Polyamour.info



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Normes ....

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Apsophos

le mardi 07 février 2012 à 18h33

Ravi d'avoir pu t'aider à bouleverser tes certitudes. :-D

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clairobscure (invité)

le mardi 07 février 2012 à 19h43

Tout ce que je sais, c'est que [je ne sais rien], du moins rien n'est sûr ^^
Mais tes Kwin Amann à la sauterelle, je veux bien la recette! :D

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Popol (invité)

le mardi 07 février 2012 à 20h07

"Enfin bon voilà c'est mon point de vue ET aussi mon expérience, toute petite et qui ne vaut peut-être que pour moi ? "

J'embarque. De point de vue, d'expérience, tout'ptit' aussi sûrement (mais quand même, quand on voit que ça se passe de la même manière dans des domaines très différents, on finit par se dire que soit il y a un ordre naturel et universel... soit que soi-même on a trouvé son ordre naturel et universel?), et ça vaut en tous cas pour nous deux, ce que tu observes.

Oué. Oué oué, définitivement, je prends.

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Apsophos

le mercredi 08 février 2012 à 16h19

clairobscure
Tout ce que je sais, c'est que [je ne sais rien], du moins rien n'est sûr ^^
Mais tes Kwin Amann à la sauterelle, je veux bien la recette ! :D

Tu n'as pas compris mon message. Le livre en question ne parle absolument pas de pâtisserie, et ne contient certainement pas de recette de kouign-amann à la sauterelle.

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clairobscure (invité)

le mercredi 08 février 2012 à 17h53

C'était une blague, bien-sûr ^^ Ca confirme plutôt que tu n'avais pas compris mon message quand je disais que quand on dit que l'amour ne peut pas être pluriel, ce n'est pas établir une "norme" de ce qu'est l'amour, c'est avoir une CROYANCE de ce que ça peut ou ne peut pas être. Une norme est établie en général volontairement et sert à s'assurer qu'on parle bien de la même chose (de sauterelles OU de pâtisserie, cela dit, la pâtisserie aux sauterelles, rien n'empêche que ça existe même si ça ne paraît pas de bon goût à tout le monde). Quand on parle d'amour, on parle bien d'un certain sentiment. Qu'on le ressente pour une seule personne ou plusieurs ne change rien à sa définition, chacun est seul à même de dire si son sentiment est de l'amour ou pas - tandis que CROIRE que l'amour pluriel n'est pas de l'amour, c'est en fait croire que ça n'existe pas, que c'est donc forcément autre chose... jusqu'à ce qu'on constate par soi même (si cela arrive à la personne concernée) que cela PEUT exister.
Je sais pas si je suis claire, mais voilà. Selon moi, vivre le polyamour, du moins le reconnaître quand c'est ce qu'on ressent effectivement, c'est abandonner une croyance mal fondée plutôt que se convaincre que ce qu'on ressent n'est pas vraiment ce qu'on ressent parce que ça ne colle pas à sa croyance. Ce qui est hors normes, c'est d'ACCEPTER de le reconnaître et, encore plus, de le vivre.

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Popol (invité)

le mercredi 08 février 2012 à 18h19

Entéka, maintenant je sais comment on écrit "couine-à-manne". :-)

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Apsophos

le mercredi 08 février 2012 à 20h39

clairobscure
Quand on parle d'amour, on parle bien d'un certain sentiment.

Je n'ai pas le talent pour parler de sentiments puisque ça relève de l'analyse ou de la poésie. Mais quand j'ai demandé ce que c'était que cet "amour" dont on me parlait tout le temps, la principale différence que j'ai noté entre ce que je ressentais et ce qu'on me décrivait, c'était que l'amour devait *nécessairement* être exclusif.
Mais tu fréquentes sans doute des gens plus ouverts d'esprits que moi à l'époque. Mais j'ai changé et je ne cherche plus à savoir si ce que je ressens est ou n'est pas un hamburger ou un chat empaillé.

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clairobscure (invité)

le mercredi 08 février 2012 à 23h23

Ben moi si: c'est quand j'ai réalisé que j'aimais sincèrement 2 personnes que je été forcée de constater, pour être honnête avec moi-même et contre tout ce qu'on me disait comme quoi c'était pas possible, que c'était effectivement possible, et que je n'avais plus qu'à repenser complètement ce qu'était, au fond et pour moi, un couple, une relation, etc..
Mais même sans ça, ça a toujours été important pour moi de savoir si j'étais réellement amoureuse ou si c'était seulement l'enthousiasme du début d'une relation. Peut-être parce que pour moi c'est un peu synonyme de possibilité que la relation dure un moment, donc d'engagement, et aussi d'acceptation de souffrir plus quand ça se terminera, parce qu'il me semble à ce moment que ça en vaut la peine. Evidemment, ce sont des considérations personnelles et je comprends très bien que mettre un mot sur ses sentiments, ou même seulement reconnaître leur profondeur, soit sans intérêt pour d'autres, du moment qu'on s'y sent bien.

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clairobscure (invité)

le mercredi 08 février 2012 à 23h29

Il y avait aussi une époque où l'amitié entre hommes et femmes était considérée, par principe, comme impossible, et si quelquechose y ressemblait, c'était sensé être "forcément" autre chose... comme quoi, les croyances vont et viennent, et je trouve important de faire la distinction entre les croyances et l'introspection sincère, pas toujours facile à faire d'ailleurs, évidemment!

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soirie

le dimanche 25 novembre 2012 à 15h54

"Si vous acceptez la moralité actuelle alors vous êtes véritablement immoraux" Jiddu Krishnamurti

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soirie

le dimanche 25 novembre 2012 à 15h57

le polyamour est souvent associé, autour de moi, lorque j'en discute, au libertinage et à l'esprit libéral, ce doit être l'esprit de liberté qui sonne aux personnes!???

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tentacara

le dimanche 25 novembre 2012 à 16h35

Il me semble logique que le polyamour soit associé au libertinage : Comme pour les homos, le couple est avant tout qualifié socialement par sa sexualité, donc avoir plusieurs partenaires sentimentaux est associé a la pluralité des partenaires sexuels. La dimension sentimentale du polyamour n'est en outre qu'UNE DE ses formes. Du coup, lorsqu'on se dit polyamoureux, il peut être nécessaire de préciser ce qu'on entend par là.
L'associer à l'esprit de liberté ou libéral me paraît assez juste. Qu'est-ce que le polyamour si ce n'est le besoin de préserver sa liberté, son indépendance, y compris au sein des relations amoureuses?

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soirie

le dimanche 25 novembre 2012 à 17h55

alors il faut peut être que je précise que par libéral j'entendais: esprit de consommation! Pour moi le polyamour n'est pas cela puisqu'il s'agit d'engagement et pas de consommation, et chaque amoureux ne devient pas un "kleenex" ("une fois utilisé, on le jette)". Pour moi c'est au contraire de l'individualisme contemporain, il pense davantages aux autres, et prend en compte le bonheur de chacun, parfois complexe mais quand il y a amour ça devient important! Il y a pour moi engagement, dentiment et esprit où on pense auxbien-être des autres!

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tentacara

le dimanche 25 novembre 2012 à 18h04

Ok, j'entendais libéral au sens littéral (genre libertaire). Je te suis sur le côté non consommation, mais je ne crois pas que l'engagement soit indispensable au PA : je le vis plutôt comme une théorie générale du rapport à l'autre : honnêteté, responsabilité, respect et liberté. Mais toutes les personnes avec qui j'entame une relation ne recevront pas la même chose. Pour moi, c'est important bien avant qu'il y ait de l'amour. Dès lors que j'interagis avec une personne, je m'interroge sur son bien être, pas besoin d'être amoureuse pour prendre soin des gens.

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UrbanHymns

le dimanche 25 novembre 2012 à 21h28

Alléger le poids de la norme passe nécessairement par un travail permanent sur sois. L'allégement du poids de la norme passe par une réduction de l'impact qu'elle a sur sois. Il convient donc d'identifier les indicateurs de l'effet que peut avoir la norme sur sois pour en mesurer l'impact et ainsi agir sur le causes du poids que la norme à sur sois ... ( peur de ne pas être claire).

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(compte clôturé)

le lundi 26 novembre 2012 à 00h02

tentacara
Qu'est-ce que le polyamour si ce n'est le besoin de préserver sa liberté, son indépendance, y compris au sein des relations amoureuses ?

Heu... En ce qui me concerne, c'est au moins autant pour preserver la liberte des AUTRES, plus que la mienne.

