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Difficulté sévère lors des premières experiences

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Areasii

le mercredi 31 juillet 2019 à 22h09

Bonsoir, je viens vers vous car je suis sur ce forum, cherchant des informations pouvant se rapprocher de ma situation. Je n'ai pas trouvé grand chose malheureusement du coup j'ai décidé de vous expliquer ma situation de manière anonyme pour avoir vos avis et peut être m'aider dans ma situation. Je tiens avant tout à vous prévenir que je suis tdah et autiste asperger, j'ai de grosse difficulté à m'exprimer correctement et à synthétiser, je suis désolé de cela et vais faire de mon maximum.

Je suis en relation amoureuse depuis deux ans, premier appartement, chats, etc. Nous nous sommes ouvert à l'idée du polyamour il y a un an de manière théorique, puis avons discuté pendant un long moment sans le vivre. Je ne me suis jamais senti trop prêt véritablement ayant peur de la réaction de ma compagne qui était justifié pour diverse raison. Bref, je nous ai laissé le temps dont on avait besoin.

J'ai une amie qu'on va nommé O, qui n'habite pas en France et avec qui je me suis beaucoup rapproché l'année dernière, qui elle est en relation polyamoureuse aussi depuis un moment avec une personne qu'on va nommer S. Avec O, on parlait énormément du polyamour et on sentais entre nous qu'il pourrait y avoir des possibilités mais n’avons jamais cherché plus loin. Ma copine à rencontré O et c'est retrouvé attiré par elle, à force d'en discuter et voulant avancer dans le polyamour, nous avons tous les trois décidé à un moment donné de ne plus se limiter dans l'expression de notre affection et de se fait, s'ouvrir à une dynamique à 3. O était à ce moment la dans son pays et nous avons donc eu le temps d'imaginer, se préparer, rêver la chose, ce qui était très très bien dans un premier temps. D'autant plus qu'à ce moment la, ma copine avait des insécurité et cela l'aidait à pouvoir les surpasser.

Pendant ce temps, ma copine elle ce liait de plus en plus à une autre personne qui n'est pas polyamoureuse. Cette personne à leurs rencontre était en couple donc rien de possible. Mais cette personne a fini par être célibataire et ma copine ma demandé si c'était ok pour vivre avec un rapprochement physique, que j'ai bien entendu accepté, j'étais super content pour eux que ça se passe enfin, qu'ils puissent s'exprimer l'amour qu'ils se portait etc et puis j'étais impliqué, respecté, ma copine me demandait, m'amenait la chose ce qui était vraiment appréciable et l'intention me touchais énormément. C'était rassurant.

O a fini par revenir pendant un mois en France, au début on la voyait très peu car elle était beaucoup occupé, du coup les choses n'avançait pas beaucoup. C'était un peu lent mais en soit, il vaut mieux ça que l'inverse, au bout de 3-4 fois, nous avons commencer à s'ouvrir, s'embrasser, se câliner.

Ma copine parallèlement avait rencontré quelqu'un sur un site de rencontre, mais uniquement par texto. Ce n'est pas aller plus loin mais j'ai du me préparer à l'idée. Puis très rapidement à l'idée qu'elle recouche avec un ex avec qui c'était extrêmement fusionnelle. A partir de la, j'étais pas très à l'aise car j'ai toujours eu quelques craintes concernant cet ex et puis, ça commençait à faire beaucoup de chose qui s'accumulait et ce, très très rapidement. Je ne vivais rien de mon côté aussi ce qui n'aidait clairement pas. Mais j'ai largement réussi à surpasser la situation et ma difficulté n'a eu aucun incidence.

Puis, O à finalement décider de rester un mois de plus, ce pour quoi on était super content car le temps était passé très rapidement et on c'était peu vu. Puis a décidé de nous faire rencontrer S, son copain. On a beaucoup apprécié S et on avait la sensation avec ma copine que O aurai bien aimé que S fasse partie de nos échanges. En soit c'était qu'une idée, mais on parlait avec ma copine de comment on envisagerai la chose si c'était le cas et j'étais plutôt ouvert à l'idée, elle un peu moins.

Quelques jours plus tard, nous avons décidé de partir dans un gîtes tous ensemble pour essayer le Shibari. Tout c'est très bien passé, et ma copine a beaucoup apprécier S. A ce moment la en vérité elle a eu un gros crush pour S. Etant proche de O dans le week end, S nous a naturellement rejoins dans nos câlins. A partir de la, il était naturelle que la dynamique à 3 s'ouvre sur une dynamique à 4. De voir leurs premier contact entre ma copine et S n'était pas un problème, mais à la suite de la première séance de Shibari de ma copine, ils étaient très connecté et j'ai eu un pincement au coeur à ce moment la car ma copine était fragilisé de la séance à la fin et j'avais une forte envie d'aller vers elle, la rassuré mais c'est S qui s'en est occupé. J'ai explicité ma situation avant de passer à autre chose, comprenant que forcément, c'est fort intense et c'est l'espace de la personne attaché et la personne qui attache.

En rentrant, avec ma copine nous avons parlé du fait que je s'avais pas trop comment me situer parce que je voulais pas perdre la dynamique à 3 et surtout, que c'était mes premiers contact avec une personne AMAB. Donc que j'étais clairement moins à l'aise.

