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Comment gérez-vous les écarts entre vos désirs sexuels et ceux de vos partenaires ?

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Profil

Boucledoux

le dimanche 20 mars 2011 à 14h01

Siestacorta
Oui, notre société éduque mal les hommes à gérer la frustration, me dit-on dans l'oreillette.

ou au contraire, elle les éduque très bien à la domination, à la possession et à la négation de l'autre... comme elle éduque les filles à se laisser en être les victimes et à intérioriser cette position...

ce qui ne veut pas dire que ça marche à tous les coups, heureusement... :)

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 14h25

Moi en tout cas je n'ai jamais senti de douleur physique...

Abîmes de perplexité... Quand ça gratouille trop on a toujours des mains, non ?

Disons que dans le cadre d'une relation équilibrée et "facile" entre deux individus adultes, libres et consentants, c'est gênant ces écarts mais je ne vois pas ça comme quelque chose de vraiment dramatique. Les cas dont je parlais, plus douloureux à terme (moralement douloureux, hein) étaient effectivement un peu différents de ceux évoqués par le premier message de Lulutine, moi je faisais allusion à des relations dont c'est le fonctionnement habituel, qui sont structurellement déséquilibrées de cette façon.

Pour les filles qui sucent pour calmer leurs mecs, comment dire... Je trouve ça tellement triste et dégradant et pour la fille et pour le mec que j'ai juste envie de pleurer. Parce que ça induit que 1) les mecs sont soumis à leurs hormones et incapables de se débrouiller avec comme des grands 2) sucer c'est pas un acte sexuel "complet", c'est un erzatz où la nénette ne s'implique pas autant que pour un bon vieux missionnaire des familles 3) au lieu de prendre acte de la différence d'état d'esprit entre les deux, éventuellement d'en parler, en tout cas d'en tirer un truc constructif d'adultes, les deux adoptent l'une le rôle de "maman" l'autre celui de "gamin", bref un bon mélange de domination, de sado-masochisme même pas ludique et de rôles sociaux sans espoir d'en sortir, bref tout ce que j'aime... :-(

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lam

le dimanche 20 mars 2011 à 15h04

Janis
Abîmes de perplexité... Quand ça gratouille trop on a toujours des mains, non ?

Complètement d'accord.

Je crois que le souci c'est le même que dans des relations plurielles: le décalage du désir pose problème à partir du moment où les personnes impliquées sont dépendantes d'autres personnes. Vous trouvez pas que c'est comme pour la dimension affective dans les relations amoureuses? Que ca frotte et ça fait mal quand il y a une proportion de dépendance à l'autre qui est subie et pas choisie?

Et oui de manière générale comme ca a été dit les personnes genrées femmes* ont plus souvent tendance à être disponibles pour les désirs de l'autre (pas que sexuels hein, aussi matériels, affectifs...) et les personnes genrées hommes* à trouver naturel d'extérioriser leurs frustrations et d'attendre qu'elles soient assouvies par autrui.

Bon, et pour sortir de ça on fait quoi? J'ai envie de gueuler "AUTONOMIE!!!"
Alors comme dit Janis on a des mains et aussi des jouets, du lubrifiant, de l'imagination. Y'aurait surement moins de soucis si on développait des auto-sexualités satisfaisantes...

ps: les * c'est pour tenir compte des personnes qui ne se reconnaissent pas trop dans ces catégories binaires et étriquées, comme moi

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le dimanche 20 mars 2011 à 18h42

Boucledoux
ou au contraire, elle les éduque très bien à la domination, à la possession et à la négation de l'autre... comme elle éduque les filles à se laisser en être les victimes et à intérioriser cette position...

ce qui ne veut pas dire que ça marche à tous les coups, heureusement... :)

Ben non, avec moi ça n'a pas marché, mais alors pas du tout !
Je connais aussi des hommes avec qui ça n'a pas marché ;)

Janis
Abîmes de perplexité... Quand ça gratouille trop on a toujours des mains, non ?
[...]je ne vois pas ça comme quelque chose de vraiment dramatique.

Ben oui, y a toujours les mains, et non je ne vois pas cette situation non plus comme quelque chose de dramatique.

Mais quand ça te pose un problème d'utiliser tes mains devant l'autre, et que l'autre n'a pas le désir de "t'aider", tu fais quoi ?

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 18h46

Heuuuuu... Je sors de la pièce ?

:-)

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Anna (invité)

le dimanche 20 mars 2011 à 18h50

Ce que tu évoques Lulutine est "une douleur physique", donc un problème mécanique. La première chose qui me viens, c'est que si cela pose problème à la personne, c 'est de consulté un médecin. De savoir d'où ça viens et s'il y a un moyen de le résoudre.

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Profil

Boucledoux

le dimanche 20 mars 2011 à 18h55

Janis
Heuuuuu... Je sors de la pièce ?

:-)

la douche ?
:-D

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 19h02

La douche, une autre chambre, le placard au fond du couloir, le balcon pour donner un peu de bonheur au retraité d'en face :-D

Sans rire, j'avoue que je ne me suis jamais posé la question en ces termes (d'ailleurs c'est bien intéressant). Il me semble que pour de vrai si je sentais que mon vis-à-vis n'a vraiment pas du tout la tête à ça, déjà je m'abstiendrais de lui faire part de l'état de mes propres muqueuses, et ensuite je m'astreindrais moi à rester discrète sur la chose et à remettre ça à plus tard - ou à m'éclipser discrètement si vraiment ça urge.
Mais là tu parles de douleur physique, c'est vraiment différent... Oui, Anna a raison, consulter un médecin si ça en est là ???

