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[Outil] La charge émotionnelle (ou charge relationnelle)

Politique
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artichaut

le jeudi 03 septembre 2020 à 15h05

L'autrice-dessinatrice Emma a popularisé le concept de la charge mentale avec sa BD « Fallait demander ». Ce que wikipédia réduit un peu à la charge mentale ménagère (ou "charge mentale domestique").
La BD Fallait demander est éditée dans le tome 2 du recueil Un autre regard Tome 2 (Éditions Massot, 2017).

Qu'en est-il de la charge relationnelle, ou charge émotionnelle ?

Emma, toujours elle, a poursuivit son travail dans Un Autre Regard Tome 3 - La Charge Émotionnelle et autres trucs invisibles (Éditions Massot, 2018) et plus particulièrement dans la BD « Le pouvoir de l'amour ».

J'ouvre ce fil pour en parler. Lister si l'on veut ce qui en relève. Voire lister ce qui pourrait relever +spécifiquement d'une charge relationnelle poly

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Voir aussi le fil qui recense les outils pour relations non-normées.

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Alabama

le dimanche 30 octobre 2022 à 09h45

Je tombe sur ce sujet et je vois que personne n’y a répondu, est-ce que cela signifie que c’est un impensé des relations, notamment polyamoureuses ?

Je ne connais aucune relation hetero, que ce soit dans mon expérience ou ce que je vois autour de moi (et je suis entourée de féministes, de personnes qui cherchent à remettre en cause les normes de genre), où le travail relationnel serait pris en charge spontanément par le mec. C’est systématiquement la nana qui s’en charge, et si elle ne le fait pas la relation à peu de chance de perdurer.

J’y mets :
- la réflexion sur les sujets qui ont besoin d’être abordés
- le fait de les mettre sur la table et proposer les discussions
- la capacité à exprimer ses besoins, ses émotions difficiles
- l’attention aux émotions de l’autre et le travail de psy qui consiste à aider l’autre à les exprimer
- anticiper les besoins de l’autre par des petites attentions par empathie, sans forcément attendre que tous les besoins soient nommés noir sur blanc
- analyser ce qui se passe dans la relation, essayer d’imaginer ce que vit l’autre émotionnellement
- penser aux dates, retenir l’agenda de l’autre et ses dispos
- compliments et globalement les attentions affectueuses qui font se sentir aimé.e (cadeaux bien choisis, mots doux, messages de soutien quand on sait que l’autre va avoir un moment difficile comme entretien d’embauche/rdv médical/discussion difficile avec un parent etc…)
J’en oublie sûrement. Dans le polyamour, la meta discussion est encore plus indispensable que dans la monogamie pour que les choses se passent bien. Pour ma part je suis perdue entre mon aspiration à la liberté en tant que femme et féministe, et le sentiment que le polyamour fait reposer sur moi peut être encore plus de travail que la monogamie.

Comment les hommes peuvent faire pour apprendre ces compétences ? Y en a t’il qui se posent concrètement la question, et qui dépasse le stade du constat «  je me rends compte que je ne fais pas ma part » ?
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Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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April

le lundi 31 octobre 2022 à 18h08

Alabama
Pour ma part je suis perdue entre mon aspiration à la liberté en tant que femme et féministe, et le sentiment que le polyamour fait reposer sur moi peut être encore plus de travail que la monogamie.

Je me retrouve tout à fait dans ce que tu exprimes. C'est mon état d'esprit actuel, un sentiment de fatigue mentale extrême mêlée à une sorte de résignation qui me pousse à faire une pause dans mon cheminement vers le polyamour.

Pour resituer un peu les choses, je suis une femme, épouse, maman, qui a laissé revenir dans sa vie un homme dont elle était tombée amoureuse quelques mois avant de rencontrer celui avec qui je construis depuis maintenant 15 ans.
J’ai voulu faire de la place à ce que j’ai vécu alors comme un appel de la vie, j’ai découvert la notion de polyamorie et me suis sentie proche des valeurs qu’elle promeut : la transparence et la communication, la fidélité à soi et à ses envies, le respect de son/ses partenaires et de/des engagements pris envers eux.

