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Comment gérer les débuts difficiles?

Témoignage
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(compte clôturé)

le jeudi 17 mai 2012 à 20h58

Bonsoir,
Depuis quelques semaines, j'ai débuté une relation avec un homme. Il vit en couple, ne souhaite pas quitter sa femme. Il est polyamoureux mais vient juste d'assumer le fait de vouloir vivre plusieurs relations amoureuses. Sa femme est au courant, on s'est déjà rencontré. C'est très difficile. Je suis entre, vivre pleinement cette relation ou prendre de la distance pour ne pas compliquer les choses.
Est ce que vous auriez des conseils à me donner afin qu'on puisse tous vivre sereinement ce virage affectif?
Merci

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Profil

Katouchka

le vendredi 18 mai 2012 à 20h43

Il n'y a pas que les débuts qui sont difficiles...:-)
Qu'est-ce que tu trouves difficile à l'issue de cette rencontre?

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Profil

coquelicot

le vendredi 18 mai 2012 à 21h16

Pourquoi prendre de la distance puis que apparement tout le monde sait tout.
Ca parait assez simple.
Il faut juste savoir ce que toi tu veut,si tu y trouve ton compte ainsi que lui .
Tu est deja beaucoup plus avancee que certains.
Vis deja pour toi et ce que tu poense etre bien,le reste n est qu arrangements de vies d horaires de rencontres.
Des conseils c est toujours facile a donner mais les choix majeurs tu les fait
souvent a l instin.
C est pas parce qu on est deja dedans qu on aura la solution miracle.
Chacun a "sa" solution.
Basee sur ses proppres decouvertes et ses propres recherches.
Rien n est simple ,rien n est tout cuit,helas.
Mais on peut deja te soutenir ,un peu.t aiguiller.
Bon courage a toi.
Au plaisir de lire la suite.

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Profil

mar28

le vendredi 18 mai 2012 à 21h31

Bonsoir,

Pour avoir vécu la même situation je te conseillerai de profiter à fond de ce que tu as et de tout ce que tu peux avoir...
Personnellement j'en ai pris conscience beaucoup trop tard et aujourd'hui je me bats pour récupérer au moins le dixième de ce que j'avais...
Un autre petit conseil est de garder un bon contact avec sa femme car dans mon cas j'ai tarde à aller vers elle car je n'en voyais pas l'intérêt et j'en paie à l'heure actuelle les frais...

En un seul mot "profite" et ne te pose pas de questions sincèrement le début ce n'est que du bonheur et je te le souhaite pour la suite également, mais la j'aurai plus de mal à t'aider...

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(compte clôturé)

le samedi 19 mai 2012 à 19h03

Merci pour vos réponses.
En fait, quand je suis avec lui c'est comme une évidence, nous sommes bien. Nous arrivons à échanger, ça me semble facile, je comprends sa démarche.
Et puis lorsque je croise sa femme, je culpabilise à mort. Elle a l'air si triste de ce qui leur arrive... Elle me touche parce que je comprends qu'elle l'aime et qu'elle souhaite le "garder" pour elle. Quand c'est comme ça, j'ai juste envie de partir en courant et les laisser gérer leurs affaires de couple. Parce que je me sens à côté de leur histoire et je n'ai pas envie qu'ils se quittent à cause de moi...

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Profil

tentacara

le dimanche 20 mai 2012 à 17h58

J'irais dans le sens de mar28 : Je pense que le meilleur moyen que tout le monde le vive le mieux possible serait de parler avec sa femme ; de lui signifier que tu n'es pas sa rivale, que le fait d'aimer le même homme peut vous rapprocher au lieu de vous diviser. Je suppose que ce n'est pas un pas facile à franchir, mais sa tristesse et ta culpabilité peuvent déboucher sur quelque chose de vraiment positif.. si vous en parlez!

