Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Comment gérez-vous les écarts entre vos désirs sexuels et ceux de vos partenaires ?

#
Profil

LuLutine

le mercredi 05 octobre 2011 à 17h17

clairobscure
c'est bien les sentiments qui nous guident vers une personne, pas seulement un besoin (ou pire : une habitude!) sexuel(le).

Très juste !
Et ça, on a besoin de le sentir aussi : lorsqu'on n'a pas envie, et que l'autre "met la pression", qu'il/elle n'a pas envie de faire d'autres choses, on finit parfois par se demander ce qui le/la guide vers nous....réels sentiments ou dépendance ? Personne n'a envie de se sentir comme un vulgaire bout de viande !

Pour répondre à la question de bubo plus haut, je dirais qu'à mon avis c'est principalement à la personne qui a le plus d'envie de gérer les choses en n'insistant pas lorsque l'autre lui dit "stop". Ainsi, cela permet de se faire de "petits" câlins sans forcément aller "plus loin" si l'un ne le souhaite pas.

En fait, je me dis que ça devrait être la base évidente de toute relation...malheureusement certaines personnes ont beaucoup de difficultés à respecter l'autre à ce niveau-là ; ce qui ne veut pas dire que cela n'est pas possible : pour preuve, j'ai deux amoureux formidables que je connais depuis longtemps (l'un depuis 15 ans, l'autre depuis presque 10 ans) qui respectent parfaitement le fait que je puisse dire "stop" à un moment donné.

Pour terminer, précisons quand même que si je sais que je ne veux pas aller "plus loin", il y a quand même quelques gestes que j'évite...par exemple, caresser le sexe de l'autre, puis dire "stop on arrête", ça ne serait pas très sympa ! ;) Mais ça me semble assez évident non ?
Par contre, se prendre dans les bras et s'embrasser, je considère - sauf information contraire de mon partenaire - que ça ne pose pas de problème. :)

#

clairobscure (invité)

le jeudi 06 octobre 2011 à 18h14

"Par contre, se prendre dans les bras et s'embrasser, je considère - sauf information contraire de mon partenaire - que ça ne pose pas de problème. :)"

Justement, c'est bien là-dessus que beaucoup ne sont pas d'accord, car pour eux ça va forcément ensemble... enfin, va leur faire comprendre :/

#
Profil

LittleJohn

le vendredi 07 octobre 2011 à 11h01

LuLutine
Pour terminer, précisons quand même que si je sais que je ne veux pas aller "plus loin", il y a quand même quelques gestes que j'évite...par exemple, caresser le sexe de l'autre, puis dire "stop on arrête", ça ne serait pas très sympa ! ;) Mais ça me semble assez évident non ?

Pas d'accord. Un caresse, quelle-qu'elle soit, n'est pas forcement un préliminaire, elle peut aussi être un acte en soi, une fin et non un moyen. Ces bases, pour peu qu'elles soient posées dès le début de la relation (en gros, "c'est pas parce que tu me touche la bite que tu vas forcément devoir y passer" ou "un cunnilingus peut se suffire à lui-même") évitent pas mal de malentendus ou de dépits.
Bon, après, faut tomber sur des gens qui comprennent le concept, hein...

#

(compte clôturé)

le vendredi 07 octobre 2011 à 13h11

LittleJohnUne caresse, quelle-qu'elle soit, n'est pas forcement un préliminaire, elle peut aussi être un acte en soi, une fin et non un moyen.

Sûrement la meilleure façon de conserver une sexualité riche et non-ennuyeuse ! [pour pas que 95 fois sur 100... dixit Brassens]
Parce que oui, super on apprend on ados qu'il faut des caresses avant, mais si ces douceurs ne deviennent plus qu'une monnaie d'échange contre coït [soupir], alors ça peut vite devenir pénible.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

LuLutine

le vendredi 07 octobre 2011 à 23h28

LittleJohn
Un caresse, quelle-qu'elle soit, n'est pas forcement un préliminaire, elle peut aussi être un acte en soi, une fin et non un moyen.