La charge relationnelle et émotionnelle de faire évoluer la relation avec l’homme qui partage ma vie, pour pouvoir m’autoriser à vivre quelque chose avec cet homme dont je suis retombée amoureuse, je l’ai portée avec beaucoup d’espoir.
Il s’avère que la personne qui est revenue dans ma vie s’est montrée très mal à l’aise – pour ne pas dire complètement opposée- à l’idée de vivre une relation polyamoureuse avec moi. J’ai mis du temps à le comprendre, à l’accepter. (je n’y ai pas encore renoncé, je crois)
Le paradoxe dans cette histoire c’est que tout ce questionnement qui a été le mien depuis les derniers mois et le cheminement que j’ai pu faire avec celui qui partage ma vie nous ont beaucoup rapprochés tous les deux, me donnant actuellement l’impression de renforcer l’aspect exclusif de notre relation.

La charge relationnelle dont il est ici question n’est pas dû à ma condition de femme ; elle est celle de la personne qui découvre son désir d’ouvrir son couple et qui doit porter seule la responsabilité du changement.
J’ai pu partager ici avec des hommes bienveillants qui pourraient témoigner avec justesse de porter une charge émotionnelle similaire, éprouvante et décourageante par moments, et à la fois enrichissante sur le plan strictement personnel et du couple historique.

Mon ressenti c’est que j’ai pris conscience qu’effectivement, avant même toute cette histoire, c’était moi qui portait la charge émotionnelle de notre couple.
Comment sortir de ce ressenti-là ?
Ce qui me semble juste pour le moment, c’est d’essayer de me recentrer un maximum sur mes envies perso, mes besoins à moi en dehors du couple et de toute relation affective.
M’octroyer un peu de répit dans toute cette quête ; me laisser du temps ; arrêter de me suradapter sans cesse au profit des autres, être plus douce avec moi-même.
Réfléchir à mon besoin d’autonomie et comment le développer.
Je me sens sur la voie, mais perdue quand même. Traverser toutes ces émotions et s’y confronter sans cesse, c’est difficile. Quand au final, ça passe aussi par renoncer à l’espoir d’une relation, à toutes ses projections, on finit par se sentir par moment très seule.

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GeorgyPorgy

le mercredi 02 novembre 2022 à 16h10

Je rejoins @April sur son point : je pense que la question se pose ici dans le cadre de relations où il y a présence d'une potentielle non-exclusivité (qu'elle s'avère possible ou impossible).

Dans un tel contexte, je peux témoigner du fait que, dans le cadre d'un couple déjà existant, quand la question d'une ouverture potentielle vient à se poser, c'est bien la personne qui désire faire évoluer la relation qui va porter la charge, homme ou femme, pour peu qu'elle veuille adresser cette question avec une certaine éthique.

Comme April, ça a été longtemps mon cas, et pas uniquement dans mon couple mais aussi avec mon autre relation. Et j'ai aussi le sentiment de m'y être abimé, fatigué, ce qui m'a conduit à ranger la possibilité de vivre cela sereinement & en respect des attentes respectives en haut d'une étagère. Et aussi à renoncer à vivre / poursuivre un lien avec mon autre relation.

La volonté de "vivre" une certaine ouverture oblige quelque part à interroger tous les points de la relation que tu mentionnes @Alabama.

C'est une chose que j'ai prise en charge, vis-à-vis de ma compagne & de mon autre relation. Mais globalement, je me suis heurté à l'absence de mouvement des deux côtés, une certaine inflexibilité, presque une fuite devant ces conversations inconfortables, malaisantes pour tout le monde - malgré ma certitude qu'il y avait des sentiments de part & d'autres. (Tendance qui se nuance dans le temps avec ma compagne, qui a pu afficher plus de compréhension, d'empathie de ce que je vivais).

Dans un cadre plus "conventionnel", je te rejoindrai @Alabama pour constater que c'est plus souvent les femmes qui portent ces questions cependant. C'est probablement lié à ces processus d'éducation / socialisation différenciés des filles & des garçons, qui ont tendance à inviter les filles à "s'occuper des autres", du bien-être des autres, quand les garçons ne s'en préoccupent que trop peu... Sans vouloir faire de généralités.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Alabama

le mercredi 02 novembre 2022 à 16h56

@GeorgyPorgy : alors effectivement, la situation du couple monogame qui devient poly, je ne l'ai jamais vécue. J'ai toujours été dans des relations poly qui se nommaient comme telles dès le départ. Donc oui, c'est un peu différent, et si c'est l'homme du couple hétéro qui souhaite ouvrir, de fait, il va prendre en charge (je l'espère), les discussions sur le sujet.