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mai 2012 à 20h41

Je crois qu'il faut effectivement que nous parlions toutes les deux... La première tentative s'est finie par des larmes. Elle vit ça comme une trahison, elle aimerait que ce soit juste une histoire sous la couette et elle sait déjà que ce n est pas que ça... J'ai essayé de la rassurée mais bon j'avoue j 'étais pas fière non plus. Elle a l'air très chouette cette femme. Elle est follement amoureuse de lui. Il est vrai que c'est compliqué aussi car jusque là ils ont été dans une relation exclusive, il faut imaginer le choc...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Profil

Katouchka

le dimanche 20 mai 2012 à 21h35

Le choc, je ne l'imagine pas seulement, je l'ai vécu il y a 7 mois.
Tu sais dans mon histoire je suis cette femme en question et j'aurais aimé que l'autre amoureuse de mon amoureux ait la même démarche que toi. Je ne perds pas espoir que cette discussion sérieuse ait un jour lieu mais c'est moi qui en serais à l'origine.
Je voudrais qu'elle ait lieu parce que cela me rassurerait qu'elle pense et qu'elle me dise qu'elle n'a pas du tout envie de briser notre couple, qu'elle essayera peu à peu de prendre une place qui ne nuira pas à la mienne et que s'il y a des choses douloureuses que je ressens que je n'hésite pas à lui en parler et vice versa pour que les choses se passent au mieux et dans le respect les uns des autres.
Je pense que si elle me disait tout cela, j'aurais moins peur.

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(compte clôturé)

le mercredi 06 juin 2012 à 21h52

Je viens vous donner des nouvelles. Quelques semaines ont passé et sa femme a eu raison de nous... C'est invivable du coup je préfère prendre du recul.
Finalement, le polyamour est possible si le couple est d'accord sur le fonctionnement pas si l'un des deux l'impose à l'autre. Et là, ce n'était pas le cas. Elle pensait être d'accord pour sauver son couple mais a eu peur et freiné des quatre fers, ce qu'il se comprend aussi. On arrive à une incompréhension incroyable.
J'espère qu'ils arriveront à aller de l'avant malgré les envies et leurs besoins contradictoires...

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Didix

le mercredi 13 juin 2012 à 22h26

Oui, la chute me conforte dans l'idée que le couple mono ultra (j'entends par ultra, qui développe son fonctionnement à deux uniquement en pensant faire durer la passion) est inconvertible en couple poly. Cela demande une remise en question et une révolution trop importante à laquelle les individualité ne peuvent (ne savent, en fait) se soumettre. J'ai vécu la même expérience que Rouge Framboise. J'étais celui qui en couple a rencontré qqn, mais le mécanisme vers le polyamour n'a jamais pu se mettre en route convenablement. Il faut que la "victime" mono soit consentante, ce qui confine au masochisme... Les "bons" poly sont ceux qui ont su rester jeune dans leur tête et indépendant, qui n'ont pas vendu leur âme au diable du couple "à la vie à la mort".

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Popol (invité)

le jeudi 14 juin 2012 à 00h37

Les "bons" poly sont ceux qui ont su rester jeune dans leur tête et indépendant, qui n'ont pas vendu leur âme au diable du couple "à la vie à la mort".

Oh, allez, c'est bien dramatique cette réplique.

Et haro sur les vieux indécrottables cons de monos qui se sont construits sur le mode fusionnel. Des irrécupérables, en somme. Les "bons" d'un côté, les gros nuls de l'autre.

Une fois de plus... :-(

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Profil

Didix

le jeudi 14 juin 2012 à 08h40

Non pas dramatique cher Popol, juste réel. La notion de polyamour est nouvelle et ne commence à gagner du terrain qu'aujourd'hui, à la faveur des échecs mono passés et de l'évolution d'une société de plus en plus ouverte. Je veux bien retirer l'utilisation de "bons" (note les guillemets, hier soir je ne trouvais rien d'autre) pour la remplacer par "qui fonctionnent" ou "qui ont moins de scrupules" ou "qui osent sans culpabilité excessive"... Maintenant, ton "cons de monos" est tout aussi déplacé si l'on va par là. "Cons" n'apporte rien. Je suis sur ce forum aussi pour "apprendre" (ça va ?).

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Popol (invité)

le jeudi 14 juin 2012 à 09h31

Dès qu’il y a du « cher » dans l’air, il y a de la condescendance pas très loin…

La notion de polyamour est nouvelle et ne commence à gagner du terrain qu'aujourd'hui, à la faveur des échecs mono passés et de l'évolution d'une société de plus en plus ouverte.

Bonjour les gros bateaux… Puisque tu te poses en historien de la sociologie amoureuse, tu dois savoir que le polyamour n’a pas commencé à exister dès le XXème siècle achevé; il s’est peut-être juste formalisé, et cette phase comporte de nombreux écueils, par exemple une sorte d’absolutisme, voire d’entrée en secte pour certains, comme Tchu le soulignait il n’y a pas longtemps – et qui conditionne un regard dénué de sens critique.

Ce que cette notion a pu faire émerger, elle a pu le faire à la faveur des échecs polys aussi, ne t’en déplaise. Je ne percute décidément pas sur l’angélisme new-age qui souhaite virer le bébé et l’eau du bain…

Les « bon, bien, mauvais », ce sont des entités vagues qui croient refléter, à tort, un consensus sur ce qui est considéré comme correct de faire ici et maintenant en société, rien d’autre. C’est déjà ça, mais ce n’est rien que ça. Quand les participants aux cours me sortent de tels adjectifs, je leur demande toujours de préciser, et c’est là qu’on tombe sur des contenus parfois à 100 000 lieues les uns des autres. Ce qui donne parfois lieu à des pugilats verbaux tout-à-fait significatifs.

Comme ici!

A part ça, les monos « fonctionnent » aussi… ne sont pas plus calculateurs que les polys (à quand le certificat de « bonne » moralité » auto-décerné, à moi la peur…), et quant à oser sans culpabilité excessive, là je me marre carrément : si tu lisais « bien » certains fils récents, tu verrais qu’à l‘évidence, le poly n’est pas exempt de culpabilité, ni de calcul d’ailleurs, de loin pas. Je dis récents, parce que ton inscription date de quelques mois, et que ce forum existe depuis fin 2008. Sur les fils les plus vieux, tu pourrais voir aussi que « cons de monos » résume un mépris et un dédain qui furent clairement affichés, et dont je sens les relents chaque fois que quelqu'un débarque avec une recherche de liberté qui consomme plus d'énergie à débiner les monos qu'autre chose... Qui peut encore croire que les factures du boucher peuvent se payer chez le plombier?

Tu veux apprendre ? Lis.

Tu verras que les uns ne sont pas si loin des autres, et que le quotidien est loin de concrétiser l'idéal.

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Popol (invité)

le jeudi 14 juin 2012 à 09h35

Rougeframboise, si c'est fini avec cet homme (et sa femme!), qu'en retires-tu pour la suite?

C'était en fait un hasard, ce polyamour, ou est-ce que c'est quelque chose que tu vas creuser pour toi-même, parce que malgré cette expérience, ce mode amoureux te semble avoir du sens?

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Profil

Didix

le jeudi 14 juin 2012 à 11h26

Chère RF, je me suis permis de poster sur ta discussion car je trouvais que ton expérience ressemblait à ce que j'avais vécu. Loin de moi l'idée de vampiriser ton sujet. Popol me rappelant à l'ordre sur ma manière de formuler le Polyamour vu par un mono qui cherche à s'autonomiser, je vais donc, comme il nous y invite, te rendre la parole. Bon courage pour la suite. Je garderai en tout cas un oeil attentif aux réponses concrètes que l'on saura t'apporter car cela pourra toujours m'être utile. A toi Popol, je conseille d'écrire un livre. Je suis éditeur et si tu parvenais à alléger voir à arrondir les angles de ton approche tu pourrais trouver un public sans te le mettre à dos. Ici je pensais comme d'autre trouver des réponses simples pas des taillages de short en règle. Pas des leçons de pensée, à moins que tu n'aies le projet de réglementer, de codifier, cette dernière (ce qui peut être louable, voire utile).

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Popol (invité)

le jeudi 14 juin 2012 à 12h15

Assume tes propos, Didix. Ici, ton approche du polyamour a surtout été de te plaindre de ne pouvoir séduire une femme qui a l’air de savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas ; surtout que visiblement elle ne voulait pas de toi ou de ce que tu lui proposais, ou les deux ensemble. Jusqu’à la traiter de mono, pour ainsi dire, comme si c’était une infamie. Le désir de séduire déguisé en polyamour ne donne pas forcément la tolérance, ni la force de se regarder en face. Mais ça peut aider.

Comme écrivain affirmé et édité, je te retourne quelques considérations basées sur un vécu qui me confirme que la recherche d’authenticité apporte un plus chaque jour où elle est pratiquée : des propos francs n’amènent pas nécessairement l’aménité – mais des gratifications nombreuses, au contraire, privées et professionnelles.

Quand arrondir les angles signifie essentiellement chercher comment ne pas s’exposer, pouvoir dire les choses comme on les sent peut être un progrès notoire et sans conséquences autre qu’une liberté grisante, que je te souhaite de tout mon cœur d’expérimenter, vraiment, comme çA ou autrement. Ce que tu appelles un taillage de short, tu y as apporté toi-même le tissu, le patron et les ciseaux. Maintenant si tu veux partir bouder, c’est ton choix.

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(compte clôturé)

le mercredi 20 juin 2012 à 10h29

Les gens jaloux deviennent méchants parfois... Et je considère qu'à partir du moment où une relation commence à faire plus de mal que de bien, il faut partir. C'est un point de vue.
En fait, j'aurai pu rester avec cet homme, je le peux encore si je le souhaite. Mais comment s'épanouir avec un homme qui bataille et une femme pas du tout d'accord qui accepte pour "sauver" son couple mais s'en rend malade tellement c'est inconcevable. Je pense qu'il est quasi ingérable d'installer ce type de relation dans un couple en crise. Manque de confiance, souffrance, non-dits qui datent. J'ai dû géré des coups de fil pourris, une rivalité installée, un climat malsain... Moi je sèche ! Et dans ma vie, je n'aspire pas à ça.
J'ai eu des histoires mono longues, des histoires plus décousues sans m'investir plus que ça. Cette histoire m'aurait permis d'éclaircir mes envies et mes besoins.
Aujourd'hui, j'ai deux autres amoureux. J'ai pris plus de temps de parler avec eux, d'exposer ce que je veux, de quoi ils ont besoin. Dans le temps, je ne sais pas ce que ça donnera mais au moins tout le monde est au clair avec ça et personne ne va à contre sens.

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Popol (invité)

le mercredi 20 juin 2012 à 17h29

Ton dernier paragraphe est plutôt rassurant :-) : non seulement tu as tourné la page, mais tu as retrouvé des personnes avec lesquelles des bases claires ont été posées.

Mais je conçois qu'arriver à poser de telles bases puisse être un véritable sac de noeuds, quand on a tellement besoin d'amour qu'on "passe" sur des côtés moins satisfaisants de la relation.

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(compte clôturé)

le mercredi 20 juin 2012 à 19h10

Popol je ne te dirai pas que j ai encore tourné la page. Je risque d avoir un mal de chien lorsque je vais le recroiser, ça va me tordre le cœur mais à quoi ça sert de continuer pour s abîmer... Ils ont des choses à régler entre eux avant d éventuellement accueillir une autre personne dans leur couple.
Pour le reste, oui ce n est pas simple de prendre son courage à deux mains pour expliquer à l autre que l on ne souhaite pas une relation exclusive. Prendre le risque d être incompris et de perdre l autre, mais finalement dépasser ça c est un luxe d être vraiment soi même avec ceux qu on aime.

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Popol (invité)

le mercredi 20 juin 2012 à 19h19

Il y a tourner la page et tourner la page, sûr. Renoncer, c'est le premier, guérir, c'est l'autre.

Bougie pour toi!

Pour le reste, rebelote avec cet extrait:

Donne-toi un point fixe

Comment veux-tu être traité-e par les autres ? Et ici je veux dire tous les autres. Quelles sont tes conditions et comment places-tu tes limites ? Quelles personnes veux-tu avoir autour de toi et comment veux-tu que tes relations soient ? Trouve un tel noyau et part de celui-ci dans toutes tes relations. Ne fais pas de cas particulier et de règles d'exception pour diverses personnes comme preuve que tu les aimes.

qui vient de là:

/-cV-/L-anarchie-relationnelle-en-huit-points/

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