Puis on c'est revu quelques jours après ou la, on c'est un peu plus lâché, on c'est découvert nu, on c'est blottie. Ma copine était naturellement avec S et moi naturellement avec O. Il est vrai que découvrant O, pendant un moment la dynamique à 4 c'est divisé pour pouvoir se découvrir un peu plus profondément, mais quand nous sommes revenus vers ma copine et S, ils étaient tous les deux dans un moment très très fort, dans leurs bulle et S était entrain de la toucher. Cela à durer au moins une bonne heure et je me suis retrouvé sur le moment comme bloqué. S ma demandé à un moment donné si c'était ok pour moi mais, je vivais deja très très mal la situation et ça faisait deja un moment que j'étais observateur, me ramenant à un traumatisme du passé. j'étais pas consentant pour ça mais c'était trop tard et je m'en voulait énormément d'être comme ça à ce moment la. Au debut j'arrivais à passer au dessus et etre dans la compersion mais, la durée de l'acte à était insoutenable. J'ai attendu qu'ils finissent pour leurs explicité ma situation et m'excuser de n'avoir rien dit avant. Malheureusement cette situation ma beaucoup touché et en rentrant on c'est disputé avec ma copine. Je me suis senti seul face à ça.

Ma copine nous a expliqué par la suite qu'elle avait une énorme attraction avec S et que selon elle, elle avait besoin de vivre un rapport sexuel avec S pour pouvoir passer au dessus de l'attraction dans notre dynamique à quatre et pour pouvoir plus facilement se focaliser sur le groupe à quatre. Il était donc question au début de une ou deux fois, simplement sexuellement pour un intérêt communs. J'ai eu du mal à accepter pour être franc, j'ai expliquait que ça allait vite pour moi et que, j'étais encore touché de ce qui c'était passé quelques jours avant, en expliquant que ça avait touché un de mes traumatisme. Je culpabilisait de ça et quand j'en discutait avec ma copine, je n'étais pas vraiment rassuré. Elle avait beaucoup de mal avec le fait d'être limité et n'a pas compris mon besoin de temps. Le soucis pour elle était que S et O allait bientôt repartir et donc elle était extrêmement inconfortable avec l'idée de "perdre" du temps. J'étais donc pris au dépourvu et dans le stress, la précipitation je n'ai pas forcément pu prendre le recule nécessaire et j'ai dit oui, ne voulant pas la limiter et préférant ça que de revivre ce que j'avais vécu quelques jours avant.

En vérité, avec recule je me rend compte maintenant qu'à ce moment la, j'étais clairement pas apte à dire oui ou non, mais je me suis senti obligé de débloquer la situation. Je me sentais coupable de bloquer l'avancer des choses et j'ai agis plus pour les autres que pour moi.

Au final, la première fois que ma copine et S ce sont vu, ils sont partie en week end dans le même gîtes et, ce sont fait tout un programme initiatique BDSM. Ca a était très dur pour moi premièrement car j'avais envie depuis un moment de m'ouvrir a ces pratiques avec ma copine, qui m'avait dit ne pas être intéressé et qui s'avère, à ce moment la, l'être mais juste pas avec moi ... J'ai bien entendu eu les détails car je suis trop curieux et j'ai pris très chère car c'est mis en place à ce moment la une relation de maîtresse/soumis entre eux deux. Ma copine étant soumise. Et je n'étais clairement pas préparé pour tout ça. Nous étions au début partie pour du polyamour, puis relation à trois, puis à quatre, puis à deux, puis la, relation BDSM pas vraiment consentie de mon côté. C'était clairement de trop pour moi mais je me suis pas senti le droit de dire que c'était de trop. Je l'ai quand même fait mais, cela n'a absolument rien changé.

Mais le soucis c'est que dans toute cette précipitation, je n'ai pas su forcément donner mes limites si ce n'est que ça allait trop vite. Du coup, je n'ai pas su forcément bien exprimer les choses et mes peurs, craintes, trauma sont ressortie très fortement. j'ai oublier de dire aussi que ma copine, dans la dynamique à quatre, était vraiment différente, plus distante de moi. ce qui clairement ne m'aidait pas. Elle avait ses raisons de pas venir vers moi mais, forcément, mon inconscient faisait le lien entre tout ça, sa relation avec S et sont éloignement me concernant.

De la est naît chez moi un comportement ou j'avais besoin de retrouver ma copine, de retrouver notre relation, d'avoir du contact avec, de la retrouver sexuellement. J'avais besoin d'être rassuré, j'en ai fait la demande mais ma copine avait du mal avec mes comportements et s'éloignait de plus en plus tout en essayant de me rassurer à sa façon qui selon moi, n'était pas ce dont j'avais besoin. En soit tout c'est mélangé dans ma tête, de la voir vivre tout ça, aussi vite, aussi intensément alors que je n'étais au fond pas vraiment pour, que je me sentais pas le droit de prendre le temps etc. J'ai essayé vraiment d'expliquer ma situation mais ne voyant pas le fond du problème, d'ou venait vraiment le problème, je me suis concentré sur le fait qu'elle ne me rassurait pas et qu'il y avait de sérieuse différences entre sa manière d'être avec S et moi.

Depuis nous nous sommes revus à quatre, elle fait des efforts sur la distance avec moi mais il y a toujours des différences qui sont très dur pour moi. Leurs relation avec S devient de plus en plus forte, de plus en plus encrée, de plus en plus intense, se tourne vraiment vers une relation anarchiste et leurs dynamique BDSM ce ressent même quand on se voit à quatre. Iels passe de plus en plus de temps ensemble, ma copine ne pense plus qu'à tout ça, est tout le temps entrain d'attendre des nouvelles, de prévoir quand se voir etc, l'ENR absolument total. Je sent ma relation complètement m’échapper, je passe de moins en moins de temps avec, j'ai pourtant de plus en plus de besoin de la retrouver. Sauf que je suis de plus en plus dans une situation inconfortable ou je me sent pas respecté, ou on ne se rend vraiment pas compte de ma situation. je suis du coup de moins en moins vivable, me sentant seul et incompris. Et ma copine s'éloigne de plus en plus.

Bien entendu, je prend énormément de temps pour essayer de tout explicité mais, en soit, les choses ne change pas vraiment et ma copine a la sensation que je ne fais que parler, ce qui la saoul très fortement. Et il est vrai que je ne fait que ça, car je ne sais pas quoi faire d'autre. Ma copine essaye de me rassurer comme elle peut mais ce n'est clairement pas ce qui suffira à m'aider dans cette situation.

J'essaye de lui faire comprendre que j'ai besoin de voir que les choses ne change pas, que l'on soit une équipe, que j'ai besoin qu'elle ne s'éloigne pas.
La semaine dernière nous avons vécu deux jours ou nous avons reussi à ne pas nous tourner vers le négatif et nous étions extrêmement lié, c'était incroyablement fort et dans ces situations, tout était très bien. Je faisais preuve de compersion, j'étais la pour la rassurer, je pouvais encaisser la situation, j'arrivais à prendre énormément sur moi, j'avais énormément moins besoin d'être rassuré etc sauf que nous sommes repartie en week end à quatre et j'ai revécu ces différences entre S et moi et j'ai eu du coup de nouveau du mal. Ma copine me revoyant comme c'est de nouveau éloigner et depuis ... c'est catastrophique.

J'ai explicité en rentrant le fait d'être en saturation total, d'avoir besoin de temps, de nous tourner vers nous, vers notre vie, vers notre réalité, que j'avais clairement besoin de la retrouver cette semaine, de nous tourner vers nous et que les choses arrêtes de totalement tourner autour d'eux.

Sauf que dans les faits : Nous sommes rentrer Lundi midi, j'ai bosser l'aprem, le soir on a essayé de discuté et donc perdu du temps et monté en tension. Le lendemain matin je n'étais donc pas bien et elle la mal vécu, elle devait les retrouver l'apres midi. ça c'est éternisé, elle a fini par manger labas alors que ce n'était pas prévu, puis au final à passer la soirée labas et revenir à 23h30 avant d'aller dormir alors que j'attendais un moment ou on pouvait se retrouver. j'ai appris que le lendemain elle voyait sa mère aujourd'hui, mon jour de repos et que le soir, elle partirait certainement avec S et O, sans moi, au gites et resterai labas aussi jeudi. Que Dimanche on allait aussi passer la journée avec eux ... enfin bref absolument tout l'inverse de mes besoins. Elle m'avoue aussi que cette soirée lui a fait un bien de fou car elle a soufflé, qu'elle avait besoin d'être loin de moi, et j'en ai compris qu'en fait, elle m'a fuis.
Forcément j'étais mal mais j''avais essayé toute la journée de bien réagir, de faire de mon mieux mais elle ne la pas vu comme ça et a pris tous mes messages d'une manière oppressante alors que j'avais vraiment fait des efforts face à la situation, ça ma énormément touché qu'elle ne voit pas mes efforts, qu'ils ne changent rien à la situation, on c'est donc à moitié engueulé, vivant une énorme injustice (j'ai beaucoup de mal avec l'injustice). On a fini par s'endormir l'un à côté de l'autre sans aucun contact, comme toutes ces derniers nuit et j'ai pêté un plomb, je n'en pouvait plus alors je suis partie en furie de chez moi, chose que je n'ai jamais fait en deux ans et pourtant nous en avons vécu des situations dur. J'entend par la que je suis clairement dans une situation extrême.

Aujourd'hui on se calme, j'apprend qu'au final elle ne va pas au gîtes ce soir, je lui demande ce qu'elle veut, être seule pour souffler ou qu'on se voit pour passer un bon moment. Sauf qu'elle n'est pas dans la même optique que moi, est touché de la veille (le fait que je sois partie en furie) et ne se voit pas passer la soirée avec moi. Quelques minutes plus tard j'apprend qu'elle verra O ce soir. Puis plus tard dans la journée j'apprend qu'il y ai de forte chance pour qu'ils vivent entre eux une dynamique à Trois, chose ou j'avais posé une limite. Puis qu'il y ai de forte chance pour que la dynamique à quatre soit morte parce que je suis invivable ... Et pour finir, elle est finalement partie au gîtes.

Chaque jours passant, je me prend de nouvelles choses comme ça et je n'en peux plus, j'exprime que c'est de trop, mais tout continue encore et encore, toujours plus. Je me demande juste quand ça va s'arrêter.

Dans cette situations, j'essaye de faire de mon mieux, j'acquiesce mes défauts, j'ai conscience que j'ai des comportements toxiques mais je ne peux faire autrement que de me rendre compte que mes comportements sont normaux si je prend recule sur la situation. Bien que je m'en excuse pas et que j'en suis extrêmement désolé. J'ai l'envie d'avancer, je fais tout pour. Je médite, je reprend ma vie en mains, j'essaye de communiquer. Dans des situations je me tourne vraiment dans la compersion, je la rassure, je la pousse vers eux, je fait de mon maximum pour n'imposer aucune limite bien que j'en ai le besoin. Mais dans tout ça, on me fait totalement sentir unique coupable, on me fuis, on m'exclut alors que j'ai de fort traumatisme de ce côté la et je fini par ne même plus me sentir de rentrer chez moi tellement la situation m'est invivable.