Oui bien sûr.
Moi je suis d'accord avec ce point de vue, mais quand je disais "évident", c'est disons, pour la grande majorité des gens. Je parlais du cas le plus courant, car comme tu le dis :

LittleJohn
Bon, après, faut tomber sur des gens qui comprennent le concept, hein...

Désolée de ne pas l'avoir précisé.

En effet, en l'absence de discussion préalable, et àmha dans la grande majorité des cas, un homme à qui je prodigue ce genre de caresse s'attend par défaut (ou en tout cas espère très fort, suffisamment pour que ça en devienne quasiment une attente de sa part ^^ ) à ce que j'accepte d'aller plus loin et/ou de "terminer le travail". Donc dans le cas contraire, il faut un accord explicite.
D'ailleurs dans mon expérience, les hommes que j'ai rencontrés n'acceptent pas vraiment que je les caresse trente secondes et que je m'arrête comme ça d'un coup, parce que je l'ai décidé. Je comprends leur frustration et j'évite donc de le faire !

Par contre, tant que le câlin reste "non sexuel", la plupart des gens sont conscients qu'une certaine "limite" n'a pas (encore) été franchie, et qu'on pourrait très bien en rester là. Ils ne se sentiront pas lésés et trompés si cela s'arrête là.
Bien sûr c'est difficile de définir les limites du "sexuel" et du "non-sexuel" (on en a déjà discuté par ici d'ailleurs, si je me souviens bien). Ce que j'entends par "câlin non sexuel" en gros c'est : pas d'attouchements sur certaines parties du corps, notamment sur des zones qu'on sait très érogènes pour l'autre, juste d'être l'un contre l'autre, habillés ou non.

A noter que si je me retrouve nue à câliner un homme avec qui c'est la première fois que ça arrive, si je ne veux pas aller plus loin, je le lui aurai précisé avant de me déshabiller ! Histoire d'éviter les malentendus ! Si par contre c'est un amoureux que je fréquente déjà, il tombe sous le sens pour moi que d'être nue contre lui ne m' "engage" aucunement à aller "plus loin". En particulier dans le cas de figure "classique" du couple qui se couche dans le même lit, simplement pour dormir. (Et de toute façon, en cas de sollicitations de mon amoureux, il se rend très vite compte que je ne souhaite pas aller plus loin : je le montre et si nécessaire, je le dis).

#

(compte clôturé)

le samedi 08 octobre 2011 à 12h38

Après une semaine d'absence, le voilà qui revient ce soir...
J'en suis heureuse mais aussi un peu tendue, à distance les rapports ne sont pas physiques et ça ne dépend pas de moi. Plus facile.
Parce qu'elle vient résonner dans ma tête, parce que l'hiver est là et que sa chaleur réchauffe encore, parce que ça fait du bien la revoir si belle, voici une petite chanson... youtu.be/hf8_JtjMCjU

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

fanfangarden

le mardi 01 novembre 2011 à 16h56

¡auxilio!
à l'aide!

Si je pouvais me couper la bite sans préjudice, j'y viendrais bien volontiers en ce moment!
Je me trouve dans la situation inverse de Bubo dont les propos me rappelle bien trop de points communs...
Aussi j'en appelle à la communauté. Merci à vous d'être là d'ailleurs!

Je suis ce frais polyamoureux ravi de savoir ma toute belle épanouie dans les bras d'un autre. J'ai moi-même vécu de très belles choses avec d'autres amoureuses.

Malheureusement je souffre du manque de désir de ma partenaire (avec qui nous avons fait le pari des amours multiples depuis moins d'un an). Je sens bien que même quand je n'en parle pas, cela se lit sur moi.
Aussi, comme on en à pris l'habitude depuis le début de nos aventures polyamoureuses, nous discutons facilement de tout cela. Mais j'ai réellement peur d'envenimer le problème de la sorte : je sens bien que plus j'en fait part, et moins nos rapports sont simples.

J'en viens à jalouser des rapports qu'elle peut avoir par ailleurs beaucoup plus légers parce que neufs et pleins de désirs...

