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Mais à part ça, si j'ai envie de me taper un beau mec et de raquer pour... et alors? Où est le blème?

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amorgen

le vendredi 16 octobre 2009 à 14h51

clémentine
la CMU c'est quoi?

fr.wikipedia.org/wiki/Couverture_maladie_universel...

Ce dont tu parles ensuite s'appelle RSI en France (Régime social des indépendants)

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le vendredi 16 octobre 2009 à 18h04

Ah, nous, ici, on peut légiférer vite, et avoir des effets rapidement. C'est d'ailleurs un des problèmes de notre droit, de pouvoir faire un loi exprès pour une connerie qui arrive presque jamais. Mais dont tout le monde parle, parce que ça s'accroche à d'autres sujets...

Et vaut mieux une loi un peu mal branlée que pas de loi, surtout dans ce cadre qui est lié à la délinquance. Une tolérance ou une autorisation même surcadré... C'est mieux que l'interdiction des maisons closes, puis de certains trottoirs : ça a juste poussé la misère dans des endroits plus incofortables.

Pour la condescendance des braves gens face aux travailleurs du sexe... C'est humainement compréhensible que ce soit rejeté par les premiers concernés ! Mais je me demande si c'est pas comme discuter de l'illégitimité du travail au noir avec un sans-papier. Il est concerné, mais c'est pas vraiment cette discussion qui va l'aider. N'empêche qu'elle doit bien avoir lieu quelque part...

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(compte clôturé)

le vendredi 16 octobre 2009 à 18h19

Siestacorta
Ah, nous, ici, on peut légiférer vite, et avoir des effets rapidement. C'est d'ailleurs un des problèmes de notre droit, de pouvoir faire un loi exprès pour une connerie qui arrive presque jamais. Mais dont tout le monde parle, parce que ça s'accroche à d'autres sujets...

C'est cool, comme ça on peut en parler à la TV... à, heuh, comment s'appelle déjà cette émission avec Taddei, "l'actualité à travers la ture du cul"...

Et vaut mieux une loi un peu mal branlée que pas de loi, surtout dans ce cadre qui est lié à la délinquance. Une tolérance ou une autorisation même surcadré...

Avec une perruque, ça le fait encore mieux...

C'est mieux que l'interdiction des maisons closes, puis de certains trottoirs : ça a juste poussé la misère dans des endroits plus incofortables. Pour la condescendance des braves gens face aux travailleurs du sexe... C'est humainement compréhensible que ce soit rejeté par les premiers concernés !

Claro! Si ce qui est transgressable devient autorisé, où aller transgresser ensuite?

Mais je me demande si c'est pas comme discuter de l'illégitimité du travail au noir avec un sans-papier. Il est concerné, mais c'est pas vraiment cette discussion qui va l'aider. N'empêche qu'elle doit bien avoir lieu quelque part...

Ouais, là on passe dans le registre de la déontologie de certaines discussions avec certaines personnes.

C'est comme de dire que c'est pas grave de mourir de la grippe, parce que c'est que la grippe...

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le vendredi 16 octobre 2009 à 20h01

Clémentine
Ouais, là on passe dans le registre de la déontologie de certaines discussions avec certaines personnes.

Ben oui, mais justement. C'est aussi pour dire en quoi le témoignage "de terrain" a ses propres limites.

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(compte clôturé)

le vendredi 16 octobre 2009 à 20h11

Je vois pas bien, là... tu peux préciser?

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(compte clôturé)

le vendredi 16 octobre 2009 à 20h21

A part ça, la drogue représente un réel danger de mort, au-delà du symptôme de dépendance qu'elle est.

En quoi est-ce comparable avec du sexe tarifé?

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Siestacorta

le vendredi 16 octobre 2009 à 23h39

Clementine
Je vois pas bien, là... tu peux préciser?

Recueillir un témoignage d'une prostituée qui parle de son métier, c'est toujours un peu biaisé, puisque le fait même de questionner va à l'encontre des usages. Donc, si une prostituée te dit qu'elle en a marre des gens qui lui parlent avec condescendance de sa difficile condition, est-ce que cet agacement est complètement lié à ce qu'elle pense ou ce qu'elle perçoit dans le regard de l'autre ?

C'est pas pareil que de faire parler quelqu'un de son métier de cordonnier, par exemple.

