi: le texte qui sera voté au sujet du mariage gay et de l'adoption pour tous pourrait comporter un volet sur le statut juridique des tiers participants à l'éducation des enfants.

Pô mal, non?

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Profil

wolfram

le vendredi 29 juin 2012 à 21h02

ah oui alors :)

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Popol (invité)

le samedi 30 juin 2012 à 11h14

Je reprends ça au vol se sous la plume de wolfram: je suis fleur bleu et rêve toujours de mariage <3 dans l'idéal, des droits en terme d'héritage avec un statut différenciant pour les enfants biologiques et les enfants assumés (assumés car l'ensemble des adultes assume une rôle d'éducateur et serait comptable de ce que devient l'enfant). la répartition entre adultes serait égale

De même, une notion d'héritage entre adultes au prorata des années passées ensemble. Pratiquement:

Anne et Paul sont mariés depuis 18 ans, Winnie est entrée dans le mariage avec les deux depuis 6 ans.

Pas d'enfant (je fais simple, hein...)

Paul décède, l'héritage va donc être partagé entre Anne et Winnie de la manière suivante:18 + 6 = 24 parts/années.

La fortune de Paul s'élève à 72 000 billes.

72 000 billes: 24 = 3000 billes par parts/années.

Anne reçoit 3000 x 18 = 54 000 billes, Winnie, 3000 x 6 = 18 000 billes.

Sauf si une clause spéciale incluse dans le contrat de polymariage spécifie que, par exemple, 50 000 des billes de Paul ont été engrangées lors des années de mariageavec régime de biens indivis entre Anne et Paul. A moins d'un testament de la main de Paul spécifiant que le premier calcul est applicable.

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Popol (invité)

le samedi 30 juin 2012 à 11h43

Autre idée reprise de sous la plume d'un chroniqueur critiquant le polymariage... mais posant un truc intéressantmalgré tout:

de mariage à polymariage, et de polymariage à polymariageS … en poussant la réflexion de l’indivision théorique et pratique de l’amour, où arrive-t-on ?

Exemple :

Jean pourrait se marier avec Elisabeth et Eve et Eve pourrait se marier avec le même Jean et Stéphane, le mari de celui-ci. Elisabeth pourrait se marier avec une cinquième personne.

Ce n’est plus une question d’indivision de l’amour, mais de temps à consacrer aux unions, qui selon la législation doivent se dérouler sous toit commun, donc il y faudrait au minimum la liberté de ne pas habiter avec un conjoint.

Quelques applications :

- je suis en mariage simultané avec deux personnes habitant à 120 kilomètres l’une de l’autre, et deux foyers équidistants de mon lieu de travail

- je suis en mariage simultané avec deux personnes habitant assez loin l’une de l’autre pour que je doive me partager à l’année longue, deux relations longue distance, en somme, ou un foyer résidentiel principal et un « secondaire », toujours du point de vue résidentiel.

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Profil

LuLutine

le dimanche 01 juillet 2012 à 23h59

Popol
il y faudrait au minimum la liberté de ne pas habiter avec un conjoint.

Bien vu.

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Popol (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 00h02

Bon, ça prend forme.

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Profil

wolfram

le dimanche 08 juillet 2012 à 14h03

attention, la base du mariage, c'est le foyer normalement. il faut un foyer commun quitte à ce que certain n'y soient que rattachés.
pour les indivisions, c'est un peu l'idée de la pension de réversion... qui existe déjà en cas de divorce et de remariage par exemple.

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Profil

Tchu

le dimanche 08 juillet 2012 à 18h25

Un foyer fiscal commun.

Aucune obligation de cohabitation à plein temps, sinon les célibataires géographiques ne pourraient pas se marier civilement.

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