Jalousie, le mot est lancé!

Est-ce de la jalousie que de regretter ne pas recevoir ce que d'autres reçoivent de son amoureuse? J'aime ses caresses, j'aime sa chaleur, j'aime le parfum de ses cheveux, et les courbes de son corps, mais à chaque fois que je souhaite le lui signifier, je ne le peux pas. Je veux respecter Les désirs de mon amoureuse qui sont bien souvent de ne pas faire l'amour, mais cela me revient à ne pas témoigner de tout l'amour que je lui porte. Et cette frustration n'est pas celle d'un homme en chaleur, obliger de vider ses bourses, mais celle d'un amoureux désireux de le partager!

Peut-être le suis-je trop, amoureux? Il faut dire que ce n'est pas n'importe qui!
Peut-être que ma confiance en moi est dévorée par ce manque de désir réciproque?

Ode à la légèreté! Inshalla que l'amour dévore la faiblesse de nos rapports!

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

JulienPoly

le jeudi 12 décembre 2013 à 18h24

Tiens une envie de déterrer ce fil de discussion.

LuLutine
Moi si je n'ai plus envie, je me dis que c'est comme ça et puis c'est tout. Je ne cherche pas à tout prix à avoir envie.

Pour moi, ce serait comme me gaver de mousse au chocolat de force parce que d'habitude, j'adore ça et que j'en ai envie. Tout ce que je risque c'est une indigestion, et d'être dégoutée à terme de la mousse au chocolat.

Alors, je remangerai de la mousse au chocolat, quand l'envie reviendra... :)

Il me semble là que cette manière de penser est très genrée*. Non en fait même pas genrée, mais révélatrice d'une personne qui a un rôle de pénétré dans le rapport sexuel. Ou juste un potentiel de séduction sexuelle passive relativement élevé par rapport à l'ensemble des êtres humains hommes, trans femmes, tous genres, âges ou sexes confondus. Bref, quelqu'un qui percoit une sur abondance d'opportunités de pratiquer l'acte en question dans le rôle qu'elle y prend. Je vais continuer à parler de pénétrant/pénétré dans le reste de ce post mais c'est fondamentalement sur la question d'abondance percue que ça se joue à mon sens.

Il me semble que statistiquement le/la pénétré(e) a plus d'opportunités (autant que de mousses au chocolat dans un supermarché) de recevoir le coït, que le/la pénétrant de pénétrer une autre personne de son goût (donc "bandant(e)").

C'est donc le/la pénétré(e) qui contrôle l'accès à la pénétration. Accès statistiquement restreint, à l'image des places de parkings dans un parking bondé.

Pénétrant/pénétré (ou actif dans la séduction/passif dans la séduction) = une perception de pénurie de places de parkings vs une perception de sur-sollicitation à manger des mousses au chocolats?

Est-ce que c'est pas là justement que ça fait mal docteur?

Car en tant que pénétré(e), quand je le suis en tout cas, je trouve que c'est bien plus facile pour l'égo de faire face à une verge molle: y'a plein d'autres verges dures qui sollicitent l'accès à l'intérieur de mon anatomie. Alors que quand c'est moi qui désire pénétrer, c'est bien plus difficile pour mon égo d'accepter ce refus: les personnes "bandant(e)s" que j'aimerais donc pénétrer et qui sont prêtes à l'accepter sont en grande pénurie. L'occasion n'est pas prète de se représenter d'aussi tôt. Impossible à part en rêve d'imaginer me gaver jusqu'à l'indigestion...

Je pense que c'est là que l'amoureux en question a mal et qu'il somatise jusqu'à ressentir une douleur physique.

Moi je lui proposerais de le sodomiser avec un gode ceinture en le masturbant en même temps. Un peu comme un homme pourrait sodomiser une femme en lui stimulant le clitoris. Après ce n'est peut-être pas quelque chose que tu voudrais faire. En tout cas, ça pourrait peut-être le calmer, ne serait-ce que dans ses avances.