Je vis aussi avec étonnement, la "fuite" de l'autre face aux discussions qui me semblent indispensables à avoir alors même que c'est le premier à avoir abordé le sujet du polyamour (et j'étais très très contente, ne me voyant pas vraiment en couple monogame même si je ne l'excluais pas d'office). Ça n'a cependant pas été le cas dans toutes mes relations, mais je n'ai jamais été aussi intransigeante sur le partage équitable de la tâche relationnelle : soit le gars s'y met bon an mal an, soit je risque d'être en colère vraiment souvent et de finir par jeter l'éponge.

Pour l'instant, afin de partager le travail nous avons décidé de nous donner 2 rdv par mois pour aborder les sujets.
Lui le vit comme un devoir, comme pour le partage des tâches ménagères.
Tandis que pour moi, ces discussions sont à la fois un besoin, mais aussi, très enthousiasmantes en ce qu'elles permettent d'approfondir la relation, de mieux se connaître, d'être créatifs. J'ai du mal à comprendre que ça puisse être vu comme rébarbatif. Ce qui me semble beaucoup plus rébarbatif, ce sont les discussions pesantes "après coup", quand justement il y avait trop de flou dans la relation et la manière de vivre les relations plurielles.

J'ai quand même l'espoir qu'en faisant, il se rende compte que c'est chouette, et que ça devienne une envie joyeuse plutôt que ça reste une corvée.
De mon côté, sans cette équité, je ne veux plus de relations avec des hommes cis hétéro, c'est trop fatigant et injuste.

GeorgyPorgy
C'est probablement lié à ces processus d'éducation / socialisation différenciés des filles & des garçons, qui ont tendance à inviter les filles à "s'occuper des autres", du bien-être des autres, quand les garçons ne s'en préoccupent que trop peu... Sans vouloir faire de généralités.

Oui très clairement; Je rajouterai aussi le côté pervers de la chose : les filles sont biberonnées à l'Amouuur, et je vois bien que mon travers, c'est d'y penser BEAUCOUP, parce que les relations affectives (quelles qu'elles soient) me passionnent, de manière générale, dans ma vie. Je dois me freiner pour ne pas méta-relationner de trop : je pourrais ne faire quasi que ça, et je pense que c'est pas chouette non plus, j'apprécie aussi d'être "obligée" à plus de légèreté, ça repose mon cerveau.

Au-delà de se préoccuper du bien-être des autres, nous sommes aussi éduquées à la coopération, à être sans cesse dans le lien aux autres, et donc je remarque que les ajustements relationnels sont fluides pour moi avec mes amies : même en cas de crise, nous allons méta-relationner, et je ne me suis jamais posé la question de qui gérait ça, ça se fait, c'est tout. S'organiser à plusieurs est relativement simple, dès qu'il y a des hommes dans l'équation, j'observe que ça complique souvent tout, cela a même été étudié. Avec les amis, c'est moins simple déjà, et avec les amoureux, j'ai l'impression de devoir ramer pour obtenir de la méta-relation de qualité, comme si l'autre allait carrément à contre-courant (bon là je généralise, ce n'est pas vrai de toutes mes relations, mais il y a malgré tout une constante).

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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bidibidibidi

le jeudi 03 novembre 2022 à 11h13

Si je peux me permettre de répondre en tant qu'homme.
Je trouve la question de la charge émotionnelle très complexe, vu de mon point de vue d'homme. Y a des points du féminisme qui sont assez faciles à aborder et comprendre parce qu'ils sont basés sur le faire. Par exemple, la répartition des tâches ménagères, c'est simple : "Tu as fait 15 heures de boulot, j'en ai fait 12, pose-toi devant la télé je fais le repas." C'est simple à calculer et à équilibrer.