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 19h10

Bon, après j'essaye de me mettre dans la peau de celui qui est en face...

Délicat.

"Soulager" le partenaire par compassion ? Je le sens pas bien quand même...

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 19h19

Douleur physique? Mmmh. Est-ce que ça serait pas plutôt de l'ordre de "ça m'angoisse tellement que ça me torture et que j'ai des symptômes physiques pas tant dans la sphère génitale que dans le plexus" ?

???

Janis

"Soulager" le partenaire par compassion ? Je le sens pas bien quand même...

Ca fait infirmière, ce truc... un des rôles les plus facilement pris et dévolus aux femmes, par ailleurs. Du coup, là, comme traitement, je propose le bromure. :-)

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Profil

Boucledoux

le dimanche 20 mars 2011 à 19h46

Wazaaa
Douleur physique ? Mmmh. Est-ce que ça serait pas plutôt de l'ordre de "ça m'angoisse tellement que ça me torture et que j'ai des symptômes physiques pas tant dans la sphère génitale que dans le plexus" ?

ou de l'ordre du chantage affectif ? "chérie ça me fait souffrir et par ton caprice tu es responsable de mes souffrances ?"

Blagues à part, l'idée que l'excitation sans rapport peut mener à la souffrance physique chez les mecs est un préjugé patriarcal fort répandu et qui fait des dégâts comme moyen de contrainte psy.

Une copine m'a raconté (de très nombreuses années après les faits...) que ado lors d'une de ses premières expériences amoureuse, elle s'était retrouvée au lit avec son copain et qu'après quelques câlins et alors qu'elle n'avait pas envie d'aller plus loin, elle avait fini par céder à l'insistance du mec sur cet argument. Ce n'est que de longtemps après devenue une militante féministe qu'elle avait analysé le dégout de longue durée vis-à-vis de sa propre sexualité qui s'en était suivit comme la conséquence d'un viol ou d'un quasi viol.

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 21h03

Oui. La tension dans les couilles, on la sent. Mais on a des pognes pour se branler, quand le désir et unilatéral. Et ça va tout de suite mieux ensuite: c'est de la physique appliquée.

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LuLutine

le dimanche 20 mars 2011 à 21h53

Wazaaa
Oui. La tension dans les couilles, on la sent. Mais on a des pognes pour se branler, quand le désir et unilatéral. Et ça va tout de suite mieux ensuite : c'est de la physique appliquée.

Ben, oui. Ca me semble purement physique. Mais si tu n'as ni envie de le faire devant ta partenaire, ni envie de sortir de la pièce (c'est sans doute pas bien différent, du fait qu'elle sait très bien ce que tu es parti faire)...? Ca limite, hein ?

Ne me comprends pas mal : ce que tu dis me semble très logique et je pense que c'est ce que je ferais, mais je ne l'ai pas vécu, donc j'essaie de ne pas préjuger du fait que ce soit simple (même si à première vue ça me semble bien être aussi simple que ce que tu dis).

Anna
La première chose qui me viens, c'est que si cela pose problème à la personne, c 'est de consulté un médecin.

Ce qui complique les choses, c'est lorsqu'on ne veut pas aller voir le médecin...

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 21h58

LuLutine
Ben, oui. Ca me semble purement physique. Mais si tu n'as ni envie de le faire devant ta partenaire, ni envie de sortir de la pièce (c'est sans doute pas bien différent, du fait qu'elle sait très bien ce que tu es parti faire)... ? Ca limite, hein ?

Ben, oui, forcément, quand le choix est limité à deux options. La troisième, déjà évoquée, c'est de se laisser sentir ce qui se passe, pour tenter d'aller au -delà du dilemme.

De là, deux options: en causer avec l'autre, ou réfléchir tout seul. Ah non, y'en a une troisième: aller en causer avec un pro de la réflexion.

On a quand même un peu plus de choix, là.

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LuLutine

le dimanche 20 mars 2011 à 22h29

Wazaaa
se laisser sentir ce qui se passe

Je ne suis pas certaine d'avoir compris ce bout de phrase....

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 22h42

Ben au lieu de s'arrêter à la sensation de lourdeur in situ, de se confronter à la frustration, de l'éprouver et de voir où, dans la tête et le cœur, ça fait mal, où ça coince, où ça se téléscope avec l'évidence qu'on n'est pas synchros avec la personne qui est à côté.

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LuLutine

le dimanche 20 mars 2011 à 22h46

Wazaaa
Ben au lieu de s'arrêter à la sensation de lourdeur in situ, de se confronter à la frustration, de l'éprouver et de voir où, dans la tête et le cœur, ça fait mal, où ça coince, où ça se téléscope avec l'évidence qu'on n'est pas synchros avec la personne qui est à côté.

Ok, je vois.
Bon, en même temps, c'est pas moi qui peux faire quelque chose, là...

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 23h00

Certes! Mais, quelque part, c'est son problème... que ça t'affecte, je comprends. Que tu essaies de le régler pour lui, là, par contre, je trouve que non.

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LuLutine

le dimanche 20 mars 2011 à 23h11

Wazaaa
Que tu essaies de le régler pour lui, là, par contre, je trouve que non.

Je n'essaie pas de le régler pour lui, c'est sûr.
Je me demande juste quoi faire quand on me dit que je devrais "faire quelque chose"....j'ai l'impression d'avoir tout essayé et qu'en effet, au fond, ce n'est pas mon problème...(j'en ai bien d'autres d'ailleurs).

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 23h18

Qui c'est qui te dit que tu devrais faire quelque chose?

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