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tentacara

le lundi 26 novembre 2012 à 00h34

Chez moi, c'est consécutif aux besoins que j'ai identifiés chez moi : Stabilité, liberté, franchise, etc. Je ne peux vivre ainsi qu'à condition que mes partenaires partagent ces valeurs. Du coup, plus que moi-même émotionnellement, je protège avant tout les principes auxquels nous adhérons ensemble et sur lesquels se fonde notre famille.

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Lysal

le mardi 11 septembre 2018 à 14h09

coquelicot
Es que "les normes " existent vraiment?

Qui les a etablies?

On se reconnait hors norme quand on les accepte quand on les reconnait.

On ne vit pas hors norme ,on vit c est tout.

Qui m aime me suive ,les autres........

Bon je déterre des anciens posts , mais que je trouve très intéressant, car cette histoire de norme, est très présente quand on se découvre, et même quand on l’accepte il y a toujours un moment où nous y sommes confronté.

Coquelicot à pour ma part en quelques phrases touché quelque chose de très important, la subjectivité de la norme en fonction de chacun, d’ou Son acceptation vis à vis de soi ou pas.

Pour ma part je suis entièrement d’accord , si une norme existe dans les relations humaines, c’est nous meme qui nous les infligeons, car elles n’empêchent aucunes relations, nous nous limitons nous mêmes par des clichés de ce que «  la société » attend de nous.

La théorie c’est toujours très beau, mais quand vous êtes confronté à une personne qui a été conditionné à suivre ces fameuses normes societales, trouver les mots, les arguments c’est autre chose, surtout quand il s’agit d’amour, et qu’on souhaite le bonheur de ce tiers.

Comment vous y prenez vous? Quels arguments?

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bonheur

le mardi 11 septembre 2018 à 14h26

Les normes. Déjà, il y en a qui sont nécessaires. Je reprend généralement l'exemple du code de la route. Sans lui... je laisse imaginer le chaos. Déjà avec !

Mais oui, balayer ce qui ne nous convient pas et avoir un "caractère" suffisamment "révolutionnaire" vient parfois naturellement.

Un ex-amoureux, religion (ben ouais, ça a péché... sans vilain jeu de mot), m'avait dit une fois que si nos ancêtres avaient institué des règles, c'était pour notre bien et que l'on n'avait donc pas à les remettre en question. Que l'on devait se conformer à ce que l'évolution avait apporté. J'ai bien tenté de lui faire comprendre, grâce au texte du "Cantique des cantiques" que la religion n'avait pas pour base l'exclusivité amoureuse, il n'en n'a pas démordu. Il a été trop bousculé par mon discours (peut être aussi par son ressenti, c'était fort). Il comprenait, il l'a quelque peu vécu (d'aimer une femme mariée), mais il n'a jamais réussi à admettre. Une culpabilité, inconsciente ?, le tenaillait de trop. Une "bagarre" interne sans issue pour lui. J'ai mis fin à notre relation.

On peut souhaiter un bonheur partagé, mais on ne peut pas faire comprendre l'incompréhensible, faire admettre l'inadmissible... On ne peut forcer, même quand il y a volonté d'évoluer. Le sens de l'évolution peut mener à un retour à "l'avant découverte". Par contre, à nous de savoir faire le deuil de nos illusions :-/ . Parfois, c'est l'option du bonheur.

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bonheur

le mardi 11 septembre 2018 à 14h56

Lysal
Comment vous y prenez vous?

J'ai beaucoup aimer ce post, qui répond à cette question en partie :

compte cloturé

Tu as le droit. Tu as absolument et parfaitement le droit.
En revanche effectivement en prenant la direction contraire :
- tu te fais remarquer (donc il faut assumer le regard des autres, pas forcément toujours bienveillant)
- tu risques d'être gêné dans ta progression par ceux qui vont en sens inverse et qui font obstacle, il faut slalomer

Mais à partir du moment où tu es au clair avec toi-même, où tu sais que c'est cette direction qui est bonne pour toi et que tu as le droit de la prendre, le slalom va venir de lui-même, progressivement.
Après on a tous ici des solutions très différentes pour le même problème : choix de la discrétion, choix d'une forme de militantisme pour faire changer les mentalités, choix de ne fréquenter que les poly-friendly... Aucune n'est meilleure que les autres et parfois toutes sont bonnes à différentes étapes de la vie.

On en revient à cela : être clair avec soi-même. Etre dans la certitude de ce que l'on vit.

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