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(compte clôturé)

le samedi 17 octobre 2009 à 05h25

Je ne vois pas bien le rapport avec la choucroute de départ, donc je vais m'abstenir de suivre sur ce terrain. Ca va plutôt dans le sens de se questionner sur l'influence de la méthode de recueil de données pour une thèse de socio, ça.

Par contre, je n'ai pas eu à questionner qui que ce soit: au bout d'un certain temps de fréquentation, les gens se confient spontanément. De plus, c'est en restant le plus neutre possible, en parlant avec eux comme si c'étaient des cordonniers, justement, qu'un rapport authentique se crée. C'est au moment où ils ne perçoivent pas de condescendance qu'ils commencent à parler de ce qui les soûle en matière d'attitude bien-pensiste. Ils se réclament d'une certaine normalité question statut et réponse d'une corporation de travail face à un besoin; dans ce sens, je me sens assez proche de leur hérissement intérieur, mon premier métier donnant prise à foule de fantasmes et de projections mentales.

Une intervenante au bus, elle-même prostituée, méfiante à l'égard de toute intervenante non-prostituée, s'est ouverte de manière très chaleureuse quand je lui ai dit que je ne voyais pas de différence entre elle et moi, vu que ma vie aurait aussi pu me conduire sur le trottoir... et les anecdotes qu'elle et ses consoeurs pouvaient raconter sur leur clientèle, leurs histoires de boulot, quoi! ça me faisait gondoler à mort, il leur en arrivait des trop fortes parfois.

La pute-en-soi ne m'intéresse pas, mais la personne que son chemin de vie a conduit à exercer cette activité, oui. Sinon, je la considérerais juste... comme une pute. Ca me fascine de manière générale, les gens qui pédalent avec énergie pour assurer un quotidien, de l'intendance, une famille et un boulot. Plus encore quand le tout est saupoudré de conditions très difficiles, matérielles, pour concilier le tout, et le faire avec une certaine paix intérieure. De ce point de vue, ce sont des superexecutivewomen. L'humain est une petite merveille de débrouillardise...

lammm, j'ai bien aimé lire ton dernier post... tu peux en dire plus sur ton dernier paragraphe, c'est un peu obscur pour moi aussi.

Et puis pour revenir à la question du fil... (on peut en ouvrir d'autres pour causer des clandestins, un autre pour les transpédégouines; la téloche, c'est déjà fait, heuh... quoi d'autre?)...
... une femme qui envisage le rapport juste pour ce qu'il est, fait sauter une barrrière romantique concernant l'archétype de la femme qui a besoin d'amour pour aller au sexe (petite sentence moult fois croisée : " l'homme a besoin du sexe pour aller à l'amour, la femme c'est le contraire" ).
Mais ouais. Mais bien sûr. Mais comment donc. C'est sssslààà, ouiiiiiiii.... Ca minaude sec, ce genre de truc, et ça me gonfle les bananes, à fond de chez à-fond.

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Siestacorta

le samedi 17 octobre 2009 à 12h42

Ben, c'était juste pour dire que le discours qu'on reçoit, nous, en tant que non-putes va forcément être biaisé. Donc, si, en discutant entre non-putes on a un témoignage de pute à mettre dans la tambouille, il faut être prudent en le connectant à nos arguments. Dire "un noir m'a dit qu'il en avait marre des préjugé - un policier m'a dit qu'il en avait marre des préjugés - une pute m'a dit qu'elle en avait marre des préjugés", ça ne résonne pas pareil pour non, les non-concernés.

Donc, on peut débattre entre non-putes de notre compassion (et de notre paternalisme citoyen) sans avoir peur qu'elle soit ridicule face au contexte d'un témoignage de terrain.

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LuLutine

le samedi 17 octobre 2009 à 18h39

Et les polyamoureux, Siesta, ils en ont marre des préjugés ? :P

Clementine
La pute-en-soi ne m'intéresse pas, mais la personne que son chemin de vie a conduit à exercer cette activité, oui.

En lisant ça j'ai le sentiment que comme Françoise, tu n'aimes pas considérer les gens d'après leurs "étiquettes", tu as envie d'aller au-delà de ça.
Ca me plaît :)

Moi aussi je n'aime pas mettre des étiquettes sur les gens. Je n'ai pas envie de me dire "Lui, c'est un cordonnier". :)
C'est tellement réducteur, je trouve.