Je reste donc chez ma mère pour une durée non déterminé et cela ne les alerte même pas de mon état et je n'arrive absolument pas à comprendre comment est ce qu'on peut autant ne pas ce soucier de ma situation et autant se tourner vers eux.

De leurs point de vue, ils sont libre de vivre leurs liberté, je n'ai pas à imposer de limite, à dire stop etc, ils ne sont pas responsable de ça, ils ont commencer à vivre ces choses donc une fois commencer je ne peux pas dire non. Mes limites n'on pas était dit accès explicitement et pas au bon moment d'après ma copine et les dernières limites que j'ai demandé d'être respecté comme pour leurs dynamique à trois n'est pas forcément acquiescé, car, il ne s'agit pas que de ma copine.

je suis donc dans une situation ou même quand j'explicite mes limites, elles peuvent ne pas être respecté si cela ne convient pas à l'une des trois personnes, alors que pour une fois, je m'y prend avant.

Bref, je vous avoue que je suis au bout du rouleau, je ne sais plus quoi faire, je ne reconnait plus ma copine, ma vie, tout m'échappe, je me sent seul face à eux trois, incompris et je ne sais plus quoi faire. J'ai l'impression qu'on est clairement plus dans le polyamour, que je n'ai rien à dire la dedans. Je me sent pas en sécurité dans cette situation, ni compris, ni respecté. Alors j'aimerai avoir votre avis.

C'est super long et j'en suis vraiment désolé mais ma situation est tellement complexe... Merci à vous en tout cas de m'avoir lu et de m'apporter votre point de vu.

Merci à vous

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Mark

le jeudi 01 août 2019 à 09h27

@Areasil

Bonjour et merci pour ton témoignage.

Ce que j'en retiens est que tu te retrouves confronté à différentes situations qui ont un impact émotionnel fort et que tu n'as pas encore le temps d'intégrer/accepter à la vitesse dont tu as besoin pour te les approprier et bien vivre les choses.

La dynamique de pluralité une une chose mais te retrouver confronté à des dynamiques dont tu te retrouves "exclus" ne rend pas le cheminement plus simple.

La dynamique d'une relation bdsm est forte, l'emprise visible (au sens non péjoratif) d'une tierce personne sur ton amour vient encore se superposer à l' ENR qu'il faut canaliser

Si en plus tu t'es sentis contraint (absence de consentent parce que tu le vivais mal à ce moment) à assister à des moments de fusion à la place du spectateur passif, bonjour les dégâts.

Tout ça fait beaucoup pour une même personne, en plus avec un passif de peur d'abandon/ dépendance affective si j'ai bien interprété ton témoignage.

Aussi dur que cela puisse paraître à entendre, tes ressentis te font souffrir mais bloquent aussi les autres dans l'épanouissement de leur dynamique. C'est l'opposé du cercle vertueux.

mon ressenti? Prendre du temps pour toi, te rendre émotionnellement et affectivement moins dépendant de ces relations et dynamiques. Continuer ton cheminement en intégrant mieux tes blocages, refus et surtout, à ton rythme (= te respecter et ne pas tout accepter sous prétexte de la liberté de l'autre. La pluralité c'est pas open bar, au contraire même ; on tient encore plus compte des ressentis et sentiments des autres personnes)

Bon courage!

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Areasii

le jeudi 01 août 2019 à 10h36

Bonjour Mark et merci pour ta réponse.

Je suis d'accord avec toi, ce que je vie et ma manière d'agir face à ça les bloques eux aussi et ce n'est pas ce que je souhaite. J'aurai aimé personnellement que mon besoin de temps soit accepté, de ce fait j'aurai pu intégrer, me préparer et mieux gérer la situation, j'aurai pu surpasser mes difficultés, peurs etc et leurs donner la liberté qu'ils souhaitent mais avec consentement et préparation. De cette manière, ma copine aurai vu de la compersion de moi et ne ce serai pas éloigné, à l'inverse même elle se serai rapproché et on aurai eu à ce moment la un cercle vertueux.

Après, avec des si, on refait le monde. Mais selon moi la solution se trouve dans le respect de ma personne, de mes limites et mes besoins. Le soucis étant que j'ai beau les exprimer, cela ne change rien à la situation, je n'ai pas mon mot à dire.

Pour ce qui est de souffler, prendre recule sur moi etc c'est ce que j'essaye de faire, mais c'est difficile car même dans la situation actuel ou je suis partie chez ma mère pour ça, ma copine continue de vivre des choses, sa situation (et donc la mienne) évolue constamment et chaque jour passant j'en apprend des nouvelles, comme hier, la possibilité de leurs dynamique à trois sans moi alors que j'ai posé une limite de ce côté la, comme les chances que notre dynamique à quatre s'arrête. ça ne me laisse aucun répit.

Et puis, pour être franc, ma copine me manque sérieusement, nous sommes de base absolument tout le temps ensemble, étant tous les deux asperger, nous avons beaucoup de rituel de vie et davantage de difficulté à faire face à l'imprévu et au changement. D’où mon besoin de la retrouver, de passer du moment pour nous. Et au final, je vie absolument tout l'inverse car je me retrouve en dehors de chez moi, seul face à ma situation, sans contact avec elle, alors qu'elle continue à vivre toutes ces choses.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Polyarthrite (invité)

le jeudi 01 août 2019 à 14h16

Le manque de considération de ta copine pour toi me choque bcp, ok tu fais des erreurs mais tu semble les reconnaîtres et tu pense bcp au bien être de ta copine alors qu'elle se fiche de tes besoins et limites.