Je voulais souligner une disymétrie (genre/pénétration/potentiel de séduction - ou juste de perceptions d'opportunités) dans la difficulté à accepter la frustration.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#

(compte clôturé)

le jeudi 12 décembre 2013 à 18h52

JulienPoly
Il me semble que statistiquement le/la pénétré(e) a plus d'opportunités (autant que de mousses au chocolat dans un supermarché) de recevoir le coït, que le/la pénétrant de pénétrer une autre personne de son goût (donc "bandant(e)").

Je ne suis pas certaine.
Je vais reformuler d'une façon qui me semble plus exacte :

"Stastistiquement, le/la pénétré(e) BANDANT-E [i.e. correspondant aux normes mainstream] a plus d'opportunités (autant que de mousses au chocolat dans un supermarché) de recevoir le coït..." Etc.

Je connais plein de pénétré-e-s qui souffrent d'une grande dèche sexuelle parce qu'ils sont considérés comme vieux, moches, pauvres, etc.

#
Profil

JulienPoly

le jeudi 12 décembre 2013 à 18h56

On est d'accord, l'édit de mon post a croisé le tien. Le niveau fondamental se situe à mon sens dans la perception de l'abondance ou de la pénurie d'opportunités.

Ca fait plus mal d'accepter le refus et de se frustrer quand c'est la dèche que quand c'est l'abondance.

En matières d'opportunités, statistiquement, pensez-vous que:

Critères objectif:
Jeune > Vieux/Vieille
Grand(pénétrant)/Petite(pénétré(e)) > Petit(pénétrant)/Grande(pénétré(e))
Pénétré > Pénétrant
De corpulance moyenne > Extrêmement gros(se) ou maigre

Objectif/subjectif:
Intelligent > Stupide

Subjectif (hors diformité):
Beaux > Moche

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

LuLutine

le jeudi 12 décembre 2013 à 22h45

Euuuuuh...ça c'est du déterrage ! :P

Alors, juste pour être sûre que ce soit clair (car ton message Julien, peut faire penser que tu ne l'as pas compris, enfin je trouve que c'est pas clair) : j'ai bien dit que j'éviterais de faire une indigestion de mousse au chocolat, mais je n'ai pas dit que si je n'avais de mousse au chocolat que tous les six mois, je la refuserais hein ^^

Oui, ça peut très bien être lié à la quantité d'opportunités. Bien sûr que si je vois de la mousse au chocolat peu souvent, je risque d'en avoir envie à chaque fois, alors que si c'est tous les jours...

Après, ton message me fait me rendre compte que j'ai observé exactement le contraire de ce que tu décris : à savoir, des personnes ("pénétrantes") qui n'avaient que très peu d'opportunités, bien moins intéressées que moi par la chose, et au contraire des personnes ("pénétrantes" toujours) qui avaient parfois plus d'opportunités que moi, mais désiraient aussi beaucoup plus.

Alors, ce ne serait pas lié à une réalité concrète (puisque le plus frustré s'avère être celui avec le plus d'opportunités), mais plutôt "dans la tête" ???

Genre : "Mon dieu je fais partie de ceux qui peuvent ne pas avoir tant d'opportunités que ça de manger de la mousse au chocolat, alors même si j'ai beaucoup d'opportunités pour ma part, je me jette quand même systématiquement dessus, on ne sait jamais" ?

Bon, d'autre part, je pense qu'il y a quand même aussi une dissymétrie (et il me semble que mes exemples en sont représentatifs) liée au niveau de désir de chacun, un désir "dans l'absolu" qui ne dépend pas du fait d'être "pénétrant/pénétré" mais simplement de la personne...

Le sexe, ce n'est pas au centre de la vie. Du moins, pas pour tout le monde. Donc il y a des gens pour qui ça n'est pas prioritaire, même s'ils ont peu d'opportunités. Alors, ils ne se sentent pas "en manque", quand au contraire quelqu'un qui a "sa dose" trois fois par semaine va trouver que ce n'est "pas assez" et se sentir frustré.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion