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Normes ....

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Lysal

le mardi 11 septembre 2018 à 15h22

Oui il y a un lien entre normes et loi, la loi étant plus facile à changer, car c’est une invention humaine tangible, et oui elle est nécessaire ( code de la route par exemple), les normes elles sont plus compliquées car ancrée dans l’inconcient collectif, donc très subjectives en fonctions des personnes, culture, religions etc...

Je croit en l’inteligence Humaine , et je ne pense qu’on puisse être dans le domaine de l’incompréhensible, je dirais plutôt de l’inacceptable, cette partie subjective de certaines normes, en fonction de l’histoire de chaque personnes, peuvent réveiller des douleurs, des sentiments très exacerbés ( rappelez vous les manifs pour tous, contre le mariage pour tous), la société évolue , parce que justement des personnes militent pour faire évoluer ces normes et trouves des arguments qui progressivement touche la partie subjectif en chacun de nous.
Plus individuellement , je suis gay, étant étudiant, j’ai milité pour le droit que chacun aime de La façons dont il le souhaite, mais beaucoup plus important pour moi, j’ai aidé des jeunes gays à s’accepter par rapport à cette fameuse norme, trouver les mots pour les rassurer, qu’il soit fier de ce qu’il sont, et de vivre pour eux même et pas selon ce qu’on attend d’eux, le point commun de toutes ces histoire c’est qu’il avait compris ce qu’il étaient , gays, mais ils n’acceptais pas la vision de la société par rapport à la norme societale, une norme n’est à la différence de la loi, n’est pas fait pour être comprise, mais accepté ou non, trouver les mots pour démontrer la subjectivité d’une norme est le plus compliqué, ces mots doivent entrer en résonance avec l’histoire individuel de la personne, que ces mots rassure, éveille des émotions fortes de refuser cette normes comme naturel, oui ce n’est pas simple, ça demande du temps, parfois c’est impossible, mais quand les bons mots arrivent, l’emotIon ressenti est tellement forte que tu sais que tu as réussi .

Je comprend ton point de vu bonheur, mais je croit vraiment en l’humanité, je pense que tout le monde peut changer pour prétendre au bonheur , s’il le souhaite, après c’est surtout à nous de trouver les bons mots, parfois on ne les trouves pas, mais on auras essayé, quelqu’un d’autre un jour, avec du temps trouvera ces fameux mots qui rendront l’incompréhensible comme parfaitement compréhensible, et l’inacceptable parfaitement acceptable.

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Lysal

le mardi 11 septembre 2018 à 15h37

bonheur
On en revient à cela : être clair avec soi-même. Etre dans la certitude de ce que l'on vit.

Merci bonheur, tu connais mon histoire, tu la suis depuis le début , tu sais pourquoi j’ai déterré ce vieux post , très intéressant d’ailleurs, cette notion de norme bien au delà de mon histoire actuelle , a toujours fait partie de ma vie en tant qu’homme gay, sans vraiment m’en rendre véritablement compte, c’est en fait depuis le début plus nous discutons ensemble, que le parallèle s’insinue de plus en plus, sur le fait d’aimer avec notre cœur et pas avec notre tête, de vivre pour nous , et surtout de s’accepter avec ses différences et en faire une force , ne pas chercher ce qui peut gêner, mais ce qui te renforce et être fière de ce que tu vis.

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bonheur

le mardi 11 septembre 2018 à 15h52

Cher Lysal (je me permets, je me sens proche - intellectuellement en tout cas - dans les mots aussi),

Je crois aussi en l'humanité. Par contre, je pense que seul un apprentissage dans l'individualité peut aboutir à du beau... car du coup, plus de "conformisme".

Je bosse dans la grande distribution et quand on parle de fidélité (les clients sont polyfidèles, une floppée de cartes de "fidélité"), je répond "soyez déjà fidèle à vous-mêmes, pour le reste... (je laisse en suspend la phrase volontairement). Souvent, je vois mon ou client-e sourire. J'attends au bout d'un instant et j'ajoute "C'est pas si facile que ça, d'être fidèle à soi-même". Généralement, c'est là qu'il y a dialogue et plus de "gravité" sur les visages avec la conclusion que oui, c'est pas facile.

Je bosse dans une ville de terroirs viticole et actuellement c'est les vendanges. Souvent dans les vignes, des jeunes avec chiens, piercing, tatouages... Sans conteste des personnes anti-conformistes. Des locaux très en insécurité (bon ok, ils boivent, ils provoquent des bagarres, ça c'est pas top) qui rasent les murs. Ce dont ils ont le plus peur, c'est de la différence. J'ai entendu des mots comme "zaddistes" (le rapport ?) etc. Le plus marrant, c'est qu'ils sont qualifiés de parasites, de fainéants, alors que toute la population locale, ayant déjà fait au moins une fois dans sa vie les vendanges, reconnaissent que physiquement, c'est dur. Il m'arrive de mettre les locaux devant leurs contradictions, mais l'an prochain... ce sera le même discours. Idem pour tous les européens du sud (espagnol, portugais, grecs entre autres) et ceux des pays de l'est. Ces **** d'étrangers qui viennent prendre notre boulot (hihihihi !). A part que les locaux, ils préfèrent n'importe quel boulot, mais pas celui-là. Bon après, certains le font (ne pas généraliser). Mais ils entendent depuis enfants que c'est dur (ce qui est vrai) et qu'en plus c'est mal payé (mouaif, faut pas sortir de grandes écoles, alors oui, c'est au minimum) et qu'en plus, on n'est même plus ni logé, ni nourrit. Quel employeur loge et nourrit ces employés ? Et en plus, ceux qui fournisse la collation du matin, celle de l'apm et le repas de midi font une déduction sur la paie ! Ben oui, un employeur peut participer à ces frais (chèque repas par exemple) mais ne paie pas le repas dans son intégralité. Tout ça, parce que quelques décennies en arrière, c'était le cas. Les travailleurs saisonniers étaient logés et nourris... sommairement... les "normes" (hygiène, sécurité, autres) n'étaient pas pareil et on acceptait d'autres conditions de vie.

Vous me direz, les étrangers et les "zaddistes", comment font-ils ? Ben tout simplement, ils plantent une tente, il ont un vanne aménagés, ils vivent sur les bases quasi d'autrefois, mais comme ce n'est pas sous la responsabilité de l'employeur... rien à redire. Certains couchent dans leur voiture. Autrement dit, le "progrès" amène parfois à un relatif retour en arrière. Toujours est-il qu'au lieu d'avoir un minimum de considération pour cette population ponctuellement sur le territoire (j'oserai dire terroir) local, on la dénigre... jusqu'à l'an prochain qu'elle ressurgisse... parce que l'on a BESOIN d'elle.

Donc, je crois en l'humanité, mais pas cette humanité là. Un minimum d'accueil (ils le font bien avec les touristes), de sourires, de sympathie, de compréhension, de considération. Je pense que ça doit être usant pour eux, d'être perçue comme une menace partout où ils vont travailler. Et puis, s'ils en vivent, c'est peut être aussi qu'ils ne se créent pas de "besoins" autres que ce qui les rend heureux.

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bonheur

le mardi 11 septembre 2018 à 15h54

Nous avons posté simultanément Lysal. Te connaitre est un peu présomptueux.

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Lysal

le mardi 11 septembre 2018 à 16h18

Oui ne le prends pas comme ça , Je disais me connaître dans le sens ce que j’ai livré sur le forum, juste dans ce sens

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bonheur

le mardi 11 septembre 2018 à 16h31

Désolée, le mot employé n'est sans doute pas le bon :-/ . Je t'apprécie beaucoup. Je t'envoie un mp, surveille la boite mail que tu as associé à ton profil lors de ton inscription :-)

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Merlyn

le lundi 17 septembre 2018 à 15h53

Ca m'arrive souvent depuis que j'ai mis un mot sur qui je pense être (polyamour) de me dire que finalement la monogamie hétérocentrée normée est une solution de repli bien facile. Tout ce que je vois autour de moi, les publicités, les publicités pour une émission de téléréalité mettant en scène des gens d'une ville maritime très au sud, les couvertures de journaux TV, etc. etc.me renvoie que la norme, c'est ce couple hétérosexuel monogame et parfois, en période où ça ne vas pas, je me dis que je ne suis pas "normal", que la norme c'est ce couple hétéro et surtout mono qui est heureux dans sa maison avec son chien, son chat, un garçon et une fille... et je vois le procédé insidieux de cette norme. Cette norme finalement n'a qu'un seul but : nous faire douter et nous faire rentrer dans le rang...

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pkd

le mardi 18 septembre 2018 à 00h36

Merlyn, je comprends entièrement ce que tu ressens. En faisant, s'ouvrant à des modes alternatifs, nous prenons de la distance avec la norme et les poncifs constants qui nous entourent.
On devient agressé par toutes ces références qui semblent évidentes pour la majorité. Comme tu le dis, le modèle du couple avec sa maison, ses deux enfants et leurs chiens.
Pourtant, il faut garder à l'esprit que ce modèle est aussi plein d'attraits et de bonheur pour beaucoup. Il fait parti de l'ensemble des possibles. Beaucoup de modèles polyamoureux sont des extensions du couple monogame. Les monogamish de Dan Savage, les hiérarchiques prescriptifs, les triades, ... A part les anarchistes relationnels. Nous nous référons quasi tous à un modèle couple centré avec des satellites amoureux autours.
Ce qui heurte c'est la présentation du couple hétéro et exclusif comme l'unique modèle, celui qui est sain et naturel.
C'est un sentiment partagé par de nombreuses minorités.

