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L'angoisse du vide qui répond à l'angoisse du tout

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 15h56

Merci pour les références, je note ! J'ai lu récemment "l'Amour à l'épreuve du couple" de David Simard. Je le recommande également.. Il aborde sans aucun jugement, avec philosophie et avec une psychologie que je trouve fine, le couple. Il y a d'ailleurs un chapitre sur le polyamour. Vraiment instructif.
Personnellement, je cherche plutôt un équilibre, pas spécialement le bonheur à tout prix, du matin au soir et du soir au matin.. mais plutôt ce qui ferait que je me sente moins angoissée (voir pas du tout) dans ma relation à l'amour. C'est pourquoi, et je remercie Clarisse de m'en avoir donné l'occasion, le sujet de discussion a été le premier auquel j'ai répondu. Mais je pense que je vais sûrement prochainement ou soudainement mettre un sujet de discussion également.. je me pose beaucoup de question, et j'aime bien lire les commentaires ici, d'une part parce que je trouve qu'ils sont super interessant bien sûr, et en plus ça m'aide à cheminer..

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 16h56

Clarisse : C'est drôle, je vis exactement la même chose que vous, mais à l'inverse ;-) ! Vous comprendrez alors peut-être ce qu'ont pu ressentir certains de vos partenaires ... je ne sais pas. L'angoisse du vide n'est donc pas liée à un unique contexte si je comprends bien, c'est à dire pas liée au polyamour ou à la monogamie, sinon je ne l'aurait jamais ressenti alors que je vivais à l'inverse de Clarisse.
Le vide vient à mon avis de bien plus loin que le contexte, mais le contexte "choisi" n'est certainement pas étranger non plus à ce lointain..

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 19h25

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Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Clarisse

le vendredi 22 juillet 2011 à 19h45

Bonjour!

J'ai lu les divers débats.

Je précise que je suis toujours en questionnement et que je ne me définis pas comme PA mais pas non plus comme mono. Je ne sais pas, c'est flou pour le moment.
C'est flou car je suis célibataire depuis plusieurs mois, je n'ai pas rencontré d'homme(s!?) qui me donne(nt) envie. Et je ne collectionne pas les conquêtes car ce que j'aime c'est découvrir l'autre en amour, en amitié....

Je souhaite préciser aussi quand je dis que j'ai peur de plus être le centre du monde de l'autre, je sais pertinemment ce qui menne au désastre pour ma part. J'ai vécu une relation TRES fusionnelle qui m'a abimée. Elle m'a certes permis de grandir mais depuis je suis terrorisée par le couple et je recommence à doucement croire que je puisse plaire à quelqu'un au-delà du plan sexuel...

Fusion ou pas? Au début, jamais, tout au long? Le polyamour me permettra de-t-il de pas retomber dans la fusion... car au bout du compte, la fusion, me fait absorber l'autre sans prendre en compte qui il est... Je nourris juste mon manque

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oO0

le vendredi 22 juillet 2011 à 21h28

Dis, tu arrives à apprécier la lucidité et la simplicité que tu as quant à ton vécu ? En tous cas, de l'extérieur, c'est l'impression que cela. (Perso, je ne m'exprime pas simplement, ce qui fait que pour dire plusieurs choses, il me faut dix fois plus de mots - la preuve ci-dessous.) L'apprécier, t'apprécier ou apprécier le regard que tu peux avoir sur la vie, cela comble un manque, une angoisse qui ne peut être comblé avant tout que par soi ou plutôt apprivoisé que comblé.

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Sinon, l'angoisse, c'est un peu le même principe et cela peut rejoindre ta peur d'absorber l'autre. Je ne pense qu'il soit possible de faire disparaître l'angoisse, mais de l'accepter de sorte à mieux vivre avec. Attendre de l'autre qu'il la fasse disparaître, c'est inévitablement se lancer dans un rapport à l'autre où l'autre ne suffira jamais, où il en faudra toujours plus de l'autre jusqu'à créer des comportements à ce point fusionnel qu'il donne l'impression d'absorber l'autre. En philosophie, l'existensialisme associe l'angoisse à la mort. Or, il s'agit d'un phénomène extrêmement solitaire puisque personne ne peut rien face à la mort qui se marque par un phénomène d'impuissance. Cependant, l'érotisme a ceci de particulier d'être un langage du corps où se (res)sentir et (res)sentir l'autre en chair et en os, bien vivant, se donne dans une immédiateté affectivement évidente. Et ce, d'autant plus qu'il est animé d'un instinct de reproduction par lequel la vie se perpétue par delà la mort. Il ne s'agit pas évidemment d'amour, mais d'un langage physique qui y est souvent associé. De ce fait, dans la relation amoureuse, l'autre donne l'illusion d'une échappatoire à la mort, mais il n'y en a pas. Il est possible de s'accompagner dans notre condition de mortel(le)s, comme avec ces gestes essentiels à la vie que sont boire, manger et dormir qui se partagent de préférence avec des personnes proches dont on apprécie la présence. (Vu sous l'angle des dîners à deux, entre amis, en famille, etc., elle a une autre gueule notre condition de mortel, comme une esthétique des "Noces funèbres" de Tim Burton au quotidien, quelque chose du baroque avec son goût des vanités, mais à la sauce du réalisme.)

Le rapport avec le polyamour ? Aucun, ou plutôt mieux vaut n'en faire aucun avec l'amour qu'il soit poly ou mono. Attendre que l'angoisse disparaisse ne me semble peine perdue et plus encore que l'amour la fasse disparaître. Cela n'empêche nullement de s'accompagner, mais à la fin du jour comme au dernier, il est toujours question d'un deuil de sa propre vie : "Pour aujourd'hui, je voulais faire çà et çà de ma vie, mais c'est mort, je suis mort(e)." Bref, à mon sens, que tu optes ou non pour un choix de vie relationnel polyamoureux, ce que le questionnement que tu mènes actuellement peut t'apporter tout au plus, c'est effectivement une distance par rapport à tes craintes de relations trop fusionnels. Effectivement, s'il peut y avoir des moments fusionnels, le mode fusionnel ne convient pas à l'équilibre de ces relations ou difficilement.

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Clarisse

le vendredi 22 juillet 2011 à 21h51

Cher RIP, tout ces mots ne sont pas de trop, tout au contraire. Cela me donne à réfléchir.

Au bout du compte, j'ai beau tourner les choses dans tout les sens, il n'y a que de vivre qui me donnera les clefs...

Je peux réfléchir, prévoir mais au bout du compte, nous avons que très peu de pouvoir sur les relations. Nous pouvons essayer des les moduler, des les vivre de telle ou telle façon mais un caillou, un trou sur le chemin et nous chutons. Un rayon de soleil après un gros orage, nous séchons avec joie...

Merci RIP!

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 22h43

Merci RIP

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