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Inclusion

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Minora

le vendredi 28 mai 2021 à 19h54

bonheur
:-D c'est l'âge des expérimentations :-D


Minora
Ben c'est surtout l'âge moyen à l'arrivée du 1er enfant...


Ceux que je côtoient n'en veulent pas (globalement) ou alors justement "pas maintenant, on verra, peut-être, ou pas".

Sauf que là, qui que l'on côtoie, 25/30 ans c'est l'âge moyen de l'arrivée du premier enfant, très officiellement en France, ce n'est pas moi qui le dis.

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bonheur

le vendredi 28 mai 2021 à 20h28

Oui, oui, je ne doute pas de cela. Simplement, je ne fais pas ce constat dans mon entourage. Aussi, l'intéressant serait de savoir quelle proportion des 25/30 ans est concerné, et cela en rapport avec les générations précédentes. Je serai curieuse de visualiser une telle courbe d'évolution. Autrement dit, ce qui importe c'est combien de ces jeunes font des enfants et combien n'en n'ont pas.

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kill-your-idols

le vendredi 28 mai 2021 à 21h47

bonheur
Oui, oui, je ne doute pas de cela. Simplement, je ne fais pas ce constat dans mon entourage. Aussi, l'intéressant serait de savoir quelle proportion des 25/30 ans est concerné, et cela en rapport avec les générations précédentes. Je serai curieuse de visualiser une telle courbe d'évolution. Autrement dit, ce qui importe c'est combien de ces jeunes font des enfants et combien n'en n'ont pas.

Je crois que les deux choses sont liées.

Dans une relation monogame, faire des enfants est un gros risque. On fait des enfants, on monte une vie à deux, et quelques mois/années plus tard, un des deux tombe amoureux de quelqu'un d'autre et c'est la catastrophe: divorce, avocats, droit de visite un weekend sur deux et pauvrété généralisée. (quand ça va bien, ils viennent pleurer ici sur polyamour.info).

Dans ces conditions, faire un enfant est un gros risque. C'est bien moins risqué de rester célibataire et prendre un chat. On s'ennuie un peu plus, mais au moins on ne doit pas prendre des avocats.

Dans ce cas, le polyamour peut se réveler une bonne solution pour faire des enfants sans risquer de se retrouver dans un divorce coûteux et compliqué: on trouve une personne du sexe opposé, avec qui on s'entend bien et qui n'habite pas trop loin, on prend un appart ensemble et on fait des enfants avec. Et chacun des deux garde la possibilité d'avoir des histoires d'amour à côté, sans que cela mène à un divorce.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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bonheur

le samedi 29 mai 2021 à 10h10

Il est vrai que pour les jeunes, l'exemple de la génération antérieur ne donne certainement pas envie. Les enfants, ce n'est pas obligatoire, pas plus que le mariage, le chien ou le chat. On peut s'entourer, sans cohabitation. La solitude n'est pas un mal en soi. Au contraire, indépendance et autonomie conviennent à certains. Là n'était pas l'objet de ce fil de discussion, toutefois la discussion est intéressante. Il faudra voir, d'ici 20 ans, la courbe démographique. Il semble que la natalité commence à baisser, et ce n'est certainement pas par hasard. Oui, les divorces (ou séparations) compliquent l'existence. Surtout la haine qui l'accompagne parfois.

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kill-your-idols

le samedi 29 mai 2021 à 11h03

bonheur
Il est vrai que pour les jeunes, l'exemple de la génération antérieur ne donne certainement pas envie. Les enfants, ce n'est pas obligatoire, pas plus que le mariage, le chien ou le chat. On peut s'entourer, sans cohabitation. La solitude n'est pas un mal en soi. Au contraire, indépendance et autonomie conviennent à certains. Là n'était pas l'objet de ce fil de discussion, toutefois la discussion est intéressante. Il faudra voir, d'ici 20 ans, la courbe démographique. Il semble que la natalité commence à baisser, et ce n'est certainement pas par hasard. Oui, les divorces (ou séparations) compliquent l'existence. Surtout la haine qui l'accompagne parfois.

Le divorce, c'est pas terrible. Et se mettre en couple en sachant qu'on va divorcer d'ici 3-4 ans ne fait envie à personne.

L'indépendance/autonomie ne fait envie à personne non plus. Vieillir tout seul, juste avec son chat, et mourir dans l'indifférence générale ne sont pas des options attrayantes. Et si entre temps on se retrouve au chômage, ou il y a un effondrement de la société tel que nous l'avons vu en 2020, l'indépendence/autonomie devient un sérieux handicap.