La charge émotionnelle, par contre, elle est basée sur l'être. Il ne suffit pas de faire quelque chose, il faut d'abord et avant tout le sentir, l'anticiper, et savoir être dans le moment. Ce ne sont pas des compétences qu'on peut acquérir simplement, d'ailleurs, je sais même pas comment on peut s'améliorer en empathie, écoute, réponse ou connaissance de soi (peut-être existe-t-il un site pour apprendre à comprendre les signes et à y répondre de manière appropriée, je n'ai jamais croisé ça, je vais voir si ça peut se trouver).

Je me permettrais aussi de signaler que la charge émotionnelle est un terme qui regroupe beaucoup de points différents appelant à des compétences différentes. Connaître et savoir exprimer ses besoins, savoir écouter et réagir de manière appropriée, penser à l'autre et lui témoigner des petites attentions, tous ses points doivent en fait être traités indépendamment car ils demandent des compétences totalement dissociées.

Enfin, je sais pas si mon message est très utile, mais j'avoue qu'il y a des points de la charge émotionnelle sur lesquels je calle...

Par contre, j'ai tendance à trouver que l'ouverture d'un couple monogame vers du poly génère une charge émotionnelle aussi bien pour celui qui ouvre que pour celui qui est ouvert (si on peut dire). Le travail est considérable des deux côtés et je me permettrais pas de déprécier le travail du polyacceptant.

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GeorgyPorgy

le jeudi 03 novembre 2022 à 11h37

bidibidibidi
Par contre, j'ai tendance à trouver que l'ouverture d'un couple monogame vers du poly génère une charge émotionnelle aussi bien pour celui qui ouvre que pour celui qui est ouvert (si on peut dire). Le travail est considérable des deux côtés et je me permettrais pas de déprécier le travail du polyacceptant.

Désolé si mes propos ont pu amené à penser que je dépréciais effectivement le travail du / des autres personnes concernées, ça n'était clairement pas l'intention. J'évoquais juste les faits tels que perçus dans mon expérience perso dans ce domaine...

Je pense que ça rejoint & illustre ce que tu évoques @bidibidibidi, à savoir que s'occuper de la charge émotionnelle relève aussi beaucoup de certaines aptitudes & appétences de chacun (le fameux "être" que tu décris)

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Alabama

le jeudi 03 novembre 2022 à 12h41

bidibidibidi

La charge émotionnelle, par contre, elle est basée sur l'être. Il ne suffit pas de faire quelque chose, il faut d'abord et avant tout le sentir, l'anticiper, et savoir être dans le moment. Ce ne sont pas des compétences qu'on peut acquérir simplement, d'ailleurs, je sais même pas comment on peut s'améliorer en empathie, écoute, réponse ou connaissance de soi (peut-être existe-t-il un site pour apprendre à comprendre les signes et à y répondre de manière appropriée, je n'ai jamais croisé ça, je vais voir si ça peut se trouver).

Je me permettrais aussi de signaler que la charge émotionnelle est un terme qui regroupe beaucoup de points différents appelant à des compétences différentes. Connaître et savoir exprimer ses besoins, savoir écouter et réagir de manière appropriée, penser à l'autre et lui témoigner des petites attentions, tous ses points doivent en fait être traités indépendamment car ils demandent des compétences totalement dissociées.

Je trouve ton intervention super intéressante, car à mon avis, représentative des questionnements de plein d'hommes cisgenres (et de certaines personnes pas hommes aussi), qui ont envie d'acquérir ce type de compétences.

Voici quelques pistes qui me viennent, sans avoir forcément pris le temps de beaucoup y réfléchir.

A mon avis, le premier écueil, c'est de se mettre la pression et de culpabiliser. S'en faire une montagne, et se dire d'emblée "qu'on ne pourra pas faire aussi bien" ou que c'est super difficile.
-> la solution de ça, c'est comme pour toute montagne, la découper en morceaux, voir ce qu'on peut faire là tout de suite, pour commmencer. Donc déjà, découper le travail comme tu l'as fait, voir quelles sont les compétences différentes. Il y a des compétences de communication sur l'instant, et il y a les compétences pour faire avancer la relation.

En discuter avec le/la partenaire pour savoir ce qui est le plus important pour elle/lui là tout de suite (pas la peine de multiplier les mots doux si ce que la personne attend c'est d'avoir des discussions de fond par exemple, une chose à la fois).