De plus, on dirait que S et O s accaparent ta copine et te mettent sur la touche. Comme tu la dit ils t excluent.

Pourquoi ne pas verbaliser concrètement ton ras le bol avec ta copine et faire un break le temps qu elle vive son truc, si elle t'aime vraiment elle reviendra sinon tu aura gagner du temps et tu pourra passer à autre chose.

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Areasii

le jeudi 01 août 2019 à 14h47

Faire un break est difficilement envisageable, nous avons beaucoup de projet ensemble qui arrivent, des vacances, des activités, nous avons des chats que nous considérons comme des enfants et je n'ai pas envie non plus que tout es trop d'impacte sur eux. Je sais aussi que ma copine à énormément de mal avec ce genre de chose, si elle sent que je suis sérieusement sur le point de partir, elle risque elle de se détacher très très rapidement pour se protéger et c'est quelque chose qu'elle fait très bien, qu'elle ferait trop bien. J'ai peur aussi que de ne pas être la soit une forme de porte ouverte. Je suis à peine arrivé chez ma mère qu'elle était deja partie au gite avec eux alors que ce n'était pas prévu à la base...

Je pense pas qu'elle se fiche de mes besoins et limites, elle les écoutes mais ne prend pas en considération. Elle me souhaite du bon, mais ne se sent pas responsable de mon malheur. Pour elle, elle ne peut rien faire. Par contre, c'est claire que la situation, les actes laisse très clairement penser ça et c'est très dur pour moi que de continuer à croire en ma copine si je ne regarde que les actes.

C'est aussi la sensation que j'ai, je ne comprend pas pourquoi est-ce qu'il n'y a pas plus de communication, j'ai explicité le besoin de rentrer davantage en communication avec S, pour apprendre à la connaitre, à me connaitre, se faire davantage confiance, pour parler de nos situations, besoin, expliciter entre nous. Mais depuis, rien ne c'est mis en place alors qu'ils trouvent du temps pour leurs activité. S se contente de ce que dit ma copine sur ma situation et je ne comprend pas qu'à aucun moment, elle ne viennent pas me voir pour avoir ma version des choses. La seule fois ou O a eu ma version des choses, elle était dans l'incompréhension face à ma copine, était désolé pour moi a tel point qu'elle c'est un peu détaché d'elle (ce que je ne voulais absolument pas au passage).

Et je pense pas qu'ils veulent m'exclure non plus mais c'est comme pour ma copine, dans les faits, leurs actes m'exclus et c'est clairement pas sains pour moi, spécifiquement dans cette situation.

C'est ce que j'essaye de faire jusque la, après, je me rend compte que je ne m'y suis pas non plus bien pris. Avec recule, des choses me sont révélé et je me rend compte que j'ai demandé à être rassuré sur de mauvaise chose. N'ayant pas eu le temps de prendre recule, j'ai fait un amalgame de mes besoins/peur etc. Du coup, je viens d'écrire un texte à ma copine, lui expliquant ma situation, lui expliquant pourquoi j'agis comme ça, lui expliquant comment je vois leurs comportement en expliquant bien qu'il s'agit que de ma vision, pas qu'il en est véritablement ainsi. Je m'excuse de mon comportement, explique que je suis bien conscient de la difficulté de sa situation aussi. mais je lui exprime qu'il y a un sérieux besoin d'être ensemble, d'être une équipe et d'accepter mes limites. Qu'il ne peut en être différament dans notre situation et que de tout ce que j'en ai vu des témoignages, aller au rythme des deux personnes au debut d'une relation poly est la chose la plus importante. C'est ce qui permet de fixer les bases et de permettre de donner le temps de surpasser les blocages, les peurs, les difficultés pour finir par surpasser les limites. Lui expliquer qu'avancer sur mes besoins, ses avancer sur ses besoins et vis versa. Et que j'agis vraiment, en ce moment même, de mon côté, pour aller à l'encontre de mes difficultés qui leurs son imposé, que j'ai véritablement la volonté, l'envie et l'espoirs et que je me battrai jusqu'au bout pour moi, elle, nous et eux.

Maintenant, j'espère très sincèrement qu'elle comprendra, qu'elle le lira avec sa plus grande sagesse, qu'elle cernera le message que j'essaye de faire passer. Et je ne vois aucune autre solution, alors je croise sérieusement les doigts.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Mark

le jeudi 01 août 2019 à 14h58

Areasil
J'aurai aimé personnellement que mon besoin de temps soit accepté, de ce fait j'aurai pu intégrer, me préparer et mieux gérer la situation, j'aurai pu surpasser mes difficultés, peurs etc et leurs donner la liberté qu'ils souhaitent mais avec consentement et préparation

Ton besoin de temps aurait du être pris en considération, accepté et intégré ; ce que souligne @Polyarthrite et je suis plutôt d'accord avec son point de vue. Ton besoin de prendre du recul me semble nécessaire.

J'ai une amie TDAH. Elle m'expliquait que ses ressentis émotionnels sont décuplés et très intense. Je ne sais pas si c'est une généralité mais si c'est ton cas également, je ne peux que plus encore compatir avec ce que tu traverses.

edit: nos posts se sont croisés. Je trouve super que tu ais trouvé les moyens de lui verbaliser tout ce que tu ressens, posément. A elle de rétablir le dialogue avec toi. tant que tu ne t'oublies et ne t'effaces pas dans vôtre relation, ce qui est une erreur de parcours assez fréquente.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Areasii

le jeudi 01 août 2019 à 15h56

Mais dans ce cas la, que doit primer selon vous ? Mes besoins/limites ou son besoin de vivre ses relations ? Parce que comme je l'ai dit, mon besoin de temps les brides etant donné qu'ils ne sont pas longtemps.