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bonheur

le mardi 18 septembre 2018 à 07h02

Merlyn, tu vis pour toi, pas pour les autres et encore moins pour les structures imposées... qui en fait ne le sont pas. D'ailleurs, la fin du 20ème siècle, avec tous ces éclatements familiaux, indiquent bien la limite de ces normes. Les normatifs bien comme il faut, remettent eux-mêmes en question ce modèle d'amour à vie.

Après, oui, tenir compte de l'existence et de la situation initiale de chacun-e. Perso, je ne foutrais pas en l'air un foyer (bien que les enfants soient désormais majeurs), alors que mon mari est mon moteur et mon parachute. Toujours présent, en toute circonstances.

D'ailleurs, confondre aimer et vivre ensemble ?

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Intermittent (invité)

le mardi 18 septembre 2018 à 08h03

"On devient agressé par toutes ces références qui semblent évidentes pour la majorité. Comme tu le dis, le modèle du couple avec sa maison, ses deux enfants et leurs chiens."

Tu as oublié le monospace ....

Le nombre de fois où j'aurais lu cette caricature ici ....

On peut être monogame sans tous ces attributs, je te rassure, et même lire régulièrement polyamour.info .....

Je sais bien que comme toute minorité, tu te sens parfois décalé de la "norme" mais n’exagérons pas, nous ne sommes quand même pas dans la "dictature de la monogamie".

Tu ne "deviens" pas agressé, tu te sens "agressé".

La plupart des personnes font bien ce qu'elles veulent. Après, il faut assumer sa différence ....

Je pense que bien des homosexuels ont beaucoup plus souffert à une certaine époque de leur "différence" et ont eu des raisons de se sentir agressés et c'est encore le cas.

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pkd

le mardi 18 septembre 2018 à 08h37

Tout à fait, nous ne sommes pas agressés alors que les gays le sont.
On se sent agressé par le modèle ce qui est différent.
Et oui, également, la monogamie classique est une forme de relation qui peut etre tout à fait libre et propice au développement personnel pour de nombreuses personnes.
Ma vision personnelle en la matière est que tout cela est un Continuum de possibles pour vivre ses relations. Le tout serait que l'on arrive à une société moins normative dans sa structure. On peut avoir espoir en France, mais quand on voit le recul des mentalités qui s'opère dans de nombreux pays du monde c'est pas gagné.

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calinou696

le mardi 18 septembre 2018 à 09h49

bonheur
Perso, je ne foutrais pas en l'air un foyer (bien que les enfants soient désormais majeurs), alors que mon mari est mon moteur et mon parachute. Toujours présent, en toute circonstances.

D'ailleurs, confondre aimer et vivre ensemble ?

Peux tu étoffer ?

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bonheur

le mardi 18 septembre 2018 à 13h58

Développer quoi ? Désolée je ne comprend pas ta demande ! :-/

Je parle de mon cas perso, d'un exemple concret. Si c'est ça que tu demandes.

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bonheur

le mardi 18 septembre 2018 à 14h07

Pour reprendre le propos de l'agression. Je pense que c'est plus vis-à-vis des personnes que l'on aime. On est broyé, mutilé, souvent parce que la personne que l'on aime ne peut nous accepter. Faire son deuil d'amour qui parfois sont impossible, juste pour une question de différences.

En ce sens, il faudrait qu'un poly ne tombe amoureux que de poly... sauf que le coeur n'entre pas dans ces considérations intellectuelles.

Je me suis sentie parfois mal, d'aimer des personnes à qui je devais chambouler la vie, dans un sens où des résistances étaient engagées. Celles-ci étaient purement idéologique. La culpabilité, la peur... Dans ce registre, je pense que dès que l'on sort justement de la norme, que l'on y entraine d'autres personnes (par ricochet), on subit ce que ces personnes subissent également. Suivant les caractères, certaines personnes auront réponse à tous les affronts (parfois avec justesse et humour), d'autres s'en moqueront mais parfois, ça devient délicat à digérer.

Je crois que dans la vie, oui il faut faire des choix. Quand on sort de la norme, il faut assumer et s'entourer des personnes appropriées. Ce que je nomme faire le tri dans ses relations.

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