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wotan

le samedi 17 octobre 2009 à 18h55

J'ai une étiquette dans le dos ;-)

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LuLutine

le samedi 17 octobre 2009 à 19h08

T'inquiète pas, même si y a pas écrit "Tony" dessus, je continuerai à t'appeler "Tony" :P

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(compte clôturé)

le samedi 17 octobre 2009 à 23h01

C'est peut-être les indications du teinturier... ;-)

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Siestacorta

le dimanche 18 octobre 2009 à 01h09

LuLutine
Et les polyamoureux, Siesta, ils en ont marre des préjugés ? :P

Certains en ont marre, d'autres font comme si de rien !

L'étiquetage... Bien sûr que c'est limitatif. Mais je suis pour le sur-étiquetage. Tout plein d'étiquettes complémentaires ou contradictoires. Jusqu'à ce qu'on puisse plus saisir le machin sans que certaines étiquettes nous collent aux doigts. Jusqu'à saturation de la base de donnée (mais non, bohwaz, c'est juste une image...)

Bon, là encore, je digresse, je le fais beaucoup ce soir.

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amorgen

le dimanche 18 octobre 2009 à 14h41

arf d'accord avec Siesta, j'adore les étiquettes, mais plein, plein d'étiquettes !

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lam

le lundi 19 octobre 2009 à 10h29

Salut!
Quelques explications sur le dernier paragraphe de mon post précédent
(Conclusion: si j'ai envie de me taper un beau mec et de raquer pour, je ne vois qu'un seul problème. Il se pose à la consom'actrice que j'essaie d'être: gros manque d'information (et de moyens de s'informer evidement) sur la nature du service que j'achète, notamment quant à ses implications éthiques.)

Par implications éthiques je voulais dire qu'en payant pour un tel service je n'ai aucune info/garantie sur la personne qui vend ce service, et donc sur mon implication directe (car je paye) à différents niveaux:
au niveau dignité humaine (a-t-elle un mac? fait-elle ce métier de son plein gré?),
au niveau sanitaire (à quel degré de risque je m'expose (le 100% efficace contre les IST n'existe pas) ? cette personne a-t-elle un accès régulier à des soins, à une information adaptée sur sa santé?),
au niveau financier (en payant est-ce que je finance seulement cette personne ou bien je sponsorise aussi un réseau qui exploite les êtres humains?)
... etc...

Voilà, ce qui me pose problème dans le fait de payer pour du sexe: la manière et pas le fond en somme.
Alors pour rebondir sur le sujet des étiquettes en fonction de ce que je viens d'ajouter, je ne prône pas non plus d'avoir des labels équitable pour les travailleurs du sexe. Je pense plutôt que leurs conditions de travail devraient être acceptées, réfléchies et organisées comme celles des autres travailleurs, avec comme but de protéger tant ces personnes que leurs clients.
Permettre aux consommateurs de savoir ce qu'ils financent et dans quelles conditions est à mon avis indispensable dans tous les domaines où on échange de l'argent, cependant la route est encore longue!! Et même dans des domaines qui nous concernent tous comme l'alimentation....

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(compte clôturé)

le lundi 19 octobre 2009 à 13h00

Merci lammm, je me laisse le temps d'y réfléchir...

En attendant, j'ai vu le film dont je parlais, "Le prix à payer"... avec ses répliques tout à-tour grinçantes et tordantes...

"Rends-moi ma carte Gold, rends-moi ma carte Goooold!"

" Pas de cul, pas de fric!"

... qui débouchent sur des retournements de situation hilarants ou qui font mal au zonzon, c'est selon.

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(compte clôturé)

le lundi 19 octobre 2009 à 13h06

LuLutine
Et les polyamoureux, Siesta, ils en ont marre des préjugés ? :P

En lisant ça j'ai le sentiment que comme Françoise, tu n'aimes pas considérer les gens d'après leurs "étiquettes", tu as envie d'aller au-delà de ça.

Ca me plaît :)

Moi aussi je n'aime pas mettre des étiquettes sur les gens. Je n'ai pas envie de me dire "Lui, c'est un cordonnier". :)

C'est tellement réducteur, je trouve.