D'après eux c'est leurs vécu et leurs relation qui doivent primer, ce n'est pas à eux de subir les conséquences de mes difficultés, personnellement je ne suis pas de cet avis, je pense que la construction de notre polyamour, des bases, le respect de mes limites sont sérieusement à prendre en considération, surtout au début, d'autant plus qu'elle seront surpassé. Et puis je ne les limites pas totalement, je leurs permet malgré tout de vivre les choses. Et je ne pense pas devoir subir le fait qu'il ne se contente pas du temps qu'ils ont. S et O reviennent en Décembre. Mais je peux très bien me tromper.

Et sinon pour le TDAH, j'ai la sensation d'être plus sensible oui mais après, je ne vie pas la sensibilité des autres donc c'est très compliqué de comparer. En tout cas oui, je suis très sensible et je vie vraiment les choses, surtout ce genre de situation, de manière il me semble décuplé. Merci en tout cas à vous de prendre du temps pour moi, ça fait sérieusement du bien, j'ai la sensation d'être un peu plus légitime dans ma situation.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Mark

le jeudi 01 août 2019 à 18h12

Areasil
Mais dans ce cas la, que doit primer selon vous ?

La communication, la bienveillance et idéalement l'application de la règle "du plus lent"
Il faut souvent du temps pour s'adapter aux changements. Ne pas respecter ça est la voie rapide vers la situation que tu vis en ce moment.

Areasil
D'après eux c'est leurs vécu et leurs relation qui doivent primer, ce n'est pas à eux de subir les conséquences de mes difficultés...

Je ne suis vraiment pas d'accord avec cette prise de position. De mon modeste vécu coté poly, j'ai tendance justement à tenir encore plus compte des autres.
Je te renvoies à l'intervention de @Polyartrite. D'ailleurs, tu as bien vu la réaction initiale de S (si j'ai bien suivi) face aux problèmes que tu rencontres.

Il faut aussi intégrer que ce que l'on ne ressent pas de vivre avec une personne peut se faire naturellement avec une autre. L'alchimie est ainsi faite. Dans le bdsm, voire plus encore avec le shibari, ce lien est encore plus visible. Forcément, quand c'est pour une autre personne que son/sa partenaire vibre et se retrouver seul.e avec ses envies non partagées, ça pique.

ps: Pas eu le temps de faire une recherche, mais qu'est une personne "AMAB"?

edit:

Areasil
j'ai la sensation d'être un peu plus légitime dans ma situation.

Ton questionnement, tes besoins et tes attentes le sont totalement!

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Areasii

le jeudi 01 août 2019 à 22h23

Mark
La communication, la bienveillance et idéalement l'application de la règle "du plus lent"
Il faut souvent du temps pour s'adapter aux changements. Ne pas respecter ça est la voie rapide vers la situation que tu vis en ce moment.

Je suis tout à fait d'accord la dessus et j'ai du nouveau de ce côté la. En discutant avec ma copine suite à la lecture de mon texte, (discussion toujours aussi stérile...) nous en avons compris que nous n'avions pas les même définition de limites et veto. Je vous les exposent la et j'aimerai bien avoir votre avis la dessus.

La mienne :

La limite est donné par la personne en difficulté, dans le but d'exprimer quelque chose qu'elle doit surpasser, pour elle, pour la liberté du compagnon et pour le couple. De ce fait elle demande de l'aide à l'autre qui, si elle prend sa part de responsabilité dans l'ouverture de leurs relation, agis en conséquence. La limite est exprimé pour agir dessus à deux. Elle n'est pas définitif et a pour but d'être dépasser pour permettre à la deuxième personne de pouvoir vivre la chose initial.

Un véto est une contradiction imposé par la personne en difficulté. Il en est ainsi et pas autrement et le véto n'est pas dit pour être surpassé, compris, partagé. Il est la pour être accepté sans broncher, subis et il est définitif.

La sienne :

Une limite est clairement définie et précise et n'empêche pas la relation de se construire sur le plan émotionnel et physique.
Exemple de limites :
- Si tu vas te coucher, envoie moi bonne nuit
- Je ne souhaite pas que ça soit dans notre lit
- Quand tu rentres, envoie moi un message
- Je souhaite connaître certains détails si c'est ok avec les partenaires en question
- Deux nuits c'est trop pour moi je préfère une
- etc.

Le veto est un pouvoir que les partenaires s'accordent l'un sur l'autre lors de situation d'inconforts et qui ont pour conséquence de ralentir/rompre le lien émotionnel et physique avec un autre partenaire
Exemples de véto :
- Ce soir je ne suis pas bien je ne suis pas ok pour que tu vois cette personne
- Je veux qu'avec cette personne tu te contraignes à ça, à ça... (exemple, tout sauf pénétration)
- Cette personne ne me plaît pas je ne souhaite pas que tu sois en relation avec
- Désolé mais j'ai besoin de temps donc pour le moment non avec cette personne

La limite doit être claire et précise : j'ai besoin de temps ne ressemble en rien aux exemples de limites que j'ai donnés et par contre correspond au veto. Ensuite, quitte à en faire une limite, il aurait fallu l'expliciter clairement : exemple "est-ce que tu peux me donner un ou deux jours pour que j'intègre l'information ?"

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En soit, je comprend sa distinction entre limites et véto. D'après elle, nous étions d'accord avant de commencer le poly pour qu'il n'y ai pas de véto. Dans ma position, j'étais surtout d'accord pour ce soit ce que l'on vise. Par contre, je ne suis pas suffisamment fou pour savoir qu'il n'y en aurai aucun au debut de notre relation. Nous n'étions pas encore dans le poly concrètement donc nous pouvions pas réellement savoir les difficultés auquel nous ferions face. Je m'étais personnellement préparé à ça et m'était rendu flexible, sachant pertinemment que des règles serait proposé lors de l’expérience. Mais, il faut croire que j'étais le seul à voir la chose ainsi et vu que elle voit la chose ainsi, il en sera donc ainsi ... Le comble étant que j'étais persuadé avant tout ça que la situation aurai était inverse, c'est à dire que je m'étais préparé à être dans sa position et vivre moi des limites.

J'ai essayé de lui expliqué aussi que c'est extrêmement courant et normal que d'imposer des choses au débuts d'une relation poly et qu'il ne tiens qu'à elle de le vivre de tel ou tel manière. Soit la limite explicité est comprise et intégrer, dans ce cas la compagne agis volontiers, soit elle n'est pas comprise, la compagne voit la limite qui lui sera imposé, ne voit que ça et de ce fait, subis la situation et n'agira pas pour l’intérêt de celui qui vit la difficulté initial, mais pour elle même.

D'après elle aussi, mon besoin de prendre du temps, pour être valide, doit être validé par les deux personnes du couple. Donc si elle en décide autrement, ma limite est invalidisé... Et pour que mon besoin de temps soit une limite et non un veto, il faudrait que j'exprime exactement de combien de temps don't j'ai besoin.

J'ai essayé de lui expliquer que je ne peux pas, quand je prend ma limite dans la tronche, lui donner un temps définie. j'ai besoin d'au moins une soirée, d'un petit temps pour réfléchir à l'impacte de ma limite, comment celle si me touche, sur quoi exactement, pour ensuite pouvoir avoir une approximation du temps dont j'aurai besoin. Chose qu'en prime je n'ai pas pu explicité les premières fois car, ce sont justement mes premières fois et que je découvre tout ça, je n'ai pas la science infuse ...

Mais la discussion tourne en rond et elle ne comprend pas ou je veux en venir ...

Je n'ai d'ailleurs pas eu d'autres réaction concernant mon texte, si ce n'est dans notre discussion, par si par la des négations concernant certaines passages qu'elle cites et qui convient à la situation de notre discussion.

Mais je doute du coup très fortement qu'elle ai saisie mon intention et j'en suis tellement triste. Pendant sa lecture, j'ai eu des crises d'angoisse tellement j’espérai qu'elle comprenne car je ne vois pas d'autres solutions.

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J'ai appris aujourd'hui qu'elle souhaite qu'on se voit pour me parler et que lire mon texte ne changerai rien à ce qu'elle me dirai. J'ai appris qu'il s'agit de revoir notre couple, qu'elle m'énonce des besoins, qu'elle m'énonce des demandes, qu'on trouve des solutions. Et que suite à cette discussion, qu'on se voit avec S et O pour parler de la dynamique à quatre et de moi ...

Comment vous dire que j'ai peur de vivre un tribunal alors que je suis épuisé, à bout, que je fais deja tout ce que je peux. j'ai deja beaucoup de mal aussi à m'exprimer avec une personne, d'autant plus avec ma copine qui m'intimide énormément. Alors, leurs faire face à eux trois, ensemble, d'un coup ...

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Areasii

le jeudi 01 août 2019 à 23h01

Amab est une personne ayant un corps masculin et Afab est une personne ayant un corps féminin. Cela permet de faire comprendre qu'on parle d'une personne ayant un corps de tel ou tel sexe mais qui ne se reconnait pas au niveau de son genre, uniquement par son sexe. Par exemple moi, je suis une personne Amab, j'ai un penis, mais je suis bigender. Je me retrouve dans les deux sexe, je vie les deux, je me pronom Il, Elle, Iel. Mais dire que je suis Amab permet de faire comprendre que "je suis de naissance un homme". :)

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pkd

le vendredi 02 août 2019 à 00h03

Ça fait très longtemps que je n'ai plus posté. Mais en lisant ton témoignage, j'ai eu envie.
Bien sûre, nous n'avons qu'un ressenti à sens unique, on ne sait comment ta copine voit les choses.
Mais ce qui en ressort pour moi, c'est comme le dit Polyarthrite, un manque criant de considération et de respect de la part de ta copine. Les couples ouverts et les couples polymoreux se basent sur une compréhension et une prise en compte des limites de sont partenaires de vie. Que tu ne saches pas les exprimer à temps n'enlève pas la responsabilité amoureuse ta copine de vérifier que tout va bien pour toi.
Le comportement de O et S n'est pas non plus très respectueux de votre relation. Excuse moi, mais ils n'ont pas à s'exprimer sur votre dynamique. Tout ça n'est pas très sain.
Même si votre recherche n'étais que du ressort du libertinage. Certaines règles de base ne sont pas respectées ici.
Ta copine doit redescendre de son nuage d'ENR et regarder les faits pour voir ce qu'elle compte faire de votre relation en se comportant comme ça.
Demander à ce que les limites que l'on exprime soient prises en compte c'est normal. D'autant que tu ne sembles pas être du genre à poser des limites abusives. Tes limites ne sont pas des vétos. Se sont des limites nécessaires à ton/votre bien être. Si elle les enfreins sans en tenir compte et à un comportement quelque peu obsessionnel (ENR?) Vis à vis de couple. Elle ne peu pas s'abstraire des conséquences. La vie est une affaire de choix.

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alinea7

le vendredi 02 août 2019 à 00h10

@Areasii, ce que tu vis, j'appelle ça se faire trainer par le bout du cœur.

Déjà, limite et véto sont des mots qui reflètent une même dynamique : respecter ce que le partenaire vit mal, que ce soit temporaire ou permanent. Ça va dans les deux sens. Elle vit mal tes besoins de restreindre le développement de ses relations avec S et O.
Mais tu pourrais aussi très bien avoir voulu vivre le polyamour en théorie et ne pas pouvoir en pratique, et ce serait légitime. Il y a des limites physiques/psychologiques qu'on ne réalise qu'en les frappant. Il se trouve que ça n'est pas ton cas, tu restes d'accord pour qu'elle ait d'autres relations, et c'est tant mieux.

Quoi qu'il en soit tes limites et vétos sont légitimes parce qu'ils/elles sont. Point à la ligne. Tu sembles supplier pour que ton amour donne voix de chapitre à ce que tu vis comme si elle décidait de la validité de ce que tu ressens.

Ça n'est pas le cas. Tu as le droit de mal vivre certaines choses, que ça ne soit pas compatible avec ce qu'elle veut vivre. Vous en êtes là, en fait, inutile de parler de limites ou de veto. Que faire avec ça ? Quelle place faites vous chacun pour que votre relation reste de bonne qualité dans ce contexte ? Quelle entente est possible ?

Je te vois passer beaucoup d'énergie à faire passer la qualité de votre relation avant ton bien être. Ce qui me semble relever de la dépendance affective.
Et ça semble a minima beaucoup plus équilibré chez ton amour.
Du coup je te souhaite de prendre du temps pour toi, pour mettre de la distance avec tout ça, cultiver ton autonomie, comme le dit très bien@Mark : "Prendre du temps pour toi, te rendre émotionnellement et affectivement moins dépendant de ces relations et dynamiques"

Par ailleurs, l'urgence de vivre ces moments est toute relative. Si envie il y a, l'occasion reviendra. De nos jours l'avion fait des miracles. J'ai l'impression que cette urgence nuit à la sérénité des discussions.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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HeavenlyCreature

le vendredi 02 août 2019 à 15h43

Salut areasi,
Quelle histoire ! J'ai l'impression que vous avez joué à l'apprenti sorcier et que vous (tu, en l'occurrence) en payez les conséquences aujourd'hui...
Je n'imagine pas à quel point tu dois en baver tant tu cumules les situations inédites, touches à tes limites et sembles totalement ignoré par ta compagne dans le même temps. Il semble que tout ça se joue sur fond d'angoisse d'abandon et de persécution... Bref, le seul conseil que je peux te donner actuellement c'est "sauve ta peau", extrait toi en urgence de cette situation ultra toxique..

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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NiouNiou08

le lundi 05 août 2019 à 09h14

Salut,

Je prend le temps de te répondre car ton histoire me touche vraiment, je suis également TDAH et je comprend parfaitement ton ressenti.. La non acceptation de l’injustice, la recherche de la vérité et surtout du respect sont souvent des traits de caractères qui nous liés entre TDAH, l’hypersensibilité aussi.. Bref j’ai vraiment ressenti le poids que tu portes et honnêtement je trouve que tu réagis de manière honorable. Moi je pense que mon réflexe de survie m’aurais fait fuir depuis bien longtemps..

J’ai pas de solutions miracles mais je dirais qu’il faut d’urgence que tu t’eloigne de cette situation car on ressent une immense détresse dans tes messages.. Je suis un peu dans une phase similaire bien que dans les fait, la situation soit très différente.. Bref, je ne peux que te conseiller de faire passer ton bien être en premier car tu en as réellement besoin là, ce ne sera pas facile. On est pas fait pour ça, on pense aux autres à leur bien être, on envisage toutes les conséquences de nos actes mais il faut parfois dire stop. Il faut parfois se préserver, penser un peu à soi, se dire qu’on ne peu plus vivre dans cette situation et donc s’en extraire, pour un temps au moins.

J’ai du mal à comprendre que ta compagne reste autant sur ces positions, le déséquilibre se situe justement dans le fait que tu fasse passer ses besoins avant les tiens et qu’elle ne te rend pas la pareille. Je ne sais pas dans quel optique est exactement ta compagne, j’ai d’ailleurs énormément de mal à comprendre son comportement mais je n’ai aucun droit de le juger.. Je pense juste que si rien ne change, tu cours à ta perte..

En tout cas, désolé pour toi et je te souhaite que cela s’arrange :)

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Intermittent (invité)

le lundi 05 août 2019 à 14h26

Ce que je ne comprends pas, c'est comment on peut se laisser embringuer dans des situations pareilles, juste pour ne pas avoir l'air coincé ou réac ou que sais-je .....

Manifestement, tu es largement allé bien au delà de tes limites et ta copine ne semble pas en avoir beaucoup, en tout cas, vis à vis de toi .....
La première des choses à faire dans un couple, c'est de respecter l'autre et là je n'en vois pas trace.

Il faut TOUJOURS s'écouter, ce que tu ressens est un avertissement.

Si tu n'arrives pas à mettre des limites (tes limites) à ce genre de comportement, tu vas finir en dépression ...

Si on doit voir du polyamour dans ce genre de situation, je m'interroge ....

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