Donc, il faut une troisième solution, qui mette ensemble l'envie de fonder une famille avec le besoin de tomber amoureux pour des personnes diverses et variées tout le long de sa vie. Et là, le polyamour (dans toutes ses formes) a plusieurs cartes à jouer: toutes les solutions que nous avons mis en place depuis plusieurs années (j'ai commencé en 2010, mais des gens ont commencé bien avant) constituent un magnifique ensemble d'expériences que nous pouvons mettre au service de l'ensemble de la population.

Étrangement, il me semble que toutes ces solutions ne seront pas mises en place par la communauté polyamoureuse elle-même, mais plutôt par l'aile la plus conservative de la société: la communauté polyamoureuse est encore trop concentrée sur ses rêves d'indépendance/autonomie, tandis que l'aile conservative de la société (que je fréquente également) se pose activement des questions sur la manière de fonder une famille aujourd'hui, avec les contraintes de la société contemporaines. Et l'idée d'une famille non-monogame est étudiée de manière sérieuse.

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bonheur

le samedi 29 mai 2021 à 11h49

J'entends ton discours et tes arguments, @Kill. Ce que tu indiques n'a rien d'universel, tout comme ce que j'indique également.

L'indépendance et l'autonomie fait envie... à un certains nombre de personnes. D'autre part, me concernant, je sais que je ne me mettrait jamais en communauté. A deux, les ententes sont déjà parfois contraignantes (et à discuter). A plus de deux, là je rends mon tablier. Et puis, la notion de famille ne me parle plus du tout. Ce que j'ai vécu du mot "famille" ne me convient pas, sauf mon chéri avec lequel curieusement, ça coule de source. J'aime m'entourer, en revanche, tout en assumant avoir qu'une présence affective pour mes amours, mes amis. Je peux évidemment proposer le gite et le couvert, ce que j'ai fait dernièrement, si un amour ou un ami est en difficulté (le temps nécessaire). Mais ce côté "dépendre les uns des autres", ça jamais.

A mes yeux, il n'y a pas de communauté polyamoureuse. Il y a des personnes qui adoptent comme philosophie de vie les amours multiples, l'honnêteté, la franchise, la sincérité et de l'authenticité relationnelle (amours comme amis). Ces personnes se réunissent pour se sentir légitimées dans qui elles sont et s'entraider à chaque fois que nécessaire. Egalement, le point commun de ne pas être perçu par une partie de la société comme "normal". Mais bon, en dehors de cela, la valeur d'une personne ne se situe pas au fait qu'elle soit poly ou non. Tant que cette personne m'accepte telle que je suis, elle viendra m'enrichir naturellement.

L'autonomie et l'indépendance n'impliquent pas que l'on vieillira seul (avec ou sans bestiole), bien au contraire.

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bonheur

le dimanche 13 juin 2021 à 14h09

J'ai participé hier à la Marche des Fiertés (Lyon). Une polémique concernant la configuration du "cortège" et la place exclusive réservée aux personnes ceci ou aux personnes cela.

Je ne l'ai pas vécu ainsi. J'ai démarré plutôt en fin de cortège pour justement laissé la place aux personnes qui vivait cet évènement en excluant les autres participants. Au final, le cortège, suivant la configuration de l'espace réservé, plus ou moins large ; suivant les arrêts ceci ou cela ; la recherche des amis perdus de vue momentanément et qui font accélérer ou attendre ; notre petit groupe s'est retrouvé à l'arrivée quasi en tête de cortège. 15000 personnes (https://www.lyoncapitale.fr/actualite/15-000-personnes-rassemblees-a-lyon-pour-la-marche-des-fiertes/), comment structurer des groupes exclusifs ? Déjà, à 7 (puis 5 en fin de marche), il n'a pas été simple de rester ensemble tout le long, alors structurer, hiérarchiser, pas facile.

Cette polémique m'a refait penser à cette discussion : vivre qui l'on est dans l'inclusion universelle (au mieux, en tout cas) ou vivre qui l'on est en excluant. Je n'aspire ici à aucune polémique, il n'y a pas matière.

J'ai été heureuse de découvrir toutes ces personnes. De me sentir vivante, au milieu d'une fourmilière pleine de vie, de joie, d'extravagance, d'expression, et au final, cette multiplicité mêlée de ce que j'en ai retenue.

Ma réflexion du jour !

Bon dimanche :-D

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