Ensuite, quand on ne sait pas faire un truc, on demande. Et je pense que c'est un des problèmes masculins d'avoir appris à ne dépendre que de soi et ne pas demander de conseils. Donc une des pistes à explorer, c'est quand on est face à cette "montagne" du travail relationnel qu'on ne sait par quel bout prendre, ben, demander l'avis des ami.e.s, élargir en-dehors de la relation amoureuse où ça bloque, lire sur internet, poser des questions sur un forum comme ici par exemple.

Et, quand un truc n'est pas naturel, ben je pense qu'on peut simplement le "pragmatiser". Genre, prendre rdv avec soi-même, 2h par semaine, ou 20mn par jour ou j'en sais rien quoi, le noter dans l'agenda et se dire : bon là, je prends ce temps pour la relation, je réfléchis à tel ou tel sujet. Se faire une liste de sujets et piocher dedans. Prendre du temps aussi pour se demander comment on se sent, soi, dans la relation. Qu'est-ce qui nous plaît, ne nous plaît pas. L'empathie se construit en étant en lien avec ses propres émotions, donc plus on sait ce qu'on ressent soi-même, et plus on est en mesure d'imaginer ce que l'autre peut ressentir.

Et faire la même chose pour la relation : proposer à la/le/les partenaires, un rdv à intervalles réguliers, et y penser en amont pour voir si on a des sujets qu'on veut aborder, les rdv réguliers avec soi-même auront servi à ça.

Je décris en fait de ce que je fais moi-même, et beaucoup de femmes que je connais, de manière "naturelle" (construite plutôt mais on s'est compris.es je pense) : quand un truc me chiffonne j'y pense, j'y réflechis, je pense à des solutions possibles. Et je fais la même chose avec ce que j'imagine de l'autre : tiens l'autre jour j'ai dit ci ou ça, je me demande si ça a pu le/la blesser, peut-être que je devrais lui demander, etc... moi c'est l'inverse, j'apprends à arrêter de faire ça systématiquement, car c'est trop de boulot, en gros je fais le boulot pour 2 et c'est bon pour personne si je m'épuise.

Il me semble aussi qu'il existe quelques outils, comme les 5 langages de l'amour, qui permettent de "pragmatiser" les gestes d'amour par exemple. Mais c'est vrai que j'aimerais trop trouver un "tuto" sur la charge relationnelle notamment en relation poly, comme ça j'aurais juste à envoyer le lien aux personnes qui en ont besoin XD

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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GeorgyPorgy

le jeudi 03 novembre 2022 à 14h22

C'est peut-être un raccourci ou un biais de confirmation de ma part... Mais j'ai l'intuition depuis que je me suis "ouvert" aux valeurs portées par le polyA, que globalement notre "éducation" sentimentale / romantique en général ne nous apprend & ne nous invite pas à s'occuper vraiment de cette question de la charge émotionnelle.

L'apparente "normalité" de la relation hétéro-mono, basée sur l'escalator relationnel, me donne le sentiment que, ayant atteint certains stades d'engagement, après avoir coché certaines cases, on est censé être "heureux" et satisfait de ce qu'on a.

Garder le souci d'interroger la relation, potentiellement sur des endroits inconfortables (sexualité, sentiments naissants en dehors du couple etc.) apparait ainsi comme potentiellement déplacé, inapproprié.

Ainsi, dépasser ce phénomène ça demande effectivement un déclencheur quelconque, allié avec une certaine volonté & un engagement là dedans au travers de modalités qui sont okay pour tous.tes.

C'est probablement là que j'ai rencontré des obstacles perso :

- trouver le moyen le plus adéquat pour couvrir mon besoin de discuter de ces questions (= pas trouvé encore en vrai...ca reste un terrain potentiellement conflictuel...)

- sans être "invasif" sur l'espace émotionnel des autres protagonistes (=le seul moyen que j'ai trouvé ici c'est d'affirmer mon vécu explicitement, et de renoncer à solliciter des échanges / de la communication là dessus, en quelque sorte laisser l'initiative potentielle en face sans attente de ma part)

- devoir accepter aussi que cette charge émotionnelle ne sera potentiellement pas "partagée" avec les intéressées (=comprendre & admettre qu'elles préfèrent à plus ou moins long terme - pour toujours?- laisser cela de côté pour leur propre confort émotionnel)

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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