C'est rassurant un moment, mais comme on se rend vite compte que nul salaud ne l'est si complètement qu'on le croit, et aucun "propre-sur-soi" si irréprochable que ça... pour ne pas se préparer de déception... c'est mieux ;-)

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 20 octobre 2009 à 09h40

lammm
Par implications éthiques je voulais dire qu'en payant pour un tel service je n'ai aucune info/garantie sur la personne qui vend ce service, et donc sur mon implication directe (car je paye) à différents niveaux:
au niveau dignité humaine (a-t-elle un mac? fait-elle ce métier de son plein gré?),
au niveau sanitaire (à quel degré de risque je m'expose (le 100% efficace contre les IST n'existe pas) ? cette personne a-t-elle un accès régulier à des soins, à une information adaptée sur sa santé?),
au niveau financier (en payant est-ce que je finance seulement cette personne ou bien je sponsorise aussi un réseau qui exploite les êtres humains?)

Sur la dignité humaine, oups, les putes que j'ai côtoyées, qui sentent que tu te poses ce genre de questions, te regardent de travers, genre "de quoi je me mêle?"

Les questions relatives au fait d'avoir un mac, de financer un réseau d'exploitation et du plein gré, tu te les poses dans ton système de référence à toi, qui est très différent selon les priorités et les chemins de vie: un homme à qui donner son fric est parfois le sommet de l'idéal qu'un fille peut avoir en matière de relation amoureuse ou d'autorité.

Un homme qui aurait un mac... ben oui, c'est possible. Les réseaux de calling sont une forme de maquerautage.

Quant au plein gré, qu'est-ce que c'est? J'ai cru travailler de mon plein gré pendant des années dans une profession dont j'ai dû accepter qu'elle me révoltait, en fait. C'était long et difficile, cette prise de conscience: voir ça en face, c'était amorcer le changement, et tant que je n'étais pas en mesure de m'y mettre, pour d'autres raisons, j'ai refusé de voir que ça me rendait malade.

La santé... mais si tu es le cas sur 100.000 qui chope l'herpès alors que tu penses n'avoir jamais pris de risque, la belle jambe que ça te fait? Et puis, je trouve quelque part suspect de se préoccuper de la santé de quelqu'un parce qu'on risque de voir la sienne affectée à travers lui ou elle. C'est comme ces campagnes de vaccination auprès du personnel soignant: il était clair que c'était "nous en tant que vecteurs" qui était la préoccupation, bien moins que notre santé à nous. Car je suis partisane du "le meilleur antiviral, c'est celui que je développe moi-même", ça c'est mon credo en matière de santé.

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Siestacorta

le mardi 20 octobre 2009 à 10h33

Clem, sur le fond, je suis d'accord avec toi. Que ce soit dit.

Mais va savoir, j'ai envie non pas de te contredire, mais de faire mon orchidoclaste sur tes derniers

So...

Clémentine
Sur la dignité humaine, oups, les putes que j'ai côtoyées, qui sentent que tu te poses ce genre de questions, te regardent de travers, genre "de quoi je me mêle?"

arguments.
On en revient à ce que je disais : le fait de leur poser la question ne résout pas tout à fait... Il y a la même difficulté que de demander à un gars qui bosse pour une usine d'armement s'il se rend compte que c'est pas terrible, éthiquement, sa position. Que veux-tu qu'il te réponde qui fasse avancer le schmilblik ? Tant que les armes et le sexe existeront, leurs positions sont là, les nôtres aussi.
La question de la dignité ou de l'éthique se pose quand même.

Sur le mac... Bon, moi c'est surtout qu'une fois qu'on a accepté l'idée d'un travail qu'on fait pour manger... un patron est un patron. Maintenant, le mac appartient souvent à un réseau de référence plus rude que le patron moyen. J'ai déjà du mal à croire aux patrons paternalistes, humanistes et tout, alors aux macs.

Travailler de son plein gré. Là, on est sur le même système de pensée. On est obligé, sinon c'est la rue. Et rien que ça, ça devrait être la haine. Donc si ça l'est pas pour nous, pourquoi en fait-on un plat ensuite ?
En fait, la différence est pas dans le choix mais dans la nature des contraintes. On en suppose d'autres que celle de l'économique, dans le domaine illégal. (D'où l'intéret des maisons closes, d'une législation ou d'une tolérance bien foutue... Pour que le marché n'appartienne pas aux réseaux qui gère déjà du crime).

Enfin, la santé : ben c'est pas parce que le risque existe que je me fous des cas où il est plus fort. L'argument catho contre le sexe hors mariage tient presque !
Moi mon argument là c'est que si tu sais mettre une capote et respecter ton hygiène le reste du temps de ta vie sexuelle active, ben tu le fais aussi quand tu es michton...

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