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Enfant de couple hétérosexuel pris en otage pour régler les conflits d"adultes

Famille
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(compte clôturé)

le vendredi 19 avril 2013 à 10h24

Bonjour à tous et a toutes,
Le titre de ce fil fait parti de mon histoire.
Je suis né en 61, mes parents ont divorcés en 77, mon frère et moi avons été pris en otages.
Ma mère c'est remariée une fois et mon père trois, Bref...
Nous sommes au 21 ème siècle et il y a encore des couples dit normal (hétérosexuel) qui se servent de leurs enfants pour régler leurs comptes et que la justice laisse à 99% les enfants à leur mère les pères ne sont bon qu'a payer la pension alimentaire, bref....
Et on vient vous faire la morale, a vous les poly, gays, by et tout le bla, bla, bla.. bref....
Je pense qu'il n'y a plus de morale à faire à personne, vu la situation.
Cordialement

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 19 avril 2013 à 12h28

Je suis bien d'accord: chaque jour, on nous parle d'atrocités, de gens jetés à la rue, d'adultères qui se terminent par un crime passionnel, d'enfants pris en otages par leurs parents, de conjoints qui se battent (physiquement ou mentalement), et ça fait partie de la vie, c'est "humain" comme ils disent. Mais qu'on affirme qu'il est naturel et épanouissant d'aimer au pluriel, oh! shocking. Vous savez la réflexion la plus fréquente qu'on m'a faite: mais pourquoi raconter? Tant que personne ne le sait, personne n'est malheureux!
Plus que les relations multiples, ce qui est reproché aux polyamoureux est de ne pas vouloir mentir et d'assumer au grand jour leurs choix. Et ensuite, les mêmes vont s'indigner des mensonges dans la vie politique!

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(compte clôturé)

le vendredi 19 avril 2013 à 14h00

Les enfants nés sous X qui ont besoins de savoir et les familles d'accueil qui n"ont pas le droit de donner de l'amour parce ce que bla..., bla...bla...
Tous ces bénni -oui-oui trop fainéant pour se lever à six plombe du mat et trop bête pour faire des études supérieur, ce sont ces pseudos intellectuels qui ennuient le peuple.
Ceci dit que vous soyez poly, gay, lesbienne ou autre et que vous êtes dans une tranche d' impôts il faut payer, comme par quoi le fric n'a pas d'odeur.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Profil

Kolin

le vendredi 19 avril 2013 à 21h59

@ polyl-love : Quel rapport avec le polyamour tout ça ? ... !!

@ aimerplusieurshommes : on reproche rarement à quelqu'un de ne pas mentir je pense, poly ou mono ou autre, par contre le problème des polyamoureux est plus selon moi au niveau du choix qu'elles (ils) font, et qui revient à ne pas en faire sur la plupart des cas, ou alors des choix non durables et souvent individualistes, c'est en tout cas ce qui me gène dans tout ce "courant de pensée"...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 20 avril 2013 à 03h30

@kolin,
Tout ce que je veux dire c'est que notre bonne société est moraliste et j'en ai profité pour me présenter un peu, bref ......
Cordialement

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Profil

demeter

le samedi 20 avril 2013 à 14h02

Kolin
... le problème des polyamoureux est plus selon moi au niveau du choix qu'elles (ils) font, et qui revient à ne pas en faire sur la plupart des cas, ou alors des choix non durables et souvent individualistes, c'est en tout cas ce qui me gène dans toute ce "courant de pensée"...

Ce qui te gêne la dedans, n'est ce pas en somme cette importance que tu accordes au choix, importance qui devient idéologie (plus que largement martelé par les préceptes en cours) et qui veut faire croire que chacun est totalement responsable de son bien être et des orientations qu'il donne à sa vie, qui accable l'individu sous la responsabilité hypothétique d'une existence qu'il devrait prendre en main pour devenir ce qui lui correspond "vraiment" ? Comme s'il existait un ensemble de décisions qui devraient permettre la réalisation ou non d'une vie méritante et d'une autre moralement incorrecte ? Comme si la société était le résultat d'un contrat social dûment réfléchi et n'était pas antérieure à la somme des individus qui la constituent ? Comme si les individus avaient le pouvoir d'édicter des lois en maitrisant la totalités des informations nécessaires à ce choix ? Un choix "durable" n'est il pas bien souvent une névrose trop souvent indiscutable, une preuve irréfutable d'une conformité à une structure psychorigide ? Quand on constate à quel point on a pu être con pendant des années, sans pourtant penser l'avoir été plus que les autres, on peut se permettre peut-être parfois de douter de la valeur intrinsèque de la nécessité et de la durabilité de nos choix. Personnellement je les vois plus comme un frein à tout apprentissage que comme une valeur à promouvoir.
Quand à l'individualisme, il ne me semble pas toujours être là où on le présente : le coté "sacrifice" relève plus d'un égoïsme qui ne s'assume pas que d'un véritable altruisme construit sur une réalité plus pragmatique qui s'abstient le plus possible de tout déni existentiel...
Un article qui du coup me parle beaucoup

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le samedi 20 avril 2013 à 15h08

(merci demeter pour ce questionnement. <3
Et merci pour le lien et son contenu. Maintenant j'ai encore plus d'arguments rationnels pour douter de ce que je veux. Comme si c'était simple au départ).

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Profil

Kolin

le samedi 20 avril 2013 à 23h43

@ demeter : si tu fais le choix durable du polyamour, dois-je en conclure que tu es psychorigide ? où bien peut-être ceci masque t-il une névrose, une incapacité à choisir et/ou à être heureux te concernant ? tes questionnements perpétuels ne masqueraient-ils pas un certain déni existentiel ? un choix durable n'existe donc pas selon toi ? tu n'es donc pas responsable de ta vie, de tes choix et de ton propre bonheur ?

j'ai eu du mal à te suivre dans tout ton post, sûrement d'un niveau trop élevé pour que je puisse comprendre toutes les subtilités qu'il possède certainement.. je n'ai jamais parlé de l'importance du choix mais de la capacité à, et sans graduation d'importance ni idéologie, c'est toi qui avance cette idée, alors avance la à minima comme ton hypothèse et pas comme une vérité.. c'est encore toi qui aborde la notion de vie méritante en l'opposant à une vie moralement incorrecte, je n'ai à aucun moment laissé penser ça dans mes propos.
Pour ce qui est enfin de l'individualisme, il est partout quoique tu en dises, tu avances l'idée de "sacrifice" que je n'aborde ni ne cautionne, et relis simplement les discussions sur ce forum et tu verras, ça saute aux yeux, chacun est davantage centré sur soi avec l'autre ou les autres en "caution éthique" ... alors nomme le comme tu veux.

Pour finir, il me semble quand même judicieux de lire l'intégralité de ma phrase et de ne pas tronquer le début qui présente me semble t-il un intérêt sur le contenu du reste de la phrase ... non ?

"on reproche rarement à quelqu'un de ne pas mentir je pense, poly ou mono ou autre, par contre le problème des polyamoureux est plus selon moi au niveau du choix qu'elles (ils) font, et qui revient à ne pas en faire sur la plupart des cas, ou alors des choix non durables et souvent individualistes, c'est en tout cas ce qui me gène dans tout ce "courant de pensée"...

Pour ce qui est des "choix", je pense qu'ils sont essentiels tout au long de notre vie, bons et mauvais, je ne les vois pas forcément figés mais évolutifs parfois, je ne les vois pas comme des freins mais comme des "possibles" et la concrétisation dans la vie réelle de mes réflexions et cheminements, la vie m'a simplement appris dans mon parcours de vie au jour actuel qu'il fallait savoir faire des choix pour être le propre artisan de son histoire personnelle.

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Profil

bodhicitta

le dimanche 21 avril 2013 à 20h47

kolin: " un choix durable n'existe donc pas selon toi ? tu n'es donc pas responsable de ta vie, de tes choix et de ton propre bonheur ? "
mais tu dis bien en suite: "Pour ce qui est des "choix", je pense qu'ils sont essentiels tout au long de notre vie, bons et mauvais, je ne les vois pas forcément figés mais évolutifs parfois, je ne les vois pas comme des freins mais comme des "possibles"
Donc tu es d'accord les choix peuvent évoluer, changer donc pas vraiment durable...

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alps

le dimanche 21 avril 2013 à 23h14

Je ne comprends pas pourquoi tu precises heterosexuel dans le titre.

Sinon tout divorce est problématique psychologiquement pour les enfants. Un environnement peu stable affaibli la pscyhée. On commence à s'interroger depuis 50 ans sur les effets que ca sur notre société.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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demeter

le dimanche 21 avril 2013 à 23h29

Kolin :
Ce n’est pas particulièrement ton intervention que je critiquais et sur laquelle j’entendais rebondir, mais plutôt sur le cas général qui nous concerne tous et qu'elle soulève car nous sommes tous ici issus de ce même idéal social. L’idéologie du choix n’est pas une simple hypothèse que j’avance et elle me concerne tout autant que toi. En dehors de toute supposition, c’est un problème d’actualité au sens historique et social que d’opposer sur des positions politiques les exigences moralement contraignantes de la vie collective et l’idéal d’une vie entièrement libre, dans laquelle l’individu serait entièrement responsable de son devenir et de son bonheur par l’intermédiaire de ses choix. Il lui faudrait alors faire table rase de toute valeur commune ce qui est induit par essence dans la construction de la dynamique économique libérale. Cette opposition est particulièrement simpliste puisqu’elle réduit la société à une fonction utilitaire qui serait au service de l’individu et à qui chacun peut réclamer alors une justice et un droit à pouvoir en tirer des avantages. Cette croyance en cette possibilité de choix uniques et individuels oublie (volontairement ou non) que la notion d’individu et d’autonomie pour l’être humain ne se conçoit que dans un modèle social, et réduit par cette dénégation l’individu à un moi minimal et narcissique qui se débat comme il peut avec l’idée de la responsabilité de présupposés choix qu’il ne peut faire, alors qu’en réalité la vie sociale n'offre à l'individu qu'une gamme très restreinte de comportements et de fonctions possibles puisqu’il n’existe de responsabilités que vis-à-vis d’un groupe, d’un « nous » qui aujourd’hui conduit à dissoudre tout sentiment de continuité historique. Cette croyance s’est inscrite également dans le plus intime de nos vies, dans leurs aspects émotionnels et amoureux, croyance véhiculée également par la psychanalyse qui tend à faire croire que l’on est responsable de nos névroses face à un clinicien qui serait lui objectif et neutre.
Bon j’ai bien peur d’avoir été encore moins clair que précédemment, je te prie de m’en excuser.
Plus près de ton questionnement, je ne critique pas la durabilité d’une situation heureuse et stable, mais la valeur d’un choix qui ne serait pas adaptable et qui là peut être qualifié de psychorigide : faire le choix durable du polyamour ou de la monogamie est un comportement stéréotypé. En tant que tel il éloigne du réel de la vie et de la possibilité d'être parfois "libre". Non pas d'une liberté telle qu'on l'a voit dans la réalisation d'un choix, mais dans la continuité de la perception d'un présent. Mon questionnement ne masque rien, (des réponses peuvent masquer quelque chose, les questions plus rarement quand elles restent sur le sujet) et ne peut donc être un déni existentiel mais il est sans nul doute la manifestation d’une difficulté à être heureux. Je ne m’en estime probablement pas seul responsable, non, bien que j’en porte ma part. Mais «  j’aime trop la vie pour ne vouloir être qu’heureux ».

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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